Cinéma: An ye harm none

30 mars 2017 à 21:32 | Publié dans Circé, Foxine Hacienda de l'Alambra, Z'inclassables | Laisser un commentaire
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Un de mes articles en tant que Foxine Hacienda de l’Alambra.
Il date d’Octobre 2014, c’est cependant un inédit.
Aucun rappel contextuel, c’est juste cette photo d’Arnold Schwarzenegger, ce vague air de ressemblance avec une autre de Gerald Gardner et le fossée amusant entre les deux personnes.
Cinéma: An ye harm none
Par Foxine Hacienda de l’Alambra
La rumeur semble se confirmer, la vie de Gérald Gardner devrait être portée sur grand écran d’ici la fin de l’année prochaine, probablement pour Samhain.
Les indiscrétions se multiplient à Hollywood autour de ce projet qui commencerait à devenir une réalité attendue par tout le monde wiccan. James Cameron n’a pas démenti travailler sur ce futur blockbuster.
La production n’a pas lésiné sur les moyens puisque Arnold Schwarzenegger est évoqué pour tenir le rôle principal.
Pour « Old Dorothy », le nom de Liz Taylor avait circulé, mais cette dernière étant décédée en 2011, il est plus probable que ce soit Sigourney Weaver qui ait été retenue pour le rôle comme le laisse supposer sa présence régulière dans le Hampshire.
Pour ce qui est de la Bande Originale du film, Till Lindemann et Christian « Flake » Lorenz (du groupe allemand Rammstein), ayant été maintes fois aperçus dans la New Forest, le doute n’est plus guère permis.
Au plus proche de la réalité
La production nous annonce qu’elle a essayé de rester au plus près de la vraie histoire de G.B. Gardner, même si elle a été confrontée au côté malicieux et cachotier du personnage historique.
Une source préférant garder l’anonymat a même déclaré à notre reporter investigateur: « Ce fut un travail de recherche de témoignages colossal. Malgré cela, ça restait bien souvent insuffisant pour savoir ce qui avait pu se passer dans divers moments cruciaux. Aussi, nous avons également écouté les acteurs qui avaient vraiment réussi à s’imprégner pleinement de leur rôle. ».
La plupart des scènes a été tournée dans la New Forest dans une volonté de respecter au mieux l’esprit des évènements.
Nous sommes donc allés dans un pub à Brockenhurst à la recherche de quelques exclusivités auprès des autochtones.
Le patron nous raconte: « Ah oui, on en a vu quelques uns des figurants. Au début on se demandait ce que c’était, ils étaient tous entièrement verts avec des oreilles en pointe. Mais désolé, je ne peux pas vous en dire quoi que ce soit, je leur ai promis d’être discret. Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’était de bons mangeurs et de sacrés fêtards. ». De la part d’un habitué, nous apprenons aussi que « le tournage n’a pas été perturbant dans la région. Il y a bien eu quelques nuits où il y a eu une douzaine de séries d’explosions et détonations d’armes à feu près du tertre, mais dans l’ensemble, c’était calme. ».
Le garagiste local nous parle aussi de la fois où des accessoiristes sont passés chez lui pour utiliser son poste à souder. « Ils voulaient réparer une espèce de grande épée noire. Je leur ai dit, c’est quoi, c’est Excalibur? Ils m’ont dit que non, c’est Azalée, Etalée ou un truc comme ça… ».
Du côté de la 20th Century Fox, nous n’en apprendrons pas plus. Mais au petit sourire en coin du porte-parole avec lequel nous avons eu rendez-vous, nous pouvons présager bien d’autres surprises.

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Utena, la fillette révolutionnaire

23 août 2011 à 22:19 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Penthésilée, Princesse des Roses, Sappho | Un commentaire
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Comment évoquer ce manga/série/animé (Il y a même eu un spectacle et un jeu vidéo…) sans être trop évasive et gâcher des effets de découverte au fil de l’histoire?
Shōjo kakumei Utena - Utena, la fillette révolutionnaire
C’est plutôt typé Shōjo (pour filles), mêlant romance, héroïsme, dramatique le tout dans un contexte yuri et surréaliste.

