Noël 1951 – Le jour où le Père Noël a fini au bûcher… …et a ressucité le lendemain !

9 décembre 2012 à 21:52 | Publié dans Circé, Z'inclassables | Un commentaire
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Père Noël
Si, si, c’est sérieux.

A l’heure où la pensée étriquée de quelques religieux veut imposer sa vision du mariage et où des polémiques apparaissent sur la présence du Père Noël dans des écoles, cette petite tranche d’histoire.

Une fois de plus:
Mais quand sera-t-on débarrassés de ces hordes d’imbéciles hypocrites qui sont la honte même du mot “religion” ?
Les faits
Le dimanche 23 décembre 1951, 15h, à Dijon, devant la cathédrale Saint-Bénigne, à l’initiative de l’évêque Guillaume Marius Sembel, un procès du Père Noël est tenu devant 250 enfants du patronage.
A l’issue du procès, accusé de « paganiser la fête de Noël », le Père Noël est condamné comme « usurpateur et hérétique ».
Il (une effigie) est ainsi été pendu aux grilles de la cathédrale, puis brûlé sur un bûcher.
Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël.

Il ne s’agissait pas d’une attraction, mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation. Que d’autres disent et écrivent ce qu’ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du Père Fouettard.

Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur.

(Extrait du communiqué distribué suite à cette action)
Le lendemain
France-Soir, alors le plus grand quotidien français, en fit sa Une, et la majorité de la presse s’empara de l’affaire.

L’affaire ayant créé une situation de malaise, la mairie dût faire un communiqué officiel, conviant les enfants à venir place de la Libération, que le Père Noël serait présent comme chaque année et qu’il serait sur le toit de l’hôtel de ville à 18h.
De ce jour est née la tradition locale que le Père Noël fasse son apparition sur le toit de la mairie de Dijon.
Claude Lévi-Strauss
Cette affaire attira l’attention de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss qui publia un article nommé « Le Père Noël supplicié » dans la revue Les Temps Modernes dans son numéro de mars 1952 (dont je me base principalement pour ce qui est de l’évènement de base).
Pitoyable et pathétique
Encore et toujours ce qui arrive quand un clergé (ou un groupe de religieux rigoristes) prend pour rival le Profane… Ca n’a rien de religieux, c’est défendre le pouvoir et l’influence que peut avoir une institution en prenant prétexte la religion.
Lévi-Strauss n’a pas osé soulever cet aspect, de même qu’il n’a pas osé non plus soulever le fait que quand un clergé (ou un groupe de religieux rigoristes) a ce genre d’attitudes, c’est qu’il considère que sa doctrine peut être en danger parce que risquant de se faire remettre en cause par un phénomène montant auquel il donne légitimité en tant que rival.
Bref, ni plus ni moins que de l’obscurantisme primaire.
Avec un peu d’avance:
Joyeux Noël à tou(te)s !
Et pour rappel, petite fierté girondine:
Le Père Noël a son secrétariat à Libourne !

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Dieu est une lesbienne noire.

23 novembre 2010 à 18:20 | Publié dans Arc en ciel, Circé | 7 commentaires
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Non, je ne suis pas en train de reprendre le vieux slogan qui date des années 1970 (et qui est toujours repris d’ailleurs), c’est une petite réflexion suite à une lecture.
Je ne vais pas faire non plus une étude de théologie comparée, bien que je sois tombée il y a quelques temps sur -cet article- qui justifie ça pour la bible.

Depuis l’apparition du SIDA, des dirigeants religieux de tous poils ont donné le sida pour être une punition divine envers les homosexuels, ceux-ci étant les plus touchés par le VIH.
On en trouve même pour dire que si l’Afrique noire est plus touchée, c’est à cause des moeurs sexuelles qui y ont cours qui ne correspondent pas à leurs préceptes divins.
De ce point de vue, qu’ils soient chrétiens, musulmans, juifs ou bouddhistes (1), on en arrive à un grand déballage d’imbécilités plus puantes pour les uns que pour les autres. Je n’ai jamais caché ma piètre opinion de ces dirigeants religieux non plus.

