Sappho: Eros et moi

22 septembre 2010 à 07:17 | Publié dans Sappho | Laisser un commentaire
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Voici donc deux fragments de la poésie de Sappho concernant Eros.

Ces fragments sont référencés respectivement:
> Fragment 40 Bergk – 130 Lobel-Page
> Fragment 42 Bergk – 47 Lobel-Page

J’en donne plus bas la version originale, la translittération et la traduction.

Etant très proche l’un de l’autre d’un point de vue construction, il m’apparait qu’ils devraient aller ensemble et faire partie d’un même poème.
C’est à ce genre de lectures, par les images qu’emploie Sappho, leur intimité, leur pertinence, que je me dis que la perte de sa poésie est bien lourde…
Ἔρος δηὖτέ μ’ ὀ λυσιμέλης δόνει,
γλυκύπικρον ἀμάχανον ὄρπετον

Éros dêyt’ m’ ὀ lusimélês dόnei,
glykypikron ámakhanon órpeton

Eros, à nouveau maître de mes membres, me fait frémir,
Douce-amère, hors de tout contrôle, rampante. (1)

(1) J’ai choisi de mettre les adjectif au féminin, se rapportant à Sappho, les mettre au masculin se serait rapporté à Eros.
Les deux compréhensions sont possibles, mais Sappho favorisant souvent les émotions ressenties, j’ai préféré me positionner de son point de vue. L’autre fragment se situant par rapport à elle même. Cette intériorisation est d’ailleurs récurrente dans sa poésie.
Έρος δ’ ετίναξέ μοι φρένας,
ως άνεμος κατ’ όρος δρυσίν εμπέτων.

Éros d’ etínakhé moi frénas
ôs ánemos kat’ óros drýsin empétôn

Eros secoue mon âme maintenant,
Tel le vent de la montagne s’abattant sur les chênes.

Une interprétation moderne

Je sais… C’est trop court…

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Sappho: Fragment 58 (sur la vieillesse)

14 août 2010 à 00:03 | Publié dans Sappho | Un commentaire
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Un fragment d’une oeuvre que la poétesse a écrit dans ses vieux jours alors que le poids de l’âge commençait à peser sur elle après une vie remplie à enseigner à ses élèves au sein de son thiase des servantes des muses.

Douloureuse et magnifique

Un exhortation à la jeunesse à profiter de son âge, le moment d’entrer dans la légende…

…la dixième muse…
Traduction :
Saisissez maintenant les présents des muses ceintes de violettes, mes enfant,
Poursuivez les de vos lyres au son clair et de vos chants

Mon corps était autrefois doux au toucher, mais la vieillesse m’a rattrapée
Et mes noirs cheveux sont devenus blancs

Mon coeur est lourd, mes genoux ne me portent plus
Alors qu’autrefois ils étaient vifs à danser comme ceux d’un faon

De tout cela, je soupire et me plains, que dois je faire?
Il nous est impossible à nous mortels de ne pas vieillir.

On disait autrefois de Tithonos que l’aurore (Eôs) aux bras roses
L’avait porté par amour jusqu’aux confins du monde

Beau et jeune il était un temps, mais pourtant
La grise vieillesse l’a attrapé, bien qu’il fût l’époux d’une immortelle.
 
Poème en version originale :
ὔμμες πεδὰ Μοίσᾱν ἰ]ο̣κ[ό]λ̣πων κάλα δῶρα, παῖδες,
σπουδάσδετε καὶ τὰ]ν̣ φιλάοιδον λιγύραν χελύνναν·

ἔμοι δ’ ἄπαλον πρίν] π̣οτ’ [ἔ]ο̣ντα χρόα γῆρας ἤδη
ἐπέλλαβε, λεῦκαι δ’ ἐγ]ένοντο τρίχες ἐκ μελαίναν·

βάρυς δέ μ’ ὀ [θ]ῦμος̣ πεπόηται, γόνα δ’ [ο]ὐ φέροισι,
τὰ δή ποτα λαίψηρ’ ἔον ὄρχησθ’ ἴσα νεβρίοισι.

