Cinéma: An ye harm none

30 mars 2017 à 21:32 | Publié dans Circé, Foxine Hacienda de l'Alambra, Z'inclassables | Laisser un commentaire
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Un de mes articles en tant que Foxine Hacienda de l’Alambra.
Il date d’Octobre 2014, c’est cependant un inédit.
Aucun rappel contextuel, c’est juste cette photo d’Arnold Schwarzenegger, ce vague air de ressemblance avec une autre de Gerald Gardner et le fossée amusant entre les deux personnes.
Cinéma: An ye harm none
Par Foxine Hacienda de l’Alambra
La rumeur semble se confirmer, la vie de Gérald Gardner devrait être portée sur grand écran d’ici la fin de l’année prochaine, probablement pour Samhain.
Les indiscrétions se multiplient à Hollywood autour de ce projet qui commencerait à devenir une réalité attendue par tout le monde wiccan. James Cameron n’a pas démenti travailler sur ce futur blockbuster.
La production n’a pas lésiné sur les moyens puisque Arnold Schwarzenegger est évoqué pour tenir le rôle principal.
Pour « Old Dorothy », le nom de Liz Taylor avait circulé, mais cette dernière étant décédée en 2011, il est plus probable que ce soit Sigourney Weaver qui ait été retenue pour le rôle comme le laisse supposer sa présence régulière dans le Hampshire.
Pour ce qui est de la Bande Originale du film, Till Lindemann et Christian « Flake » Lorenz (du groupe allemand Rammstein), ayant été maintes fois aperçus dans la New Forest, le doute n’est plus guère permis.
Au plus proche de la réalité
La production nous annonce qu’elle a essayé de rester au plus près de la vraie histoire de G.B. Gardner, même si elle a été confrontée au côté malicieux et cachotier du personnage historique.
Une source préférant garder l’anonymat a même déclaré à notre reporter investigateur: « Ce fut un travail de recherche de témoignages colossal. Malgré cela, ça restait bien souvent insuffisant pour savoir ce qui avait pu se passer dans divers moments cruciaux. Aussi, nous avons également écouté les acteurs qui avaient vraiment réussi à s’imprégner pleinement de leur rôle. ».
La plupart des scènes a été tournée dans la New Forest dans une volonté de respecter au mieux l’esprit des évènements.
Nous sommes donc allés dans un pub à Brockenhurst à la recherche de quelques exclusivités auprès des autochtones.
Le patron nous raconte: « Ah oui, on en a vu quelques uns des figurants. Au début on se demandait ce que c’était, ils étaient tous entièrement verts avec des oreilles en pointe. Mais désolé, je ne peux pas vous en dire quoi que ce soit, je leur ai promis d’être discret. Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’était de bons mangeurs et de sacrés fêtards. ». De la part d’un habitué, nous apprenons aussi que « le tournage n’a pas été perturbant dans la région. Il y a bien eu quelques nuits où il y a eu une douzaine de séries d’explosions et détonations d’armes à feu près du tertre, mais dans l’ensemble, c’était calme. ».
Le garagiste local nous parle aussi de la fois où des accessoiristes sont passés chez lui pour utiliser son poste à souder. « Ils voulaient réparer une espèce de grande épée noire. Je leur ai dit, c’est quoi, c’est Excalibur? Ils m’ont dit que non, c’est Azalée, Etalée ou un truc comme ça… ».
Du côté de la 20th Century Fox, nous n’en apprendrons pas plus. Mais au petit sourire en coin du porte-parole avec lequel nous avons eu rendez-vous, nous pouvons présager bien d’autres surprises.

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Within Temptation – Mother Earth

3 avril 2012 à 22:03 | Publié dans Circé, Musique, Sappho | 2 commentaires
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Within Temptation - Mother Earth
Morceau éponyme du second album du groupe néerlandais Within Temptation sorti en 2001.

« La Terre Mère », pour une païenne comme moi, avec de telle composition et instrumentation… Comment pouvait-il ne pas devenir un de mes morceaux fétiches?
Les paroles en VO
Birds and butterflies
Rivers and mountains she creates
But you’ll never know
The next move she’ll make

You can try
But it is useless to ask why
Cannot control her
She goes her own way
(Refrain)
She rules until the end of time
She gives and she takes
She rules until the end of time
She goes her own way
Within Temptation - Mother Earth
With every breath
And all the choices that we make
We are only passing through
On her way

I find my strength
Believing that your soul lives on
Until the end of time
I’ll carry it with me
(Refrain)
(Couplet de version longue)
Once you will know my dear
You don’t have to fear
A new beginning
Always starts at the end

Once you will know my dear
You don’t have to fear
Until the end of time
She goes her own way
(Refrain)
La vidéo officielle
Traduction – La Terre Mère
Les oiseaux et les papillons,
Les rivières et les montagnes, elle les crée.
Mais tu ne sauras jamais
Le prochain geste qu’elle fera.

