Après nos soutifs, aidons les à brûler leurs voiles… (5)

25 octobre 2012 à 21:05 | Publié dans Penthésilée | 11 commentaires
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Je ne suis pas une grande fan de Nasser, mais ce qui est intéressant est de comparer les réactions spontanées en Egypte dans les années 1950 et aujourd’hui.
La vidéo
La transcription
En 1953, nous voulions vraiment et honnêtement collaborer avec les frères musulmans pour qu’ils empruntent le bon chemin. J’ai rencontré le conseiller général des frères musulmans, qui m’a présenté ses demandes. Il a demandé quoi? La première chose qu’il m’a dite: “Il faut que tu imposes le voile en Égypte et que tu obliges chaque femme qui sort dans la rue à porter son tarha (voile). A chaque femme dans la rue!”
< Rires >
« Qu’il le porte, lui même ! »
< Rires >
Moi, je lui ai répondu: si je faisais cela, ce serait revenir à l’époque de Al-Hakim bi-Amr Allah (11e siècle) qui interdisait aux femmes de sortir dans la journée! Pour moi, chacun doit rester libre de ses choix.
Il m’a dit: C’est toi le gouverneur. C’est à toi de décider.
Je lui ai répondu: Monsieur, votre fille, qui est en faculté de médecine, elle ne porte pas le tarha. Si vous, vous n’arrivez pas à faire porter le voile à une fille, la vôtre, comment voulez-vous que le je fasse porter à 10 millions de femmes égyptiennes?
< Rires >
< Applaudissements >
C’était il y a 60 ans…
Entre Nasser et les frères musulmans, c’est un successions d’oppositions, parfois sanglantes, dans les deux sens. Ni les uns ni les autres ne sont des enfants de cœurs,
mais le constat est là:
Le voile pouvait être objet de dérision dans l’Egypte des années 1950 pour être une chose moyenâgeuse et obscurantiste.
Le voile pouvait être objet de dérision dans l’Egypte des années 1950, pouvant considéré comme une chose moyenâgeuse et obscurantiste, reconnu comme signe d’oppression pour les femmes.
De mes prières vont à mes sœurs égyptiennes, les temps à venir vont être durs pour elles. Que leur courage ne flanche pas, qu’elles ne perdent pas espoir de l’emporter face aux ténèbres de la pensée arriérée qui approchent.

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Après nos soutifs, aidons les à brûler leurs voiles… (4)

15 septembre 2010 à 09:21 | Publié dans Circé, Penthésilée | 5 commentaires
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Ayant montré avec les articles précédent de cette série qu’il s’agit bien d’une démarche féministe présente aussi chez des femmes d’origine musulmane, voire toujours musulmane, que ces femmes sont de diverses origines ethniques, qu’il y en a même de plus virulentes que moi sur ce sujet, ayant déjà montré aussi que je m’en prenais toutes religions faisant montre de misogynie, ayant évoqué la pas-si-blanchitude de ma compagne, ayant évoqué ma copine Aïcha dans un article ou deux, n’ayant pas encore évoqué mon admiration pour les travaux de Caroline Fourest sur le sujet mais ça pourrait venir un jour, je me permets de développer un article personnel.
Sans entrer abruptement dans la polémique, abordons l’argument théologique…
(Je n’entrerai même pas sur le sujet que le coran ait été écrit longtemps après la mort de Mahomet et de ses compagnons et que Mahomet étant illettré, il aurait eu du mal à l’écrire, surtout décédé… Question « commandements divins » retranscrits avec fidélité et étant la « parole divine », ça part mal dès le départ, ce n’est pas crédible, mais ce n’est pas le sujet, j’ai déjà abordé ces problématiques ICI et ICI…)

Comme on tente de nous le faire croire, l’ordonnance du pour du voile est il un commandement marqué dans le coran?