Je vais plutôt attaquer le sujet par l’angle de la série, puisse que c’est comme ça que j’ai connu et que ma préférence va. Je vous conseillerais même de voir la série avant le le film d’animation, celui-ci faisant parfois des raccourcis qui peuvent nuire à la compréhension, mais passent très bien quand on connait la série. De toutes façons, les trois n’ont pas la même fin…
La série/le manga

Nom français :   Utena, la fillette révolutionnaire
Nom original :   Shōjo kakumei Utena   少女革命ウテナ
Le film

Nom français :   Utena: Apocalypse d’Adolescence
Nom original :   Shôjo kakumei Utena: Adolescence mokushiroku
 少女革命ウテナ アドゥレセンス黙示録
Le manga est en 5 volumes, la série en 39 épisodes et le film dure 80 minutes et n’existent qu’en versions sous-titrées.
Un univers…
Il y a tout un univers qui va avec, aussi, il n’est pas simple de faire partager, c’est un tout.
Bien évidemment, entre les trois supports il y a un monde, film contre série, la trame même change, mais le fond est le même.

L’ambiance varie à longueur de temps entre le contexte scolaire d’adolescents, le monde des contes de fées, une modernité oppressante et une fantasmagorie parfois difficile à saisir.
Le tout ne se simplifie pas par l’appel à des flashes-back qui servent à expliquer le fondement de la trame.
Je reconnais qu’annoncé comme ça, ça a de quoi faire peur, vous devez vous dire que ça doit être compliqué, c’est normal, mais tout cela contribue à crée cet univers clos si spécifique.

Tout au long de la série, il y a même de nombreux points de compréhension qui restent en suspens, mais les explications viennent quelques épisodes plus tard. On se pose donc souvent du pourquoi de certaines choses, mais des flashes-back viennent donner les raisons.
Cela encore participe à l’étrange ambiance.

Il y a bien quelques passages qui sont un peu ridicules et qui n’apportent rien à l’histoire, mais il y en a peu.

Enfin, un dernier point, tout au long de la série, on réagit à certaines actions des personnages, autant, on est portées par leurs réussites et leurs émotions qu’on se révolte aussi par rapport à certains éléments de ce qu’il leur arrive ou on se sent trahis par eux dans ce qu’on en pensait, bref on est pris vers le haut et vers le bas jusqu’au dénouement final.
On est aussi très souvent dans la suggestion ou dans la liberté de comprendre à notre propre vision ce qu’il se passe ensuite.
Le premier générique de la série
Le point de départ de l’histoire
Tenjō Utena était très jeune quand elle a perdu ses parents. Ne supportant pas de vivre sans eux, elle voulait les rejoindre dans la mort quand un prince arriva. Il la réconforta, sécha ses larmes et lui redonna envie de vivre. Il lui donna une bague avec le promesse qu’elle la mènerai à lui un jour.
Impressionnée par la noblesse du prince, la fillette décida de devenir elle-même un prince…
Lors de sa rentrée à l’école d’Ohtori, Utena s’intègre rapidement malgré l’étrangeté de celle-ci.
Elle se retrouve pourtant rapidement entrainée (pour une raison changeant selon le support) dans un duel face à Kyōichi Saionji, le président du club de kendō et vice-président du conseil des élèves.
Sur la plateforme de duel, Utena est ulcérée par la manière dont Saionji traite celle qu’elle pense être sa petite amie, Anthy Himemiya. Les choses prennent une étrange tournure quand elle apprend que la bague qu’elle avait reçue petite se révèle être le Sceau de la Rose, la marque des duelliste de l’école. Himemiya arbitrera le duel, elle est aussi l’enjeu, car elle est la Fiancée de la Rose qu’emporte le Champion de la Rose. Chacun des duellistes reçoit une rose à la boutonnière, le but du duel est de faire perdre ses pétale à la rose de son adversaire.
Le duel commence alors qu’Utena n’a qu’une arme en bambou à opposer à une arme bien réelle. Mise à mal, inexpérimentée, elle emporte pourtant le duel grâce à sa force de conviction.
En plus de la Fiancée de la Rose, elle reçoit par la même, l’épée de Dios, une arme magique ayant le pouvoir de révolutionner le monde quand elle aura trouvé le bon porteur, ce qui est aussi l’enjeu final de ces duels (L’épée de Dios sort du corps d’Himemiya.).
Déboussolée par toutes ces choses qui la dépassent, Utena commence à lier une relation qui deviendra de plus en plus forte avec Himemiya, ce n’était que le premier des duels, le passé et le destin doivent s’accomplir…
L’histoire…
Comment donner la trame alors que, même si la série suit assez le manga, le film est tout autre?
De toute façon, j’ai décidé de ne pas spoiler…
Je resterai donc générale sur le fond.