Tu peux essayer,
Mais il est inutile de demander pourquoi
On ne peut la contrôler.
Elle va son propre chemin.
(Refrain)
C’est elle qui décide jusqu’à la fin des temps.
Elle donne et elle prend.
C’est elle qui décide jusqu’à la fin des temps.
Elle va son propre chemin.
Within Temptation - Mother Earth
Avec chaque souffle
Et tous les choix que nous faisons,
Nous ne faisons que croiser
Son chemin.

Je trouve ma force
En croyant que ton âme vit encore.
Jusqu’à la fin des temps,
Je la porterai en moi.
(Refrain)
(Couplet de version longue)
Un jour tu sauras, mon cher,
Que tu n’as pas à avoir peur.
Un nouveau commencement
Part toujours de la fin.

Un jour tu sauras, mon cher,
Que tu n’as pas à avoir peur.
Jusqu’à la fin des temps,
Elle va son propre chemin.
(Refrain)
En live – Black Symphony

(Avec le fameux couplet de version longue chanté par les choeurs)

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Renouveau païen et conservatisme des sexes

1 octobre 2011 à 00:29 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Penthésilée | 2 commentaires
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Ce n’est pas la première fois que je me fais ce genre de réflexions, mais je trouve que le milieu païen francophone reste entre très conservateur /traditionnel au niveau des affectations de genres/sexuées.

Ayant discuté déjà de ça avec un ami nordique « rénovateur », nous en sommes arrivés au même constat: le milieu païen, du fait de ses aspects de reconstruction, a parfois du mal à se poser dans une logique sociétale moderne, ne trouvant pas le juste équilibre avec des valeurs traditionnelles liées aux contextes d’origine.
Il y aurait donc un travail général de repenser les valeurs anciennes à la lumière des changements de société. Individuellement, ce travail est généralement fait vis à vis du contexte social, mais le retour sur l’approche de la voie spirituelle n’est pas toujours acquis.
Aussi, je me restreindrai dans un premier temps à la perspectives des affectations de genres et de la considération des sexes, ainsi que dans une certaine mesure vis à vis de l’homosexualité.

Il y a des cas ouvertement sexistes, mais même si l’ensemble ne correspond pas à ce profil, il y a quand même un fort conservatisme sur le sujet du masculin/féminin indéniable. J’ai même pu constater des raisonnement tournant à l’homophobie sans que personne ne se rende compte de rien, tellement les attentes d’un sexe et de l’autre sont perçues sous l’angle d’attentes bien précises.
Il s’agit souvent de choses apprises et acceptées jamais remises en cause. Il peut aussi s’agir d’un passif culturel, voire d’une remontée depuis une civilisation ancienne attachée à la voie païenne concernée. De là, selon le sujet précis et la personne, il peut y avoir un début de réflexion, ou la crainte d’une remise en cause.

Je n’y met pas dedans les initiations spécifiques masculines/féminines (comme les passages d’âges ou les initiations de transitions) qui ont un fondement biologique et psychologique en découlant du fait de leur aspect organique. Bien que la question des transsexuels et transgenres complique la chose, peu de monde en ayant une vraie compréhension. Je reconnais moi-même être dépassée, des questions restant en suspens et toutes les réponses « officielles » ne me convainquant pas intimement même si je les connais. J’occulterais donc pour le moment, n’arrivant pas à conceptualiser. Je n’ai jamais eu l’occasion non plus de discuter de sujets initiatiques avec des trans quelle que soit la tradition spirituelle/religieuse.

Je ne me prétends pas non plus moi-même totalement dépourvue d’avoir aussi certains de ces conservatismes, je dois en avoir un certain nombre qui sont même inconscients, mais je ne m’interdis pas d’y réfléchir pour essayer de déterminer si il peut y avoir une justification légitime, si cela ne s’applique qu’à certaines circonstances ou si c’est sans fondement. Le fait de suivre une voie spirituelle ancienne ne doit en aucun cas devenir motif à repousser des compréhensions modernes.

En bref, le milieu païen, est encore très marqué d’un essentialisme qui est parfois prôné en tant que valeur spirituelle.
Par quoi commencer ?
Franchement, il y en a tellement que je ne sais pas par quoi commencer et quoi développer plus avant…

Une fois le cas le plus flagrant abordé, je ne vois que la solution balancer ça sous la forme de
Quelques illustrations en vrac…
Chez les courants pseudo-païens identitaires on trouve très souvent des formes très réductrices pour les deux sexes, généralement très machistes quand même.
(Une fois de plus, je me dis qu’il faudra un de ces jours que je fasse un article pour traiter du cas des identitaires, parce que c’est vraiment un fléau, même s’ils sont minoritaires…)
Ca reste quand même très ancré dans l’approche identitaire avant de rajouter une couche d’imagerie, c’est d’ailleurs pour cela que je parle de « pseudo-païens », l’aspect spirituel n’étant que très loin derrière, et encore, il est bien souvent juste une option sans réelle conviction.
Dans le lot, on trouve aussi des adorateurs de David Lane et ses théories puantes.

