Quand le karma justifie les pires crimes…

24 janvier 2012 à 22:47 | Publié dans Circé | 4 commentaires
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Il n’y a pas de souffrances injustes, il n’est même pas de souffrance inutile… Ce monde serait extrêmement cruel et absurde si chaque souffrance n’était pas la conséquence d’un karma passé. Mais pour appréhender ce phénomène inéluctable, vous devez croire en la réincarnation, sinon vous ne pouvez admettre que cet enfant innocent ou cette jeune femme qui n’a jamais fait de mal à personne puissent tant souffrir. Toute action commise porte ses conséquences. Aujourd’hui et demain, dans cette vie ou dans une autre. Ce concept est valable pour un individu aussi bien que pour un groupe ou une nation.
Karma sucks !
(Le dalaï lama – Extrait d’un article du Point du 23/03/2001)
La réincarnation, ok, pourquoi pas, j’approuve même, ça se retrouve dans pas mal de religions sous diverses formes, dont la mienne.
Il y en a une autre qui lui est parfois associée (pas systématiquement), celle de « karma » qui viendrait de la vie précédente et expliquerait certains malheurs dans cette vie comme trouvant leur source dans la précédente.
Tout ça est entré dans ce que l’on entend régulièrement et auquel on ne prête plus guère attention.
Moi, il y a juste quelques trucs qui me dérangent:
  • Ca justifie tous les crimes, même les plus ignobles.
  • Ca donne la victime comme responsable de ce qu’elle a subi.
C’est ignoble!
« Il n’y a pas de souffrances injustes, il n’est même pas de souffrance inutile… Ce monde serait extrêmement cruel et absurde si chaque souffrance n’était pas la conséquence d’un karma passé. »
Parce que subir une punition pour quelque chose quand aurait fait dans une autre vie dont on n’a pas le moindre souvenir n’est absolument pas absurde…
C’est évident, un enfant se faisant violer par un pédophile, c’est normal et juste, c’est à cause de ce qu’il a fait dans sa vie antérieure…
Tous les génocides aussi, c’est normal et juste, c’est que ces peuples l’avaient bien mérité avant…
D’ailleurs, c’est bien connu, toutes les victimes de crimes contre l’Humanité l’ont bien cherché!
Mais comment se fait-il que ce ne soit pas évident pour tout le monde, les victimes en premier, que toutes ces choses sont justes et utiles?
Alors ça, c’est censé être d’une grande sagesse…
C’est génial pour quelqu’un qui est censé être un prix Nobel de la paix, il donne légitimité à tous les crimes de guerre!
J’aimerais bien le voir dire en face à un rescapé d’un camp de la mort que ce qu’il a vécu et vu là-bas était juste.
Là aussi, on me rétorque comme d’habitude « Mais ce n’est pas comme ça qu’il faut le comprendre. ».
Mais bien évidemment…
Ca m’amusera toujours de voir que ce n’est jamais comme ça qu’il faut le comprendre quand on montre la monstruosité de certains raisonnements ou de certaines théories.
Et si nous rendions au dalaï lama son raisonnement?
Si le régime lamaïste est tombé, c’est donc qu’il le méritait. Qu’a-t-il donc à se reprocher?
Si le dalaï lama a dû quitter le Tibet. Quelle chose pourrie a-t-il donc bien pu faire dans sa précédente incarnation?
Poussons encore… Si dans sa précédente incarnation le dalaï lama a fait quelque chose qui soit sanctionné par son exil et si le régime des lamas a dû chuter, c’est qu’ils doit y avoir pas mal de mauvais karma derrière tout ça. Méritent-ils ainsi d’être qualifiés d’une quelconque sagesse du fait de toutes ces fautes commises?
Doit-on écouter la « sagesse » de personnes ayant mérité le bannissement?

Toujours est-il que ce raisonnement dénie aussi toute légitimité au dalaï lama et au régime lamaïste sur le Tibet pour raison de leur fautes passées envers son peuple. Ils ne devraient donc avoir aucune raison de vouloir y revenir.
C’est bizarre qu’il ne nous ait jamais parlé de ça… Ca ne vaudrait que pour les autres?
Mon avis
Comme je marquais plus haut, cette logique inique n’est pas intrinsèque à celle de la réincarnation, il existe bien d’autres manières de l’appréhender.

L’inhumanité de cette logique de « mauvais karma » acquis dans une vie antérieure peut permettre de tout justifier qu’ils y ait ou non vie antérieure, et s’il y a quelque soit la vie passée, parce que personne ne s’en souvient.
Ca arrive quand même à la prouesse intellectuelle de placer l’auteur d’un crime comme agent de justice et la victime comme coupable.
J’avais déjà aborder le thème de la « justice immanente » par des religieux, mais là, c’est battu.
Si quelqu’un connait la réponse, avec cette logique, quelqu’un à la base d’un génocide ne se recevrait il pas en plus du « bon karma » du fait d’avoir puni un peuple pour ses actions d’une autre vie?… Au point où on en est, pourquoi pas?

J’en arrive même à me poser la question de comment on peut adhérer à une logique si inique.

Mais, mais, mais…
J’oublie quelque chose…
En regardant du côté des crimes de haine et des oppressions, pour garder le raisonnement, ils sont eux aussi justes et utiles!
La racisme, l’oppression que subissent des femmes dans divers endroits du monde, l’homophobie, etc… tout ça devient juste et utile aussi donc, comme l’était l’esclavage en son temps.
Il y a des jours où la « sagesse » de certains me fait vomir…
Mais quand sera-t-on débarrassés de ces hordes d’imbéciles hypocrites qui sont la honte même du mot “religion” ?

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Dévirilisation des hommes ou nostagie patriarcale?

8 mars 2011 à 17:14 | Publié dans Arc en ciel, Penthésilée | 12 commentaires
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Référence de virilité ?
En ce moment, on se retrouve avec un petit retour des frustrés de l’émancipation des femmes, qui se plaignent que les féministes ont dévirilisé les hommes.
Waw…
Balèzes les filles…

(Existe aussi en y mettant comme responsables les lobbies gays ou les gauchistes, voire pour les tarés les plus atteints, les sionistes qui seraient derrière tous ces courants…)

Ont-ils raisons? Qu’est ce que ça impliquerait? Et une foule d’autres questions…

Mais avant, faut-il savoir de quoi on parle…
Qu’est ce que la virilité?
Voilà bien l’origine du problème: il y a trois définitions s’y attachant, à trois niveau différents:
  1. Biologique: Ensemble des caractéristiques physiques masculines, chez l’homme adulte.
  2. Sexuelle: Vigueur sexuelle et capacité de procréer masculines.
  3. Culturelle: Ensemble des vertus et valeurs morales associées au genre masculin.
Aussi, on peut regarder à quel niveau se situe la critique?
  1. Biologique: A moins que les féministes soient de démoniaques généticiennes ayant opéré des mutations sur l’ensemble de la population: rien.
  2. Sexuelle: Idem.
  3. Culturelle: Bingo! On est en plein dedans!
Hors, toute notion culturelle est relative et subjective.
Quelques uns des buts avoués du féminisme étaient/sont/resteront bien de faire changer la société, les mœurs, les affectations/déterminismes de genre, dans tout ce qui était/est/restera défavorable de manière arbitraire aux femmes.
Valeurs culturelles
J’ai déjà abordé le sujet de l’absurdités des valeurs traditionnelles, cela se confirme par l’archaïsme de celles-ci et de certaines références culturelles n’ayant plus lieu d’être.
Alors quelles sont ces valeurs viriles? Ont elles toujours une raison d’exister?

Pour les hommes:
Force, courage, agressivité, dominant, travailleur, technicité

Pour les femmes:
Douceur, tendresse, organisation domestique, maternelle, conciliation

Arrêtons vite le massacre, pas la peine de développer, ça n’est pas une révélation que nos valeurs traditionnelles sont patriarcales et que la femme a vocation d’être au service de l’homme.
Alors à la question:
Ont elles toujours une raison d’exister?
La réponse est clairement: NON.
Pourquoi?
Parce qu’elles sont issues du passé de notre civilisation, en particulier sa culture religieuse chrétienne, hors celle-ci a été dépassée, les clergés ont abusé de leur position, la contestation de celle-ci a amené d’autres courants de pensée, en particulier les Droits Humains. Hors cette logique d’attribution de valeurs à un sexe ou à l’autre est incompatible avec le fondement des Droits Humains selon lesquels les individus sont égaux indépendamment de leur sexe d’appartenance.
Le fondement même de ces valeurs est contestable et ne tire sa légitimité d’aucun raisonnement moral, uniquement de l’arbitraire.

Un réajustement culturel est donc indispensable. Ces notions de virilité et de féminité basées sur un schéma qui a vécu n’ont plus lieu d’être, elles doivent être entièrement repensées depuis zéro, en oubliant toute référence à l’ancien schéma.

Là, normalement, on va me sortir qu’il faut connaitre son passé pour construire son avenir…
Hors sujet !
Connaitre son passé, le comprendre ne doit en rien constituer un frein à l’évolution. le passéisme n’a aucun légitimité à restreindre le développement de chacun(e).

Informaticienne, je travaille avec des ordinateurs et des serveurs de générations récentes, que m’importe le fonctionnement des ordinateurs des premières générations, je me fiche de savoir comment marchait le Harvard Mark I et comment s’employaient les fiches perforées. Mon contexte de travail est maintenant avec des méthodes de travail de maintenant, avec des langages de maintenant pour faire le travail de maintenant. Internet n’existerait pas si on avait dû écouter tout au long de notre histoire les nostalgiques de l’époque où on écrivait sur des tablettes de cire ou d’argile voulant perpétuer cette pratique. Et mince, a-t-on perpétué toutes les valeurs de l’époque de Néanderthal?
Il ne s’agit pas de remettre en cause tout notre passé et notre culture, mais bien d’actualiser celle-ci et d’historiser ce qui doit l’être.
Le problème des multiples définitions
Toute civilisation évolue ce qui entraine bien évidemment des changements de mœurs et dans la culture même. Il ne devrait donc y avoir aucun soucis à ça, sauf que…
Du fait des trois sens, une confusion psychologique se crée chez certains individus et ce n’est plus trois sens, mais bien un triple sens qui est considéré, la fusion des trois notions.
Aussi, la variation de culture est vécue par ces individus comme une remise en cause biologique et sexuelle, donc comme une agression envers leur intégrité à ces niveau.

Cela fait d’ailleurs partie des diverses malhonnêtetés intellectuelles des théoriciens de la dévirilisation.
Frustrations, complexes, angoisses, manque d’assurance,…
Référence de virilité ?
Face à une contradiction entre les valeurs traditionnelles et les valeurs modernes, il y a forcément un positionnement à trouver pour chaque homme (et chaque femme, mais ce n’est pas le sujet pour le moment).

J’ai toujours trouvé étonnant ceux qui se plaignent que les femmes ne supportent plus leurs débordements et leurs action/propos déplacés.
On devrait les laisser dire, nous manquer de respect, nous insulter sans broncher… Et quoi encore?

Il fut un temps où tout cela était validé par la société et où les femmes n’avaient pas les moyens de se défendre ou étaient ostracisées si elle le faisaient, heureusement, ce temps n’est plus. Tout n’est pas gagné pour autant encore, mais pas mal de chemin a été parcouru.