Je dirai juste qu’elle se divise en 4 « sagas »:
> Conseil des élèves
> Rose Noire
> Akio Ohtori
> Confins du monde
Liste des épisodes
Conseil des élèves

1 La fiancée de la Rose 薔薇の花嫁 Bara no hanayome
2 Pour qui sourit la Rose 誰がために薔薇は微笑む Dare ga tame ni bara wa hohoemu
3 La nuit du Bal 舞踏会の夜に Butoukai no yoru ni
4 Jardin d’été : Prélude 光さす庭・プレリュード Hikari sasu niwa – Pureryūdo
5 Jardin d’été : Final 光さす庭・フィナーレ Hikari sasu niwa – Fināre
6 Attention, Lady Nanami 七実様御用心! Nanami-sama go-youjin!
7 La déception de Juri 見果てぬ樹璃 Mihatenu Juri
8 Le grand voyage du curry カレーなるハイトリップ Karee naru Haitorippu
9 Le château de l’éternité 永遠があるという城 Eien ga aru toiu shiro
10 Le Trésor de Nanami 七実の大切なもの Nanami no taisetsu na mono
11 Elégant et impitoyable,
celui qui cueille la fleur
優雅に冷酷・その花を摘む者 Yuuga ni reikoku –
Sono hana wo tsumu mono
12 Par amitié, peut-être… たぶん友情のために Tabun yujo no tame
13 Le repérage des lieux 描かれる軌跡 Egakareru kiseki

Rose Noire

14 Ceux de la Rose Noire 黒薔薇の少年たち Kurobara no Shounentachi
15 Le paysage imaginé par Kozue その梢が指す風景 Sono Kozue ga Sasu Fuukei
16 La Clarine du Bonheur 幸せのカウベル Shiawase no Cowbell
17 Les Epines Mortelle 死の棘 Shi no Toge
18 L’Impatience de Mitsuru みつるもどかしさ Mitsuru Modokashisa
19 Le Chant du Royaume Déchu 今は亡き王国の歌 Ima ha Naki Oukoku no Uta
20 La Métamorphose de Wakaba 若葉繁れる Wakaba Shigereru
21 Insectes Nuisibles 悪い虫 Warui Mushi
22 Le mémorial de Nemuro 根室記念館 Nemuro Kinenkan
23 Le Talent d’un Duelliste デュエリストの条件 Duelist no Jouken

Akio Ohtori

24 le Journal Secret de Nanami 七実様秘密日記 Nanami-sama Himitsu Nikki
25 Apocalypse Eternelle pour Deux ふたりの永遠黙示録 Futari no Eien Mokushiroku
26 Le nid de Miki
(Jardin d’été, arrangement)
幹の巣箱
(光さす庭・アレンジ)
Miki no Subako
(Hikari Sasu Niwa /Arrange)
27 L’œuf de Nanami 七実の卵 Nanami no Tamago
28 Murmures dans les ténèbres 闇に囁く Yami ni Sasayaku
29 Un azur plus bleu que le ciel 空より淡き瑠璃色の Sora yori Awaki Ruriiro no
30 La fille aux pieds nus 裸足の少女 Hadashi no Shoujo
31 Sa Tragédie 彼女の悲劇 Kanojo no Higeki
32 La Romance de Danseuses 踊る彼女たちの恋 Odoru Kanojotachi no Koi
33 Le Prince qui file dans la Nuit 夜を走る王子 Yoru wo Hashiru Ouji