Je prends le parti d’illustrer mon propos avec le morceau « Déesse Mère » (cliquer pour écouter) du groupe de RIF (Rock Identitaire Français) Fraction. Voici un extrait des paroles:

Gardienne du feu et de la tradition,
La femme d’Europe subit les pires affronts.
Certains te veulent voilée (violée!)
Certains une putain américanisée
Moi, je vois en toi ta fécondité
La promesse d’éternité.
Tu porteras nos enfants,
Les élèvera selon la loi de notre sang.
Et si demain je pars a combat,
Ce sera sans peur car tu est là.

On notera donc par delà les niaiseries pour boneheads leur perception des femmes

  • Elles doivent avant tout être des femmes au foyer.
  • Il ne leur vient même pas à l’idée que les femmes pourraient savoir ce qu’elles veulent pour elles-mêmes…
  • Ils voient les femmes comme des pondeuses qui n’attendent qu’eux et qui devront ensuite se débrouiller à élever leurs enfants pour devenir aussi débiles qu’eux.

Il y a quand même de quoi ce demander à quel combat va aller le grand couillon… Imagerie, imagerie…

Avec cette catégorie, on se retrouvé généralement dans la caricature des affectations de genres. Ca me dépassera toujours de voir que certaines filles/femmes côtoient ces courants…

Chez les druides aussi, j’ai trouvé des trucs marrants.

Il semblerait qu’il y ait certains groupes de plus en plus minoritaires, voire anecdotiques, qui refusent d’initier les femmes ou de considérer l’existence de druidesses (ou ban drui).
On trouve donc ceux qui considèrent que les femmes sont initiées naturellement par la maternité… Il y en a d’autres qui parlent qu’historiquement il n’y ait que que des « femmes consacrées » mais pas de druidesses, n’étant pas d’accord avec d’autres dans des débats qui me dépassent. D’autres encore, considèrent que les femmes ne peuvent pas être druidesse car elles ne sont pas initiatrices de vie mais réceptacle.

Cela dit, le refus d’intégrer des membres féminins reste très minoritaire. Ce que je trouve amusant, c’est le fait de chercher la réponse au fait qu’il y ait des femmes druides, quel que soit le terme, dans le passé flou d’il y a deux millénaires plutôt que dans une réflexion moderne.
Athéna est une déesse masculine.
Passons l’oxymore
Encore une belle illustration de l’enlisement dans les affectations de genre. Ce n’est pas pourtant les déesse guerrières ou armées qui manquent, Artémis, Britomartis, Enyo, Thémis, Eris, …, on a même des représentation armées d’Aphrodite. N’oublions pas les amazones, les Lacédémoniennes, Atalante l’archère, Clytemnestre et son labrys, etc…

Mais non, tout ce qui a rapport aux armes est un domaine masculin, donc Athéna est masculine… …comme les autres citées d’ailleurs…
Oui, mais les femmes grecques ne se battaient pas… Dans les faits, c’est qu’elles en étaient interdites dans la plupart des cités par la loi.

Personnellement, je trouve que ça en arrive au delà des affectations de genres, c’est carrément nier le genre originel parce que ça ne correspond pas à ce qu’on veut y affecter.
J’ai déjà évoqué le problème de celles que j’appelle (comme il n’y a pas de nom défini) les La_Déessistes et de leur vision archétypale (voir) qui mène souvent à une conception réductrice.
Je en reviendrai pas sur le fait que ce soit des incompréhensions majeures des courants « Feminine Divine » et « Wymen Spirit », combinées à divers choses prises sans cohérence.