Ne pouvant bénéficier de la supériorité naturelle que donnait la société aux hommes autrefois sur les femmes, il y a un conflit qui se fait entre une mentalité voulant toujours cette supériorité et la réalité dans laquelle ils se retrouvent avec une égalité de statut. Fini le temps où les femmes devaient se taire, maintenant ce sont les idées misogynes qui doivent le faire.
A force de se faire remettre à leur place (donc de « perdre ») ou de devoir retenir ces propos face aux femmes (censées être inférieures) et aux hommes égalitaristes, les frustrations se développent. Puis viennent les complexes, les angoisses et le manque d’assurance dans leur virilité quand ce n’est pas carrément un complexe de castration.
Autre phénomène s’ajoutant souvent dessus pour les célibataires, leur étant difficile de trouver une compagne acceptant d’être traitée comme inférieure, il ont du mal à entretenir une relation, ce qui enfonce psychologiquement encore un peu plus le clou en plus des frustrations sentimentales et sexuelles.

Là, on a donc une personne frustrée avec une estime de soi dégradée, des complexes, etc… Il faut donc des coupables, c’est tout trouver: celles qui sont à l’origine de ce changement de société: les féministes.

En un sens, ils ont raison, il y a dévirilisation, mais pas de tous les hommes: juste d’eux!
Pour se rassurer ils transposent au reste de la population masculine leurs frustrations, alors que les hommes à l’aise dans leur virilité/masculinité n’ont pas ce genre de soucis. Etrange non ?

Frustrés et manquant d’assurance, on les retrouve ainsi aussi sur le net, profitant de l’anonymat que celui-ci permet pour exprimer leur frustration et leur colère de leur propre état.
Les polémistes devenus théoriciens de cette dévirilisation ont juste une petite différence: ils en tirent un bénéfice financier, mais les frustrations sont les mêmes.
Présence d’homophobie?

Bien évidemment.
Comme de souvent, on trouve aussi le motif de l’homophobie pour d’homosexualité refoulée.

Par rapport à l’homosexualité masculine, les homos sont considérés comme faisant partie de cette dévirilisation. Bien évidemment, c’est à prendre dans le sens culturel, ils ne sont pas avec cet aspect de domination dans la relation amoureuse des femmes, ils adoptent même la posture dite « passive » considérée comme féminine, donc, ils ne peuvent correspondre à ce qu’est un mÂle, un vrai.
Au delà de la référence foireuse hétéronormée patriarcale et du cliché, il est amusant de constater d’un nombre important de codes gays correspondent à l’image d’Epinal de la virilité que les défenseurs contre la dévirilisation prennent pour référence. Le héros viril de cinéma, le catcheur, le mec bien monté et musclé se trouve des deux côtés… du moins dans l’imagerie, parce que c’est loin d’être le profil le plus présent d’un côté comme de l’autre…

Par rapport à l’homosexualité féminine, les lesbiennes sont considérées comme des rivales. Elles ne respectent pas le schéma qui voudrait qu’un homme dirige le couple, elles vont même jusqu’à séduire des femmes… Ce sont des insoumises qui sont pour une part dans la contestation de l’ordre patriarcal. Elles veulent rivaliser avec les hommes sur leurs terrains comme, voire plus, que les féministes.
Bref, du fait que nous soyons pour des raisons pratiques dans la transgression des affectations de genres et des motifs hétéronormés patriarcaux, qu’il n’y ait pas de place pour les hommes dans nos vies amoureuses, nous serions forcément des ennemis des hommes que nous voudrions rabaisser…
Là encore, on nage dans le cliché foireux.

Dans les deux cas, c’est la contestation ou le non-respect du schéma hétéronormé patriarcal qui remonte pour dire que les homosexuels sont contributifs de la dévirilisation des hommes.
Les clichés foireux sont de sortie, ils sont même utilisés pour dire qu’il y a une volonté d’homosexualiser les hommes… Les petits frustrés de la dévirilisation ne sont même pas assez futés pour comprendre qu’il n’y a pas plus d’homos, seulement les contraintes sociétales concernant les gays sont moindre et il leur est plus facile de vivre comme ils l’entendent.

Il y a aussi le cas à part de l’homosexualité refoulée qui est assez caractéristique.
Certains ont tellement la trouille des attirances homosexuelles qu’ils ont ressenties qu’ils rejètent tout en bloc et suivent parfois des chemins étranges.
Je me souviens d’un jeune croisé sur un forum qui écrivait que les homosexuels représentaient ce qu’il ne voulait pas être. Quelqu’un d’à l’aise dans sa sexualité ne fait pas référence à ce qu’il ne voudrait pas être parce que ça ne lui est simplement pas passé par l’esprit de faire un tel rapprochement. Idem pour ceux qui ne cessent de faire référence à la sodomie, pourquoi en parler autant s’ils ne se sentent pas concernés?
On retrouve régulièrement ce déni avec un comportement faisant pratiquer les activités « viriles » comme preuve de non-homosexualité et de non-dévirilisation. C’est simplement se voiler la face…

Le rapport qu’ils font entre homosexualité et dévirilisation est quand même très significatif et instructif sur leurs frustrations.
Qui?
On trouve bien évidemment quelques polémistes, comme Alain S et Eric Z, inutile de le préciser, ils sont à jeter dans la catégorie des frustrés et complexés.
Cependant, hors des polémistes futiles, on retrouve ça aussi dans d’autres contextes, en particulier chez certains hommes vieillissants.
Est ce un hasard de trouver ça chez des hommes à la puissance sexuelle déclinante?
C’est aussi assez fou ce comme tout était mieux avant si on écoute les vieux, mais moi je constate que mon pauvre portable est largement plus puissant que les serveurs qui prenaient des bâtiments entiers…
On le trouve aussi chez certains jeunes.
Et là aussi, c’est normal. On s’aperçoit bien vite qu’il y a un manque d’assurance en eux, qui s’exprime souvent de manière violente ou des idées radicales. Le repli sur ces valeurs traditionnelles est une sorte de recherche de références, et malheureusement, ils se retrouvent face au conflit qu’elle ne sont plus actuelles, d’où frustration.
J’ai aussi découvert qu’il y avait toute une littérature d’extrême-droite sur le sujet dans différentes mouvances. Cela dit, les deux polémistes ont aussi des idées qui flirtent avec ces tendances…
Là, le rapport au racisme et à l’immigration est des plus flagrants.
Ne pas non plus oublier une grande partie qui n’est pas incompatible avec les autres: les beaufs, les tocards, les minables qui ont trouvé une excuse, des coupables à la misère de leur pauvre petite vie.
Un relent de racisme fréquent
Comme vu plus haut, il s’agit d’un phénomène culturel, par voie de conséquence localisé sur des cultures. De là, certains franchissent allègrement le pas de dire que « Le féminisme a dévirilisé l’homme occidental. » quand ce n’est carrément pas « Le féminisme a dévirilisé l’homme blanc. ».
S’en suit généralement le fait de développer que d’autres cultures n’ayant pas été touchées par ça en profiteraient.
Régulièrement, on trouve en plus l’argument que les femmes occidentales/blanches se détourneraient donc des hommes occidentaux/blancs, étant attirées par la virilité des autres…

Et bien, ça tombe bien bas…

Relevons donc que:
  • La culture occidentale n’est pas la seule qui soit la cible des féministes du monde entier.
  • Ca reste dans l’androcentrisme, ne voyant que par le prisme de de cette si regrettée virilité.
  • Une vision réductrice des femmes qui seraient avides de mÂles VIRils… (Non, c’est connu, les femmes sont incapables de sentiments qui ne soient liés à autre chose que la VIRilité des mÂles…)
  • Une perception en cheptélisation des femmes qui résonne comme « Ils nous piquent NOS femmes! ».
  • Une séparation de l’Humanité entre les occidentaux/blancs d’un côté et les autres, si ce n’est pas du racisme ou de la ségrégation, c’est quoi?
Cela reste donc très lié à leur vision infériorisante des femmes et à l’idéal de soumission qu’ils y souhaiteraient.
(Malheureusement, certaines conditionnées selon ces principes réducteurs existent encore.)
On trouve aussi des argumentations natalistes. « En dévirilisant l’homme occidental/blanc, avec la contraception et l’IVG, les féministes ont fait chuter la natalité occidentale/blanche. ».
Là, ça part sur des théories d’invasion/substitution ethnique des occidentaux blancs par d’autres population, l’islamisation de l’Europe, etc… ou à celle qu’il y aurait une volonté délibérée de métissage pour nuire à l’homme blanc.
C’est l’heure du clorazépate, les gars…
Synthèse
En prenant un peu de champ, on remarque quand même des éléments récurrents.

La référence à la perte de virilité fait forcément référence au passé et l’élément récurent est celle à une société dominée par le mâle hétéro blanc (MHB).
Ce n’est donc pas un hasard que les théoriciens de cette dévirilisation ne cessent de faire référence aux femmes et aux féministes, aux homosexuels et aux populations correspondant aux ex-colonies; on pourrait même ajouter les populations juives qui par périodes ont été rabaissées. Sur chacun de ces trois axes, le MHB avait une position dominante et son autorité était validée par la société et les mœurs.
En un laps de temps très court, cette position dominante a disparu grâce à divers mouvements égalitaristes et le MHB s’est retrouvé sur un pied d’égalité officiel avec les autres catégories humaines qu’il dominait avant.
Même si l’égalité totale n’est pas encore là dans les faits et qu’il reste encore quelques droits à acquérir ou stabiliser ainsi que divers aménagements à apporter, dans l’ensemble, tout ne s’est pas trop mal passé.
Je ne redévelopperai ce que j’écrivais plus haut sur toutes les frustrations et complexes, mais le réel point de cohérence est là:
Les anciennes tranches de populations soumises sont mises à égalité.

Le statut de MHB n’est plus suffisant, la comparaison est possible et dans certains domaines, la compétition est ouverte.
Pour la plupart des hommes hétéros blancs, cette situation est normale, ayant évolué au fil des transformations de la société et ayant intégré ça, voire étant nés avec cette configuration; aussi pas de dévirilisation chez eux, juste sur les frustrés de la perte de leur ancienne supériorité naturelle.
Conclusion intermédiaire:
L’égalitarisation des droits est à l’origine de l’apparition de cette théorie de la dévirilisation dont les théoriciens le reconnaissent presque même.
Frustrés, complexés, ayant une perte d’estime de soi, au bout du compte, les défenseurs de cette théorie se retrouvent réellement dévirilisés, pas par la société et ses transformations, mais bien par eux-mêmes.
Toute comparaison, confrontation ou compétition perdue face à un ex-inférieur ne fait qu’amplifier le phénomène.
Ca peut ainsi très vite tourner au cercle vicieux de médiocrité.
Une remarque rapide…
L’anonymat du net est aussi un terrain pour ce genre de personnages qui deviennent assez facilement des trolls. Le pouvoir de nuisance de cette approche leur donne un illusion d’avoir un certain poids, une pseudo-puissance. On en trouve donc sur divers fora et dans les commentaires d’articles sur des domaines féministes ou lgbt en train de débiter des propos qu’ils n’oseraient jamais tenir face à de vrais individus (ou alors entourés de tout un groupe solide…).
Dans les faits, inconsciemment ils essaient de compenser ce faisant, mais selon les participants, ils se font encore rabaisser ou se prennent un violent retour à leur réalité une fois sortis du virtuel.
Ma conclusion
Tout ça est puant. Quelle que soit le motif d’émission de cette idée de dévirilisation, médiocrité, racisme, misogynie, homophobie, etc…., l’idéologie qui se développe derrière devient puante à terme.