Confins du monde

34 Le Sceau de la Rose 薔薇の刻印 Bara no Kokuin
35 Un Amour qui a grandi en Hiver 冬のころ芽ばえた愛 Fuyu no Koro Mebaeta Ai
36 Et Les Portes de la Nuit s’ouvrirent そして夜の扉が開く Soshite Yoru no Tobira ga Hiraku
37 Celle qui Révolutionnera le Monde 世界を革命する者 Sekai wo Kakumei Suru Mono
38 Les Confins du Monde 世界の果て Sekai no Hate
39 Le Soleil se lève aussi いつか一緒に輝いて Itsuka Issho ni Kagayaite
Mon avis
C’est simple, j’adore. Il faut dire que j’ai un attachement personnel à Utena pour des raison personnelles liées à mon adolescence et la découverte de notre homosexualité avec ma première petite amie.
Même si il y a des moments moyens, des moments détestables, je ne peux m’empêcher de toujours adorer.
Le romantisme récurrent y joue pour quelque chose aussi. Et puis, le côté princesse charmante qui se bat pour sa fiancée…
Et puis, la fin du dernier épisode…
Et puis, la bande originale musicale…
Bref, des tas de « Et puis… » qui s’accumulent.
Infos diverses
Attention, spoilers, ne pas suivre ces liens si vous voulez garder une certain mystère à la découverte, beaucoup de choses prennent plus d’intérêt à se découvrir au fur et à mesure de la progression dans l’histoire.

http://www.univers-l.com/utena_anime_accueil.html
Un excellent dossier sur le film et l’anime, on peut même retrouver un résumé de chacun des épisodes et quelques analyses des choses qui pourraient vous échapper dans tout ensemble d’intrigues et de références.
Consulter la page sur un épisode après l’avoir vu peut aider à mieux comprendre certaines choses, les références sur les épisodes précédents lointains étant courantes et certains recoupements peuvent vous échapper au viosionnage.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Utena,_la_fillette_révolutionnaire
L’article wikipédia, pour les références, plus que pour la compréhension.
Itsuka Issho ni…
いつか一緒に…

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La Rumeur – The Children’s Hour – The Loudest Whisper

4 janvier 2011 à 10:21 | Publié dans Arc en ciel, Sappho | 2 commentaires
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Affiche de La Rumeur
Pas jeune comme film, 1961, mais ça reste un classique.

Si on y réfléchit, ce film questionne.
Sa perception par un public de nos jours et celui d’époque est radicalement différente. Si en plus on sait qu’il est basé d’une pièce de théâtre de 1934, elle même basée de fait réels, il y a vraiment de quoi se poser la question de comment était perçue la chose à ces époques aussi.
Toujours est-il qu’Audrey Hepburn et Shirley MacLaine, deux grandes actrices de leur temps ont incarné cette histoire sachant comment était perçue l’homosexualité en 1961, même chose pour les actrices de 1934.
L’histoire
Attention: Spoiler ! Je dévoile l’intrigue.
Martha Dobie et Karen Wright, deux anciennes camarades d’école, créent un école privée pour jeunes filles, aidées de Lily Mortar, la tante de Martha. A force de durs efforts et de travail acharné, l’école dégage enfin des bénéfices. Après deux ans de fiançailles, Karen accepte de poser une date pour son mariage avec le docteur Joe Cardin.

Mary Tilford, une élève dissipée (petite fille de Amelia Tilford, une riche dame influente et parente de Joe), est punie d’une sortie pour mensonge par Karen. Mais celle-ci décide de se venger en faisant courir une rumeur sur les deux enseignantes auprès de sa grand-mère: qu’elles auraient une relation ‘contre-nature’ (1). Pour appuyer sa rumeur, elle fait du chantage à une de ses camarades, Rosalie Wells, pour le vol d’un bracelet d’une autre élève, afin que celle-ci confirme son témoignage.

Amelia Tilford croit le mensonge de sa petite-fille et la fait retirer de l’école de Karen et Martha et informent les autres parents d’élèves de la situation. A leur tour, ceux-ci retirent leurs enfant de l’établissement (2).
Elle ne comprennent pas ce qu’il se passe jusqu’à ce qu’elles apprennent le fin mot de l’histoire de père retirant sa fille. Karen confronte Amelia Tilford avec Joe et Martha, mais Mary répète son histoire appuyée de Rosalie.
Elles décident alors d’intenter un procès à Amelia Tilford pour diffamation et calomnie, mais elle perdent au tribunal.

Comme l’information est passée dans les média locaux, la réputation de l’école et des deux professeurs est détruite.
Joe leur propose alors de les aider à aller ailleurs et recommencer une nouvelle vie. Cependant, même pour lui, la confiance en Karen est ébranlée et il lui pose la question de savoir si la rumeur est vraie. Dans l’explication qui s’ensuit, Karen rompt ses fiançailles avec lui en lui disant qu’elle a besoin de faire le bilan.
The Children's Hour
La mère de Rosalie découvre une cache contenant des objets volés et la kleptomanie de sa fille. Elle se rend ensuite chez Amelia Tilford pour confronter les deux gamines, le mensonge est dévoilé.