Sur un de ces fora, je sais plus si c’est avoir posté un article de presse sur un village Mosuo, sur Umoja ou un autre contexte matriarcal sur un de ces fora, mais je me souviens clairement de cette réaction:
« Etre élevée que par des femmes, quelle horreur! »
Sur le coup, j’en avais été séchée. En une simple phrase, c’était la condamnation arbitraire d’un mode de vie spécifique et de l’homoparentalité féminine, sans parler des nombreux cas qui arrivent par les aléas de la vie. Superbe d’un point de vue conscience et spiritualité au féminin!
Mais le cas que je cite au dessus n’est pas isolé.
J’ai ainsi pu lire dans des contextes wiccans ou druidiques que ma cellule familiale est une abomination car n’ayant pas d’équilibre entre les polarités masculine et féminine. C’est sympa, il y avait déjà le Lévitique 18:22, certains païens décident de s’y mettre aussi pour des raisons de « polarité ».
On en apprend de belles d’ailleurs avec cette histoire de polarités masculine et féminine…
Certains autres annoncent au contraire que les homosexuels ont ces deux polarités. J’ai eu beau vérifier sur ma compagne ou sur moi-même, non, il n’y a rien qui a poussé, je crois plutôt que les défenseurs de cette approche ont confondu homosexualité et hermaphrodisme… Bah oui, tout ça c’est un peu pareil quand même, non?
Tant qu’on y est sur la wicca, un dieu, une déesse et des tonnes d’essentialisme.
Le dieu représente le blablabla classique des affectations masculines hétéronormatives, la déesse représente le blablabla classique des affectations féminines hétéronormatives. Avec ça, on est bien partis, sachant que Gardner, le fondateur de la wicca était ouvertement homophobe… Et le « Grand Rite », si important de la conjonction homme-femme, dieu-déesse, parce que c’est bien connu, tout ce qu’il y a d’un côté n’est pas présent chez l’autre. D’ailleurs « traditionnellement » (si on peut parler ainsi vu l’âge de quelques décennies à peine de la wicca et le nombre de dérives), l’initiation ne se fait que homme>femme ou femme>homme (Comme si un homme était fichu d’expliquer à une femme ce qu’est être une femme et réciproquement…).

Il y a eu diverses tentatives plus ou moins abouties ou réussies de sortir de ce carcan, heureusement.
La chienne dans le jeu de quilles
Nombre de fois où on m’a sorti un truc du style:
« Roxane, tu nous em…des avec ton féminisme, on est sur un *support* païen, ce n’est pas l’endroit. »
Ah? Les païens seraient donc « à part » de la société, ils n’évoluent pas dedans…
De même, quand on m’affecte des « propriétés » ou refuse d’autres parce que femme, ça serait normal, parce que je suis païenne… Je ne le laisserais pas passer à l’extérieur, mais dans le contexte païen, ça deviendrait « par miracle » acceptable… Pareil pour l’homophobie, d’un coup, par miracle encore, une remarque homophobe ne le serait finalement pas… Je serais d’ailleurs la méchante d’histoire du fait d’avoir relevé ça…

Beaucoup trop de monde excuse beaucoup trop de chose pour motif que cela se passe entre païens ou que des choses soient issues de « la tradition ».
Il y a un réel problème à ce niveau.
Par moments, on nage en pleine hypocrisie.

Le sexisme, l’homophobie et la transphobie sont bel et bien présent dans le paganisme, et pas uniquement chez les extrémistes et les franges politisées.
Beaucoup de monde se voile la face, ne veut pas les voir, minore, banalise ou y trouve des excuses, mais sur le fond, c’est pourtant bien présent.
Alors oui, j’em…de avec ça, je continuerai, même si cela dérange le Prosper ou l’Eglantine qui ne veulent pas en entendre parler.
J’em…derai aussi au niveau de toutes les théories débiles ou réductrices qui y circulent.
Au chapitre « théories débiles », en voici une pour laquelle j’ai eu un fou rire mémorable en la lisant la première fois:
Les cycles féminins et lunaires sont de même durée et s’influencent mutuellement.

C’est une révolution! Toutes les femmes sont avec des cycles réguliers et phasés sur ceux de la lune, mais en plus, on influence la lune! Merveilleux!
Ca doit être la lune aussi qui nous fait libérer nos ovules et qui desquame nos endomètres utérins…
Je ne dois pas être une femme donc, parce que mes cycles se décalent par rapport à la lune et il m’arrive d’en avoir des plus courts. Idem pour ma compagne…
Je ne sais pas qui a inventé cette ânerie, mais il a fait très fort. Là où ça en devient phénoménal, c’est qu’il y ait des gens pour y croire et les propager à d’autres.

Attention, je ne généralise pas à tout le monde !
Il y a même des cas qui sont en pointe comme chez les nordiques d’Europe du nord (voir) sur ces thématiques.
D’ailleurs, c’est amusant que cela vienne de pays d’Europe du nord qui sont aussi connus pour être plus avancés sur les questions d’égalité les droits des femmes et des homosexuels… Ca change aussi de nos tarés identitaires locaux, alors qu’ils sont en train de s’inventer par tous moyens du sang germanique ou nordique pour se légitimer entre eux, ceux qui ont une reconnaissance officielle dans ces pays sont sur des positions radicalement différentes. Cherchez l’erreur…

Ok, sans aller chercher si loin, en France, on a aussi du monde qui a su évoluer avec les dernières décennies. Il y en a même pas mal, il faut bien le dire.
Mais ça s’est fait « par la force » dans pas mal de cas à s’imposer face à des logiques conservatrices et essentialistes pour tout ce qui avait déjà une forme d’organisation et ça n’a pas dû être si simple.