Personnellement, je mettrais ce phénomène en parallèle avec d’autres que force m’est de constater comme la décomplexion de propos de traditionalistes religieux ou celle de ceux qui voudraient pouvoir librement exprimer toutes les discriminations pour ne citer que ça. On trouve même une ‘solidarité’ de ces courants selon les circonstances.
C’est malsain.
Alors que les luttes égalitaristes et anti-discriminations continuent, leurs acquis sont remis en question et les moyens d’applications sont menacés eux aussi et pas seulement en France, jusqu’à l’ONU même.
Résistance à une évolution de mœurs très rapide à l’échelle humaine? Synchronisation de volontés politiques? Autre? Je ne sais pas, je ne fais que constater.

Mais pour en revenir au sujet de cet article, non, les hommes ne sont pas dévirilisés, ce sont juste les références sociales qui changent. Il serait stupide de définir un ensemble de mœurs comme la définition de la nature des individus alors que c’est variable selon la culture et que celle-ci évolue.
Les affectations de genres s’estompent, mais ça ne change rien aux hommes et aux femmes dans leur nature. Ces affectations ont étés questionnées et la société réalise de plus en plus leur infondé. Est il sain pour une civilisation de conserver des schémas illégitimes et périmés? Doit on pleurer sur la disparition de l’esclavage?
C’est exactement à ce niveau que ce situe le problème, l’intégration des changement dans les mentalités avec le glissement des générations.

Les hommes ne sont pas dévirilisés parce qu’on leur a culturellement supprimé des schémas illégitimes et ridicules. C’est absurde.
Par contre, il y a aussi le propos de dire qu’il y ait un manque de repères et ça, je peux mieux le concevoir.
Il y a le même genre de perte de repères chez certaines femmes, on le constate de manière flagrante chez les migrantes ou certaines femmes âgées qui se sont retrouvées avec des droits et les libertés qu’elles n’ont pas appris jeunes à gérer pour raisons culturelles. On retrouve chez elles aussi ce repli culturel sur des valeurs désuètes en décalage avec la réalité de notre société.
Un vieux slogan féministe disait: « Feminism is the radical notion that women are people. » (Le féminisme est la notion radicale que les femmes sont des personnes.). C’est là qu’on peut trouver une réponse logique et juste à cette question de repères, les hommes aussi sont des personnes.
Ainsi, c’est bien dans une éthique et un ensemble de valeurs morales qui transcendent les sexes et les genres que doivent se trouver ces repères. Il n’y a pas besoin de vouloir se poser en dominant, garant ou nuisance pour l’autre sexe pour exister. C’est tout le sens de valeurs égalitaristes, être un être humain avant tout, avant une quelconque identité sexuée. C’est même logique, comment être un homme ou une femme si on ne se réclame pas humain en premier? Je dirais même qu’il est malsain de renvoyer sur l’autre sexe des choses qui sont présente chez les deux.
En fin de compte, ça revient à supprimer la troisième définition, culturelle, celle des affectations de genres, correspondant à un modèle rendu illégitime et périmé par la réalité.

Ces repères sont là, il suffit qu’ils s’imprègnent dans les mentalités.
Reste donc aux défenseurs des théories de « dévirilisation des hommes » et autres nostalgiques du patriarcat de savoir s’ils veulent rester un bande de tocards ridicules ou s’ils préfèreraient se trouver une place légitime dans un système ayant des visées égalitaristes entre les sexes.

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Du non-choix et de la liberté d’expression?

10 janvier 2011 à 16:58 | Publié dans Penthésilée | 2 commentaires
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Concernant la liberté d’expression, on nous place souvent cette phrase attribuée à Voltaire:
(bien qu’elle n’ai jamais été prouvée être de lui, mais c’est un autre débat…)
Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire.
Elle est même donnée comme sujet de philo ou de français, mais au delà de l’aspect littéraire, quelles sont réellement les implications de cette phrase?
Mais pourquoi je parle de ça?
Tout simplement parce qu’en ce moment j’entends ou lis de plus en plus émettre quelques idées:
  • A cause des féministes, on ne peut plus rien dire sur les femmes.
  • Idem sur les homos et les personnes de couleur.
  • Il y a une oppression de la pensée de la par des lobbies féministes, gays, antiracistes,…
  • On devrait pouvoir parler de tout sans que ce soit tout de suite le scandale ou l’opprobre.
  • Il y a une dictature de la bien-pensance anti-discriminations.
Etrangement, les mêmes personnes qui émettent ce genre d’idées sont clairement dans l’optique de décrier les avancées sur les droits et le respects aux personnes, concernant les populations sujettes à discriminations.
Alors disons le clairement, ce qui est réellement regretté n’est rien d’autre que l’époque où on ne risquait rien à tenir des propos ouvertement discriminants, incitant à la discrimination ou péjoratifs sur ces populations de manière arbitraire.
Le non-choix
Ce que j’appelle ici le non-choix, ce sont toutes ces caractéristiques qui relèvent d’une personne, qu’elle n’a pas choisies et sur lesquelles elle ne peut changer hors artifices.
Une femme n’a pas choisi d’être une femme.
Un homo n’a pas choisi d’être homo.
Un noir n’a pas choisi d’être noir.
Un handicapé n’a pas choisi d’être handicapé.
etc…

Là-dessus, un esprit tordu pourra des exceptions comme les cas des mutilations volontaires, des transsexuels ou je ne sais, mais ça représente quelle proportion de population? Quant aux trans, ils sont sujets à des discriminations spécifiques aussi.
De là, que peut on dire sur une catégories de personnes par rapport à un non-choix?
Restons sur l’histoire qu’on ne puisse plus rien dire sur les femmes à cause des féministes dans un premier temps, par exemple…
Rappelons quand même ce qu’est une femme selon son acceptation la plus courante:
être humain adulte de sexe féminin
Partant de cette définition, qu’y aurait il à en dire en dehors d’aspects biologiques? Quel rapport alors les féministes? Seraient elles de démoniaques généticiennes ayant apporté de terribles mutations les transformant en êtres assoiffés de sang?
Bien évidemment, non, mais ce n’est pas ça le sujet qui intéresse ceux ceux qui réclament cette totales liberté d’expression, ce sont les femmes sur leur aspect social, et là effectivement, les féministes ont changé beaucoup de choses. Ce qu’elles ont réclamé (et réclament encore), c’est l’égale considération des hommes et des femmes, le même droit au respect et que les législations évoluent pour qu’aucun des deux sexes soit discriminé face à la loi et la société civile.

C’est là que ça dérange ceux qui voudrait qu’on puisse tout dire et que le résultat des actions des féministes leur pose un problème: Les femmes supportent de moins en moins (et certaines plus du tout) les propos dégradants, infériorisants, infantilisants ou autres discriminatoires les concernant. La loi a évolué dans le sens de garantir tout ceci, même si tout n’est pas fini et qu’il y a de graves lacunes dans leur mise en application.

Alors quand ils abordent leur credo sous l’angle que ce serait une forme d’oppression:
Où est l’oppression dans le refus de la discrimination?
Où est l’oppression dans le refus de l’infériorisation?
Où est l’oppression dans le refus du dénigrement?
Où est l’oppression dans le refus de l’objétisation?
Où est l’oppression dans le refus de l’arbitraire?
Où est l’oppression dans le fait de réclamer que les Droits Humains s’appliquent pleinement aux femmes? Car rappelons encore la définition courante: être humain adulte de sexe féminin.

En partant de ce principe d’égalité fondamentale, que pourrait on dire sur elles, êtres humains adultes de sexe féminin, qui ne soit pas du terme de l’arbitraire ou du discriminatoire que la loi empêcherait et soit imputable aux féministes?
La logique de ce que j’ai développé sur le sujet des femmes peut parfaitement être mis en parallèle avec les autres non-choix.
Il y a pourtant une différence, c’est que les militants qui refusent les discriminations selon les autres principes de non-choix n’en sont pas tous arrivés au même stade d’évolution de la loi. La loi était arbitraire et discriminatoire envers les femmes, ne garantissait pas pleinement leurs droits d’un point de vue humain et certaines catégories humaines n’en bénéficient toujours pas. Quant à l’application de la loi, elle reste toujours aussi aléatoire et l’état ne semble pas toujours pas considérer l’égalité citoyenne comme un sujet important.
La loi n’a pas fait disparaitre les discriminations, elle les a juste rendues illégales.
L’impact des propos
C’est là où se situe toute la gravité de la chose, par leurs conséquences.
L’illustration que je vais prendre est grave, c’est le cas des jeunes homos, qui connaissent des taux de suicides généralement considéré comme 13 fois supérieur aux jeunes hétéros, on parle aussi de 5 à 20 fois plus selon les endroits. A ce niveau là, la précision du chiffre n’a plus aucune importance, c’est un carnage humain.
Idem pour les dépressions.

Vous connaissez déjà la conclusion: ces propos tuent et détruisent des vies.
En s’exprimant, ils s’ancrent encore plus, se banalisent, se propagent.
Ca commence par le fait de tout ce qu’on peut entendre dans son entourage proche, familial, amical, scolaire, etc…
Avant même de commencer à parler de coming-out, on voit, on entend.
D’ailleurs, le coming-out est impossible pour certains, il sont déjà commencé à entendre des propos dans leur entourage, pour ceux-là, on leur a probablement même déjà demandé de les approuver. Ca serait même un sujet par lui-même…

Toujours in the closet, on peut entendre des tas de choses qu’on va prendre pour soi, parce que ça vient de partout.
Les homos sont des dégénérés, des anormaux, des pervers, des malades mentaux, de potentiels pédophiles. Il y a les regards, les insultes, les railleries, les rejets de ceux qui sont déjà out, ça n’incite pas à faire pareil.
Quand un garçon entend d’un entraineur de foot ou autre sport « Vous n’êtes pas des pédés, il n’y a pas de tafioles ici! », qu’est ce que ça lui renvoie comme image de lui?
Et on pourrait encore continuer la liste longtemps…

Une fois out, c’est pire, parce que c’est vers nous que c’est dirigé, si on avait loupé l’épisode précédent, il y en a qui se chargent de bien faire rattraper depuis le début de la série. Il y a des tas d’autres choses qui arrivent en plus qu’on ne soupçonnait même pas…
Pour les garçons, ce sont les violences physiques en plus. Pour les filles, ce sont les quasi-menaces de viol, quand cela n’arrive tout simplement pas, la ‘drague’ de tous les dragueurs foireux avides de triolisme et nourris au porno foireux qui présentent les lesbiennes comme n’attendant que LE mÂle, les avances sexuelles explicites de gars qu’on ne connait même pas qui ont juste entendu parler de toi, et tous ces tarés qui croient être capables de te faire revenir vers l’hétérosexualité et te considèrent comme un trophée, et tant d’autres choses encore…
Il y a les réactions débiles des autres aux vestiaires après le sport.
Et ça n’arrête pas… Quand c’est fini, on sait que ça reviendra encore…

Quand tu regarde la télé aujourd’hui, ah oui, c’est simple, ça finit souvent bien pour les homos, mais ce n’est pas ta réalité. D’ailleurs, quelle est ta réalité?
Avec tout ce que tu entends sur ce que tu es censée être, le fait que tu ne comprennes pas tout ça qui tombe sur toi.