Alors, voici les sources que l’on donne:

Sourate 24, An nour, verset 31:
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur khimar sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes….

et

Sourate 33, Al ahzab, verset 59:
Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs jilbeb: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
De là, se pose naturellement la question de savoir ce que peuvent bien être un khimar et des jilbeb…

Les traductions courantes donnent respectivement ‘voile’ et ‘grands voiles’

Mais question fringues, il n’y a pas besoin de me pousser beaucoup pour me lancer à faire quelques recherches…
Une recherche rapide sur n’importe quel moteur de recherche vous montrera d’immondes sacs à patates, cependant, il convient de se pencher un peu plus à l’époque et localement sur la péninsule arabique pour trouver que ça n’a aucun rapport avec ces horreurs… Je vous l’accorde, ce n’est pas simple à trouver.

Et là, surprise!

Khimar/khumur: C’est un châle. Sa vocation première est d’être porté sur les épaules, tout autre port, en particulier sur la tête n’est lié qu’aux circonstances, froid ou sortie au soleil intense. Sinon, il reste sur les épaules, voire noué à la taille si son port aux épaule est inadapté aux épaules.

Jilbâb/jilbeb: C’est tout simplement une robe ample, ça a d’ailleurs donné le mot que l’on connait mieux: djellaba.
Après avoir fait quelques recherches plus approfondies, il s’avère que le jilbâb d’époque est ouvert sur le devant et s’attache, en aucun cas il n’a vocation à couvrir la tête… …ou alors, ça en devient ridicule…
Là, je dois passer outre encore le fait que l’espèce d’imbécile ayant la parole sur le second extrait est incapable de reconnaitre une femme tellement il peut avoir le nez plongé dans son décolleté et qu’il trouve normal de les violer par la suite.
A part ça, c’est censé être d’un très haut niveau de spiritualité…
Le premier passage fait donc référence à rabattre son châle sur sa poitrine, le second à rabattre les revers de sa robe sur sa poitrine.

Il faut quand même être sérieusement tordu pour arriver à confondre la poitrine d’une femme avec sa tête (sauf si vous êtes comme l’autre tâchon obsédé qui n’est pas fichu de reconnaitre leur visage si elles ont un décolleté…).

Au bout du compte, ces passages sont même insultants pour les hommes. Sous prétexte qu’une femme ne serait pas avec la poitrine complètement couverte, ça les transformerait en obsédés sexuels incontrôlables. D’un autre côté, ça correspond tout à fait à ce qui est valident en long et en large par des « docteurs de la foi »…
Il faut arrêter le délire! Si ces hommes ne savent pas se tenir, c’est qu’ils sont quoi? Des croyants? Des hommes justes? Pfff…
Et il est censé y avoir de la spiritualité là-dedans?

Bref, avec ça, on en arrive qu’il n’y a aucune sourate dans le coran évoquant le port d’un voile sur la tête pour les femmes.

Cependant, on en arrive quand même à la conclusion suivante:
Dire que le port du voile est une obligation pour les femmes marquée dans le coran est un mensonge, une fumisterie et une mécréance !
Il existe bien des hadîths qui sont interprétables dans ce sens, hors, ils sont censés être des paroles de Mahomet et de ses compagnons à titre personnel, en rien ils ne sont censés retranscrire des paroles ou une volonté divines. Eux-mêmes sont sujets aux mêmes restrictions de crédit que le coran du fait du décalage entre les évènements et leur transcription.

Quant aux dits de Aïcha, une des épouse de Mahomet, qui sont censés y être retranscrits, je n’ose même pas imaginer l’état psychologique d’une femme qui a connu sexuellement à l’âge de 9 ans son mari ‘prophète’ quinquagénaire. Elle est d’ailleurs la principale source de la chose.

Quant à la charia, elle n’est qu’un ensemble de lois n’ayant jamais (mais alors un jamais de chez jamais) eu la moindre inspiration divine, découlant de l’interprétation arbitraire des deux sources précédemment citées.
Alors qu’on arrête de dire que ces histoires de voiles sont du domaine du religieux, car ça n’en est pas !
Rien que pour ça, il est pour moi indubitable que le port du niqab /hijab /jilbab (dans sa définition moderne) /tchador /burqah /autres est un instrument d’oppression des femmes et non une simple pratique présentée comme religieuse pour se dédouaner de sa réelle nature puante de machisme patriarcal.