La plupart de ceux qui arrivent au paganisme sont d’ailleurs actuellement avec une logique moderne et sont le reflet de la société actuelle, pas encore totalement égalitaristes, mais y tendant.
Le risque est que leur de leur phase d’apprentissage ou d’initiation, se produise une sorte de régression involontaire, que ce soit par volonté de se calquer sur des écrits datant quelques peu, de personnes d’une génération antérieure, voire carrément le fait d’assimiler des schémas anciens liés aux traditions de la religion sur laquelle ils se penchent. En fait, le problème du « néophyte » se situe principalement à ce niveau par le fait d’un manque de recul alors qu’il découvre.
Cohérence, pataugeage et perspectives
En cette période où l’évocation « du genre » en SVT pour les premières scientifiques (donc aux alentours de 17 ans, ayant possiblement commencé leur vie sexuelle, formés à la réflexion logique) dérange tant les conservateurs d’imprégnation catholique (que de foin pour un pauvre chapitre…), le milieu païen fait il mieux?
Quelque part, oui, puisse qu’il ne semble pas que cela fasse la moindre vague. En fait, j’ai plus l’impression que c’est une totale indifférence et ignorance du sujet. C’est carrément la perspective qui semble ignorée.
Finalement, ce n’est pas plus mal, ça évite les âneries en cascades qu’on lire et entendre sur le sujet de la part de personnes n’y ayant rien compris. Moi-même reste dubitative sur certaines de ses composantes, étant plus dans la désaffectation aux genres et sexes d’éléments indus.

Juste une remarque à la volée, il m’est souvent arrivé de constater que ceux qui sont les plus prompts à critiquer les chrétiens pour des éléments du passé, sont eux-mêmes plus ancrés dans le passés et des préceptes passéistes/conservateurs. Ca me sonne souvent comme une forme de complexes et je ne dois pas être si loin de la vérité tellement le schéma est récurrent et se confirme lors de discussions…

Le travail est entamé de repenser ces aspects, mais cela n’avance pas assez vite pour rester à jour la plupart du temps et il y a encore bien souvent des trains de retard dans la réflexion et la remise en cause des anciens schémas pour une spiritualité qui soit valable dans notre contexte moderne. Ce n’est pas le passéisme sur les sujet des sexes et des genres qui feront que l’ont puisse être pris au sérieux. On ne peut plus se permettre une logique figée dans le passé, parce que les dieux eux-mêmes n’y sont pas, où alors ce serait rendre culte à des vieilleries qui ne nous conviendraient pas, figée dans le temps passé et inutiles dans notre contemporalité.
Que les adeptes des conservatismes soient choqués, tant pis, c’est pourtant une réalité. Nos anciens ont eu des penseurs, des philosophes, des sages qui pensaient et repensaient leur temps, la spiritualité et leurs mœurs; et nous, nous ne devrions surtout pas faire la même chose? On devrait rester bloquer avec des siècles de retard sur notre entourage? Voyons soyons cohérents avec nos voies spirituelles et cessons d’idolâtrer les choses du passé qui n’ont plus le moindre fondement.
Cela ne veut pas dire faire table rase, on peut aussi arriver aux même conclusions que nos anciens, mais que ce soit sur des arguments construits modernes et pas juste parce que c’était comme ça autrefois. Il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’excès inverse à vouloir tout réinventer en dépit du bon sens, cohérence reste un maître-mot.

Je conclurai donc sur ce constat, tout le monde n’est pas prêt à faire ce travail de remise en cause: certains par confort des habitudes, certains parce que ça ne leur traverse même pas l’esprit, d’autres parce qu’ils ont besoin de ça pour conserver leur position au sein d’un groupe, ceux qui se voilent la face parce que ce serait reconnaitre ces faits, d’autres encore parce qu’il veulent véhiculer des idéologies en plus et qu’il y aurait incompatibilité, et tous ceux qui ne sont pas suffisamment assurés pour se lancer dans une telle remise en question, etc., etc., etc…
Nous, païens ne sommes pas en dehors de la société, nous ne pouvons donc pas occulter les débats et évolutions de société pour quelque prétexte fallacieux que ce soit.
Révolutionnons nos esprits.

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Libuše et Vlasta, la reine et la cheffe de guerre

10 juillet 2011 à 22:16 | Publié dans Circé, Penthésilée | 2 commentaires
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Vlasta
Je suis tombée il y a peu sur un film « The Pagan Queen » (Non traduit en Français à ma connaissance.) sur l’histoire de Libuše, la reine légendaire qui fonda Prague.

De là, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une partie de l’histoire et de la légende de la fondation de la Bohême.