Et le pape aussi s’y met à condamner les homos, des leaders politiques aussi, des chanteurs de rap, et encore une horde d’imbéciles prônant un ensemble de pseudo-valeurs, et ça n’en finit toujours pas…

Voilà ce que ce prend un ado en pleine poire à longueur de temps.
Mais tu exagères, Roxane, ce n’est pas à ce point là…
Pour certains, c’est pire, comme j’écrivais, la liste est longue et ce n’est pas exclusif. Surtout, je rappelle que je parle d’ados qui ne sont pas stabilisés par rapport à une homosexualité qu’ils ne comprennent pas forcément, qu’ils sont en plein questionnement personnel.
Pour le quidam moyen, ces propos ne le touchent pas personnellement; pour l’homo moyen, ils ont été si souvent entendus qu’une carapace s’est faite, mais celle-ci n’est pas complète, on en prend quand même; le jeune homo n’a pas encore cette carapace et ce sont autant de blessures qui touchent directement son estime de soi.

A un moment, ça ne peut plus se gérer, et là, ça part en live, pêtage de plombs, dépression, suicide ou autre.
J’ai illustré par ce cas, les axes sont différents pour les autres discriminations, les impacts sont différents, mais ils ont aussi des conséquences bien réelles sur la vie des individus devant subir ces propos, voire harcèlements.

Mais c’est propre aux homos…
Ah?
Et les jeunes filles?
C’est vrai qu’on s’épanouit bien mieux quand on a des tas de clichés d’affectations de genre….
C’est vrai aussi pour celles qui ont de fortes contraintes culturelles…
Alors, nous ne sommes pas techniques quand ce n’est pas une sorte d’absence de logique ou d’intellectualité qui nous manque, nous sommes juste des hypersensibles.
On devrait aussi laisser assimiler que du fait de notre sexe nous sommes faibles et sottes?
Mais ce n’est pas grave, ce qui est important pour nous est de trouver un mari pour qu’il nous entretienne et qu’on lui fasse des enfants.
On est censées aussi accepter de plein droit que nous soyons objétisées et considérer normaux les propos rabaissants?
Youpi, on nous insulte toutes avec un propos misogyne et on doit rire en plus cet humour!
Voyons, nous devrions même être flattées quand on nous met la main au cul!

C’est encore pire quand on ajoute un facteur religieux.
Nous sommes toutes impures par nature! C’est d’ailleurs pour ça qu’on doit obéir et être soumises à nos pères, frères ou maris… C’est même eux-seuls qui décident ce qu’il doit se passer dans notre bas-ventre.
Mais c’est normal car nous sommes inférieures aux garçons. C’est Dieu, lui-même en personne, qui l’a décidé, dit, etc… et ce sera une catastrophe terrible si nous n’obéissons pas.
D’ailleurs, Dieu passe au moins une fois par semaine voir chaque croyant pour le lui rappeler, voire, il envoie des mails et passe à la télévision pour qu’on oublie pas…

Et il y a encore des tas d’autres types d’attentes et clichés culturels…
On est censées pleinement s’épanouir avec ça et le subissant?

Tout ces propos et idées participent à un travail de sape de l’estime de soi et de l’image de chacune, à la contrainte dans certaines cases parce que c’est ça qu’on attend de nous et qu’on n’est pas censées en sortir.
Voilà le genre de choses que peut se prendre une jeune fille et qui influencera aussi sa future vie de femme et que reçoivent les femmes régulièrement.
Tout les propos et idées que j’ai mis plus haut doivent ils participer au conditionnement? Est il normal que toutes ces condamnations de celles qui ne sont pas soumises à ces normes puissent servir de référence à la construction des autres?
Mais bien sûr, les féministes sont coupables, elles veulent briser cette logique et risqueraient d’abolir toute forme de patriarcat.
Ce sont vraiment des saloperies à vouloir faire cesser ces pressions sociales et ce conditionnement.

Il faut vraiment être tordu pour ne pas comprendre que la moitié de l’humanité en a marre de subir cette logique où elle est censée tout encaisser sans rien dire, même les pires comportements, insultes et bridages.
Alors oui, il est une bonne chose qu’on ne puisse plus nuire à la moitié de l’humanité ouvertement en toute légalité.
Quoi d’autre…
Oui… Bien sûr, les handicapés ont été d’ailleurs inventés juste pour ça…
Il est tout à fait normal de se moquer d’eux et railler leur handicap, voire faire montre d’un dégoût ostentatoire, ils sont spécialement été conçus pour être des monstres et n’ont aucun sentiment, ne ressentent rien…
Je crois qu’il est inutile que je continue sur d’autres propos et attitudes discriminatoires pour montrer en quoi ils sont nuisible, chaque population à discrimination adore s’en prendre plein la poire gratuitement de la part de ceux qui voudraient qu’au nom de la liberté d’expression on puisse tout faire, tout dire et même nuire sans que quiconque n’y voit de problèmes et surtout pas la justice…
Quelle dictature de ne pas pouvoir briser des vies comme on voudrait!
Des Droits Humains
Voici un point d’intox souvent utilisé par ceux qui voudraient cette totale liberté d’expression. Les plus tordus vont même jusqu’à invoquer la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et son article 19:
Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.
C’est le pompon!
Selon eux la DUDH leur permettrait d’exprimer toutes les idées et en particulier des propos à caractère discriminatoire ou arbitrairement disqualifiant envers une partie de la population. Si c’était le cas, ce serait scandaleux. Mais même si la DUDH mériterait quelques évolutions et aménagements, cette approche de l’article 19 est une fumisterie, parce que tant qu’à prendre à témoin la DUDH, autant la lire jusqu’au bout où l’article 30 prévoit:
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.
Hors les propos qu’ils entendent bien tenir et qu’ils ne peuvent actuellement pas selon notre législation sont bien « visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés » pour une autre tranche de population.

Le recours au droit à la liberté d’expression liées aux Droits Humains, dans ce cas tient bien de la fumisterie et du procédé rhétorique, afin de tenter de se légitimer sur cette déclaration qui finalement dénonce le procédé.
Conclusion
On se retrouve face à un phénomène de rétrograde quant à la dignité humaine.
Qu’on ne se leurre pas, ceux qui réclament ce droit à pouvoir exprimer toutes les idées ne sont en aucun cas des défenseur de la liberté d’expression ou des droits humains, leur réel but est de pouvoir exprimer des idées réductrices sur des personnes sur des éléments arbitraires.
C’est en fait réclamer le droit de pouvoir ouvertement exprimer leur sexisme, leur racisme, leur homophobie, etc… ou n’importe quelle idéologie discriminatoire.

Il a fallu de très longues années pour obtenir la reconnaissance de certains droits liés au respect des personnes, et là, ils veulent remettre tout ça en cause.
Mais derrière les propos, il y a de réelles conséquences bien réelles pour les individus de ces populations sujettes à discriminations, c’est indéniable. Au bout du compte, c’est réclamer un droit à de nuisance ou à briser des vies en toute impunité. Puant et inacceptable!

Bien évidemment, ceux qui expriment ce genre d’idées sont motivés par une logique de frustrations, voire de complexes. Mais ça ne justifie en rien qu’on leur permette de nuire à d’autres personnes dont le seul crime est d’avoir une particularité qu’ils n’ont pas choisi.
Et bien tant pis donc pour les frustrations et complexes des sexistes, racistes, homophobes, etc., ils devront apprendre à vivre avec, la dignité humaine est un principe qui doit rester prévalent.

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Nos si humaines lois « divines »

3 septembre 2010 à 22:30 | Publié dans Circé, Penthésilée | Un commentaire
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Au départ de cet article, il y a la lecture du blog d’un ami et le début de la rédaction d’un commentaire:
1 – 1 = 0 ; 3 000 + 999 999 = 1
Mais me voyant si créatrice, j’ai décidé d’en faire plutôt un article en soi. Le lire vous permettrait de mieux comprendre le contexte.

L’article de départ

(Si vous l’avez lu, pas la peine de lire ce paragraphe)
Il aborde les aspects dominateurs dans les religions monothéistes et leur nature à se vouloir universelles, uniques, considérant toutes les autres approches religieuses comme fausses et impies. Par voie de conséquences, ça les pose en tant que rivales entre elles et toute autre forme de spiritualité.
De là, l’article part sur une comparaison avec les approches polythéistes et sur les différences que cela apporte dans l’organisation sociale humaine.
Sérieusement vous ne voulez pas le lire? C’est intéressant et vous permettrait de mieux comprendre le point de départ de ma réflexion.

Mon « commentaire »

Cependant, ce n’est pas le fait que ce soit un monothéisme ou les préceptes divins qui posent le vrai problème, ce sont plutôt des garants /gardiens /défenseurs /zélateurs de la foi qui le sont. Le fait de cette unicité divine ne fait que poser les dispositions à ne pas supporter la diversité et l’alternative, mais n’est pas suffisante en soi, il faut la complicité humaine que constituent les clergés et leur soif de pouvoir.
Ne nous y trompons pas, leurs principaux objectifs restent bassement humaines, et comme il est si simple pour eux de procéder à une usurpation divine, ils ne s’en gênent pas.

Il faut vraiment être un simplet pour croire qu’un livre saint puisse contenir les paroles d’un dieu. Un patriarche ancien, un prophète, même un messie, ne sont au final que des humains, même inspirés par un dieu, ils n’en restent pas moins des humains avec une culture dans laquelle ils ont grandi, des schémas culturels, etc….
Toujours pour parler de ces prophètes, si ils étaient si divins, ils seraient encore en vie, supportés par leur dieu et garants que cette volonté divine ne soit pas dévoyée. Leur si grande sagesse ou la si grande sagesse de leur dieu aurait permis de voir les détournements consécutifs et n’auraient pas laissé faire.
Il est amusant aussi de constater que la plupart des textes sacrés ont été rédigés longtemps après la mort des ces prophètes, alors que même les témoins de ses actes et même l’ensemble de ses compagnons et témoins d’époque ont été rattrapés par la mort.
Dès le départ, tout ça nage dans une hypocrisie crasse, clergés en tête!

De l’origine des lois

Dans les religions païennes et dans l’hellénisme en particulier, les ‘commandements divins’ sur les mortels sont plus que rares et même leur authenticité est suspecte.
Par exemple, ce ne sont pas les hommes qui sont interdits d’avoir le feu, mais les immortels sont interdits de leur donner et ce sera Prométhée qui paiera les pots cassés.
Si les immortels ont un grief sur un mortel ou un comportement, ils règlent le problème eux mêmes; ils ne laissent pas des lois directement aux humains, et surtout pas la consigne d’en faire appliquer en leur nom.
Aussi, l’ensemble des lois dans le monde hellénique sont des lois humaines, même celles concernant l’asébeia (absence de piété), la dyssébeia (manquement à la piété) ou l’hybris (excès). C’est d’ailleurs pour asébeia que fut condamné à mort Socrate, mais il s’agissait de lois humaines liées au respect des règles du culte au sein d’Athènes. Même si à Sparte, la Grande Rhêtra (lois constitutionnelles de Sparte) fut validée par l’oracle d’Apollon à Delphes, ce fut bien Lycurgue qui la rédigea; de même, elle pouvait changer, ce n’était que pour les temps à venir qu’elle était validée, pas ad vitam eternam, elle pouvait à tout moment être invalidée ou modifiée, avec ou sans oracle.
On retrouve ça aussi dans le fait qu’aucun ouvrage ne soit considéré comme sacré ou saint, ce ne sont que des productions de mortels, exprimant leur compréhension du Sacré ou du Divin.

