Peine de mort aux USA: des solutions innovantes

5 mars 2017 à 10:44 | Publié dans Foxine Hacienda de l'Alambra, Z'inclassables | Laisser un commentaire
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Un de mes articles en tant que Foxine Hacienda de l’Alambra.
Il date de Mai 2014.
Pour rappel contextuel:
Suite à l’agonie d’un condamné à mort pendant 45 minutes, les problèmes liés à des pénuries de produits létaux, d’autres « ratées » lors d’exécutions, USA ont connu un certain nombre de cafouillis dans les débats de comment garder une dimension éthique pour les exécutions capitales.
Les propositions ont fleuri, dont des plus absurdes ou des plus glauques.
Cynisme…
Peine de mort aux USA: des solutions innovantes
Mardi 27 mai 2014, par Foxine Hacienda de l’Alambra
Suite au récent scandale lié à l’agonie de 45 minutes d’un condamné à mort lors de son exécution le 29 avril dernier, l’administration pénitentiaire étudie d’autres pistes pour éviter que ce genre de chose puisse se reproduire.
Face aux problématiques dans le choix de nouveaux produits létaux, de nouvelles pistes sont envisagées et diverses initiatives ont été prises pour palier au problème de ne pouvoir pratiquer des tests en conditions réelles.
Parmi ces initiatives, on remarquera en particulier celle proposée par l’Asatru Carceral Assembly, bien connue pour son support aux détenus de religion nordique. La solution de pendaison, si possible à un frêne a été retenue après de longues discussions internes. Celle consistant à une noyade dans un marais sur le modèle danois a été écartée pour des raisons pratiques, en pensant aux états ne possédant pas de marais carcéraux. Certes se pose le problème de la disposition d’un frêne ou arbre acceptable pour représenter Yggdrasil, mais là encore une issue a été trouvée grâce à un partenariat avec une pépinière destinée à la réinsertion sociale.
Confrontée à un réel problème de fond et découvrant ainsi des perspectives innovantes, l’administration pénitentiaire s’est déclarée favorable à ce genre de solutions, tant qu’elles restent conformes au premier amendement. Cette proposition de l’Asatru Carceral Assembly rejoint donc celle du Voodoo Jail Cult qui propose l’exécution par plantage d’aiguille dans le cœur d’une poupée spécialement préparée pour le prisonnier. D’autres solutions ont d’ores et déjà été écartées comme celle du Druidic Prison College qui proposait l’enfermement et la crémation dans un « homme d’osier », jugée trop contraignante car nécessitant la présence de plusieurs pompiers jusqu’à fin de l’exécution.
D’autres propositions peuvent encore être déposées jusqu’à la rentrée 2014, le moratoire sur les « envois dans l’au-delà » courant jusqu’au 31 octobre. A compter de cette date, le condamné aura le choix de la méthode parmi celles retenues en accord avec ses convictions religieuses ou philosophiques.

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Lesbos: La plainte lesbienne contre les lesbiennes

1 octobre 2010 à 14:01 | Publié dans Arc en ciel, Z'inclassables | Laisser un commentaire
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Bienvenue à Lesbos
(Bienvenue à Lesbos)
Καλώς ήλθατε
στη Λέσβος
L’affaire m’avait amusée au plus au point à l’époque et me fait toujours follement rire.
Ce n’est plus tout jeune, mais c’est toujours aussi bon.

En creusant un peu, j’ai trouvé d’autres choses amusantes, d’autres qui m’ont un peu plus affligée, mais l’ensemble et le ridicule de l’affaire prend le dessus sur les petits nuages.
Finalement, les lesbiennes restent des lesbiennes, le principal est sauf, on y aura gagné une page amusante dans notre histoire…
Rappel des faits
Le 10 avril 2008, Dimitris Lambrou (Voir plus bas), un Lesbien (natif de Lesbos) de 69 ans, ainsi que deux Lesbiennes (noter la majuscule), Maria Rodou et Kokoni Kouvalaki, portent plainte contre OLKE (1) pour l’usage du mot « lesbiennes » dans le nom de l’association.