Cependant, ce film ne fit pas honneur à une autre femme de légende, une guerrière, une cheffe de guerre, mena une rébellion contre l’oppression à la tête d’une armée de femmes: Vlasta.

Même si les sources historiques, folkloriques et les chroniques divergent souvent, sans parler des fictions qui ont été greffées dessus, je m’essaie donc à en dégager une vision qui me semble cohérente.
Le seigneur Krok et ses filles
Au 8e siècle, en Bohême, le seigneur Krok, successeur du chef légendaire Čech, et sa femme Niva avaient eu trois filles:
> Kazi, herboriste et guérisseuse
> Teta, prêtresse et sorcière
> Libuše, voyante et devineresse

Quand il mourut, il désigna Libuše pour lui succéder.
Libuše et Přemysl
Le début de règne de Libuše fut propice puisse qu’en endigua la peste qui frappait la région et amena une grande prospérité.
Josef Mathauser - Kněžna Libuše věští slávu Prahy
Par ces dons de voyance, elle prophétise un endroit où construire une grande cité qui se révèle révélera être la future Prague.

Cependant, la présence de pillards se fait de plus en plus sentir. La nécessité d’une force armée se fit de plus en plus sentir. Une compagne d’enfance de Libuše, Vlasta, organisa une troupe de guerrières dont elle pris la tête.

Malgré les réussites de Vlasta, le conseil insista de plus en plus pour que Libuše prenne un mari pour régner.
La pression augmentant au fil du temps, elle céda et dit au conseil comment aller le chercher.
Il le trouvèrent en la personne d’un laboureur du village de Stadice: Přemysl.

Selon une tradition tardive, ensemble, ils eurent trois fils, Nezamysl, Radobýl et Lidomír, fondant ainsi la dynastie des Přemyslides.
La révolte de Vlasta
Il semble que Libuše soit morte assez peu de temps après son mariage (Je n’en ai pas trouvé la cause, ce qui remet en cause le fait des trois enfants.).

Přemysl continua à régner seul. Cependant, son règne semble avoir été très dur, les paysans autrefois libre se retrouvant opprimés sous son joug. De même, il établit des lois fortement défavorables aux femmes alors que la culture tchèque était précédemment équitable.

C’est ainsi que Vlasta, dont la troupe de femmes était devenue une vraie petite armée, entra en rébellion et parti s’installer à Děvín où elle établit ses quartiers et construisit une forteresse.
Vlasta
Dívčí válka, la Guerre des Filles
Mais elle ne fut pas un cas isolé. De nombreuses femmes s’en prirent à des hommes qui profitaient de ces nouvelles lois et beaucoup partaient se rallier à elle.
Selon toutes les sources, cette guerre fut longue. Certaines donne une durée de 8 ans. Il se serait plus agit de multiples escarmouches que de réelles grandes batailles.

Pour le reste, il est assez dur de trouver des sources fiables, toutes sont terriblement imprégnées d’un fort parti pris de la part de leur auteurs, même si certaines vont dans le même sens globalement. Bref, cela a suscité de très nombreux fantasmes.

Elle aurait voulu fonder un royaume fortement matriarcal. Les hommes auraient été interdit de porter des armes et de monter librement à cheval, seules les femmes pouvant exercer le métier des armes. Ils auraient été affecté aux champs et autres tâches productives au service des femmes.
On trouve aussi que des femmes venaient de loin se rallier par milliers, voire dizaines de milliers, étant prises en formation guerrière après avoir été accueillies, grossissant son armée.
Certains leur prêtent aussi de torturer systématiquement les prisonniers qu’elles faisaient avant de les exécuter ou les libérer mutilés.

Bref, il y a du tri à faire dans tout ça…
Divoká Šárka, Šárka la sauvage
Šárka, lieutenante de Vlasta, est aussi une figure de la guerre des filles.
Elle piégea une bande d’hommes armés commandé par Ctirad, un jeune noble farouche ayant provoqué de lourdes pertes, en s’attachant elle-même à un arbre et affirmant que les femmes rebelles mise, déposant un cor et une cruche d’hydromel hors de portée pourla narguer. Ctirad croit à son histoire et sa détache de l’arbre. Une fois libérée, elle verse l’hydromel aux hommes en cadeau de remerciement. Les hommes ne soupçonnent pas que Šárka avait mis un somnifère dans l’hydromel. Quand ils sont tous endormis, Šárka sonne du cor pour prévenir les rebelles de sortir de leurs cachettes et de la rejoindre dans l’abattage des hommes.
Les dernières batailles: Vyšehrad et Děvín
Tout cela se terminera par la mort de la plupart d’entre elles, massacrées par l’armée de Přemysl.

