Cher monsieur le président – Quand le président de mon pays prône à son programme de réélection la sous-citoyenneté et des insultes…

21 février 2012 à 22:45 | Publié dans Arc en ciel, Penthésilée | 4 commentaires
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La Liberté guidant le Peuple - E. Delacroix
J’avais déjà fait un commentaire à un de mes articles pour parler du premier ministre de mon pays, voilà que c’est au président de s’y mettre…

Après qu’on ne me parle pas qu’il n’y a pas actuellement une homophobie d’état et que le parti au pouvoir n’a pas des fondements idéologiques homophobes.
Ils excluent Christian Vanneste, quelle foutaise! Il ne faisait qu’exprimer la réalité de ce que pense cet appareil en place.

Alors ce n’est pas à la fonction présidentielle que je m’attaque, même pas à l’homme (même si je n’ai aucun respect pour lui), mais bien à l’idéologie et aux positions qu’il défend ainsi qu’à ses attitudes et propos.
D’ailleurs, comment pourrais-je nuire à l’image de la fonction présidentielle plus que l’auteur d’un très célèbre « Casse toi, pauv’ con! » ?

Cela dit, je suis bel et bien en colère, en colère que quelqu’un porteur de telles idéologies anticitoyennes et disons le discriminatoire puisse encore prétendre à diriger mon pays avec son cortège. Prétendre diriger la nation en faisant la promotion de l’inégalité entre les citoyens et en insultant une partie du peuple, ça me met hors de moi!
Il y a une vidéo sur le discours de Marseille un peu plus bas, c’est à vomir de voir des jeunes, à peine plus jeunes que moi, exulter de joie alors que c’est un appel à discriminer qui vient de se faire prononcer.
Figaro Magazine du 11 février 2012
Etes vous favorable » au mariage homosexuel ?
(La vieille remarque que ce qui est demandé n’est pas un mariage spécifique, mais le mariage civil classique pour les couples de même sexe.)
Je n’y suis pas favorable. J’avais proposé en 2007 un contrat d’union civile. Nous ne l’avons pas mis en oeuvre parce que nous nous sommes rendu compte qu’il était inconstitutionnel de réserver ce contrat aux seuls homosexuels.
(Sauf qu’on demande le mariage… Outre l’aveu d’incompétence, ne serait il pas paradoxal de dire qu’il serait inconstitutionnel qu’il y ait des unions réservées aux seuls homosexuels, mais qu’il serait tout à fait constitutionnel qu’il y en ait pour les seuls hétérosexuels?… Cohérence?… Ne serait ce pas tout simplement de belles craques plutôt?)
Ce contrat d’union civile aurait porté atteinte à l’institution du mariage.
(Ah? Par quel miracle? Cela dit, j’insiste, ce qu’on veut, c’est le mariage!)
Cependant, j’ai veillé à garantir aux homosexuels les mêmes avantages en termes de succession et de fiscalité qu’aux couples mariés, mais dans le cadre du pacs.
(Faux! Mensonge ouvert! Dans un couple marié, la succession se fait surtout vis à vis de la descendance, hors là, il n’y a toujours aucune reconnaissance de nos enfants quand on n’est pas le parent biologique, mais seulement le parent social parce qu’on nous refuse cette filiation reconnue pourtant pour des couples hétéros recourant à une IAD.)
En ces temps troublés où notre société a besoin de repères, je ne crois pas qu’il faille brouiller l’image de cette institution.
(En quoi le fait que des couples de même sexe puisse se marier brouillerait quoi que ce soit? A moins que cela veuille dire qu’il faille rester sur des modèles les plus traditionnels possibles et qu’on va retirer le droit de vote aux femmes? Qu’on leur retire aussi l’indépendance par rapport au père ou au mari? A quel niveau de civilisation doit-on revenir?)
Et l’adoption par des couples de même sexe ?
C’est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas favorable au mariage homosexuel. Il ouvrirait la porte à l’adoption.
(En clair: Des homosexuels adoptants seraient de mauvais parents. On adore…
Cela dit, à qui la faute de conditionner tant de choses au mariage pour nous en interdire l’accès?…)