L’hypocrisie est allée jusqu’à changer les définitions des noms de ces vêtement pour devenir ces signes de soumission pitoyables, enfoncés dans les consciences générations après générations pour être sûrs (notez le masculin) que ces femmes ne puissent s’y soustraire.
C’est donc bien une pratique de domination absolue visant les femmes que représente cette pratique que la religion n’excuse même pas.

Pour moi donc, vouloir volontairement se voiler dans ces conditions est bien comme réclamer des chaines d’esclaves.
J’exprime donc ici ma totale solidarité d’âme envers mes sœurs, femmes de toutes ethnies, en lutte pour se libérer d’un patriarcat pseudo-religieux arbitraire et hypocrite.
Féminisme islamique
Féminisme lesbien
Qu’elles décident de garder leur foi, de la renier ou d’en changer, cela ne concerne qu’elles à titre individuel et personne n’a son mot à dire du moment que cela est fait en pleine conscience et sans contrainte.
Je pleure de rage pour toutes celles qui tombent face à l’obscurantisme de personnes se prétendant « être religieux » et qui sont la honte même du mot « religion ».
J’en appelle à toutes celles qui croient défendre leur religion, leur foi ou leur dieu dans l’observance et la défense de préceptes qui sont en eux-mêmes l’expression de la mécréance de certains hommes qui se sont autoproclamés d’une autorité divine à un moment de l’histoire.
Ouvertement, je les appelle à rejeter ces préceptes, voire à entrer en la rébellion contre eux, au nom même de leur foi !
J’en appelle à toutes celles qui croient défendre leur liberté de conscience et de religion en défendant les outils de leur oppression, alors que ceux-ci ne sont que des hérésies selon leurs principes mêmes.
Au nom de l’amour qu’elles portent à leurs jeunes sœurs, leurs filles ou à leurs petites-filles, je les exhorte et les implore de ne plus transmettre ces mensonges ou de les dénoncer en raison de ce qu’ils sont en réalité: la trahison même du Divin et du Sacré.
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Après nos soutifs, aidons les à brûler leurs voiles… (3)

2 août 2010 à 00:35 | Publié dans Penthésilée | Laisser un commentaire
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Meena Keshwar Kamal

– assassinée –
Afgahne, 1956 – 1987, poétesse
Fondatrice de RAWA (Revolutionary Association of the Women of Afghanistan)

Elle s’est surtout fait connaitre pour cette association féminine afghane en faveur des Droits Humains, des droits de la femme et pour la justice sociale. Un de ses chevaux de bataille était de rendre une voie aux femmes afghanes réduites au silence comme avec le magazine Payam-e-Zan (Message de femmes).
Elle est aussi connue pour sa participation à l’organisation de l’enseignement pour les filles afghanes ainsi que des actions pour les réfugies au Pakistan. La liste de ses engagements et actions est assez impressionnante.

 
Citations: « Les femmes afghanes sont comme des lionnes endormies qui quand elles sont éveillées peuvent jouer un merveilleux rôle dans n’importe quelle révolution sociale. »

« Ma voix s’est mêlée à celle de milliers d’autres femmes qui se sont levées
Mes poings se serrent avec les poings de milliers de compatriotes
Avec toi, j’ai pris le chemin de mon pays,
Pour briser toutes ces souffrances et tous ces fers,
Oh compatriote, Oh frère, je ne suis plus celle que j’étais
Je suis la femme qui s’est éveillée
J’ai trouvé mon chemin et je ne reviendrai jamais. »

(Extrait traduit de « Je ne reviendrai jamais« )

Site de RAWA en français: RAWA.org
Wafa Sultan

– menacée de mort –
Américaine, née en 1958 en Syrie, psychiatre, écrivaine
Auteur de « A god who hates »
Elle est aussi connue pour ses interventions sur Al Jazeera et diverses chaines arabophones.
 