Il ressort que Přemysl ait voulu tenter de marcher sur Děvín après l’affaire Ctirad, mais rencontra de fortes résistances sur le trajet et rebroussa chemin, non sans avoir tué de nombreuses guerrières et en ayant capturé certaines. De là, Vlasta aurait voulu faire une contre-attaque contre lui à Vyšehrad.
Lors de la bataille qui eut lieu avant qu’elle arrive sur la ville, elle se serait retrouvée isolée et surpassée par le nombre, elle fut tuée. Leur meneuse morte, le reste de l’armée aurait essayé de se rabattre sur Děvín. Un certains nombre furent tuées sur le trajet, et celles qui purent arriver à la forteresse furent massacrées lors de la prise de celle-ci.
Přemysl, vainqueur, fit raser la forteresse de Děvín pour ne plus laisser de traces et de base à une nouvelle rébellion.
The Pagan Queen (2009)
Production par le réalisateur allemand Constantin Werner, il reprend l’histoire en prenant pour lui l’hypothèse d’un changement d’un matriarcat à un patriarcat. Les aspects occultes sont mis en avant aussi.
Bon, si la première heure n’est pas mal du tout, le film dérape totalement dans la seconde partie.
Vlasta devient une hystérique psychopathe misandre. 8 ans de guerres sont résumé en un truc qui tiendrait en moins d’une semaine; son point de départ en est d’ailleurs faux, Libuše est bien vivante au moment de la mort de Vlasta, le massacre de son armée n’a d’ailleurs même pas lieu… La fin est en queue de poisson.

J’ai pu lire qu’il avait reçu un très mauvais accueil en Tchéquie.

Dans l’ensemble, il n’est pas si mal, même la fin dérape, mais il n’est pas inoubliable.
Si parfois des éléments d’ambiance font penser à « Les Brumes d’Avalon », il n’en a pas son envergure.
Diverses fioritures sont en trop, comme le côté extrême de Vlasta ou la liaison que le scénariste lui met avec Přemysl (ce qui serait censé expliquer son glissement psychologique?).
A voir, sans plus.
La Guerre des Filles
En 1981, Christiane Singer sort « La Guerre des Filles » inspiré de cette histoire.
Je ne l’ai pas lu, je le signale à titre indicatif. Si quelqu’un l’a lu, vous pouvez donner votre appréciation dans les commentaires.
Fantasmes et partialité dans les sources
Les premiers écrits concernant cette histoire datent du 12e siècle avec les écrits de Cosmas de Prague, un ecclésiastique.
Quatre siècles après, un ecclésiastique racontant une histoire se passant à l’époque païenne… Il y a déjà de quoi avoir de la déformation et une vision partiale…
Il est même amusant de savoir qu’il y a des problèmes de cohérence avec un manuscrit plus ancien, « la légende chrétienne » (Kristiánova legenda), décrivant la christianisation du pays.

Là où l’idéologie en devient risible…
Ainsi, Alois Jirásek (Staré pověsti české – Légendes de l’ancienne Bohême – 1894) conclut sa chronique sur la Dívčí válka:
« L’ordre et la justice ont été à nouveau établis, comme il y avait avant, et le prince Přemysl régna seul, sans opposition des femmes. »
Ayant raconté au début qu’il tient son pouvoir uniquement de son mariage avec Libuše qui régnait seule avant, sortant à peine d’un carnage, c’est sûr que l’ordre et la justice sont rétablis… …surtout si on considère qu’il ait été un oppresseur…
On notera au passage une certaine apologie patriarchiste…

On trouve aussi chez certains auteurs qu’il y ait eu une relation sapphique entre Libuše et Vlasta. Peut-être, mais dans les faits, rien ne l’indique dans les sources historiques.
En fait, cela doit simplement venir du fait que Vlata soit parfois appelée l’amazone de Bohême, on va dire par effet poétique. De là, il n’y avait qu’un pas à en rajouter par rapport à l’imagerie des amazones, imaginées comme tribades (Ce qui ne repose d’ailleurs sur rien d’historique, les amazones étant simplement des guerrières scythes sauromates.).
Parce que c’est connu, toutes les femmes guerrières sont tribades (tout comme sûrement tous les guerriers sont homos aussi…) et tous les généraux ont des rapports homosexuels avec leurs rois…

Concernant les lois établies par Vlasta, il est amusant de voir qu’elle seraient connues par des personnes extérieures, qui plus est prenant parti pour ses ennemis. Si on ajoute à ça qu’elle ont été massacrées, pas facile d’établir ce genre d’informations…
On est donc plutôt sur ce sujet d’une point de vue propagande. Idem pour sa « cruauté », il est logique d’avoir un tableau noirci pour donner plus d’honneurs au vainqueur.
Cela dit, en considérant qu’elle était à la tête d’une armée féminine, qu’elle est en rébellion, que l’armée en face est exclusivement masculine, il serait logique stratégiquement de considérer pour des raisons de sécurité qu’un homme armé est un potentiel ennemis infiltré et qu’un homme à cheval un observateur avancé. Même si rien n’est prouvé, ça aurait une certaine cohérence, tout comme l’inverse dans l’autre camp.
Différence de considération patriarcat-matriarcat sur ce cas
Il y a quand même un truc amusant, un réflexe culturel:
Si on regarde bien, la considération des deux opposants Vlasta et Přemysl n’est pas du tout la même, alors que sur le fond… Il y a juste inversion entre les sexes de dire qui s’occupe de la guerre, qui dirige et qui assiste.
Pourtant, la perception donnée n’est pas du tout la même comme le montre la citation de Alois Jirásek plus haut.