Je sais qu’il existe, de fait, des situations particulières avec des hommes et des femmes qui assument parfaitement leur rôle parental.
(C’est donc bien ça, ceux qui sont de bons parents sont des « situations particulières », mais la plupart ne peuvent pas l’être… A part ça, ce n’est pas du tout homophobe comme propos…)
Mais elles ne m’amènent pas à penser qu’il faudrait inscrire dans la loi une nouvelle définition de la famille.
(C’est sûr, il vaut mieux des situations précaires, où un parent social n’a aucun droit vis à vis de l’enfant, ne peut le récupérer à la sortie de l’école ou prendre une décision médicale en cas d’urgence, et en cas de décès du parent biologique que l’enfant soit dans une situation délicate.
Bravo monsieur le président de défendre la position qu’il faut que nos enfants doivent être discriminés!)
Que ça se trouve dans un entretien intitulé « Mes valeurs pour la France », ça en dit long…
No pasaran !
Discours de Marseille, 19/02/2012
Source vidéo
Quand on aime la France, on ne fragilise pas les institutions qui forment la trame de notre vie sociale. La famille, le mariage font partie de ces institutions, qu’il ne faut aborder qu’avec infiniment de précaution. Quels que soient les bouleversements que la famille, que le mariage ont connus depuis des décennies, la famille, le mariage restent des repères, restent des références profondément ancrées dans notre conscience collective et qui font partie de notre identité.
(Cela est vrai pour les homosexuels aussi cher président… Nous sommes tout aussi attachés à nos familles qui nous sont pourtant niées par la loi. Le mariage et tout ce qu’il symbolise nous est nié et pourtant nous le réclamons, parce que pour nous aussi il représente un de ces repères, pour nous et nos familles. Mais on nous les nie et refuse officiellement.)
Nous ne voulons pas que l’on sacrifie notre identité à la mode du moment.
(Sauf que ce que le président appelle « la mode du moment » ça s’appelle aussi « l’égalité citoyenne » et qu’elle est un fondement de notre identité nationale qui lui est si chère, là, c’est particulièrement grave. C’est ouvertement prôner qu’il doivent en France y avoir des sous-citoyens.
Pour rappel, monsieur le président, dans notre devise nationale, le second mot est « égalité », vous le bafouez ouvertement. Après ça vous prétendez aimer la France? Je vous rappellerais donc vos propres propos « S’il y en a que ça gêne d’être France, qu’ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu’ils n’aiment pas. »; qu’attendez vous donc pour la quitter?
Alors si ça vous gêne d’être dans un pays où les homos revendiquent leurs droits légitimes, comme les femmes l’ont fait avant et les minorités ethniques, ne vous gênez pas pour quitter la France!)
Quant au « Nous ne voulons pas que l’on sacrifie notre identité à la mode du moment. », c’est quoi? Une nouvelle tentative de mettre au passage sur le tapis ce misérable « débat » puant sur l’identité nationale? une occasion de vouloir nous imposer cette foutaise d’origine chrétienne dans un état laïc qui a fait tomber l’église de son piédestal?
Ma famille est française probablement depuis la chute du Duché de Guyenne, depuis, on a été présents dans l’histoire de notre pays, on a versé notre sang pour le défendre, certains sont même morts pour lui, et ça prétend nous donner des leçons sur ce qu’est notre identité?
Fille de Guyenne, de Gascogne et de France de long lignage, je ne crois pas que notre président soit le mieux placé pour dire quelle est mon identité. Après deux divorces dans des circonstances que d’aucuns qualifieraient de honteuses, je ne crois pas qu’il soit non plus le mieux placé pour me parler des valeurs du mariage et de la famille.
Ma grand-mère s’est battue pour l’égalité des droits, d’autres avant ont lutté pour avoir le droit de vote et là on prétendrait que « notre identité » serait la promotion de l’inégalité? Mais c’est se payer notre poire ouvertement!
Ca semble se confirmer par le fait que quel parti est celui qui paie le plus de sanction financière pour refuser d’appliquer la loi sur la parité dans les listes pour les élections, et après ça prétend ne pas vouloir sacrifier notre identité?

Alors non, la France n’est pas un pays où on peut dire que notre identité passe par la promotion des inégalités et qu’il ne faut surtout pas se débarrasser de celles-ci.
Vous avez voulu paraphraser le « La France, tu l’aimes ou tu la quittes. » de monsieur De Villiers, et bien quittez la monsieur le président!

« Quand on aime la France », on n’appelle pas à discriminer une partie de ses citoyens. Quand on aime la France, on ne fait pas de cet appel à discriminer une partie de ses citoyens un élément de modèle de société.
La France, c’est aussi et d’abord les Français, quel que soit leur sexe, leur couleur de peau, leur religion ou athéisme, leur rang social, leur orientation amoureuse/sexuelle!
Non, monsieur le président, vous ne pouvez pas dire que vous aimez la France et en même temps prôner que certains de ses citoyens ne doivent pas avoir le droit de se marier avec la personne avec laquelle ils veulent faire leur vie. Vous prôneriez que les noirs, les juifs, les pauvres ou les vieux ne puissent pas se marier, tout le monde dirait que c’est une discrimination immonde indigne d’une personnalité politique française, le faire pour les homosexuels l’est tout autant. Non, monsieur le président, vous n’aimez pas la France, vous aimez le pouvoir que vous y exercez.

Depuis 1789, la France est engagée dans un mouvement général d’égalitarisme citoyen, même s’il y a eu des reculs à certaines époques, elle progresse, car c’est aussi ça sa vraie identité. L’histoire de France a plus facilement retenu le nom de celles et ceux qui ont fait progressé l’égalité sous toutes ses formes que celui de ceux qui s’y sont opposés.
Finalement, c’est vous, monsieur le président, qui sacrifiez notre identité sur l’autel de l’électoralisme personnel afin d’attirer les franges les plus rétrogrades et inégalitaires de notre pays. Alors pour reprendre votre propre logique: Quittez la !
Déclaration de candidature, 15/02/2012
Laurence Ferrari: La campagne sera bien sûr émaillée de nombreuses polémiques. Aujourd’hui, Christian Vanneste, un député UMP a nié le fait que les homosexuels français aient été déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale. Est-ce que vous condamnez ces propos ?
Oui. Mais je vais même vous dire, je vais aller plus loin. J’aimerais tellement que dans la vie politique à gauche comme à droite, on arrête avec ces propos blessants, qui n’amènent rien.
(Non, parce qu’avec ce que j’ai reporté plus haut où à quelques exceptions, on serait de mauvais parents et que le fait qu’on puisse se marier nuirait à la société, ce n’est absolument pas blessant…)
J’ai donné ma position sur le mariage homosexuel et l’adoption par des couples homosexuels. Mais tout ce qui de près ou de loin peut paraitre comme de l’homophobie, je l’ai en horreur.
(C’est censé être de l’humour là? A moins que ce soit une reconnaissance que vous vous ayez vous-même et votre parti en horreur?
Ah mais oui, avec tout ce que j’ai montré plus haut, c’est sûr… Il y a sérieusement de quoi se poser la question de savoir si c’est du mensonge ou de l’hypocrisie.
Quant à Christian Vanneste, cher président, il était déjà connu pour ce genre de propos de longue date, ça ne date pas de 2012… Il a même été condamné en 2006 avec confirmation en appel en 2007 pour ce genre de propos avant que ça soit finalement cassé par la cours de cassation en 2008. Pourquoi tant d’élus de votre parti ont fait tant de parallèle entre homosexualité et pédophilie ou zoophilie sans qu’il y ait la moindre conséquence pour eux? Là encore, il y a sérieusement de quoi se poser la question de savoir si c’est du mensonge ou de l’hypocrisie.)