L’inconvénient d’une loi marquée dans un texte sacré, c’est justement qu’elle y soit, même si elle n’est plus adéquate, qu’elle devienne stupide par rapport à la réalité de la société ou du monde du moment, elle reste là. On ne peut toucher à un livre saint, le réécrire, le corriger, au mieux, le clergé peut décider unilatéralement qu’ils ont eu l’illumination divine qu’il n’y avait plus à obéir à un point précis… Et là encore, on s’aperçoit que leurs illuminations sont très orientées…
Une fois de plus je l’écris, hypocrisie ! On trouvera donc des intransigeances sur certains sujets, mais des abrogations sur le fait de tenir d’autres choses.

Pour prendre par exemple le cas du Lévitique, le christianisme à ‘oublié’ les passages concernant l’abomination que constitue la consommation du porc, du lièvre, de ce qui vient de l’eau et n’a pas d’écailles (comme les poulpes, les fruits de mer, etc…), oubliées aussi les obligations liées au fait de côtoyer des femmes quand elles ont leurs règles, mais par contre, concernant l’homosexualité, ça il n’y a qu’à voir les positions actuelles du Vatican ou de nombre d’églises évangélistes pour voir que ça n’a changé, de même que les rabbins n’ont pas envie de sacrifier à longueur de temps des animaux pour purifier des femmes, tout comme étrangement, sont oubliées les interdictions d’imperfections physiques chez les prêtres… Hypocrisie !
Hypocrisie encore dans le bouddhisme avec le statut de la femme, étrangement, il est différent pour celles qui sont de pays où le bouddhisme est une religion culturellement implantée et les nouvelles converties occidentales qui ne sont pas tenues/confrontées aux mêmes humiliations…

Toujours a chapitre ‘origines de ces lois’, on s’aperçoit aussi que l’ensemble des prophètes sont des hommes, et étrangement, dans ces recueils de lois divines, le statut de la femme est bien piètre. Déjà, c’est à peine si les prophètes s’adressent à elles (leur dieu ne daigne même pas le faire…) en dehors du fait de rester soumises à leur père ou leur époux. Quant à leur accès aux fonctions cléricales, il ne faut pas plaisanter avec ça, elles pourraient les aménager de manière à modérer le patriarcat, ça serait un crime de lèse-clergé!

Même si on prend une cité clairement misogyne comme Athènes, où l’éducation des filles ne consistaient qu’à être des animaux responsables du bien-être de l’homme, où elles étaient mariées à 15 ans, il s’agissait de lois de la cité, pas de lois divines. On y aurait, de même, pas apprécié un prophète s’arrogeant le droit divin de s’envoyer en l’air avec sa épouse âgée de 9 ans…

Pour ce qui est du patriarchisme divin, OK, l’atonisme fait peut-être exception, car Aton n’est pas affecté à un sexe particulier, mais cela reste une exception liée à ce détail.
Bien que je m’éloigne un peu du sujet, une autre exception est cette dérive récente de la wicca qui a tourné au monothéisme féminin. Outre son non-sens d’un point de vue de ses bases historiques et culturelles, on y retrouve ces principes de ne pouvoir supporter la diversité, même si cela prêtant comprendre la multitude des cultures. Etrangement, on y retrouve aussi cette prétention universelle décrite dans l’article, et la tolérance des autres approches religieuses y est toute aussi nulle, comme le montre l’incident que j’ai rapporté dans « Quand les cruchopaïennes insultent les déesses et les païennes… », en voulant rendre leur tambouille universelle en incorporant toutes les cultures, elles en sont arrivé à devenir méprisantes pour chacune. La supercherie suprémaciste divine n’est donc pas une exclusivité masculine.

De la volonté divine

Il y a une énorme différence entre chercher les auspices pour une loi et s’arroger le droit d’émettre une loi sous prétexte de volonté divine.

D’abord, comme déjà écrit, les auspices ne sont valables que pour les temps qui suivent, la situation peut changer et si des auspices étaient fait sur une proposition divergente, mais plus adaptée, ils pourraient être positifs à ce changement. De même, des auspices sont interprétés et peuvent être sujets à mauvaise interprétation.

Pour reprendre l’illustration du devin Calchas que j’avais déjà abordé sur mon article sur Artémis, sa compréhension de base est juste, mais la compréhension de la réelle volonté divine est fausse.
En gros, pour ce qui ne connaissent pas ce passage de l’Iliade, la flotte grecque est bloquée par des tempêtes et ne peut appareiller pour aller guerroyer contre Troie. Le devin Calchas détermine qu’Artémis est à l’origine de ces tempêtes, car le roi Agamemnon l’a offensée en prétendant être meilleur chasseur qu’elle. Pour libérer la flotte grecque, il doit lui offrir en sacrifice sa fille Iphigénie. Après bien des magouilles pour faire venir Iphigénie à l’autel de sacrifice, au moment de la sacrifier, Artémis intervient pour la sauver et l’emmène dans un de ses temples où elle sera prêtresse.
Artémis voulait qu’Agamemnon lui sacrifie bien sa fille effectivement, pas comme victime sanglante, mais comme un don expiatoire. Iphigénie y gagne même dans l’affaire. Calchas (qui aura d’autres mauvaises interprétations) a comprit certains aspects de la volonté d’Artémis, mais pas la réelle nature de celle-ci, ni le but profond.

Si même avec la considération du cadre oraculaire, il y a des incertitudes sur la volonté divine, qu’est ce que c’est quand on ne prend pas en compte ce paramètre…

Mais revenons un peu sur la définition de savoir ce qu’est un dieu… Globalement, on retrouve globale qu’il s’agit d’une entité supérieure aux humains. Alors comment un humain pourrait il comprendre ce que pourrait être la volonté d’un dieu? Il est déjà difficile de se comprendre entre humain, mais comment comprendre avec certitude la volonté d’un être qui nous est différent, qui plus est supérieur?

De même, si on regarde les siècles d’évolution de l’Humanité, comment peut on croire qu’un être supérieur puisse ne pas vouloir changer dans sa volonté pour que celle-ci prenne de nouvelles direction vers de nouvelles évolutions. Accepter une telle chose reviendrait à dire que l’Humanité a des siècles, voire des millénaires d’avance sur dieu!!! C’est dément.
Là encore, les religions souples, s’adaptant dans leur compréhension du Divin sont moins sujettes à une telle absurdité, leurs adeptes s’adaptent et s’actualisent en permanence, ils ne sont pas bloqués par des lois divines, leurs lois sociales étant humaines.

Il y a même des moment où la supercherie devient ridicule.
L’illustration flagrante est quand on regarde sur les loi concernant les codes vestimentaires féminins, il n’y a pas 36 solutions, il y a juste une alternative obligatoire:

  • Soit on a un dieu suffisamment futile pour s’intéresser de près à la mode vestimentaire féminine
  • Soit il y a une usurpation de la volonté divine avec dessein d’émetteurs humains de ces lois

D’après vous quelle proposition est la plus crédible?

Au bout du compte, on peut légitimement se demander les réelles motivations à vouloir croire en ces règles.
Elles peuvent être multiples.
En voilà quelques unes: la peur superstitieuse, la volonté de garder une position avantageuse par ‘droit divin’, le manque de moyens de réflexion, l’absence d’autres références pour comparaison, le conditionnement dès le plus jeune âge à accepter leur aspect divin, la peur de perdre un certain confort intellectuel qu’elles apportent, la peur de transgresser le modèle social, la stupidité, etc…. la liste est longue…

Suprémacisme

Au bout du compte, ce n’est pas tant qu’une religion soit monothéiste ou polythéiste, d’un livre ou païenne qui compte, mais c’est la manière dont elle se place dans la société humaine.
Ces variantes peuvent effectivement prédisposer certains comportements humains vis à vis d’elles ou peuvent être des conséquences de l’exploitation que veulent en faire une minorité dominatrice.

Cependant, cela peut représenter un besoin pour un clergé dominant détenteur de la vérité divine absolue. On peut même en comprendre quelques rouages et certaines dominations trouvent leurs explications.

Un des premier point est de considérer que ces fameuses lois divines sont indispensables pour ce genre de clergé exclusif à divinité unique et exclusive. Pour faire un parallèle législatif, elle définissent un contexte constitutionnel pour les lois humaines. Cet ensemble constitutionnel a pour vocation de maintenir cette position dominante du clergé sur l’ensemble de la société. Le fait que les lois humaines ne puissent en sortir sous peine d’accusation d’hérésie pour ceux qui oseraient les promulguer, maintient tout le système.
On remarquera que cela est aussi imposé comme correspondant à une forme de morale/moralité afin de condamner socialement ceux qui ne les respecteraient pas. Il est immoral d’être une femme indépendante, homosexuel(le), païen, athée, d’une autre religion, insoumis au clergé, de ne pas défendre le clergé et les prophètes, etc. …
On me répondra que c’est la même chose dans d’autres sociétés, à un détail près, encore une fois, ce n’est pas sous caution divine, mais humaine. C’est une énorme différence, car cela permet une libéralisation ou une restriction selon les évolution de la civilisation, ainsi, dans nos société occidentales, les évolutions des droits des femmes, des lgbt, la liberté de conscience n’ont pas provoqué la destruction de l’Europe avec un dieu descendant de son nuage pour tous nous transformer en statues de sel.
Et tant qu’à faire, ces lois divines constitutionnelles sont même données pour être des lois naturelles (voir Argument de naturalité / contre-naturalité), histoire de ne pas être contestées. Elles sont d’ailleurs si naturelles que l’histoire nous montre que lors de la diffusion de ces religions, ces lois ont dû être imposées par la guerre, les conversions forcées et l’oppression des peuples qui ne les connaissaient pas.

Mais pour arriver à imposer ces énormités de lois divines, il faut un conditionnement.
Là encore, l’histoire le montre bien, quand il commence à y avoir une faille, comme lors de la révolution française, ce genre de systèmes craque progressivement, car l’unicité divine ne s’impose plus à l’ensemble de la société et les idées de liberté se diffusent. Des reprises en main violentes peuvent avoir lieu à ces moments, comme on peut le voir actuellement en Iran.

Alors du côté du conditionnement…

On va dire que j’y reviens toujours, mais un maillon clé se trouve dans… …les femmes !
Pour qu’un patriarcat se maintienne tranquillement, il faut que celles-ci soient soumises, mais ce n’est pas suffisant, il faut qu’elles soient non seulement actrice de cette soumission, mais facteur de transmission de celle-ci. Cela ne concerne pas uniquement du conditionnement des filles, futures femmes à être soumises, elles doivent aussi conditionner les garçons.
Dans un modèle patriarcal fort, en tant qu’animaux domestiques par définition, elles ont en charge de s’occuper des enfants. Ce sont donc les premières actrices à apporter les bases de soumission et à devoir limiter les enfants dans leurs possibilités. Sans leur participation, les codes sociaux arbitraires ne pourraient se perpétuer correctement, mais surtout la reconnaissance de l’autorité divine serait moins imprégnée.
Là, il aussi à remarquer que dans tous les systèmes patriarcaux, l’éducation des femmes est limitée et sous extrême contrôle, il ne s’agirait pas qu’elles en viennent à réfléchir et s’apercevoir de la réalité du contexte dans lequel elles sont et le contestent.
On retrouve donc les schémas ‘traditionnels’ imposés aux femmes qui en plus de devoir être pour leurs maris de bonnes esclaves épouses, doivent être de bonnes mères respectant certains critères de transmission de ces valeurs. Le vice de ces schémas allant jusqu’à la culpabilisation de l’échec et la glorification dans la réussite de l’application de ses méthodes totalitaires. Une épouse soumise et ayant bien éduqué ses enfants est respectable, alors qu’une qui tiendrait tête ou ait transmis des idées perverses serait une dépravée.