τὰ 〈μὲν〉 στεναχίσδω θαμέως· ἀλλὰ τί κεν ποείην;
ἀγήραον ἄνθρωπον ἔοντ’ οὐ δύνατον γένεσθαι.

καὶ γάρ π̣[ο]τ̣α̣ Τῑ́θωνον ἔφαντο βροδόπᾱχυν Αὔων
ἔρωι φ[(C)V̆(C)]α̣θ̣ε̣ισαν βάμεν’ εἰς ἔσχατα γᾶς φέροισα[ν,

ἔοντα̣ [κ]ά̣λ̣ο̣ν καὶ νέον, ἀλλ’ αὖτον ὔμως ἔμαρψε
χρόνωι π̣ό̣λ̣ι̣ο̣ν̣ γῆρας, ἔχ[ο]ν̣τ̣’ ᾱ̓θανάτᾱν ἄκοιτιν.
 
Translittération :
úmmes pedà Moísān ïokólpōn kála dôra, paîdes,
spoudásdete kaì tā̀n pʰiláoidon ligúran kʰelúnnan:

émoi d’ ápalon prín pot’ éonta kʰróa gêras ḗdē
epéllabe, leûkai d’ egénonto tríkʰes ek melaínan;

bárus dé m’ o tʰûmos pepóētai, góna d’ ou pʰéroisi,
tà dḗ pota laípsēr’ éon órkʰēstʰ’ ísa nebríoisi.

tà mèn stenakʰísdō tʰaméōs; allà tí ken poeíēn?
agḗraon ántʰrōpon éont’ ou dúnaton génestʰai.

kaì gár pota Tī́tʰōnon épʰanto brodópākʰun Aúōn
érōi pʰ…atʰeisan bámen’ eis éskʰata gâs pʰéroisan,

éonta kálon kaì néon, all’ aûton úmōs émarpse
kʰrónōi pólion gêras, ékʰont’ ātʰanátān ákoitin.
 

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Sappho: Hymne à Aphrodite

3 août 2010 à 23:43 | Publié dans Circé, Sappho | 2 commentaires
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Je suis impardonnable, comment se fait il que je ne vous ai pas encore donné le seul poème de Sappho qui nous soit arrivé intact?
Je corrige immédiatement ce manquement.
 

Comme il est impossible de reconstruire les strophes de manière traduite, je donne la traduction des strophes globales:
Sappho de Pompéi

Toi au le trône multicolore, ô immortelle Aphrodite, fille de Zeus (1), ourdisseuse de trames, je t’implore : ne laisse pas, ô souveraine, dégoûts ou chagrins affliger mon âme,

Mais viens ici, si jamais autrefois entendant de loin ma voix, tu m’as écoutée, quand, quittant la demeure dorée de ton père tu venais,

Après avoir attelé ton char, de beaux passereaux rapides t’entraînaient autour de la terre sombre, secouant leurs ailes serrées et du haut du ciel tirant droit à travers l’éther.

Vite ils étaient là. Et toi, bienheureuse, éclairant d’un sourire ton immortel visage, tu demandais, quelle était cette nouvelle souffrance, pourquoi de nouveau j’avais crié vers toi,

Quel désir ardent travaillait mon coeur insensé : « Quelle est donc celle que, de nouveau, tu supplies la Persuasive d’amener vers ton amour ? Qui, ma Sappho, t’a fait injure ?

Parle : si elle te fuit, bientôt elle courra après toi ; si elle refuse tes présents, elle t’en offrira elle même ; si elle ne t’aime pas, elle t’aimera bientôt, qu’elle le veuille ou non ».

Cette fois encore, viens à moi, délivre moi de mes âpres soucis, tout ce que désire mon âme, exauce-le, et sois toi-même mon soutien dans le combat.
 