Et par conséquent, on n’a rien à faire avec des personnes qui ne comprennent pas qu’au 21ème siècle ce type de propos ça tire tout le monde vers le bas.
(Là, par contre, je suis entièrement d’accord! C’est quand que vous vous excluez de votre parti?)

Les grands arbitrages seront tranchés par le peuple français. Chaque fois qu’il y aura blocage, je ferai trancher par le peuple français.
(Ah? Pourquoi alors ne pas l’avoir fait avant? Pourquoi être allé à l’encontre d’un référendum où les Français s’étaient clairement exprimés? Comment croire à ce point?
Mais au delà de ça, chiche d’en faire un sur le mariage entre personnes de même sexe et l’homoparentalité… Les derniers sondages montrent clairement que les Français y sont favorables, pourquoi ne pas faire un référendum? Pour raison d’égalité citoyenne, ça ne devrait même pas passer par référendum, mais chiche d’en faire un quand même?)
Depuis le « modèle qui est le nôtre »…
Voici donc les pitoyables arguments présidentiels qui cachent mal une homophobie rampante (personnelle ou par arrivisme électoral envers l’électorat rétrograde, je ne sais). Je penche plus pour l’arrivisme électoral, vue la capacité à changer de discours et se contredire selon le cadre. C’est cohérent aussi avec cette tendance récurrente à vouloir chasser sur les domaines du Front National à la recherche d’électeurs, ici traditionnellement hostiles à l’homosexualité.

Où est l’intérêt citoyen là-dedans?
Il est nul. Ces positions sont même anticitoyennes du fait de prétendre à maintenir des nuisances et une inégalité envers une tranche entière du Peuple.

Mais ce ne sont pas de positions nouvelles, j’ai toujours en travers de la gorge « le modèle qui est le nôtre » de 2006. (1)

J’avais bien noté aussi les débilissimes « Je veux défendre les minorités parce qu’elles ont des droits, mais je ne veux pas accabler la majorité » (comme si le fait que les homos puisse se marier accablait les hétéros…) et « C’est mon droit de considérer que le mariage c’est l’institution familiale qui permet d’avoir des enfants » (comme si il y avait un lien de cause à effet et alors que la moitié des enfants en France naissent hors mariage…) lors de l’émission J’ai une question à vous poser du 5 février 2007.
Oui, c’est bien sont droit de croire à toutes les stupidités qu’il veut, il nous l’a bien prouvé toutes ces années, il a le droit de croire que la terre est plate ou que les lapins volent si il veut, mais si c’est faux sur le fond, cela reste faux sur le fond. De même croire, une chose ne donne aucun droit à l’imposer à tout un peuple quand cela va à l’encontre de son intérêt de celui-ci ou d’une tranche de celui-ci si cela ne nuit pas au bien commun. Vouloir imposer ses idées au peuple contre l’intérêt citoyen ou contre l’égalité citoyenne tient de la logique totalitaire. Ceci est le B-A-BA de ce qu’on apprend en cours de civisme, qu’un élu de cette importance ne soit pas au courant de ce genre de choses est très grave d’un point de vue de la démocratie française.
Certes, certaines évidences de maintenant ont été obtenues de haute lutte, comme les droits des femmes, ça a dû passer par delà des nouveautés culturelles, là, on est dans le même cas, sauf qu’on en est plus au stade de la nouveauté, cette excuse ne tient plus, c’est une volonté délibérée de refuser sur un critère arbitraire à une tranche du peuple l’égalité citoyenne.
Dommage que je n’ai pas le talent de P!nk…


Finalement, il y a quelques passages qui pourraient être transposés aisément…
Je n’ai malheureusement pas son talent pour en écrire une version francisée et ajustée au contexte français.
(1)
http://www.lefigaro.fr/magazine/20060901.WWW000000247_sarkozy_je_revendique_la_rupture.html
Quelle est votre position sur le mariage homosexuel ?
J’y ai beaucoup réfléchi et j’y suis opposé tout comme à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. C’est clair et c’est précis. En revanche, je suis profondément hostile à toute forme de discrimination. Les homosexuels ne doivent pas en subir.
(Et être interdits de se marier, ne pas pouvoir se faire reconnaitre ses enfants, ne pas pouvoir adopter, etc… ce n’est peut-être pas des discriminations, peut-être?…)
C’est pourquoi je suis partisan de l’égalité sur le plan financier. Il faut donc créer un système qui, sur le plan fiscal, patrimonial et successoral, garantisse l’égalité entre un couple hétérosexuel et un couple homosexuel. Aujourd’hui, il est nécessaire d’aller plus loin que le simple pacs.
(Et ce plus loin s’appelle le mariage.)
Mais le modèle qui est le nôtre doit rester celui d’une famille hétérosexuelle:
(Donc nos familles n’existent pas… No pasaran!)
les enfants ont besoin d’un père et d’une mère.
(Pour la stupidité de cet argument, voir: Un enfant a besoin de son père et de sa mère pour grandir…)