Citation: « Le conflit que nous observons à travers le monde n’est pas un conflit de religions, ou un conflit de civilisations. C’est un conflit entre deux pôles, entre deux ères. C’est un conflit entre une mentalité appartenant au Moyen-Âge, et une mentalité du 21e siècle. C’est un conflit entre le progrès et la régression, entre le civilisé et le primitif, entre la barbarie et la raison. C’est un conflit entre la liberté et l’oppression, entre la démocratie et la dictature. C’est un conflit d’un côté entre les droits humains, et de l’autre, de la transgression de ces droits. C’est un conflit entre ceux qui traitent les femmes comme des animaux, et ceux qui les traitent comme des êtres humains. Ce que nous voyons aujourd’hui n’est pas un conflit entre civilisations. Les civilisations se font compétition, et ne se font pas la guerre. »
 
Ayaan Hirsi Ali

– menacée de mort par une fatwa –
Néerlandaise, née en 1969 en Somalie, femme politique
Auteur de Insoumise et Ma vie rebelle entre autres
Elle est aussi connue pour son combat contre l’excision et les droits des femmes
 
Citation: « En Arabie Saoudite, le moindre de nos gestes était imprégné de notions de pureté, de péché et de peur. Ceux qui se plaisent à considérer l’islam comme une religion de paix et de tolérance ne peuvent nier les réalités quotidiennes de ce pays : mains coupées, femmes asservies et lapidées, exactement comme l’a décrété le prophète Mahomet il y a des siècles.
(…) nous n’avons pas le droit de prolonger la souffrance causée par cette transition en élevant des cultures bigotes et misogynes au rang de choix de vie tout à fait respectables.
On m’accuse d’avoir intériorisé un sentiment d’infériorité raciale et de m’en prendre à ma propre culture par haine de moi-même, parce que je veux être « blanche ». Je commence à en avoir assez. La liberté serait-elle donc réservée aux Blancs ? Serait-ce m’aimer que de respecter les traditions de mes ancêtres et de mutiler mes filles ? D’accepter de vivre dans l’humiliation et l’impuissance ? De rester passive, quand je vois mes compatriotes maltraiter leurs femmes et s’entre-tuer dans des conflits absurdes ? Quand j’ai changé d’environnement et découvert que les hommes pouvaient vivre en harmonie, aurait-ce été m’aimer que de voir cela comme un culte étranger que les musulmans n’avaient pas le droit de pratiquer ?
On vit mieux en Europe que dans le monde islamique parce que les rapports humains y sont meilleurs, pour la simple et bonne raison que les individus jouissent, de libertés et de droits qui sont reconnus et protégés par l’États Se soumettre, se laisser maltraiter parce que Allah en a décidé ainsi, c’est plutôt cela, à mon avis, qui relève de la haine de soi.
(…) On sous entend souvent que ma colère trouve son origine dans mon excision, ou dans le fait que mon père m’a mariée de force. On ne manque jamais d’ajouter que de telles pratiques sont extrêmement peu répandues dans le monde musulman moderne.
C’est faux. Le fait est que six mille petites filles sont excisées chaque jour, et que des milliers de femmes dans le monde sont obligées de se soumettre à des maris qu’elles n’ont pas choisis. En ce qui concerne mes capacités mentales, je ne crois pas que mon excision les ait le moins du monde affectées, et j’aimerais qu’on me juge sur la validité de mes arguments et non en fonction de ma place sur une échelle de la souffrance.
Mon idée centrale ? C’est que l’islam opprime et interdit le progrès social à ses fidèles, femmes et hommes. Il crée une culture qui reste figée dans les moeurs d’un lointain passé. Il vaudrait mieux pour tout le monde, et surtout pour les musulmans, que cela puisse changer.
Quand on me dit que l’islam prône les valeurs de compassion, de tolérance et de liberté, je regarde les faits autour de moi. Je vois bien que ce n’est pas vrai. Les Occidentaux y croient, néanmoins, parce qu’ils ont appris à ne pas examiner la religion et la culture des minorités de façon trop critique, de crainte d’être taxés de racisme. Cela les fascine que, moi, j’ose le faire. »
(Extrait de « Ma vie rebelle »)
 