Avec les évolution de société, Vlasta passe d’abord très négativement, surtout avec la christianisation, puis plus récemment devient une héroïne d’un point de vue féministe du fait de s’oppose au patriarcat et des loi arbitrairement oppressive pour les femmes.
Aussi, si je devais les départager, l’histoire précédente montrant qu’il y avait des dirigeants hommes, je me baserais que la culture devait être assez égalitariste jusqu’à Libuše et que le déséquilibre est arrivé avec Přemysl. De là, la réaction de Vlasta ne se fait qu’en réaction et comme marqué plus haut a une certaine cohérence stratégique.
De même à considérer qu’il y avait des lois concernant les hommes sur ses domaines, c’est qu’il devait bien y an voir. Puisse qu’elle est donnée par ses ennemis comme tuant ses prisonniers de guerre, le noircissement de sa personne devient donc à ce niveau paradoxal, sauf si ceux-ci l’ont ralliée volontairement, la préférant à Přemysl… Ce qui la positionnerait comme non une héroïne matriarcale, mais bien une protectrice du peuple tout court, comme dans sa charge initiale.
Héroïne tout court donc.
La note de fin
Je m’amuse à voir comment l’imagination de certain(e)s s’emballe sur le sujet pendant les petites recherches que j’ai fait sur le sujet.
Ce qui est le plus amusant est de voir que les gens s’attachent plus aux versions romancées ou librement interprétées plutôt que les éléments de la légende initiale.
Parce qu’encore une fois, on est au temps des ducs légendaires de Bohême…

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Origines des quatres tribus helléniques

4 juin 2011 à 20:36 | Publié dans Circé | 2 commentaires
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Ca fait quelque fois qu’on me pose la question de savoir ce qui signifie le « éolien » quand je parle que je suis païenne éolienne ou helléniste éolienne.
Il y a même eu quelques confusions avec ça.

Ca n’est ni en référence à Eole le maître des vents, ni aux îles éoliennes, mais bien en référence aux Eoliens, un des quatre principaux peuples helléniques.
Les héros fondateurs et les peuples
Les Grecs ou mieux nommés Hellènes (Ἕλληνες Élli̱nes) d’après le héros fondateur de ce peuple: Hellen (Ἕλλην Élli̱n) se divisent en quatre tribus:
Doriens, Doriens, Achéens et Ioniens
nommées à partir d’un descendant d’Hellen fondateur de la tribu.
Fondateur En Grec Tribu En Grec
Achaïos Ἀχαιός (Achaiós) Achéens Ἀχαιοί (Achaioí)
Doros Δῶρος (Dó̱ros) Doriens Δωριεῖς (Do̱rieís)
Eole Αἴολος (Aíolos) Eoliens Αἰολεῖς (Aioleís)
Ion Ἴων (Ío̱n) Ioniens Ἴωνες (Ío̱nes)
Et à la question, « Pourquoi en grec il n’y a pas de ‘h’ au début? », sans rentrer dans les détails, regardez à gauche de Ἕ, il y a un petit signe qu’on appelle esprit, du latin spiritus qui signifie souffle. L’ajout d’un ‘h’ en caractères latins le remplace.
Hellen et sa descendance
Hellen se maria avec la nymphe Orséis et eut trois fils: Eole, Doros et Xouthos.

Xouthos se maria avec Créuse dont il eut pour fils Achaïos et Ion.

Pour Ion, une autre version existe: Créuse avait eu son fils Ion avant avec Apollon. Elle l’abandonna et il fut recueilli par Hermès sur demande d’Apollon pour être élevé à Delphes. Lors d’une visite à l’oracle, Xouthos reçu la demande de la Pythie d’adopter comme son enfant la première personne qui croiserait en sortant, et ce fut Ion.
Au bout du compte ça revient au même, Ion est le fils de Xouthos.
Répartition géographique
Il peut être difficile de localiser précisément du fait des migrations, cependant, voilà une idée à partir de la répartition linguistique à la période classique (5e et 4e siècles avant JC).


Achéen Arcado-cypriote Attique Dorien
Eolien Grec nord-occidental Ionien

A noter que l’Attique a été peuplée par les Ioniens.

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