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Utena, la fillette révolutionnaire

23 août 2011 à 22:19 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Penthésilée, Princesse des Roses, Sappho | Un commentaire
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Comment évoquer ce manga/série/animé (Il y a même eu un spectacle et un jeu vidéo…) sans être trop évasive et gâcher des effets de découverte au fil de l’histoire?
Shōjo kakumei Utena - Utena, la fillette révolutionnaire
C’est plutôt typé Shōjo (pour filles), mêlant romance, héroïsme, dramatique le tout dans un contexte yuri et surréaliste.

Je vais plutôt attaquer le sujet par l’angle de la série, puisse que c’est comme ça que j’ai connu et que ma préférence va. Je vous conseillerais même de voir la série avant le le film d’animation, celui-ci faisant parfois des raccourcis qui peuvent nuire à la compréhension, mais passent très bien quand on connait la série. De toutes façons, les trois n’ont pas la même fin…
La série/le manga

Nom français :   Utena, la fillette révolutionnaire
Nom original :   Shōjo kakumei Utena   少女革命ウテナ
Le film

Nom français :   Utena: Apocalypse d’Adolescence
Nom original :   Shôjo kakumei Utena: Adolescence mokushiroku
 少女革命ウテナ アドゥレセンス黙示録
Le manga est en 5 volumes, la série en 39 épisodes et le film dure 80 minutes et n’existent qu’en versions sous-titrées.
Un univers…
Il y a tout un univers qui va avec, aussi, il n’est pas simple de faire partager, c’est un tout.
Bien évidemment, entre les trois supports il y a un monde, film contre série, la trame même change, mais le fond est le même.

L’ambiance varie à longueur de temps entre le contexte scolaire d’adolescents, le monde des contes de fées, une modernité oppressante et une fantasmagorie parfois difficile à saisir.
Le tout ne se simplifie pas par l’appel à des flashes-back qui servent à expliquer le fondement de la trame.
Je reconnais qu’annoncé comme ça, ça a de quoi faire peur, vous devez vous dire que ça doit être compliqué, c’est normal, mais tout cela contribue à crée cet univers clos si spécifique.

Tout au long de la série, il y a même de nombreux points de compréhension qui restent en suspens, mais les explications viennent quelques épisodes plus tard. On se pose donc souvent du pourquoi de certaines choses, mais des flashes-back viennent donner les raisons.
Cela encore participe à l’étrange ambiance.

Il y a bien quelques passages qui sont un peu ridicules et qui n’apportent rien à l’histoire, mais il y en a peu.

Enfin, un dernier point, tout au long de la série, on réagit à certaines actions des personnages, autant, on est portées par leurs réussites et leurs émotions qu’on se révolte aussi par rapport à certains éléments de ce qu’il leur arrive ou on se sent trahis par eux dans ce qu’on en pensait, bref on est pris vers le haut et vers le bas jusqu’au dénouement final.
On est aussi très souvent dans la suggestion ou dans la liberté de comprendre à notre propre vision ce qu’il se passe ensuite.
Le premier générique de la série
Le point de départ de l’histoire
Tenjō Utena était très jeune quand elle a perdu ses parents. Ne supportant pas de vivre sans eux, elle voulait les rejoindre dans la mort quand un prince arriva. Il la réconforta, sécha ses larmes et lui redonna envie de vivre. Il lui donna une bague avec le promesse qu’elle la mènerai à lui un jour.
Impressionnée par la noblesse du prince, la fillette décida de devenir elle-même un prince…
Lors de sa rentrée à l’école d’Ohtori, Utena s’intègre rapidement malgré l’étrangeté de celle-ci.
Elle se retrouve pourtant rapidement entrainée (pour une raison changeant selon le support) dans un duel face à Kyōichi Saionji, le président du club de kendō et vice-président du conseil des élèves.
Sur la plateforme de duel, Utena est ulcérée par la manière dont Saionji traite celle qu’elle pense être sa petite amie, Anthy Himemiya. Les choses prennent une étrange tournure quand elle apprend que la bague qu’elle avait reçue petite se révèle être le Sceau de la Rose, la marque des duelliste de l’école. Himemiya arbitrera le duel, elle est aussi l’enjeu, car elle est la Fiancée de la Rose qu’emporte le Champion de la Rose. Chacun des duellistes reçoit une rose à la boutonnière, le but du duel est de faire perdre ses pétale à la rose de son adversaire.
Le duel commence alors qu’Utena n’a qu’une arme en bambou à opposer à une arme bien réelle. Mise à mal, inexpérimentée, elle emporte pourtant le duel grâce à sa force de conviction.
En plus de la Fiancée de la Rose, elle reçoit par la même, l’épée de Dios, une arme magique ayant le pouvoir de révolutionner le monde quand elle aura trouvé le bon porteur, ce qui est aussi l’enjeu final de ces duels (L’épée de Dios sort du corps d’Himemiya.).
Déboussolée par toutes ces choses qui la dépassent, Utena commence à lier une relation qui deviendra de plus en plus forte avec Himemiya, ce n’était que le premier des duels, le passé et le destin doivent s’accomplir…
L’histoire…
Comment donner la trame alors que, même si la série suit assez le manga, le film est tout autre?
De toute façon, j’ai décidé de ne pas spoiler…
Je resterai donc générale sur le fond.