Une « justice immanente » avait qualifié ça monsieur André Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles et s’appuyant sur les taux d’infection des homosexuels masculins.
« Mauvais karma » pour les bouddhistes.
Et tous ces <auto-censure> y vont que l’homosexualité est la trahison du dessein divin pour l’humanité…

Alors imaginons que nous portions crédit aux affirmations de ces dirigeants soit-disant religieux… Que le sida soit réellement une punition divine ou une « justice immanente »…
(Et je sais qu’il y a des imbéciles haineux qui le font, ayant vu ça lors de visites de la blogosphère)

Ils veulent utiliser les statistiques, ok…
=> Les femmes sont plus exposées au sida que les hommes à cause de la transmission par le sperme.
=> En Afrique sub-saharienne, le ration de contamination F/H varie de 1 à 8!
=> Les transmission du VIH entre femmes est très rare du fait de l’absence de sperme dans leurs rapports. Les lesbiennes ont un taux de contamination au VIH bien moindre que les hétéros.

En considérant comme ces représentants religieux que le sida est une punition divine ou une « justice immanente », donc:
Les lesbiennes strictes ne seraient donc pas concernées par celle-ci, à quelques exceptions près, pour des motifs principalement non-sexuels.
Au niveau féminin, les hétérottes y étant particulièrement soumises, aussi, si on doit tenir le même raisonnement que ces religieux sur l’homosexualité masculine, une seule conclusion est possible:
Le grand dessein de Dieu pour les femmes est
qu’elles soient toutes lesbiennes !

Mazel tov ! Alléluia ! Allah akbar ! Namasté !
Je ne suis pas sûre que le raisonnement leur plairait, mais voilà ce qu’implique leur logique.
Tant qu’à tenir leur logique, autant qu’ils la tiennent jusqu’au bout, surtout s’ils y voient une origine divine ou « immanente » non?
Pourquoi ne prêchent ils pas ce grand dessein divin pour les femmes? La volonté divine ne leur conviendrait pas cette fois?
…ou se payeraient ils nos poires?

Quant à savoir si dieu est noire, en dehors de quelques traditionalistes racistes, tout le monde s’en fiche.
Mais quand sera-t-on débarrassés de ces hordes d’imbéciles hypocrites qui sont la honte même du mot « religion » ?
Mentions en rappel

 

(1) Oui, je mets bien aussi les bouddhistes dans le lot. Même si on nous présente toujours les bouddhistes comme « des gentils », n’oublions pas les paroles du dalaï-lama qui rappelle certains principes concernant le karma:
« Il n’y a pas de souffrances injustes, il n’est même pas de souffrance inutile… Ce monde serait extrêmement cruel et absurde si chaque souffrance n’était pas la conséquence d’un karma passé. Mais pour appréhender ce phénomène inéluctable, vous devez croire en la réincarnation, sinon vous ne pouvez admettre que cet enfant innocent ou cette jeune femme qui n’a jamais fait de mal à personne puissent tant souffrir. Toute action commise porte ses conséquences. Aujourd’hui et demain, dans cette vie ou dans une autre. Ce concept est valable pour un individu aussi bien que pour un groupe ou une nation. »
C’est ni plus ni moins qu’inhumain, avec ça on peut justifier aussi tous les génocides, ça serait simplement le résultat du « Mauvais karma passé d’un peuple », bref, c’est leur faute s’ils se font exterminer. Pour moi, ça ne passe pas. Mais j’aurais long à dire encore là-dessus, une autre fois…

Edit:
Finalement, cette « autre fois » est arrivée:
Quand le karma justifie les pires crimes…

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Comment les papes et cardinaux vivent ils leurs grossesses?