 

(1) fille de Zeus – pai Dios – En fait « enfant de Zeus ».
Aphrodite n’est pas la fille de Zeus, mais d’Ouranos, Sappho le mentionne bien d’ailleurs dans un autre de ses poèmes. Aussi, ce ‘pai Dios’ que l’on retrouve dans d’autres poèmes et d’autres poètes pour des dieux n’ayant aucune filiation à Zeus (comme Hékaté, alors que c’est sa tante par lignage masculin…), laisse penser à une tournure poétique qu’il conviendrait mieux de traduire ‘enfant des dieux’, Zeus signifiant par lui-même ‘Dieu’. Cette tournure pourrait elle-même reposer sur une adoption par Zeus lors de sa présentation aux Olympiens comme cela est envisagé par des versions de mythes.

Poème en version originale :
Sappho par Godward
Ποικιλόθρον᾽ ὰθάνατ᾽ ᾽Αφροδιτα,
παῖ Δίοσ, δολόπλοκε, λίσσομαί σε
μή μ᾽ ἄσαισι μήτ᾽ ὀνίαισι δάμνα,
πότνια, θῦμον.

ἀλλά τυίδ᾽ ἔλθ᾽, αἴποτα κἀτέρωτα
τᾶσ ἔμασ αύδωσ αἴοισα πήλγι
ἔκλυεσ πάτροσ δὲ δόμον λίποισα
χρύσιον ἦλθεσ

ἄρμ᾽ ὐποζεύξαια, κάλοι δέ σ᾽ ἆγον
ὤκεεσ στροῦθοι περὶ γᾶσ μελαίνασ
πύκνα δινεῦντεσ πτέῤ ἀπ᾽ ὠράνω
αἴθεροσ διὰ μέσσω.

αῖψα δ᾽ ἐχίκοντο, σὺ δ᾽, ὦ μάσαιρα
μειδιάσαισ᾽ ἀθάνατῳ προσώπῳ,
ἤρἐ ὄττι δηὖτε πέπονθα κὤττι
δἦγτε κάλημι

κὤττι μοι μάλιστα θέλω γένεσθαι
μαινόλᾳ θύμῳ, τίνα δηὖτε πείθω
μαῖσ ἄγην ἐσ σὰν φιλότατα τίσ τ, ὦ
Πσάπφ᾽, ἀδίκηει;

καὶ γάρ αἰ φεύγει, ταχέωσ διώξει,
αἰ δὲ δῶρα μὴ δέκετ ἀλλά δώσει,
αἰ δὲ μὴ φίλει ταχέωσ φιλήσει,
κωὐκ ἐθέλοισα.

ἔλθε μοι καὶ νῦν, χαλεπᾶν δὲ λῦσον
ἐκ μερίμναν ὄσσα δέ μοι τέλεσσαι
θῦμοσ ἰμμέρρει τέλεσον, σὐ δ᾽ αὔτα
σύμμαχοσ ἔσσο.
 
Translittération :
Poikilothron’, athanat’ Aphrodita,
pai Dios, doloploke, lissomai se,
mê m’ asaisi, mêd’ aniaisi damna,
potnia, thymon.

Aphrodite - Ok, la tenue n'est pas très authentique, mais ce n'a pas été facile de trouver quelque chose qui me plaise...

alla tyïd’ elth’, aipoka katerôta
tas emas audas aïoisa polly
eklyes, patros de domon lipoisa,
chryseon êlthes

harm’ hypozeuxasa, kaloi de t’ agon
ôkees strouthoi, peri gas melainas
pykna dinyntes pter’ ap’ ôranô
aitheros dia messô;

aips’ all’ exikonto; ty d’, ô makaira,
meidiasas’ athanatô prosôpô,
êre’ otti g’ ên to pepontha, k’ otti
dê se kalêmi.

k’ otti g’ emô malist’ ethelô genesthai
mainola thymô, tina d’ aute peithê
mais agên es san philotata; tis s’, ô
Psapph’, adikê?

kai gar ai pheugei, tacheôs diôxei;
ai de dôra mê deket’, alla dôsei;
ai de mê philei, tacheôs philasei,
Kouk etheloisan.

elth’ emoi kai nyn, chalepan de lyson
ek merimnan, hossa d’ emoi telessai
thymos imerrhei, teleson; ty d’ auta
symmachos esso.
 