Je dirai juste qu’elle se divise en 4 « sagas »:
> Conseil des élèves
> Rose Noire
> Akio Ohtori
> Confins du monde
Liste des épisodes
Conseil des élèves

1 La fiancée de la Rose 薔薇の花嫁 Bara no hanayome
2 Pour qui sourit la Rose 誰がために薔薇は微笑む Dare ga tame ni bara wa hohoemu
3 La nuit du Bal 舞踏会の夜に Butoukai no yoru ni
4 Jardin d’été : Prélude 光さす庭・プレリュード Hikari sasu niwa – Pureryūdo
5 Jardin d’été : Final 光さす庭・フィナーレ Hikari sasu niwa – Fināre
6 Attention, Lady Nanami 七実様御用心! Nanami-sama go-youjin!
7 La déception de Juri 見果てぬ樹璃 Mihatenu Juri
8 Le grand voyage du curry カレーなるハイトリップ Karee naru Haitorippu
9 Le château de l’éternité 永遠があるという城 Eien ga aru toiu shiro
10 Le Trésor de Nanami 七実の大切なもの Nanami no taisetsu na mono
11 Elégant et impitoyable,
celui qui cueille la fleur
優雅に冷酷・その花を摘む者 Yuuga ni reikoku –
Sono hana wo tsumu mono
12 Par amitié, peut-être… たぶん友情のために Tabun yujo no tame
13 Le repérage des lieux 描かれる軌跡 Egakareru kiseki

Rose Noire

14 Ceux de la Rose Noire 黒薔薇の少年たち Kurobara no Shounentachi
15 Le paysage imaginé par Kozue その梢が指す風景 Sono Kozue ga Sasu Fuukei
16 La Clarine du Bonheur 幸せのカウベル Shiawase no Cowbell
17 Les Epines Mortelle 死の棘 Shi no Toge
18 L’Impatience de Mitsuru みつるもどかしさ Mitsuru Modokashisa
19 Le Chant du Royaume Déchu 今は亡き王国の歌 Ima ha Naki Oukoku no Uta
20 La Métamorphose de Wakaba 若葉繁れる Wakaba Shigereru
21 Insectes Nuisibles 悪い虫 Warui Mushi
22 Le mémorial de Nemuro 根室記念館 Nemuro Kinenkan
23 Le Talent d’un Duelliste デュエリストの条件 Duelist no Jouken

Akio Ohtori

24 le Journal Secret de Nanami 七実様秘密日記 Nanami-sama Himitsu Nikki
25 Apocalypse Eternelle pour Deux ふたりの永遠黙示録 Futari no Eien Mokushiroku
26 Le nid de Miki
(Jardin d’été, arrangement)
幹の巣箱
(光さす庭・アレンジ)
Miki no Subako
(Hikari Sasu Niwa /Arrange)
27 L’œuf de Nanami 七実の卵 Nanami no Tamago
28 Murmures dans les ténèbres 闇に囁く Yami ni Sasayaku
29 Un azur plus bleu que le ciel 空より淡き瑠璃色の Sora yori Awaki Ruriiro no
30 La fille aux pieds nus 裸足の少女 Hadashi no Shoujo
31 Sa Tragédie 彼女の悲劇 Kanojo no Higeki
32 La Romance de Danseuses 踊る彼女たちの恋 Odoru Kanojotachi no Koi
33 Le Prince qui file dans la Nuit 夜を走る王子 Yoru wo Hashiru Ouji

Confins du monde

34 Le Sceau de la Rose 薔薇の刻印 Bara no Kokuin
35 Un Amour qui a grandi en Hiver 冬のころ芽ばえた愛 Fuyu no Koro Mebaeta Ai
36 Et Les Portes de la Nuit s’ouvrirent そして夜の扉が開く Soshite Yoru no Tobira ga Hiraku
37 Celle qui Révolutionnera le Monde 世界を革命する者 Sekai wo Kakumei Suru Mono
38 Les Confins du Monde 世界の果て Sekai no Hate
39 Le Soleil se lève aussi いつか一緒に輝いて Itsuka Issho ni Kagayaite
Mon avis
C’est simple, j’adore. Il faut dire que j’ai un attachement personnel à Utena pour des raison personnelles liées à mon adolescence et la découverte de notre homosexualité avec ma première petite amie.
Même si il y a des moments moyens, des moments détestables, je ne peux m’empêcher de toujours adorer.
Le romantisme récurrent y joue pour quelque chose aussi. Et puis, le côté princesse charmante qui se bat pour sa fiancée…
Et puis, la fin du dernier épisode…
Et puis, la bande originale musicale…
Bref, des tas de « Et puis… » qui s’accumulent.
Infos diverses
Attention, spoilers, ne pas suivre ces liens si vous voulez garder une certain mystère à la découverte, beaucoup de choses prennent plus d’intérêt à se découvrir au fur et à mesure de la progression dans l’histoire.

http://www.univers-l.com/utena_anime_accueil.html
Un excellent dossier sur le film et l’anime, on peut même retrouver un résumé de chacun des épisodes et quelques analyses des choses qui pourraient vous échapper dans tout ensemble d’intrigues et de références.
Consulter la page sur un épisode après l’avoir vu peut aider à mieux comprendre certaines choses, les références sur les épisodes précédents lointains étant courantes et certains recoupements peuvent vous échapper au viosionnage.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Utena,_la_fillette_révolutionnaire
L’article wikipédia, pour les références, plus que pour la compréhension.
Itsuka Issho ni…
いつか一緒に…