L’autre maillon se situe sur les grands dirigeants.
Eux aussi doivent se porter comme élément de transition entre le clergé et les profanes, servir de bras armé et garde-chiourme.
L’utilité est multiple. Machiavel y aurait vu un dégagement en cas de désapprobation par le bas. Si le peuple n’est pas content, il reprochera ça aux dirigeants pas aux religieux. C’est pour cette raison qu’il est important que le pouvoir temporel soit ‘de droit divin’ pour la caution religieuse, mais pas ‘divin’ car le clergé se le réserve et peut se désengager en cas de soucis avec un dirigeant.
Leur principal rôle est de respecter cette constitution divine dans l’établissement des lois humaines. Ceux qui ne respecteraient pas les lois temporelles en accord avec les divines se trouverait donc en position d’opposition au pouvoir temporel en même temps qu’au clergé, ce sera donc les dirigeants qui s’occuperont de remettre de l’ordre et réguler la situation, sans que le clergé n’ai à faire quoi que ce soit à part souffler à l’oreille du dirigeant.
Il n’y a qu’à voir ce qu’il s’est passé lors des guerres de religions qui ont déchiré l’Europe, mais aussi toutes les interventions cléricales lors des évolutions de société pour sortir de la constitution divine.

C’est évident, mais tout cela impose donc une structure très hiérarchisée dans les relations humaines et des relations de pouvoir dominant-dominé naturellement divine selon la hiérarchie:

  • le clergé /le pouvoir religieux
  • les dirigeants temporels
  • les hommes
  • les femmes

Toute variation est hérétique.

Dans les faits, on retrouve ça dans le judaïsme, le christianisme, l’islam et le bouddhisme.

Là, on pourrait me dire qu’on le retrouve dans d’autres contextes, mais ce n’est pas sous caution religieuse, uniquement humaine. Comme la variation ne serait pas une hérésie, celle-ci est possible et les évolutions sociétales sont possibles.

Je ne résiste pas à citer un dicton tibétain illustrant la chose pour terminer:

Si tu veux un maître, fais de ton fils un moine.
Si tu veux une servante, fais de ta fille une nonne.
Ma conclusion

Nom d’un chien, qu’est ce qu’on est mieux dans un état laïc !
Ce n’est pas encore tout à fait au point et on s’empêtre encore avec certains passifs hérités du temps où ce n’était pas le cas, mais il faut aller jusqu’au bout et ramener définitivement la religion dans la sphère privée et hors de la cité pour le bien public.

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Ma petite visite de la blogosphère catholique ‘traditionaliste’…

13 juillet 2010 à 09:10 | Publié dans Penthésilée, Z'inclassables | 65 commentaires
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J’ai mené ma petite observation de la blogosphére catholique traditionaliste, quelques uns un peu au hasard, mais quel cloaque puant !
C’est fou toute la haine et les frustrations qui s’y expriment, le tout dans un climat de paranoïa.

J’en ai parcouru quelques uns, j’en ai trouvé diverses variantes dans leurs « touches personnelles », mais globalement la logique que je vais développer ici est respectée de manière plus ou moins marquée, mais de toutes façons marquée très fortement quand même.

Rares sont ceux qui n’entrent pas dans cette démence.

Je resterai assez superficielle et n’entrerai pas dans les détails de manière trop avancée, chaque sujet pouvant donner lieu à un chapitre complet dans un livre. C’est un article déjà assez long comme ça…

Alors quels seraient les coupables de tout ce qui ne va pas dans le monde:
  • Les juifs
  • Les sioniste
  • Les franc-maçons
  • Les homosexuels
  • Les féministes
  • Les gauchistes
  • L’islam et les musulmans
  • La démocratie
  • La révolution française
  • Le mélange ethnique
  • Les satanistes (Tous ceux qui écoutent du Metal sont forcément satanistes…)
  • Les catholiques modernistes (qu’ils ne considèrent pas pour être des catholiques d’ailleurs.)
  • Tous ceux qui ne pensent pas comme eux…

Ils idéalisent le cardinal Lefèbvre et la fraternité sacerdotale saint Pie X, estimant que Vatican II était une lourde faute et que de nombreux papes se sont fourvoyés. Même le pape Ratzinger est parfois critiqué pour être conciliaire.

Quand je parlais de paranoïa, cela va plus loin que les théories conspirationnistes classiques, ils voient de la cathophobie partout.
  • Un nouveau scandale lié à la pédophilie au sein église: c’est forcément pour nuire à l’ECR et au pape, c’est cathophobe. A les en croire, c’est presque ces salauds de gamins qui tentent les prêtres.
  • Un kiss-in lgbt pour dénoncer des propos insultants du Vatican sur les lgbt: ce sont forcément des extrémistes sodomites cathophobes. A noter l’emploi du terme ‘sodomites’ car evidemment, les lesbiennes, ça n’existe pas, c’est même des fois à ce demander si les femmes existent, mais c’est un autre sujet…
  • Le Hellfest, un festival de Metal, c’est satanique, un appel à tuer les prêtres, il y a des messes noires, tout le monde est drogué, il n’y a que des dégénérés, c’est cathophobe. Mais ça serait normal, parce que pour beaucoup d’entre eux, ça serait organiser par des juifs… A n’en pas douter, c’est grâce à leusr prières que cette année, il n’y a pas eu de sacrifices de prêtres, d’églises brûlées de vierges offertes à Satan malgré les 65000 festivaliers… (Il n’y en a jamais eu pour ce festival avant, mais ce n’est pas grave…)

Mais évidemment, comme il leur faut s’inventer un commanditaire à tout ça, parce jamais personne n’a quoique ce soit à reprocher à une si sainte institution qu’est l’église sans avoir été poussé par: les juifs! Parfois les franc-maçons.

Antisémitisme à tous les étages…

Il y a une obsession à voir des juifs et des sionistes partout qui veulent leur nuire et prendre le pouvoir sur le monde.
Derrières les luttes pour les droits des femmes et lgbt, ils imaginent encore une manipulation sioniste. D’ailleurs, je ne sais pas selon quel raisonnement de malade, certains vont même jusqu’à imaginer que les juifs veulent déviriliser les hommes et asexuer les femmes pour les rendre tous homos…
L’aspect obsessionnel de voir des juifs et des sionistes partout donne en plus de toute leur haine exprimée, une réelle impression de folie furieuse.

Vous n’êtes pas d’accord avec eux, c’est que vous êtes juif, sioniste, à leur service en faisant parti du système, ‘dans la matrice’ (si, si, j’ai trouvé l’expression), vous adorez Satan, ça c’est dans le meilleur des cas, car vous pouvez vous prendre aussi des menaces ou des volées d’insultes.

Quand au révisionnisme, ça serait forcément la vérité, car la Shoah n’a jamais existé selon eux, ça serait juste une invention des juifs qui entre dans leur complot contre le reste de l’Humanité… D’ailleurs, nous avons là des adorateurs de l’évêque Richard Williamson (voir un article externe), qui avait défrayé la chronique par son révisionniste ouvert lors de sa réintégration par le pape Joseph Ratzinger.

Alors on peut lire aussi que les juifs sont des adorateurs de Satan…

Il y en a même qui inventent toutes sortes de légitimités bibliques à leur antisémitisme par un tour de passe-passe.

De la méconnaissance des textes, de leur détournement et de la mécréance

On pourrait se dire que des « traditionalistes » connaissent par coeur leur religion, c’est tout le contraire!

On trouve de tout! Il y a:

  • ceux qui n’y connaissent rien et ne se basent que de ce qu’ils ont appris des autres
  • ceux qui inventent des versets (sans jamais donner de références)
  • ceux qui les déforment pour les faire coller à leurs idées
  • ceux qui les citent partiellement ou hors de leur contexte précis afin d’en détourner le sens
  • ceux qui déclinent volontairement le sens des mots pour tendre vers une compréhension à leur convenance
  • ceux qui occultent les versets qui ne leur conviennent pas
  • ceux qui retirent l’ancien testament carrément…
  • ceux qui croient que les écrits de quelques illuminés sont aussi paroles d’évangiles

Quand je parlais de mécréance, cela prend donc divers aspect.

Rien que le fait de la manipulation des textes est déjà une trahison de la foi, si en plus on ajoute le fait de détourner des textes pour faire passer ses idées personnelles, on est encore plus dedans.
Au bout du compte, ils cherchent plus à donner une légitimité religieuse à leurs idées, indépendamment de toute foi.
On trouveras donc tout naturellement des détenteurs de la volonté divine, parce que leur dieu ne pourrait qu’être d’accord avec eux…
On noteras aussi des arguments du type « On pense comme ça parce que nous sommes catholiques. » et stop, aucune argumentation, c’est suffisant. Il n’y a aucun support derrière en dehors parfois de quelques divagations d’hommes d’église, mais aucun argument faisant référence au Sacré de manière construite.
En cela, on a un bon indicateur qu’il ne s’agit pas de motivations religieuses.

Lâcheté spirituelle

Pour ce qui est de la lâcheté spirituelle, j’entends par là du fait de se cacher derrière la bible pour unique argumentation sur divers sujets.
Illustration:
Les homos, c’est une abomination parce que c’est marqué dans la bible et voilà, pas la peine de se demander qui ils sont, ils peuvent être homophobe en toute tranquillité de conscience « parce que c’est marqué dans la bible ». Il est même marqué qu’il faut les tuer, donc pas de soucis à les insulter, leur nuire ou faire des appels au meurtre les concernant.
Ca peut paraitre débile et primaire, pourtant j’ai souvent eu l’occasion de lire cette logique concernant plusieurs sujet et j’ai aussi réellement vu des commentaires relevant de l’appel au meurtre concernant diverses catégories humaines.

Un élément flagrant est la fuite absolue de toute tentative de mise en situation concrète et de réflexion qui pourrait montrer une réalité ne correspondant pas aux préjugés qu’ils ont. Cet esquive est motivée par une peur d’être mis en position de remettre les « règles » en question. La faiblesse de leur convictions n’est donc protégée que par leur lâcheté à regarder la réalité de ce qu’ils critiquent.
Ces esquives se font par un silence total en attendant une occasion de passer à autre chose, une citation sans rapport direct, noyer le poisson en passant à autre chose, une esquive rhétorique voyante pour les plus subtils.
Cependant, jamais ils ne répondront d’à-propos à une question pratique gênante qui montrerait la futilité de leurs raisonnements ou de leurs argumentaires.
Pour les rares qui ont vraiment la foi, ça va même jusqu’à craindre que cela puisse remettre leurs convictions en cause.