Leur objectif avoué est que le terme de « lesbiennes » ne soit plus utilisé que pour désigner les natives et habitantes de Lesbos.
Le fait que le mot « lesbiennes » soit plus couramment employé pour désigner des homosexuelles porterait préjudice aux îliennes de part l’ambigüité créée (ce que l’on peut comprendre).
Il réclame donc le retrait de la référence à Lesbos dans le « L » de OLKE.
Mais cet objectif ne concerne pas seulement cette association, à terme, il voudrait l’exclusivité nationale du terme « lesbienne » et tout terme apparenté sur la base d’une restriction géographique à l’île de Lesbos.
Les principaux arguments seraient que le terme de « lesbien » dans un contexte autre qu’îlien serait une usurpation d’identité culturelle et géographique par les lesbiennes (homos) qui s’approprient illégitimement ainsi un patrimoine qui n’est pas le leur, mais l’exclusivité des Lesbiens depuis des millénaires. Ceci serait vécu comme un « profond viol psychologique et moral existentiel » par les îliens (Là, il ne faut pas abuser…).
Il va même à demander des indemnités et des amendes pour emploi de termes « lesbiens » hors du contexte de l’île pour faire appliquer la décision de cette restriction géographique.
>>> Vidéos  – ABC News –  – BBC News –  sur la polémique, en Anglais
(Je vous les recommande si vous comprenez bien anglais.)
Dans sa croisade pour les Lesbiennes, il trouve aussi un Grec-américain du nom de Paul Thymou, que vous pouvez voir sur les images plus bas, se rendant ridicule avec ses fanions sur des photos de presse.

Dans les remous divers, un boycott commercial des lesbiennes est même envisagé.
Η δυστυχία του να είσαι Λέσβιος, -ία,
Du malheur d’être Lesbien(ne)
C’est donc l’article qu’il publie sur son site, que l’on retrouve au mois de mai sur le site de Davlos.

On y retrouve tous ces arguments cités plus hauts.
Il ajoute que le terme de « lesbiennes » pour désigner des homosexuelles ne daterait que de quelques décennies, en tous cas après 1911 d’après le lexique abrégé d’Oxford qui ne connaitrait que dans le sens « îlien de Lesbos » (2).

Il y joint une copie du document adressé au tribunal de première instance d’Athènes pour appuyer son argumentation et ses demandes.

Au ton général, il est sûr d’obtenir gain de cause et considère presque son affaire comme gagnée.

Il est amusant qu’il cite quelques auteurs secondaires, occultant les majeurs, concernant Sappho et l’ancienneté du terme.
Pour celles et ceux qui voudraient vraiment se prendre la tête en grec avec du « ταυτότητά μας » / « notre identité », numéro 313 de Davlos disponible en ligne. C’est du même niveau de puanteur que le pire du débat sur l’identité nationale qu’on a eu en France il y a quelques temps.
Et si vous en avez pas eu marre, il y a sur les suivants aussi…
Bon, il y a du marrant de ridicule parfois quand même, mais autour, c’est quand même puant, sans parler de ses articles autres…
Réaction du côté de OLKE
Evangélia Vlami, la porte-parole d’OLKE réagit par un logique:
« Cette affaire est totalement ridicule. Cela dit si nous sommes convoqués par la justice nous nous ferons entendre. ».

Et effectivement, dans diverses interventions, cette notion du ridicule de ce procès est mise en valeur, insistant que les lesbiennes n’ont jamais décidé de s’appeler « lesbiennes », mais bien qu’elles ont été désignées comme telles indépendamment de leur volonté.
10 juin 2008 – L’audition au tribunal
Autant donner quelques arguments exprimés des deux cotés.
Du côté des plaignants
Ioannis Achlioptas, ingénieur électricien lesbien de 50 ans vivant à Montréal
« Ma mère, ma fille, ma soeur ont honte de dire qu’elles sont lesbiennes, c’est à dire originaires de Lesbos. A l’étranger nos femmes se cachent »
« Partout, sur internet, dans les journaux, la confusion est entretenue, cela est offensant pour notre terre d’origine »
« Les femmes homosexuelles ont tout à fait le droit de se définir comme elles le souhaitent, mais elles n’ont pas le droit de s’approprier notre identité nationale(3) »
« J’ai du mal à expliquer à ma fille que les Lesbien(ne)s nous ne sommes pas les homosexuel(le)s. Ma mère, ma sœur et ma fille sont toutes les lesbiennes et il est incroyable de voir à quel point elles sont tournées en ridicule à cause de cela. »
 
Paul Thymou et ses bannières…
(Oui, les lesbiennes se marient avec le sexe opposé.)
(FINI LE SILENCE! Si vous n’êtes pas de Lesbos, vous n’êtes pas lesbienne.)

Pour celles et ceux qui voudraient vraiment se prendre la tête en grec avec du « ταυτότητά μας » / « notre identité », numéro 315 de Davlos disponible en ligne.

Du côté de OLKE
Défendu par Maître Vassilis Chirdaris

Thémistocle Kefalas, avocat à Lesbos
« Ma propre fille n’a jamais eu de problème, pas plus que la fédération des associations lesbiennes formées par des habitants, ou les autorités locales. »
« Ma fille n’a pas de problème d’être appelé Lesbienne, même si elle n’est pas une lesbienne. »
« Le terme a été utilisé dans le monde entier depuis des siècles et a même aidé l’île, en stimulant le tourisme. »
Il a souligné que l’Olke n’avait « pas inventé le terme lesbienne, utilisé depuis au moins le XVIIIme siècle et désormais dans le monde entier » pour désigner une homosexuelle.