Apprenant la rupture entre Karen et Joe, Martha que tout ces événements ont affectée réalise que ces accusations lui ont fait prendre conscience de la réelle nature des sentiments qu’elle éprouvait pour Karen et les lui avoue. (voir l’extrait un peu plus bas…)

Amelia Tilford se présente alors chez Karen et Martha leur apprendre qu’elle a découvert la vérité et pour leur présenter ses excuses, elle veut les réhabilité et le dédommager, elle a déjà contacté le juge qui est prêt à changer le verdicts après avoir réouvert le dossier. Mais étant allées aux bout d’elles-mêmes les deux femmes refusent ses excuses et toute forme de pardon.

Les deux amies ont besoin de voir comment recommencer une nouvelle vie ailleurs, mais Martha est fatiguée et préfère parler de ça le lendemain, après avoir dormi. Karen va prendre un peu l’air et découvre à son retour que Martha s’est pendue.

Après les funérailles, ayant prélevé une fleur de la couronne funéraire, Karen s’en va du cimetière en ignorant ceux qui sont à l’origine de tout ce drame, Joe la regarde de loin s’éloigner vers une autre vie.
Quelques informations
Titre original The Children’s Hour
Titre UK The Loudest Whisper
Réalisateur William Wyler
Scénario et adaptation John Michael Hayes et Lillian Hellman (auteure de la pièce)
Date de sortie US 19 décembre 1961

Audrey Hepburn Karen Wright
Shirley MacLaine Martha Dobie
James Garner Joseph ‘Joe’ Cardin
   
Miriam Hopkins Lily Mortar
Fay Bainter Amelia Tilford
Karen Balkin Mary Tilford
Veronica Cartwright Rosalie Wells
Sally Brophy La mère de Rosalie

Un extrait en français
1934 – The Children’s Hour
L’idée de The Children’s Hour a été suggéré à Lillian Hellman par son compagnon de longue date, Dashiell Hammett. Pendant la lecture d’une anthologie d’histoires vraies de la criminalité, Bad Companions (William Roughead – 1930), il est tombé sur une histoire de deux professeurs d’une école écossaise dont la vie a été ruinée par la fausse accusation de lesbianisme lancée par une de leurs élèves. Hellman fit de cette histoire son premier grand succès; mais quand la pièce fut lancée à Broadway, Hellman ne savait pas si elle serait acclamée ou arrêtée. À l’époque, toute mention de l’homosexualité était illégale sur scène dans l’état de New-York . La pièce a été un tel succès et si largement saluée par la critique que les autorités négligèrent son sujet (La loi n’a été que rarement appliquée jusqu’à ce qu’elle soit abrogée dans les années 1960).

La pièce est adaptée dès 1936 en français sous le nom Les Innocentes par André Bernheim.
1936- Ils étaient Trois – These Three
En 1936, William Wyler avait déjà adapté la pièce de Lillian Hellman au cinéma dans These Three/Ils étaient Trois, cependant, pour éviter la censure (Hays Code), la rumeur ne portait pas sur une prétendue relation lesbienne entre les deux personnages féminin, mais plutôt sur le fait de surprendre le fiancé de l’une dans le lit de l’autre…

Quand je parlais de questionnements de ce film, il est plutôt étrange que 25 ans plus tard, William Wyler collabore à nouveau avec Lillian Hellman pour rétablir le fond correct du secret.
De même, Miriam Hopkins qui jouait le rôle de Martha dans la version de 1936, prendra le rôle de Lily Mortar dans la version de 1961.
L’accueil qui a été fait à La Rumeur
L’accueil réservé au film n’a pas spécialement été bon de la par la critique, voire même assez hostile pour de nombreuses raisons, parfois même contradictoires.
Il a pourtant été nominé pour trois Golden Globes 1961 et pour cinq Oscars 1962, mais n’en a reçu aucun.