Du racisme

Ce n’est pas généralisé, mais courant. Toujours est il que ceux qui ne sont pas racistes ne réagissent pas face à des propos qui le sont ouvertement.

Comme toujours, on trouve les deux formes classiques:
– Le racisme primaire
– Le racisme hypocrite

Pour le primaire, c’est celui que tout le monde connait, pas la peine de le présenter.

Ce que j’appelle le racisme hypocrite est ce que les identitaires appellent le « racialisme ». Chaque ethnie doit rester entre elle, « pure », pas de métissage. On notera au passage que le délire à propos de l’existence d’une volonté délibérée de métissage est un de leur fantasmes. C’est du racisme quand même, par notion de “préservation de la race”. Le fait des couples inter-ethniques n’est pas basé sur une volonté de métissage, mais juste d’amour entre deux personnes d’ethnies différentes. Aussi condamner ces couples basés sur les sentiments pour une raison purement ethnique est bien du racisme.

Les femmes…

Que dire en dehors qu’ils font l’apologie d’un patriarcat extrêmement fort?
Et bien il y en a des tonnes à dire quand même.

Dès le départ, le contrôle de toute activité des femmes, mêmes à des niveaux intimes est une évidence.
Une femme doit être formée pour être au service de son foyer et n’a pas besoin d’apprendre autre chose. Le nabot Williamson est d’ailleurs mis en éloge là-dessus.

On noteras aussi que les blogs qui ont des commentaires ouverts et peu modérés, il y a peu de femmes qui s’expriment en dehors de détractrices.
Le cathos tradis semble avoir peu de femelles expressives…

Anti-IVG

On remarquera bien évidemment la tendance anti-ivg sous sa forme la plus distordue. Une fois de plus, un petit coup d’antisémitisme à la volée, Simone Veil étant juive, ils ne pouvaient que sauter là-dessus avec des accusation absurde d’une volonté de nuire aux non-juifs avec la loi à laquelle elle a permis de voir le jour.

On retrouve aussi la classique déformation de ‘pro-choix’ en ‘pro-mort’ ou ‘pro-avortement’. Il faut vraiment être tordu pour ne pas comprendre que laisser le choix de l’avortement n’est en rien une revendication de son recours systématique. C’est un mode de pensée absolument binaire et sans la moindre réflexion, sans la moindre humanité, implacable, ne se posant pas de questions sur le fait de la situation humaine particulière et sur le fait que si une femme en arrive à la possibilité d’avorter, c’est que cela doit corresponde à une réalité difficile. Les femmes n’avortent pas juste pour le plaisir, c’est une décision lourde et un choix mûrement réfléchi par rapport à ce qu’elles vivent, mais cela ne les effleure même pas.

Ainsi, on trouve des supercheries et malhonnêtetés intellectuelles telles que:
« Vous voulez faire avorter les femmes. » ou
« Les juifs/sionistes/franc-maçons/féministes/… ont décidé que les femmes devaient avorter. ».
IVG = Interruption Volontaire de Grossesse.
Les notions de “choix” ou de “volontaire” ou « possibilité » leur sont inconnues. Ils ne voient que par une logique binaire d’obligation-interdiction.
Cela reflète aussi autre chose: Une volonté d’éradication du libre arbitre et de la liberté de conscience.

Un autre de leurs arguments est que l’ivg est un « meurtre d’enfants ». Effet de manche foireux, l’avortement ne se pratique pas sur des enfants, mais sur des ovules fécondés, des embryons ou des foetus à peine formés, en aucun cas ceux-ci ne saurait être viables hors du corps de leur porteuse (Je n’utilise pas le terme de mère volontairement, car celui-ci impliquerait une acceptation de cette grossesse.). L’imagerie anti-ivg est d’ailleurs à ce titre en harmonie avec cette supercherie.

Mais cela entre dans un cadre plus vaste de contrôle de l’intimité féminine selon des principes patriarcaux inflexibles, la contraception étant aussi la cible de leurs attaques, de même que la disposition de chacune de sa vie sexuelle.

De la soumission des femmes…

Commençons par une citation biblique qui est un must:

Ephésiens 5.22 Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur; 5.23 car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. 5.24 Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses.

Bon, passons sur le fait que Paul de Tarse (auquel on doit ce passage) est un affabulateur complexé et haineux; démontrer ses supercheries et son profil psychologique frustré a suffisamment été fait pour que je ne m’y relance pas.

Nous avons donc dès le départ une relation déséquilibrée, l’homme aime sa femme et la femme lui est soumise… Il y a déjà de quoi se poser la question de savoir s’il s’agit réellement d’amour au sens du sentiment tel que nous l’entendons, de savoir ce que vient faire une logique de soumission avec une relation d’amour et quelle légitimité il y aurait à cette soumission. On retrouvera en France une étrange similarité dans le Code Napoléon quelques siècles plus tard.

Tout cela donne un patriarcat fort avec une pseudo-légitimité de volonté divine arbitraire.
C’était présent déjà dans l’ancien testament, maintenant, c’est officiellement renouvelé pour le christianisme, toujours sans la moindre justification.
Rien de mieux pour nos cathos tradis pour se planquer derrière ça pour justifier leur supériorité sur les femmes et légitimer leur vision patriarcale obscurantiste, sans jamais avoir à se justifier autrement qu’en se cachant derrière la bible une fois de plus.

La femme doit donc par « obligation divine » gentiment devenir une femme au foyer à s’occuper de son maître/mari, de sa progéniture et des tâches ménagères. C’est du moins comme ça qu’ils l’entendent.

On trouve aussi l’argument de naturalité / contre-naturalité concernant cette vision…

Ils sont aussi régulièrement scandalisés par les tenues féminines et du comportement de diverses chanteuses ou même des femmes en général qu’ils trouvent indécentes. Mais pour en être scandalisé… …ça veut dire qu’ils ont regardé quand même… …et ce qui les intéressait en particulier… (Qui a pensé à cette fameuse scène du Tartufe de Molière? Avouez!)

Bon, un petit bilan:
  • Soumission pour raison « divine » des femmes aux hommes
  • Cantonnement des femmes au foyer et aux aspects domestiques
  • Volonté de contrôle de leur mise personnelle et de leur comportement
  • Retrait de leur droit à maîtriser leur fécondité (point précédent)

On en arrive bien donc à une mise à disposition des femmes aux hommes selon un principe de propriété.
C’est même cohérent par rapport à ce qu’on trouve un peu tout au long de la bible par rapport aux moeurs des Hébreux antiques, ils ont confirmation ainsi de la légitimité de leurs vues.

Je reviendrai sur ce point de considération de soumission lors de ma conclusion générale…

Le féminisme

Alors elles, c’est des méchantes qui suivent selon leurs humeurs les plans de Satan ou des juifs pour corrompre la société.

Pas de chance pour eux, Olympe de Gouges était languedocienne et son rapport au judaïsme est nul.
Preuve supplémentaire de leur inculture flagrante et de leur auto-conditionnement, ils n’ont aucune idée des réelles origines et les noms de celles à qui nous devons les premiers remous leurs sont totalement inconnus.

C’est une véritable haine qu’ils vouent aux féministes, ce sont des femmes qui ont osé secouer le patriarcat, ont réussi à l’ébranler de manière durable et continuent à réclamer l’égalité de considération là où ce n’est toujours pas encore le cas.
Elles ont tenu tête aussi au christianisme et aux églises, on pourrait ainsi dire -tenu tête à Dieu-, voire lui ont mis une baffe, en brisant ses lois.
D’autres ont préféré partir sur une autre voie comme le très sérieux « Priez Dieu, elle vous exaucera! » ou le célèbre « Dieu est une lesbienne noire. ».

Bref, elle on osé s’attaquer à la supériorité « divine » masculine et à Dieu lui-même.

Aussi, ils accusent les féministes de:

  • Déviriliser les hommes
  • Asexualiser les femmes
  • Menacer la société en déstabilisant l’ordre de la famille
  • S’être attaquées au respect envers le chef de famille par son épouse et ses enfants
  • Avoir mis dans les mains du capitalisme (juif) les femmes comme main d’oeuvre moins chère, ce qui par voie de conséquence aurait diminué les salaires
  • Le fait que des femmes travaillent a mis au chômage des pères de famille et mis en danger des familles

Bref, ça revient à ce que j’ai dit plus haut, un sentiment de frustration en plus.
Ce qu’ils leur reprochent réellement est d’avoir détruit les artifices qui leur donnaient une supériorité sur les femmes pour leur simple sexe d’appartenance.

Deux points sont intéressants quand même:

  • Par rapport à la famille
    En clair, ils reprochent aux féministes d’avoir supprimer la position dominante masculine au sein de la famille et sa toute puissance. L’autorité n’est plus juste au mari, mais bien au couple. En quoi le fait que le couple décide intelligemment ensemble, plutôt que juste le mari, des décisions importantes serait un danger?
  • Par rapport au monde du travail
    Outre le fait que cela repose sur une incompréhension totale des mécanismes mis en jeu, car il y a de réels problèmes de justice sociale, mais pour lesquels les féministes n’y sont pour rien. Leur réel problème se situe à un autre niveau: l’indépendance financière des femmes et la mise en concurrence dans le domaine du travail. On en revient un peu au point précédent. Pour si preuve fallait, proposer la mise au foyer des hommes pour s’occuper du foyer et la femme qui travaille ne leur conviendrait pas et serait considéré comme une idée ‘satanique’.
    Une de leurs malhonnêtetés intellectuelles récurrentes est aussi de dire que les féministes sont contre les femmes au foyer, c’est faux, elles ne sont ni pour ni contre les hommes ou les femmes au foyer tant que ces décisions sont prises en totale liberté et sans la moindre contrainte arbitraire, chaque famille est un cas à part, c’est en fonction de la situation du ménage que chacun doit voir en accord avec son conjoint ce qu’il doit ou veut faire.
Homophobie ?

Certainement.
On en revient encore et encore avec le fait de se cacher derrière la bible pour ne pas assumer à titre personnel une chose.

Dès qu’il y a une actualité qui est en rapport avec l’homosexualité, c’est couru d’avance, ils la relaieront en la modifiant à leur sauce. et d’ailleurs, il y a quelques points très intéressants à ce niveau dans leur mode d’expression.

  • L’homosexualité n’est considérée par eux que sous l’angle de la sexualité, ils focalisent carrément dessus. Ils n’envisagent aucunement la moindre forme de sentiments amoureux entre deux personnes de même sexe.
  • L’emploi du terme ‘sodomite’ apparait bien plus souvent que n’importe quel autre terme lié à l’homosexualité, de même que des termes faisant exclusivement référence à l’homosexualité masculine, semblant oublier totalement l’homosexualité féminine.
  • L’empli de terme comme ‘extrémistes’ pour faire référence à toute manifestation liée aux droits des lgbt. Cette logique d’inversion de savoir qui est extrémiste est intéressante, comme si leurs déluges de haine et d’insultes étaient une attitude modérée.
  • La notion de ‘cathophobie’ qui revient chaque fois que les propos du Vatican sur les lgbt sont dénoncés. Ils n’envisagent même pas que ce soit les propos vaticans qui soient à l’origine de réactions. Enfin, si, ils l’envisagent, ils le savent même, mais ils refusent hypocritement de reconnaitre que l’origine du problème se situe dans leur camp.

Je passe volontairement tous leurs délires et propos minables concernant le sida et les séropositifs.
C’est à vomir, il n’y a pas d’autres mots quand on en lit certains ce réjouir ainsi de la mort d’être humains de cette maladie.