Ghita El Khayat

 
Maricaine, née en 1944 au Maroc, psychiatre, anthropologue, écrivaine
Auteur de Le Monde arabe au féminin et Le Maghreb des femmes entre autres
 
Citations: « Le voile est actuellement un problème de mode. Dans certains cas, les filles le portent, c’est comme une façon de dire, ‘je ne suis pas comme vous’. Mais moi, je le ressens d’une autre manière. Je ressens la douleur terrible du contexte dans lequel on a dévoilé les musulmanes dans les années 40 et 50. Je me rapporte nécessairement aux circonstances horribles dans lesquelles ma mère et ma grand-mère ont dû se dévoiler et aux événements douloureux de lutte nationale. C’était la guerre, un moment extrêmement particulier de l’irruption de la modernité dans nos sociétés. Et là, les femmes veulent se voiler de nouveau. C’est un révisionnisme de l’histoire. C’est un mouvement à contre-courant imposé par le système chiite. Mais vous, les Québécoises, vous ne savez pas tout ça. »
Olfa Youssef

– Menacée de mort –
Tunisienne, écrivaine, directrice de la Bibliothèque nationale de Tunisie, universitaire tunisienne spécialisée en linguistique, psychanalyse et islamologie appliquée
Musulmane, adepte du courant de libre pensée ijtihad
Auteur de Démunies de raison et de religion, Confusion d’une musulmane et Le Coran au risque de la psychanalyse.
 
Citations: « Quant au voile, je ne le porte pas parce que je suis convaincue, sur la base de mes propres lectures (et de nombreux autres chercheurs sont d’accord avec moi) que ce n’est pas un commandement divin. Je porte ma responsabilité devant Dieu tout puissant, et je ne serais pas hypocrite envers Son peuple. Je voudrais juste dire qu’une chaîne de télévision a conditionné son acceptation d’une émission sur moi à mon accord de ne porter ne serait-ce qu’un voile transparent sur ma tête. La chose qui m’a amusée, c’est que ceux qui me l’ont demandé ont préféré plaire à leurs spectateurs plutôt que de m’autoriser à plaire à mon Dieu tout puissant en me gardant de toute hypocrisie qui m’aurait poussée à faire devant la caméra des choses que je ne fais pas dans ma vie. Je n’ai jamais obéi à une créature dans laquelle je voyais une hypocrisie et des mensonges qui ne plairaient pas à notre Créateur.  »
(Citations « d’une interview pour Magharebia« )
Iqbal Al Gharbi

 
Tunisienne, professeure d’anthropologie religieuse, directrice du Centre pour l’innovation dans l’enseignement et la réforme des programmes universitaires à l’Université de Zaïtouna en Tunisie et conseillère auprès des Nations Unies.
 
Citations: « Le discours que véhicule le voile islamique est donc un discours de refus, refus du sujet de son autonomie, de sa liberté, de l’égalité homme-femme, de la mixité, de la laïcité de l’espace public, des droits de l’homme, des valeurs démocratiques. »
(Extrait de « Nouvelles considérations sur le voile islamique« )
– – – –
This misogynistic Islam is based on an ideology focused on the natural differences between the sexes… in order to justify discrimination against women. (…)Natural evidence plays a fundamental role in justifying religious discourse, since it is presented as incontrovertible and incontestable. This is despite the fact that the natural order, on which the fanatics rely, does not hold up [in light of] modern biology, history, and anthropology…
Cet Islam misogyne est basé sur une idéologie focalisée sur les différences naturelles entre les sexes … afin de justifier les discriminations envers les femmes. (…)La preuve par la naturalité joue un rôle fondamental pour justifier le discours religieux, comme il est présenté comme incontournable et incontestable. Ceci en dépit du fait que l’ordre naturel, sur lequel s’appuient les fanatiques, ne tient pas [à la lumière de] la biologie, de l’histoire et de l’anthropologie modernes…