Une petite vidéo où il est déclamé, j’aurais préféré par une femme pour garder la cohérence d’intonation par rapport à la poétesse, mais je n’ai pas trouvé et suis bien incapable d’avoir cette assurance linguistique…

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Nos fiançailles

26 juillet 2010 à 23:58 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Sappho, Z'inclassables | Laisser un commentaire
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Voici comment s’est déroulée la cérémonie de fiançailles il y a deux ans, comme on me l’a déjà demandé…

D’abord, il faut savoir que nos fiançailles ont été publiques avec la famille et des amis. Celles-ci ont eu lieu mi-juillet 2008, quelques jours après notre PACS.

Le lieu:

Nous avions trouvé dans un parc un kiosque bas à colonnes avec une statue d’Aphrodite, c’est là qu’a eu lieu la cérémonie. C’est un parc privé, mais mon père a réussi à avoir l’autorisation du propriétaire, mais c’est une autre histoire liée à feu mon grand-père…
On a prévu d’y faire les photos après.
Des amies sont venues fleurir un peu et quelques petits préparatifs avant notre arrivée.

Nos tenues:

Longues robes blanches, sandales à talons aiguille, couronnes de fleurs (violettes, petites fleurs blanches et roses). Coiffures et maquillages impeccables.
Nos demoiselles d’honneurs (d’une dizaine d’années, sa nièce pour moi et ma cousine pour elle) ont leurs tenues inspirées de nôtres (hauteur de talons en moins, bien sûr). Comme elles nous ressemblent beaucoup, ça fait très « mini-nous ».

Nos bagues:

Nos bagues de fiançailles étaient des créations originales, nous sommes passées par un artisan orfèvre. Un petit diamant central et cinq petits rubis montés autour sur une bague assez simple en or. Les pierres sont issues de la bague de fiançailles très abimée d’une de mes ancêtres et l’or vient de la médaille et de la chaine de baptême de Sabine.
Ca ne nous a pas beaucoup coûté, on avait un accord avec l’artisan qu’il garde les quelques pierres non utilisées pour lui.

Le avant:

Il a fait couvert et frais toute la matinée, ça fait une semaine que ça dure comme ça. Pendant que nous sommes en train de nous préparer chacune de notre côté, nous avons des craintes pour la suite en voyant qu’il est tombé quelques gouttes. Mais alors que nous partons vers l’endroit de la cérémonie après le vin d’honneur, le ciel se dégage et la température monte sensiblement. Merci Apollon.
Tout est prêt quand nous arrivons précédées des gamines qui sont parties comme des flèches vers le kiosque (elles sont excitées comme des puces depuis plus d’une semaine) et nous sommes suivies par les invités qui ne connaissent pas l’endroit. Nous nous disposons face à la statue, nos demoiselles d’honneur en léger retrait alors que tout le monde se dispose tranquillement, les plus vieux et une femme enceinte ont des chaises pliantes à disposition, mon frère sera le seul à se déplacer avec une caméra, ainsi qu’une amie qui sera l’intendante des demoiselles d’honneur.
Nous n’avons pas de texte fixe, nous avons bien préparé depuis quelques jours, mais nous comptons sur la spontanéité et l’inspiration du moment, l’amour nous portera…

Le déroulement:

J’invoque Aphrodite en lui annonçant que c’est pour ses fiançailles que sa fille l’appelle, j’invite ensuite les autres déesses et titanes en dehors d’Héra, avec une adresse en particulier pour Artémis, puis les muses avec une place d’honneur pour la dixième, les charites, les nymphes, les moires et les heures (ne me demandez pas pourquoi ça m’est venu dans cet ordre…).
Sabine enchaîne sur l’explication de notre présence ici, de notre volonté de nous fiancer par amour mutuel. Nous composons ainsi en alternance une présentation de couple et des remerciement pour notre rencontre.
Face à face, mains jointes et croisées nous échangeons des mots d’amour. Un premier baiser clôt cet échange.
Nos demoiselles d’honneur s’approchent alors avec les bagues de fiançailles.
Sabine prend la mienne et la porte au bout de mon annulaire et me fait ses voeux. C’est ensuite mon tour de prendre la sienne et de faire de même. A la fin, nous échangeons encore un baiser en finissant de passer sa bague chacune à l’autre.
Nous refaisons face à la statue, mains jointes.
Les demoiselles d’honneur reviennent avec un coupe remplie de vin rosé. Consécration. Je fais boire une gorgée à Sabine, puis elle m’en fait boire une et nous nous approchons de la statue pour en verser ensemble à ses pieds le reste du contenu. Nous rendons aux demoiselles d’honneur la coupe vide.
Nous reculons pour reprendre nos places initiales.
Elles nous reviennent avec un bouquet de violettes pour Sabine et un bouquet de roses rouges pour moi, une mèche de nos cheveux y est déjà nouée.
Je commence alors de nouveau une alternance pour demander les bons auspices d’Aphrodite sur notre couple et sa protection. Nous demandons aussi aux autres des divinités présentes de nous être propices et favorables.
Nous repartons vers la statue déposer en offrande nos bouquets.
Les demoiselles d’honneur reviennent encore pour nous apporter des flacons contenant le parfum complémentaire, à la rose pour Sabine, à la violette pour moi, que nous versons en offrande encore.
Nous remercions par avance pour toutes les bienveillances que nous allons recevoir de la part d’Aphrodite et de celles qui nous seront propices.
Nous closons la cérémonie par un troisième baiser, plus profond et plus long, enlacées sous les applaudissements des présents.

Le après:

Le juste après d’abord. On se demande ce qu’il se passe en entendant des invités rire et diverses autres réactions. C’est là qu’on s’aperçoit que les demoiselles d’honneur (qui ont une dizaine d’années je rappelle) sont en train de nous imiter en se faisant aussi un baiser sur les lèvres enlacées. J’ai tout de suite pensé à une plaisanterie orchestrée par mon frère, mais il semblait sincère en niant et les petites semblaient tout aussi sincères en affirmant avoir eu l’idée toutes seules.
Après cet « incident », nous faisons les photos avec les invités près du kiosque et d’autres endroits du parc. Le soleil brille fort, il fait bon, les photo vont être belles. Mais sur le trajet du retour, le ciel se recouvre comme le matin.
En fin de journée, c’est le banquet et nous l’ouvrons sur une chorégraphie que nous avons préparée depuis quelques semaines. Mais là aussi, il se passe un truc « magique » pendant qu’on l’exécute, ce n’est facile à expliquer…

Notes diverses:

Sabine n’est absolument pas païenne, mais elle a été parfaite, sérieuse et impliquée lors de toute la cérémonie, elle savait que c’était important pour moi. Nos demoiselles d’honneur prenaient ça très au sérieux aussi, ça a finalement été contagieux à tous les présents, famille et amis.

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Séléné (et Endymion)

12 juin 2010 à 00:21 | Publié dans Circé | Laisser un commentaire
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Séléné est une titane, fille d’Hypérion et Théia. Elle est « la déesse blanche », incarnation de la plein lune. Elle a pour frère Hélios (le Soleil) et pour soeur Éos (l’Aurore).

Elle est représentée sur un char tirée par des chevaux ou des boeufs blanc, voire directement montée sur un cheval ou un boeuf blanc, rayonnnante. Elle se baigne dans l’océan avant d’entreprendre sa course dans les nuées étoilées.

Etrangement, on a peu de mythes sur elles comparativement aux autres membres de la triade lunaire (Artémis et Hécaté). Elle est principalement connue pour avoir Endymion pour amant.

Séléné tombe éperdument amoureuse d’Endymion, un splendide berger du Latmos, alors qu’il dormait au clair de lune. Elle demanda et obtint de Zeus qu’il reste dans un sommeil éternel pour préserver sa beauté. De son union désespérée avec lui naquirent cinquante filles.

Elle est aussi donnée pour voir eu d’une liaison avec Zeus de laquelle naquirent Pandia et Hersé. On y ajoute aussi parfois le lion de Némée, qui sera tué par Héraclès.

On lui prête aussi une liaison ponctuelle avec Pan qui lui aurait offert soit une peau de mouton blanc ou un attelage de boeufs blancs.

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