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Mécano – Mujer contra mujer / Une femme avec une femme

3 avril 2011 à 09:16 | Publié dans Arc en ciel, Sappho | Un commentaire
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Mecano - Descanso Dominical
En 1986, José Maria Cano (du trio musical espagnol Mécano) écrit cette chanson Mujer contra mujer, deux ans plus tard en 1988, elle sort sur le septième album Descanso Dominical et explose dans les charts même dans des pays d’Amérique latine où l’homosexualité est réprimée par la loi et que la vidéo ait été interdit. Elle est ensuite traduite en plusieurs langues:
« Une femme avec une femme »,
« A Woman Against A Woman » et
« Per Lei contro di Lei ».
A sa sortie, Une femme avec une femme restera plusieurs semaine en première place en France
Douceur et émotion dans la mélodie dans les paroles et dans la voix d’Ana Torroja, pudeur et tolérance aussi, le succès de cette chanson n’est en rien démérité.
Mince, elle me fiche les larmes aux yeux à chaque fois…

J’ai aussi une tendresse particulière pour cette chanson parce que Sabine et moi avons ouvert le banquet de nos fiançailles sur une chorégraphie que nous avions préparé sur elle (en version espagnole).
Mujer contra Mujer
Nada tienen de especial
dos mujeres que se dan la mano,
el matiz viene después
cuando lo hacen por debajo del mantel…
Luego a solas sin nada que perder,
tras las manos, va el resto de la piel…
Un amor por ocultar
aunque en cueros, no hay dónde esconderlo…
Lo disfrazan de amistad
cuando salen a pasear por la ciudad
Una opina que aquello no está bien.
La otra opina, que ¿ qué se le va a hacer ?
Y lo que opinan los demás está de más
¿ Quién detiene palomas al vuelo
volando a ras de suelo?
Mujer contra mujer.
No estoy yo por la labor
de tirarles la primera piedra
si equivoco la ocasión
y las hallo labio a labio en el salón…
Ni siquiera, me atrevería a toser,
si no gusto
ya sé lo que hay que hacer,
que con mis piedras hacen ellas su pared…
¿ Quién detiene palomas al vuelo
volando a ras de suelo?
Mujer contra mujer.
Una opina que aquello no está bien.
La otra opina, que ¿ qué se le va a hacer ?
Y lo que opinan los demás está de más
¿ Quién detiene palomas al vuelo
volando a ras de suelo?
Mujer contra mujer.
Oh oh oh oh oh oh oh…
¿ Quién detiene palomas al vuelo
volando a ras de suelo?
Mujer contra mujer.
Live en 1991…

http://www.youtube.com/watch?v=K8CxWluoSIE dans un duo très connu avec Marta Sánchez
ou encore http://www.youtube.com/watch?v=XnXmaZ1fSkc
et bien entendu la vidéo officielle:
http://www.youtube.com/watch?v=B-SKt4OPSsE.
Mecano - Une femme avec une femme
Une femme avec une femme
(traduction/adaptation de Pierre Grosz)
Deux femmes qui se tiennent la main
Ca n’a rien qui peut géner la morale
Là où le doute s’installe
C’est que ce geste se fasse sous la table
Quand elles sont seules
Comme elles n’ont rien perdre
Après les mains, la peau de tout le reste
Un amour qui est secret
Même nues elles ne pourraient le cacher
Alors sous les yeux des autres
Dans la rue elles le déguisent en amitié
L’une des deux dit que c’est mal agir
Et l’autre dit qu’il vaut mieux laisser dire
Ce qu’ils en pensent ou disent ne pourrait rien y faire
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux au ras du sol
Une femme avec une femme
Je ne veux pas les juger
Je ne veux pas jeter la première pierre
Et si en poussant la porte
Je les trouve bouche à bouche dans le salon
Je n’aurai pas l’audace de tousser
Si ça me dérange, je n’ai qu’a m’en aller
Avec mes pierres elles construiraient leurs forteresse
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux au ras du sol
Une femme avec une femme
L’une des deux dit que c’est mal agir
Et l’autre dit qu’il vaut mieux laisser dire
Ce qu’ils en pensent ou disent ne pourrait rien y faire
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux au ras du sol
Une femme avec une femme
Oh oh oh oh oh oh oh…
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux au ras du sol
Une femme avec une femme
La vidéo officielle
Petits en vrac pour la fin…
C’est là que je me dis, mince, cette chanson a été écrite il y a plus de vingt ans, elle a eu un succès fou malgré un sujet pas facile et pouvant encore choquer à l’époque, surtout en Espagne, je vois un public qui la reprend en masse.
Immense succès en France aussi et on est toujours engluées dans des tonnes de préjugés.

A ce sujet, il est à noter que les trois membres du groupe ont été menacés d’excommunication par l’église catholique qui a condamné cette chanson dès sa sortie.

Sinon, la version italienne avec texte:
http://www.youtube.com/watch?v=f1qeRIde2Mg

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Article 100 – Le sens de la vie…

10 mars 2011 à 10:35 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Musique, Penthésilée, Princesse des Roses, Sappho, Z'inclassables | 2 commentaires
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Champagne !
Voilà, 100 articles!
Je ne savais pas quoi mettre pour un article 100, quel qujet aborder, et finalement, il me parait logique que l’article 100 soit un peu le bilan de tout ce que j’ai mis en vrac dans ce petit blog, gentiment commencé il y a un peu moins de deux ans, en juillet 2009.