(Sur Metransparent.com, le 13 mars 2005, citée sur une archive anglophone retrouvée sur memri.org)
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Après nos soutifs, aidons les à brûler leurs voiles… (2)

7 juillet 2010 à 15:13 | Publié dans Penthésilée | 6 commentaires
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Malalai Joya

– menacée de mort –
Afgahne, née en 1978, femme politique, ex-députée (exclue en 2007)
Auteur de Au nom de mon peuple – Une femme afghane contre les seigneurs de la guerre
Dirigeante de l’OPAWC (Organization of Promoting Afghan Women’s Capabilities)
 
Citation: « le gouvernement américain a effectivement renversé le régime des Talibans, avec son esprit médiéval et ses maîtres d’Al Quaeda. Mais ils ont permis à l’Alliance du Nord d’accéder à nouveau au pouvoir. Ce groupe ressemble aux Talibans sur le plan des croyances, et est aussi brutal et anti-démocratique que les Talibans. Parfois encore pire. (…) Lorsque le pays tout entier vit à l’ombre des armes à feu et des seigneurs de la guerre, comment ses femmes peuvent-elles jouir des libertés les plus fondamentales ? Contrairement à la propagande diffusée par certains médias dans l’Ouest, les hommes et les femmes en Afghanistan n’ont pas été “libérés” du tout. »
 
Nabila Mounib

 
Marocaine, professeur universitaire, secrétaire générale du syndicat de l’enseignement supérieur à Casablanca
Musulmane
Citation: « L’égalité entre les deux sexes ne doit pas se cantonner au niveau politique. Elle doit être garantie aussi et surtout sur le plan civil. Nous appelons donc à la levée totale des réserves sur la discrimination à l’égard de la femme sur tous les plan »
 
Rachida Khalil

 
Franco-marocaine, née en 1973 au Maroc, comédienne

Même si elle n’est pas connue pour être une grande militante du droit des femmes, la vidéo ci-dessous est forte de sincérité et met en avant ce que que je disais dans l’article précédent sur la difficulté de tenir les mêmes propos pour une occidentale.

Djemila Benhabib

 
Québécoise, d’origine algérienne, exilée d’Algérie, née en 1972 en Ukraine, journaliste, écrivaine
Auteur de Ma Vie à contre-Coran
 
Citation: « Trop de femmes dans le monde se font encore humilier, battre, violenter, répudier, assassiner, brûler, fouetter et lapider. Au nom de quoi ? De la religion, de l’islam en l’occurrence et de son instrumentalisation. Pour refuser un mariage arrangé, le port du voile islamique ou encore pour avoir demandé le divorce, porté un pantalon, conduit une voiture et même avoir franchi le seuil de la porte sans la permission du mâle, des femmes, tant de femmes subissent la barbarie dans leur chair.(…)Il y a aussi ce courant de pensée relativiste qui prétend qu’au nom des cultures et des traditions nous devons accepter la régression, qui confine l’autre dans un statut de victime perpétuelle et nous culpabilise pour nos choix de société en nous traitant de racistes et d’islamophobes lorsque nous défendons l’égalité des sexes et la laïcité »
(Extrait d’une lettre lue au Sénat français‏)
 
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30 juin 2010 à 21:57 | Publié dans Penthésilée | 4 commentaires
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Si j’exprimais mes positions sur le voile qu’on essaie de nous faire passer pour islamique alors que ce n’est qu’une supercherie, du fait d’être blanche, je me ferais traiter de raciste et mes réels propos seraient occultés, ou déformés.
Aussi, les femmes que je vais présenter ici ne sont pas accusables de racisme.