28 octobre 2010 à 23:50 | Publié dans Penthésilée | Laisser un commentaire
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C’est une question qu’on peut quand même se poser, vues leurs prises de positions sur la contraception (Le préservatif en particulier), l’IVG et l’avortement en général, même pour raison médicale. Idem pour l’ensemble de leur vision de la féminité.
On peut d’autant plus se la poser, qu’ils ne cessent de déclarer ce qui est le mieux pour les femmes, on ne peut qu’en déduire que ce sont des femmes accomplies.
On peut même légitimement se poser la question du lien entre sacerdoce et maternité, car ils mettent souvent ce point en avant.
Papesse Jeanne
En dehors de la légende de la Papesse Jeanne qui aurait accouché en plein office, je ne me souviens qu’il y ait eu la moindre mention sur les grossesses des papes, cardinaux, archevêques, ou même évêques de l’église catholique.

C’est vrai qu’ils ne sont plus forcément en âge d’avoir une grossesse quand ils arrivent à ces fonctions, ceci explique donc cela, mais ils devraient quand même illustrer leurs propos sur la maternité par leurs expériences personnelles pour qu’on comprenne mieux leurs positions.

Je suis sincère, je voudrais tellement en savoir sur les grossesses de Jean-Paul II et Benoit XVI, tellement en savoir sur les bonnes mères qu’ils ont été.
Ca se comprend, non?
D’ailleurs, on ne sait même pas si ils ont allaité ou donné le biberon…

Pour en savoir plus sur la Papesse Jeanne, allez simplement voir l’article Wikipedia, il est pas mal.
Un exemple courageux !
Si, si, il faut le mentionner, je reconnais, je n’y étais pas, j’aurais bien aimé, mais j’ai été mise au courant trop tard…

L’affiche est difficilement intégrable à mon blog, mais allez donc la voir sur un article du comité de la jupe. Voici ce que cela donnait:
A toutes les mère d’aujourd’hui
Bienvenue au Pélerinage diocésain
Ce temps fort est pour vous !
Monseigneur Blaquart
priera avec nous et enseignera sur
La joie d’être Femme !
(dessin d’une Marie avec enfant)
Le samedi 22 mai 2010
A Notre Dame de Verdelais
de 9h30 à 17h00
Je regrette de ne pas pouvoir y être allée, mais je suis sûre que voilà un Monseigneur qui doit pleinement assumer sa maternité et enseigner son expérience personnelle du sujet.
C’est courageux, mince!

Vous en connaissez beaucoup, vous, des évêques catholiques romains qui veulent faire partager leur joie d’être femme?

Pour une fois qu’il y en a un qui l’assume pleinement, applaudissons le bien fort !
De la nécessité de clarté pour comprendre…
Bon, c’est vrai, je ne suis pas catholique, même pas chrétienne d’ailleurs, aussi, il y a quelques concepts qui m’échappent un peu…

Si d’ailleurs des catholiques plus connaisseurs pouvaient m’expliquer les réponses à quelques interrogations:
  • Comme ils sont contre l’homosexualité,
    comme ce sont des hommes qui sont mères:
    Les pères de leurs enfants sont-ils (généralement) des femmes?
  • Comme l’ordination des femmes est interdite,
    comme ils sont mères:
    Sont-ils en fait hermaphrodites?
    (C’est en tous cas le cas pour ce Monseigneur Blaquart qui manifeste sa joie d’être femme en plus, quel courage!)
    (Ca explique aussi en partie pourquoi le Vatican ne parle jamais de la bisexualité.)
  • Comme ils sont contre la sexualité hors mariage:
    Avec qui sont-ils mariés? Leurs conjoints sont ils aussi hermaphrodites?
    Ou ont-ils des enfants par insémination?
  • Si un séminariste se révélait enceinte:
    Lui permet-on de continuer son séminaire pendant sa grossesse?
    …à moins que la grossesse soit un élément obligatoire dans le cursus des séminaristes…?
  • Comme le pape est le représentant du christ:
    Le christ était-il mère lui aussi?
    Si oui, pourquoi ne représente-t-on jamais le christ en train accoucher ou d’allaiter?
Conclusion:
Le papes, les cardinaux, les archevêques, les évêques,… ont tellement pris de plaisir dans leurs grossesses et leurs accouchements, qu’ils pensent que toutes les femmes devraient connaitre ça.
C’est la raison pour laquelle ils sont contre l’avortement, la contraception, etc…

N’empêche que, ce qu’ils ne réalisent pas, c’est que la boite pour laquelle ils bossent a tout de prévu pour facilité les prêtres-jeunes-mères, mais ce n’est pas comme ça partout.
Tout le monde ne travaille pas au Vatican ou un évêché qui sont avec des haltes-garderies comme service gratuit où ils profitent de leur progéniture. Même au niveau des maternités, les jeunes prêtres sont super-chouchoutés, conseillés et aidés quand ils donnent naissance à leur premier enfant.