Il disparut quasiment de la circulation pendant une trentaine d’années par la suite, avant de réapparaitre par l’intermédiaire de publics spécialisés.
Quelques anecdotes
Dans ses mémoires (Les Stars de ma Vie, Mémoires d’Hollywood / My Lucky Stars – 1995) et dans le reportage The Celluloid Closet (sur l’évolution du thème de l’homosexualité au cinéma), Shirley MacLaine raconte que William Wyler a supprimé des scènes au montage. Celles-ci suggéraient de manière trop évidente la passion de son personnage de Martha envers Karen. Wyler aurait paniqué de présenter celles-ci au public, car potentiellement trop controversées, il aurait donc vidé le film de sa réelle essence et trahit l’œuvre de Lillian Hellman, provoquant ainsi l’échec du film.
(Ces scènes ont pour grande partie été ajoutées à la version DVD de 2004.)
Ainsi, il est souvent dit que la pièce originale de 1934 était plus audacieuse, voire explosive, à de multiple titres, pour être plus explicite sur les sentiments de Martha pour Karen, braver la censure et une perception bien ‘sensible’ de l’homosexualité.

Alors que dans la version originale, Karen donne des cours de français qui deviennent des cours d’anglais dans la version française.

Dans la pièce originale, Martha se suicide avec un pistolet au lieu de se pendre.

La scène du « coming-out » a été reprise dans le court-métrage Ernest et Bertram (Voir en VO) de Peter Spears, avec les personnages Ernest et Bart de 1 rue Sésame. Ce court-métrage fait référence à « mythe » de la culture gay US voulant que ces deux personnages célibataires et vivant ensembles soient gays, au grand désespoir de Sesame Workshop… Détail: Ernest se suicide avec un pistolet à la fin comme dans la pièce.
Mon commentaire
D’abord, le fait de savoir la nature des sentiments de Martha pour Karen donne une toute autre compréhension du film. en fait, il serait presque à voir deux fois, la première pour comprendre la nature de l’amour de Martha pour Karen et la seconde pour revoir les scènes et mieux comprendre sa manière de réagir.
Une autre chose qui m’a marquée avec ce film est liée au suicide de Martha.
pour qui connait un peu les grands classique du cinéma lesbien (voire de la BD), sait que ce n’est pas les histoires tragiques où une des deux meure et l’autre continue sa vie marquée pour toujours par la relation qu’elle a eu et la mort de celle qu’elle a aimé, Lost and Delirious, Aimée et Jaguar (Même si là aussi, il s’agit à la base d’une histoire réelle), etc…
On retrouve comme dans de nombreux classiques ce thème de la descente en enfer; dans une certaine mesure, on trouve les doutes chez Karen de ses sentiments envers Martha et la fin laisse à penser qu’elle aussi accepte le fait de l’aimer alors qu’elle était engagée avec Joe.
Non, sans plaisanter, on retrouve dans ce film tous les grands motifs des classiques lesbiens alors que ce n’est absolument pas sa vocation.
Mais là, je vais même plus loin: Tout part de la pièce de théâtre de Lillian Hellman en 1934.
Est-il possible que cette pièce ait marqué l’imagerie lesbienne à ce point? Ou est ce un réel coup de génie de Lillian Hellman qui sans le savoir a réuni une sorte d’alchimie parfaite?
Au bout du compte, c’est dur à dire. Il ne faut pas oublier que la pièce a eu un immense succès et ce succès lui a permis de passer à travers la censure.
Notes

(1) « unnatural »
A aucun moment du fils les notions de lesbianisme ou d’homosexualité de sont employées directement, mais c’est très clair.


(2) Un petit rappel contextuel de l’époque:
Dans l’Amérique de l’époque, dans la mentalité de l’Américain moyen, homosexualité et pédophilie sont forcément liées. Aussi le fait que deux homosexuelles s’occupent d’une école est un danger encore plus grave.

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Mon premier rencard avec un garçon quand j’avais 14 ans…