Evangelia Vlami, porte-parole d’OLKE
« Cessons de jouer avec les mots, les manifestations de ce genre sont rien d’autre que des préjugés. Le mot peut être employé par les deux communautés sans insulter qui que ce soit. »
L’audition de Dimitris Lambrou
« Ma femme est une lesbienne, ma fille est lesbienne et je suis lesbien. »
Ainsi commence le témoignage de lambrou et provoque le rire dans l’assemblée.
« Entendez-vous ces gens rire? » prenant à témoin la juge.
« Toute la Grèce rit de ça. Vous pouvez maintenant imaginer comment nous sommes traités à l’étranger. »

Lambrou enchaine sur le fait qu’il a une fille et que celle-ci a eu honte en découvrant ce que signifiait le « L » dans OLKE.

Arriva ensuite le contre-interrogatoire où l’avocat de la partie adverse interrogea le témoin…

« Qu’en est-il des jumeaux dont les corps sont reliées à la naissance? Le témoins ne se réfèrerait-il pas à eux en tant frères siamois? »
Lambrou approuva.
« Ne pensez-vous pas les Siamois pourrait objecter à cela? »
Lambrou répondit sèchement qu’il n’était pas venu à Athènes pour discuter des problèmes des Siamois.

Quant au procureur il eu aussi une question pertinente:

« Quel est l’âge avait la fille du témoin quand elle rougit à l’idée que la lettre L dans OLKE s’y tenait pour les ‘lesbiennes’? »
« Vingt six ans » répondit Lambrou.
18 juillet 2008 – Verdict du tribunal – publié le 22
Le tribunal d’Athènes décide de l’irrecevabilité de la plainte:
Le mot ne définit pas l’identité des insulaires et peut donc être valablement utilisé par des groupes gay en Grèce et à l’étranger.

Les Grecs se réfèrent souvent à l’île en tant que Mytilène, d’après le nom de sa capitale. (Bon, ça va, les filles, on connait toutes ce nom aussi… Non, ce n’est pas qu’un site de rencontres.)

Les plaignants se retrouvent donc à payer les frais de procédure, soit 230 euros.

Maître Vassilis Chirdaris à Reuters:
« This is a good decision for lesbians everywhere. A court in Athens could not stop people around the world from using it. It was ridiculous. »
C’est une bonne décision pour les lesbiennes partout (dans le monde). Un tribunal d’Athènes ne pouvait pas empêcher les gens à travers le monde de l’utiliser. C’était ridicule.

Conclusions
Jusqu’à présent, je n’ai trouvé trace d’aucune procédure lancée par lui à la CEDH ou autres.
Il semblerait que Lambrou se soit ravisé, soit parce que certain de perdre vue la manière dont s’est déjà passé le jugement à Athènes, soit en réalisant qu’il se trouverait avec en face de lui un nombre massif d’organisations, soit par peur de passer pour ridicule une fois de plus.

Les histoires de boycott semblent aussi tombées à l’eau, pour des raisons bien pratiques, les touristes lesbiennes représentent une bien trop grande manne financière pour l’île pour être boycottées. Si certains commerçants avaient décidé de le pratiquer, ils ont bien vite dû s’apercevoir que cette décision bénéficiait à leur concurrence.

La station balnéaire de Skala Eressos se porte bien et son festival international féminin y a toujours un succès croissant, d’après le succès de l’anniversaire de ses 10 ans.

Voilà, tout semble donc tranquillement rentrer dans l’ordre à Lesbos…


Le personnage de Dimitris Lambrou
Dimitris Lambrou
Dimitris Lambrou est un natif de Lesbos. On pourrait croire que c’est un îlien lambda, mais en se penchant un peu sur la personnalité du bonhomme, on trouve diverses choses surprenantes…

Une des premières choses que l’on trouve est qu’il est un militant nationaliste. Il est d’ailleurs rédacteur en chef de la revue Davlos (La Torche) tirée à environ 5000 exemplaire et ayant un site internet.

Une autre chose que l’on trouve assez vite est qu’il est partisan d’une déchristianisation et qu’il revendique les anciennes valeurs grecques. Là, on pourrait en penser qu’il est païen, mais comme toujours avec les païens identitaires, ce n’est qu’une histoire d’adoration d’images faussées. En tant que lesbien revendiqué, il devrait donc être de voir éolienne comme moi, mais vus certains détails multiples, il y a de grosses lacunes ou omissions volontaires, bref, une hypocrisie comme pour l’immense majorité des identitaires se réclamant du paganisme.