Il s’est passé pas mal de choses dans ma vie depuis les premières lignes sans que j’en parle ou fasse mention, mais comme l’annonce le sous-titre de mon blog, il s’agit des
Humeurs de la mignonne petite gasconne au labrys…
Des trucs qui m’amusent…
Mon article le plus consulté:
Imbattable par les autres, il est fréquenté tous les jours, il joue en catégorie pro par rapport aux autres qui sont anecdotiques à côtés:
Comment séduire une lesbienne quand on est un homme…

Je veux bien que son titre soit accrocheur et que les lesbiennes soient un fantasme pourri masculin, mais je ne pensais pas que ça ferait cet effet.
Je me marre rien qu’à penser à la tête des centaines de gars qui sont tombés dessus et qui ont découvert un délire où je me paye leur poire…

Même quand je vois ce que certains ont écrit dans les commentaires je me marre!
Il y en a un qui se fait ramasser en voulant se mousser comme un héros de virilité, ce n’est pas grave, un autre se présente quand même après…
Des fois je me demande ce qu’il se passe dans la tête de certains…

Dans le même ordre d’idées, deux articles:
Quelques trucs véridiques pour confirmer si une fille est lesbienne
Dieu est une lesbienne noire.
Le premier est le résultat d’un délire avec des copines goudous et le second un coup de gueule, mais ils ont une fréquentation régulière aussi.

Il semblerait que quand je mets le mot « lesbienne » dans le titre d’un article, celui-ci soit voué à avoir un certain succès…
Y aurait-il un phénomène là-dessous…
La vulgarité des cathos tradis…
Ca concerne ces deux articles:
Ma petite visite de la blogosphère catholique ‘traditionaliste’…
Kissin de Lyon: Les catholiques radicaux homosexuels seront de la fête!
pour lesquels j’ai supprimé des dizaines de commentaires.
Entre les insultes d’une vulgarité de haut vol, les menaces de sévices divers quand ce n’est pas tout simplement des menaces de mort, je ne les ai pas laissées passer.
Que dire aussi du courage de ceux plus évolués que les autres qui se planquaient derrière un VPN pour m’envoyer leur insanités… (Il s’agit d’un truc pour éviter de laisser son IP en France en se cachant derrière un serveur à l’étranger)
J’ai ainsi pu voir que pour eux, le viol, les mutilations, la torture sont des bases de l’action des vrais catholiques qu’ils sont. Mais il est surtout important pour eux d’insulter, ça c’est important, ils ont même des fantasmes sur les prostituées…

Il y a aussi le cas de « jean », un troll floadeur chronique, spécialiste du copié/collé, que j’avais déjà croisé sur un blog catho tradi à l’époque où je menais ma petite enquête. Je ne sais pas combien de textes interminables et creux il peut stocker chez lui…
Les critères de recherche…
Je regarde de temps en temps les stats de consultation et je vois au passage les mots clés utilisés pour trouver mes articles.
Quelques exemples tous frais:
je l ai cru lesbienne je l ai trouvée trans
perversions sexuelles hommes hétéros se déguisent en femmes
argument pour ne pas se marier
comment comprendre si on est lesbienne
sensation psychique des lesbiennes ensemble
lesbienne en monstre
les positions pour faire l’amour en islam
     et le meilleur pour la fin:
mon sexe dans le string porté de ma tante sur dailymotion vidéos

Même le dernier, ce n’est pas une invention de ma part, il y a vraiment quelqu’un qui a cherché ça!
Je ne les note pas, mais si je le faisais, j’aurais très vite de quoi en tirer un article complètement dément. Là, ce ne sont que quelques exemples de la semaine passée, mais je me demande ce que j’ai pu loupé, il doit y en avoir des pires!
C’est vrai qu’avec mes articles féministes le mot « sexe » revient souvent, idem quand j’évoque le mariage entre personnes de même sexe, parlant de sujets lgbt les mots « hétéro », « gay » et « lesbienne » reviennent aussi assez souvent, ce qui fait que divers trucs en lien puissent revenir.
Mais je n’aurais jamais imaginé tous les trucs étranges que les gens peuvent chercher…

Il y a bien une fois où j’en ai écrit un article parce que j’avais été choquée sur le coup et avais eu une explication:
Les homosexuels ont-ils une âme ?
mais je ne crois pas qu’on puisse en trouver des explications de cet ordre pour tous ces critères de recherche…
Des trucs que j’ai découvert…
Je ne pensais pas que certaines choses intéressait tant de monde…
J’ai découvert avec
Madame ou Mademoiselle ?
que finalement, cette problématique qui pourrait être quelque chose d’anecdotique concernait pas mal de monde.
Même en étant féministe, je suis surprise de l’ampleur de la chose.