Mais ils sortent quand même parfois le discours officiel:
L’église condamne l’homosexualité comme un péché et les actes homosexuels, pas les homosexuels qui ne sont que des pécheurs.
Foutaise hypocrite!

Le premier acte homosexuel est: aimer.
L’église condamnerait elle donc l’amour?

Et comment peut on honnêtement dire qu’on ne condamne pas une personne alors qu’on condamne un élément de sa personnalité, d’un élément de sa nature individuelle? Comment dire qu’on ne condamne pas une personne alors qu’on lui refuse le bonheur selon là où va son amour? Comment dire qu’on ne condamne pas une personne alors qu’on dit qu’elle représente une menace contre l’humanité? Comment dire qu’on ne condamne pas une personne alors qu’on dit ‘saint’ un livre qui la condamne et qui parle même de la tuer et qu’on cite ces fameux passages pour référence?
C’est tout simplement hypocrite.

L’église condamne effectivement bien les homosexuels en même temps que l’homosexualité.

Quelques cas particuliers intéressants

Gays refoulés
Dans tous ces délires homophobes, il y a quelques cas qui tiennent du refoulement de leur propre homosexualité. Je ne dis pas que c’est à généraliser, mais pour certains, c’est une évidence.

Pour certains ça tourne même à l’obsession. Quel que soit le sujet en rapport avec l’homosexualité, ils comprennent sodomie, c’est lié à des lesbiennes, ils comprennent sodomie, ça parle de droits des lgbt, ils comprennent sodomie, et c’est à longueur de temps.

Gays semi-assumés ‘tarés’
J’explique…
Ils disent être homos, ce qui est possible pour certains, mais en même temps considèrent leur orientation amoureuse comme une « tare ».
Globalement, ils reprennent la plupart des fantasmes de leurs copains hétéros homophobes.

Je trouve personnellement intéressant qu’on puisse défendre avec autant d’acharnement une condamnation sur soi-même sur des critères que l’on sait faux, pour les vivre tous les jours.

Politique

On a surtout du très très très à droite…

Un bon nombre de « nostalgiques » de la monarchie absolue catholique.
Le retour d’un roy (notez le ‘y’, histoire de faire plus authentique) voulu par dieu résoudrait tous les problèmes économiques et sociaux, le peuple serait heureux et catholique. D’un coup par miracle, il n’y aurait plus de juifs, d’homos, de féministes, de musulmans, de gauchistes, de franc-maçons, de syndicats, de sida, de métissage, etc….
Mais tout le monde serait heureux dans ce monde aux règles ‘divines’ imposées par un pouvoir fort et absolu.

Un autre truc étrange, un certain nombre font l’apologie de la collaboration avec les nazis durant l’occupation. J’ai lu aussi certains passage sonner comme des apologies du nazisme (parce que ses valeurs seraient plus ‘vraies’ que celles des démocraties décadentes…).

Pour ce qui est de l’appartenance à des partis très très très à droite, il semble que cela soit assez commun, du mois les soutenir.
Cependant, il y a parfois des Je t’aime, moi non plus récurrents dans ces mouvances. Un coup ce sont des alliés, un coup ce sont des pourris, c’est un peu à géométrie variable et en fonction du sens du vent de l’hypocrisie.
Mais le fond reste quand même commun dans leur rejet de ce qui m’ont pas leur place dans leur société idéale…

Vulgarité et grossièreté

Là, je n’ai aucune explication, c’est juste un constat.
D’abord, je tiens à préciser que ce n’est pas partout, mais dans des blogs autorisant des commentaires sans modération, ceux avec modération ne laissant passer que ce qui les intéresse…

Régulièrement, leurs détracteurs, surtout ceux qui deviennent dérangeant par le judicieux de leurs argumentations, se font insulter avec force de vulgarité.
Outre qu’ils traitent de ‘juif’ *, faisant montre de leur antisémitisme primaire, on retrouve très régulièrement des ‘gros mots’ et toute une palette de grossièreté diverses.

Comme si leurs idées nauséabondes ne suffisaient pas, il faut qu’ils ajoutent ça…

* Quand je parlais d’antisémitisme primaire, on le retrouve même là, ils pensent insulter leur interlocuteur ainsi… Ils n’arrivent pas à comprendre qu’ils passent une fois de plus pour des imbéciles ce faisant et que ça leur nuit, leurs interlocuteurs et lecteurs se disant même qu’ils ont en face un gars qui aurait sa place en hôpital psychiatrique…

« sauver votre âme »

Ca, c’est un truc que je trouve très amusant de leur part, sauver son âme. Ils débordent de haine, sont en guerre avec tout ce qui n’est pas eux, font mécréances sur mécréances et ils espèrent ainsi leur salut

Donc dans leur logique étrange, il faudrait haïr les mêmes personnes qu’eux et prendre leurs idéaux réducteurs, inhumains et arbitraires pour sauver son âme…

Cela dit, cela semble être une obsession pour certains. C’est à en croire qu’ils considèrent avoir un lourd passif…

Bannissement de la libre pensée

Comme déjà vu, il y a rejet de toute forme de contradiction, car celle-ci serait à l’encontre des principes divins. Aussi, toute tentative de faire comprendre que la réalité d’une chose ne correspond pas à leurs préjugés est inutile. Tout contradicteur est donc dans la catégorie ‘ennemi’.

Mais cela va quand même plus loin…
La libre pensée et les droits humains (logique pour raison historique) n’entrant pas dans leurs critères, ceux-ci aussi sont rejetés et considérés comme néfastes. L’obéissance aveugle à leurs préceptes ou détenteurs cléricaux (pas tous, seulement ceux qui pensent comme eux, les autres sont des traitres…) est mis en valeur en vue d’un ordre social strict et monolithique.

Ils en vont même à fantasmer qu’un jour tout le monde ‘retrouvera’ leurs valeurs et leur mode de pensée. D’autres pensent qu’il faut ‘éduquer’ le peuple à leur modèle, voire par la force…

Inter-alimentation

C’est un point très important de l’existence de cette mouvance au sens large. L’inter-alimentation consiste à répéter en cercle de membre un principe général comme absolu pour se convaincre de la justesse de la chose. L’individu n’est plus seul dans son concept et se sent soutenu et donc sans la moindre reconsidération à faire, étant dans la vérité puisse que d’autres lui répondent la même chose.

Un peu en parallèle de ça, les justifications en cercle fermé ont aussi cours.
Plus besoin de se pencher sur des réalités sociales ou historiques réelles, des auteurs ‘idéologues’ ont déjà conclu la vérité qu’ils attendaient, ces auteurs ont forcément raison et s’ils sont décriés par de réels scientifiques, c’est que la science est au mains de juifs, et blablabla…, histoire de se mettre plus d’oeillères encore.

Ma conclusion…

Il y aurait tant à dire…
Mais pour faire court, derrière tous ces torrents de haines, se cachent des angoisses, des peurs, des complexes et des frustrations.

Au niveau des complexes et frustrations, on trouve en premier lieu des éléments d’origine sexuelle ou patriarcales.
L’ensemble des règles de conduites si rigoureuses qu’ils voudraient s’imposer ou dans lesquelles leurs discours les enferment crée une grande frustration par rapport à ceux qui ne sont pas concernés par celles-ci, ils sont donc tous des pervers, de dépravés, etc…., alors qu’eux-mêmes aspireraient à pouvoir avoir cette liberté, mais ils sont coincés par leur ligne de conduite.
Toujours sur cette ligne, pour un certain nombre, non négligeable, cela tient d’un manque d’assurance dans leur virilité ou une forme de syndrome de castration. Ils ne sont plus en mesure de tenir ce que leur ligne de conduite leur imposerait, ils se sentent dévalorisés par une société qui ne leur reconnait plus un statut dominant pour raison de leur appartenance sexuelle. Même les homos ne sont plus leurs ‘inférieurs naturels’ et peuvent arriver à une reconnaissance supérieure à eux au mérite. Il n’ont pas su passer à l’actuelle redéfinition sociale de la perceptions des sexes et se retrouvent à échouer dans un jeu différent du reste de la société, donc en échec eux-mêmes dans leur virilité car n’obtenant pas cette reconnaissance.

Mais je crois que le plus grave reste quand même une chose directement liée à la foi, l’angoisse que leur foi soit finalement infondée.
La société a évolué et a rejeté leurs valeurs pour les plus rigoureuses, les fondements de leur modèle patriarcal s’effondre, la liberté religieuse et de conscience renvoient la religion dans la sphère privée, l’athéisme est une normalité, le pape est condamné dans ses propos et n’est même plus objet de respect, les sciences contredisent la bible, etc….
Certains y voient la fin des temps, mais depuis le temps qu’elle est censée venir, elle commence à avoir un sérieux retard, au point qu’on a de quoi se demander si il n’y a pas un bug…
Leur modèle n’est plus voulu que par une infime minorité et ils sont la risée de la société qui les traite à juste titre d’obscurantistes. Il y a de quoi avoir un profond sentiment de vacuité à ce moment là et se demander si finalement ce qui est censé être la base de leur système n’est pas qu’un immense mensonge. Et là, on en arrive à la foi du désespéré qui croit aveuglément parce que sinon, ça voudrait dire que tout ce en quoi il a cru n’était que du vent.

Bref:
Par le rejet, ils évitent une remise en cause des fondements de leur système de pensée de crainte que celui-ci se retrouve finalement infondé et qu’une remise en question plus vaste soit nécessaire.
L’aspect religieux n’est qu’une façade derrière laquelle ils cachent leur fragilité systémique et personnelle. Il ne leur reste que la possibilité de la défense de cette façade pour éviter la vacuité intérieure.

En fait, le réel danger est le niveau de violence que ce mélange explosif peut engendrer.
On a pu le constater par la présence de groupuscules très violents pour le second kiss-in de la saint-Valentin par exemple (voir: La Saint Valentin est une fête anticatholique !!!).
Mais sans ne parler que des violences physiques, cela représente un réel danger de laisser tant de force de haine malsaine se déchainer.
Comme je disais dans mon introduction: un cloaque puant !

Juste un dernier truc, je vous invite à faire aussi cette petite visite si vous trouvez que j’exagère et caricature. Ce n’est pas très compliqué, à partir du moment où vous en avez trouvé un, ils se relient entre eux. Un voyage au sein des commentaires vous provoquera sûrement le même dégout et impression de folie que j’ai éprouvés.
Rappelez vous alors qu’ils ne sont représentatifs que d’eux même.

Bon, une petite mise au point s’impose, comme j’ai reçu des tas de commentaires à haut niveau de grossièreté et des insanités pour cet article: je ne les laisse pas passer.
Pas la peine non plus de me traiter de cathophobe ou autres trucs du genre, cet article n’est que le miroir de ce que j’ai pu percevoir d’un milieu que je définirais selon l’expression consacrée comme ‘pas très catholique’

En gros: inutile de me rédiger un commentaire avec débordement d’insultes et de haine, je ne le laisserai pas passer, vous devrez gardez ça en vous pour ceux qui seraient tentés d’en rédiger pour se défouler.
En un sens, ça ne ferait que prouver que j’ai raison, mais je n’aime pas la grossièreté gratuite, surtout quand elle est issue de minables.

Je sais: en plus, je provoque…Mniaw-mniaw !

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