26 décembre 2010 à 22:35 | Publié dans Sappho, Z'inclassables | 4 commentaires
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Voilà l’histoire de mon premier rencard avec un garçon quand j’avais 14 ans.
Pour comprendre l’histoire et surtout ma motivation, je dois avouer avoir fait des complexes quand ma poitrine a décidé de pousser sauvagement et je suis devenue adepte des pulls amples et jeans.
Pour me soigner, j’avais décidé de prendre l’affaire en main et de faire comme quelques copines: sortir avec un garçon!
Je n’étais pas amoureuse, mais il était sympa.
On avait rendez-vous dans à un bar à Bordeaux pour aller voir un film ensemble, me voici donc en robe et avec un peu de maquillage autorisé par ma mère. Je me fais déposer par elle qui profite de l’occasion pour aller faire un peu de shopping, je devrai l’appeler sur le portable pour qu’elle me récupère.
J’arrive au bar, il n’est pas là, j’ai 5 minutes d’avance.
Ca va.
Il arrive avec 20 minutes de retard et m’explique qu’il vient d’arriver en bus. Ils ne sont de toutes façons jamais à l’heure à Bordeaux.
Ca va.
On a un peu de temps, il nous commande à boire, bouscule la table en voulant prendre ses sous dans sa poche, ça renverse mon coca, me voilà trempe jusqu’à la culotte. Je pars aux toilettes, il y a un sèche-mains à souffle d’air chaud, un peu de « lessive » vite fait, vite séchée.
Je m’en tire bien, ça va.
Ca m’a pris un moment quand même, l’heure d’y aller arrive, on y va. Au ciné, il y a déjà la file. Je regarde les affiches, d’un seul coup je sens un truc sur mon flan, pousse un cri, ce n’est juste que sa main.
Question discrétion, c’est perdu, mais ça va.
Il remet la main, je n’aime pas, ça me rend nerveuse, je tiens un moment, mais préfère me dégager et l’attraper.
Ca va mieux.
On arrive presque au guichet; moi, je veux voir un film fantastique (je ne sais plus lequel c’était exactement), lui un truc bourrin de série Z, style arts martiaux, coups de feux et explosions à tous les étages. Je lui fais comprendre que son truc ne me tente pas du tout et autant voir un truc qui passe pour les deux. Enfin on y est, le guichet! Il prend deux places pour son film, je prends une place pour le mien, il se fait rembourser et prend un place pour le mien et me rejoint.
Ca va.
Pour rattraper le coup comme il voit que ça m’a fâchée, il va nous chercher du pop-corn, bonne idée, et me file le « pot ». C’est les bandes annonces, dans le noir, il fait tomber un petit morceau dans mon décolleté. Son bras me bloque la main gauche et ce ne serait pas discret, j’ai le pop-corn dans la main droite… Grrrr, ça chatouille le sein… Je gigotte un peu, le morceau tombe au niveau du soutif.
Ca va.
Quand la lumière revient, je fonce aux toilettes m’enlever le morceau héroïque. Je reviens, il n’y a plus de pop-corn, il a tout bouffé, tant pis, de toute façon, ce n’est pas grave, ça donne soif.
Ca va.
(Il n’empêche que c’était pour se faire pardonner qu’il m’en avait pris… Grrrh…)
Le film commence, je me prends un méchant coup à l’arrière du crâne! C’est lui qui a décidé de me passer le bras derrière. Je me masse la tête, me réinstalle, ça me tire les cheveux, il y a son bras. C’est tout sauf confortable, je lui dégage en esquissant un petit sourire.
Ca va.
Maintenant, je vais pouvoir me plonger un peu dans le film… Je sens un truc sur mon genou, c’est sa main. Je lui ramène sur l’accoudoir. Cinq minutes plus tard, rebelote, pareil la mimine à l’accoudoir. Dix de der, je lui prends la main et la garde à l’accoudoir.
Ca va! Grrrh…
Il commence à transpirer de la main… Pire, ça colle avec les restes de sucre du pop-corn! C’est l’horreur: chaud, moite, poisseux…
Ca va, mais bweurk…
Le film finit enfin, je vais aux toilettes (ça devient une habitude) me laver la main toute collante.
Nous voici dehors et lui de me dire un truc du style:
« C’était sympa, on devrait recommencer bientôt… »
NoooOOOÔÔÔOOOooon !

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Pauline

8 août 2009 à 22:57 | Publié dans Arc en ciel | Laisser un commentaire
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PAULINE de Céline Sciamma
Il s’agit du seul film lesbien sur les 5 courts métrages gagnants du concours organisé par Canal+ sur le sujet de l’acceptation de l’homosexualité et de l’homophobie.

Un témoignage, simple, mais si vrai.
Je pense que la plupart de celles qui ont découvert leur homosexualité à l’adolescence retrouvent de près ou de loin des éléments de leur vécu dans ce témoignage, en particulier concernant la perception de l’entourage et les humiliations subies.
Mais il y a quand même un message d’espoir à la fin, parce que dans la vraie vie, cet espoir existe aussi.

Voir: http://www.canalplus.fr/pid2309.htm

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