Et qu’on ne me dise pas que ce n’est pas une pratique courante, c’est un motif récurrent, la journaliste Caroline Fourest en connait régulièrement des attaques. Aussi, j’ai choisi de présenter sommairement ces femmes, toutes nées de familles musulmanes, certaines sont toujours pratiquantes, d’autres rejètent l’islam l’estimant incapable de se réformer en profondeur. Même si je ne partage pas toutes leurs idées, elles ne les partagent pas toutes non plus entre elles, je me permets ainsi d’avancer quelques idées sans risquer de tomber sous des accusations stupides, allez donc leur dire qu’elles sont racistes…

Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas un combat contre la croyance, c’est contre l’obscurantisme et l’oppression des femmes que quelques « dépositaires de la volonté divine » autoproclamés veulent imposer, quelle que soit la religion. Mais c’est vrai aussi pour toutes les discriminations d’origine « religieuse » que tous ces médiocres utilisent comme prétexte pour prétendre à une supériorité, car ils en sont bien incapables sans ces subterfuges fallacieux.

Chahdortt Djavann

 
Iranienne en exil, née en 1967 en Iran, écrivaine
Auteur de Bas les voiles ! entre autres

 
Citation: « Le voile doit être considéré comme un acte de maltraitance physique, psychique, social et sexuel. Le voile c’est le drapeau de l’islamisme, l’étoile jaune de la condition féminine. »
 
Wassyla Tamzali

 
Algérienne, née en 1941 en Algérie, avocate à Alger, ex-directrice du droit des femmes à l’Unesco, écrivaine
Auteur de Une femme en colère !
Citation: « (…) accepter la pratique, maghrébine ou pas, musulmane ou pas, de cacher ses cheveux, de ne pas se faire soigner par un homme, de ne pas serrer la main des hommes, [c’est] accepter des pratiques de stricte ségrégation sexiste (…)
Refuser le voile ne signifie pas accepter le racisme ! (…) [dans nos pays] les féministes étaient montrées comme les alliées objectives des Occidentaux (…) J’ai trop souffert de cette mauvaise foi-là pour accepter celle-ci, venant de féministes et de démocrates ! (…) Nous luttons contre les régimes que l’on connaît, et faut-il ajouter l’opposition de ceux qui devraient être à nos côtés (…) Je veux simplement rappeler que la peur de stigmatiser le christianisme n’a pas arrêté la lutte des féministes (…) Alors, ce qui est bon pour une religion ne l’est pas pour l’autre ? (…) Peut-on dire que ce qui conduit la pensée féministe en général n’est pas bon pour ce qui concerne les femmes dites musulmanes ? Nous avons déjà assez de mal comme ça pour que des intellectuelles ajoutent leurs voix – et quelles voix ! – à ceux qui pensent avec Tariq Ramadan qu’il existe un genre “femme musulmane”. (….) »

(Extrait de la lettre ‘Féministes, je vous écris d’Alger’)
 
Irshad Manji

– Menacée de mort –
Née en 1968 en Ouganda, naturalisée canadienne, journaliste et écrivaine
Musulmane, adepte du courant de libre pensée ijtihad
Auteur de Musulmane mais libre
Productrice du documentaire Faith Without Fear
 
Anecdote: Désignée par le New York Times comme «  pire cauchemar d’Oussama Ben Laden »
 
Citation: « Il faut que je sois honnête avec vous. A mes yeux, l’islam pêche en eau trouble. Je fais tout ce que je peux pour ne pas perdre patience, angoissée comme je le suis par ce que nous préparent les ambassadeurs autoproclamés d’Allah.
J’éprouve un malaise absolu en pensant à toutes les fatwas proclamées par le brain-trust de notre religion.
Pas vous? J’apprends d’un ami saoudien que la police religieuse de son pays arrête les femmes qui portent du rouge le jour de la Saint-Valentin, et je m’interroge: depuis quand un Dieu miséricordieux déclare-t-il hors la loi la joie ou le divertissement? Je lis que des victimes de viol sont lapidées pour ‘adultère’ et je me demande comment la masse ‘critique’ que nous formons peut rester de marbre. (…) Non seulement à cause du 11 septembre, mais de toute urgence depuis ce jour fatidique, nous devons mettre fin au totalitarisme de l’Islam, notamment aux grossières violations des droits de l’homme, des minorités religieuses et des femmes. »
 
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