Pareil pour leur conventions collectives concernant les grossesses, ils ont des conditions phénoménales!
Vous ne me croyez pas?
Vous avez déjà vu un curé enceinte travailler vous?
Dès le premier mois, ils sont en congés maternité!

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Nos si humaines lois « divines »

3 septembre 2010 à 22:30 | Publié dans Circé, Penthésilée | Un commentaire
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Au départ de cet article, il y a la lecture du blog d’un ami et le début de la rédaction d’un commentaire:
1 – 1 = 0 ; 3 000 + 999 999 = 1
Mais me voyant si créatrice, j’ai décidé d’en faire plutôt un article en soi. Le lire vous permettrait de mieux comprendre le contexte.

L’article de départ

(Si vous l’avez lu, pas la peine de lire ce paragraphe)
Il aborde les aspects dominateurs dans les religions monothéistes et leur nature à se vouloir universelles, uniques, considérant toutes les autres approches religieuses comme fausses et impies. Par voie de conséquences, ça les pose en tant que rivales entre elles et toute autre forme de spiritualité.
De là, l’article part sur une comparaison avec les approches polythéistes et sur les différences que cela apporte dans l’organisation sociale humaine.
Sérieusement vous ne voulez pas le lire? C’est intéressant et vous permettrait de mieux comprendre le point de départ de ma réflexion.

Mon « commentaire »

Cependant, ce n’est pas le fait que ce soit un monothéisme ou les préceptes divins qui posent le vrai problème, ce sont plutôt des garants /gardiens /défenseurs /zélateurs de la foi qui le sont. Le fait de cette unicité divine ne fait que poser les dispositions à ne pas supporter la diversité et l’alternative, mais n’est pas suffisante en soi, il faut la complicité humaine que constituent les clergés et leur soif de pouvoir.
Ne nous y trompons pas, leurs principaux objectifs restent bassement humaines, et comme il est si simple pour eux de procéder à une usurpation divine, ils ne s’en gênent pas.

Il faut vraiment être un simplet pour croire qu’un livre saint puisse contenir les paroles d’un dieu. Un patriarche ancien, un prophète, même un messie, ne sont au final que des humains, même inspirés par un dieu, ils n’en restent pas moins des humains avec une culture dans laquelle ils ont grandi, des schémas culturels, etc….
Toujours pour parler de ces prophètes, si ils étaient si divins, ils seraient encore en vie, supportés par leur dieu et garants que cette volonté divine ne soit pas dévoyée. Leur si grande sagesse ou la si grande sagesse de leur dieu aurait permis de voir les détournements consécutifs et n’auraient pas laissé faire.
Il est amusant aussi de constater que la plupart des textes sacrés ont été rédigés longtemps après la mort des ces prophètes, alors que même les témoins de ses actes et même l’ensemble de ses compagnons et témoins d’époque ont été rattrapés par la mort.
Dès le départ, tout ça nage dans une hypocrisie crasse, clergés en tête!