25 ans… Bientôt catherinette…
Là, pareil, sur une tradition qui se perd. Il y a même pas mal d’interrogations sur la contre-partie masculine. Comme quoi…
Sur ma manière d’écrire des articles
Ca se voit d’ailleurs bien quand on regarde les plus anciens et les plus récents. Alors que je ne savais pas trop quoi écrire au début, maintenant ça a changé et ils sont bien plus longs, je suis même obligée de passer certains points, des fois je me dis ‘Non… Tu ne peux pas écrire ça…’ quand je vois que je m’emballe un peu dans le flot d’écriture.
Même au niveau de la présentation, du moment où j’ai réalisé que je pouvais utiliser le xhtml et le css, la présentation a changé.
Au bout du compte, je me dis parfois qu’il y a de vieux articles qu’il faudrait que je réécrive et remette en forme…

C’est bizarre aussi, des fois, je pars sur un sujet, je commence mon fleuve et là, plus inspirée, je le mets de côté. Certains mourront dans mes brouillons alors que j’en terminerai d’autres pour lesquels il y a un élément qui a fait que je me remette dessus.
Des objectifs ?
Au départ, je n’en avais pas vraiment, c’est une amie qui m’a suggéré ‘un certain nombre de fois…’ de faire un blog et un jour je m’y suis mise…
Donc à la base, il n’y avait pas d’objectifs, juste que je ne voulais pas évoquer trop de choses personnelles, faire connaitre d’autres et sans trop savoir où ça allait aller.

Maintenant, on va dire que ça reste sur le principe de ce qui me passe par la tête, des truc sur lesquels je veux faire réfléchir ou informer, des coups de cœurs musicaux, des indignations, un peu tout et n’importe quoi…
Une touche de sérieux, une touche de colère, une touche de girly, ça doit faire un peu vrac, c’est inégal et sans trame, ce n’est pas pour rien ce:
…ou les humeurs de la mignonne petite gasconne au labrys…
Alors d’un certain point de vue si tels seraient des objectifs, alors, oui, on peut dire que je les atteins, même si c’est sans prétention que je fais tout ça.

Bah si quand même, je m’amuse sur certaines choses, je creuse des infos pour d’autres, ça me fait réfléchir moi-même au sujet en écrivant.
Et où ça va ?
Je n’en sais rien, on verra bien…
J’ai des tas de brouillons commencés, oubliés, enterrés, des tas de trucs que je me dis que je devrais faire mais ne trouve pas l’inspiration ou que je ne sais pas par quel bout prendre.
Bref, ça va continuer à être un peu du tout et n’importe quoi qui me passe par la tête…
Alors, même si ça ne ressemble à rien, j’espère que vous y trouvez quand même votre compte et qu’il vous est assez agréable…
(C’est n’importe quoi que je raconte là, je tape sur tout et n’importe quoi aussi…)

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Depuis le jour où je t’ai tuée…

19 novembre 2010 à 07:47 | Publié dans Sappho | Laisser un commentaire
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Ca fait tellement longtemps, j’ai l’impression que c’était hier alors que cela fait si loin maintenant…
Je ne peux pas vraiment dire que tu me manques ou que je regrette mon geste, même si des fois j’invoque ton fantôme comme pour ressusciter en moi le temps où tu étais là. Pourtant parfois aussi, quand on me regarde si follette et insouciante, éternelle romantique fantasque comme on me dit souvent, on pourrait croire qu’il ne s’est rien passé, que je ne t’aie pas tuée, que je ne me sois pas débarrassée de toi, que je n’aie mis de la manière la plus radicale un terme à ta présence chez moi.

Certaines personnes de mon entourage te regrettent parfois. Je crois que tu manques à mes parents, ils se demandent si tu reviendras un jour, s’ils te reverront. Je leur réponds un ‘peut-être’ détaché et sans conviction, un peu amusée. Ils seraient si heureux de te revoir…
C’est bizarre. Alors qu’ils me voient heureuse sans toi, ils espèrent quand même ton retour, n’ont-il jamais compris tout ce que j’ai dû endurer par ta faute?

Comme j’ai eu mal à cause de toi! A cause de toi, j’ai subi un martyre sans nom. Si tu avais disparu de ma vie comme par enchantement, je n’aurais pas tant souffert, je ne me serais pas déchirée de douleur, mais jeune et naïve, je ne me rendais pas compte que tu étais à l’origine de tous mes maux, que tu me tuais à petit feu. Tu es restée, comme si mes tourments ne me suffisaient pas…
Puis un jour, j’ai compris que toi et moi, ça devait finir, qu’une de nous devait mourir, c’était toi ou moi, je n’avais pas le choix, même si tu commençais à t’éloigner de moi et que j’allais te perdre. Il ne me restait que cette solution, c’est toi qui nous avais mises dans cette situation. Après ce qu’on pourrait considérer comme un adieu, fataliste, j’ai mis un terme à ton existence, définitivement.

C’est vrai que j’ai été heureuse avec toi, que tu m’as fait vivre tant de moments si magiques…
J’étais jeune et ne demandais qu’à être émerveillée. J’avais les yeux pleins d’étoiles grâce à toi. Tu me faisais me sentir être la première au monde à vivre certaines choses, tu ne faisais me sentir comme une exploratrice qui découvrait un monde nouveau, et pour moi, c’était vraiment un monde nouveau.
Je ne suis pas sûre que je sois nostalgique de cette époque, ce que je vis en ce moment me convient parfaitement. Je garderai les bons souvenirs de ta présence avec moi, ils seront de petits soleils intérieurs que je n’oublierai pas.

Tu es morte maintenant, je suis la mieux placée pour le savoir. Même si j’en avais le pouvoir, je ne te ressusciterais pas. J’ai complètement refait ma vie. J’ai dû réapprendre à vivre sans toi. Tu devais occuper une bien grande place dans ma vie pour que je me sois sentie si vide intérieurement. Mais tout cela est bien fini maintenant, je suis à nouveau heureuse. Même si il y a évidemment des moments difficiles dans la vie parfois, je n’ai plus besoin de toi, tu es de l’histoire ancienne.

Tu sais, il s’est passé tant de choses depuis le jour où je t’ai tuée, mon innocence…

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