Il affirme que Sappho n’était pas homosexuelle en utilisant deux arguments:
  • Elle a été mariée et a eu un enfant.
  • Elle s’est suicidée par désespoir amoureux envers un homme: Phaon.
(Bon, là, je me dis qu’il faudrait vraiment que je me décide un jour à faire un article sur Sappho, mais je n’ai jamais encore osé me lancer dans la chose, tellement il y aurait à en dire et que j’ai peur de commettre une erreur sur un sujet si précieux à mes yeux.)

On notera cependant que notre si cher adepte de culture grecque antique ne sait pas que:
  • Il existe deux Sappho de Lesbos distinctes comme le prouve la Souda.
  • Notre Sappho a effectivement été mariée et a eu une fille, mais qu’elle a été veuve au bout de trois ans seulement (Certains pensent même qu’elle ne serait pas totalement innocente dans la mort de son mari…) et ne s’est jamais remise avec un homme (repoussant même Alcée qui lui était pourtant très proche).
  • Ce n’est pas notre Sappho qui s’est suicidée, mais l’autre.
  • D’après les lois de Mytilène, avec son veuvage, elle devenait une femme libre de plein droit.
  • Dès l’antiquité ses mœurs féminines choquaient les Athéniens.
  • Elle n’a jamais évoqué elle-même sont mari dans les fragment de ses texte nous étant parvenus.
  • Elle évoque, à titre personnel, son amour pour d’autres femmes dans sa poésie.
  • L’église a procédé à la destruction de sa poésie pour raison de ses mœurs féminine.
  • Chez les Eoliens, comme chez d’autres peuples ou citées de Grèce, l’homosexualité féminine et courante dans les pratiques de jeunes filles et dans le cadre de l’enseignement institutionnel féminin.
Et encore d’autres, mais j’en ai marre d’énumérer.
Bref, pour quelqu’un qui se réclame païen lesbien, défenseur de la culture locale, c’est franchement un peu court…

On notera cependant qu’il dit ne pas avoir de problèmes envers les homosexuelles, qu’il n’a pas de soucis à ce qu’elles viennent sur l’île de Lesbos, qu’elles se marient ou fassent ce qu’elles veulent, en dehors du fait de se revendiquer « lesbiennes ».

Si on résume donc:
  • antichrétien primaire (Le judaïsme et l’islam s’en prennent aussi avec des raisonnements tout aussi primaires.)
  • nationaliste
  • revendicatif d’une identité et d’une culture locale
  • adorateur de belles images de gloire
  • ignare ou volontairement aveugle des réalités historiques
On a donc dans un taré d’identitaire païen dans toute sa splendeur… Le genre de personnages qui sont des parasites du paganisme moderne et qui lui donne une mauvaise réputation indue. (Il faudra que je fasse un article sur ce sujet un de ces jours…) On pourrait presque en déduire quelques autres grandes classiques, mais je n’en ai pas trouvé de preuves dans les articles que j’ai consulté, je préfère donc ne pas m’avancer sans supports.
 
Notes et explications


(1) OLKE
Ομοφυλοφιλική Λεσβιακή Κοινότητα Ελλάδας
Omofylofilikí̱ Lesviakí̱ Koinóti̱ta Elládas
Communauté des Homosexuels et des Lesbiennes de Grèce
Une des principales associations lgbt de Grèce, très active dans le domaine de la lutte des droits.


(2) Ancienneté de l’utilisation du terme « lesbiennes »
Là, il n’a pas entièrement tort: cette désignation est récente, mais elle n’est pas de notre fait. Ce ne fait pas non plus quelques décennies, mais quelques siècles.
Et oui, pas de chance pour lui une fois de plus, l’origine de cet emploi est parfaitement connue.
Dans son ouvrage Vies des dames galantes, Pierre de Bourdeille, dit Brantôme, (publié en 1665, à titre posthume, 50 ans après la mort de l’auteur) évoque les femmes mariées qui trompent leur époux avec d’autres femmes. Il désigne celles-ci sous l’appellation de « lesbiennes » en évoquant la sexualité de Sappho (Bin, oui, quand même, il fallait qu’elle soit à l’origine de la chose quand même…). L’ouvrage connut un grand succès et répandit cette appellation.
Et voilà, l’origine du terme de « lesbiennes » est bien française AOC, ça donne presque envie de le défendre par fierté nationale. (Bon, là, j’abuse un peu, mais bon, quand même…)

En 1870, le terme de « lesbian » pour désigner une homosexuelle est tellement répandu qu’il apparait pour la première fois dans le dictionnaire d’Oxford (L’intégral, pas l’abrégé auquel fait référence Lambrou.).


(3) notre identité nationale
Au delà que ça rappelle de sombres souvenirs récents en France, il parle par là de l’identité lesbienne et non grecque.

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