De l’origine des lois

Dans les religions païennes et dans l’hellénisme en particulier, les ‘commandements divins’ sur les mortels sont plus que rares et même leur authenticité est suspecte.
Par exemple, ce ne sont pas les hommes qui sont interdits d’avoir le feu, mais les immortels sont interdits de leur donner et ce sera Prométhée qui paiera les pots cassés.
Si les immortels ont un grief sur un mortel ou un comportement, ils règlent le problème eux mêmes; ils ne laissent pas des lois directement aux humains, et surtout pas la consigne d’en faire appliquer en leur nom.
Aussi, l’ensemble des lois dans le monde hellénique sont des lois humaines, même celles concernant l’asébeia (absence de piété), la dyssébeia (manquement à la piété) ou l’hybris (excès). C’est d’ailleurs pour asébeia que fut condamné à mort Socrate, mais il s’agissait de lois humaines liées au respect des règles du culte au sein d’Athènes. Même si à Sparte, la Grande Rhêtra (lois constitutionnelles de Sparte) fut validée par l’oracle d’Apollon à Delphes, ce fut bien Lycurgue qui la rédigea; de même, elle pouvait changer, ce n’était que pour les temps à venir qu’elle était validée, pas ad vitam eternam, elle pouvait à tout moment être invalidée ou modifiée, avec ou sans oracle.
On retrouve ça aussi dans le fait qu’aucun ouvrage ne soit considéré comme sacré ou saint, ce ne sont que des productions de mortels, exprimant leur compréhension du Sacré ou du Divin.

L’inconvénient d’une loi marquée dans un texte sacré, c’est justement qu’elle y soit, même si elle n’est plus adéquate, qu’elle devienne stupide par rapport à la réalité de la société ou du monde du moment, elle reste là. On ne peut toucher à un livre saint, le réécrire, le corriger, au mieux, le clergé peut décider unilatéralement qu’ils ont eu l’illumination divine qu’il n’y avait plus à obéir à un point précis… Et là encore, on s’aperçoit que leurs illuminations sont très orientées…
Une fois de plus je l’écris, hypocrisie ! On trouvera donc des intransigeances sur certains sujets, mais des abrogations sur le fait de tenir d’autres choses.

Pour prendre par exemple le cas du Lévitique, le christianisme à ‘oublié’ les passages concernant l’abomination que constitue la consommation du porc, du lièvre, de ce qui vient de l’eau et n’a pas d’écailles (comme les poulpes, les fruits de mer, etc…), oubliées aussi les obligations liées au fait de côtoyer des femmes quand elles ont leurs règles, mais par contre, concernant l’homosexualité, ça il n’y a qu’à voir les positions actuelles du Vatican ou de nombre d’églises évangélistes pour voir que ça n’a changé, de même que les rabbins n’ont pas envie de sacrifier à longueur de temps des animaux pour purifier des femmes, tout comme étrangement, sont oubliées les interdictions d’imperfections physiques chez les prêtres… Hypocrisie !
Hypocrisie encore dans le bouddhisme avec le statut de la femme, étrangement, il est différent pour celles qui sont de pays où le bouddhisme est une religion culturellement implantée et les nouvelles converties occidentales qui ne sont pas tenues/confrontées aux mêmes humiliations…

Toujours a chapitre ‘origines de ces lois’, on s’aperçoit aussi que l’ensemble des prophètes sont des hommes, et étrangement, dans ces recueils de lois divines, le statut de la femme est bien piètre. Déjà, c’est à peine si les prophètes s’adressent à elles (leur dieu ne daigne même pas le faire…) en dehors du fait de rester soumises à leur père ou leur époux. Quant à leur accès aux fonctions cléricales, il ne faut pas plaisanter avec ça, elles pourraient les aménager de manière à modérer le patriarcat, ça serait un crime de lèse-clergé!

Même si on prend une cité clairement misogyne comme Athènes, où l’éducation des filles ne consistaient qu’à être des animaux responsables du bien-être de l’homme, où elles étaient mariées à 15 ans, il s’agissait de lois de la cité, pas de lois divines. On y aurait, de même, pas apprécié un prophète s’arrogeant le droit divin de s’envoyer en l’air avec sa épouse âgée de 9 ans…

Pour ce qui est du patriarchisme divin, OK, l’atonisme fait peut-être exception, car Aton n’est pas affecté à un sexe particulier, mais cela reste une exception liée à ce détail.
Bien que je m’éloigne un peu du sujet, une autre exception est cette dérive récente de la wicca qui a tourné au monothéisme féminin. Outre son non-sens d’un point de vue de ses bases historiques et culturelles, on y retrouve ces principes de ne pouvoir supporter la diversité, même si cela prêtant comprendre la multitude des cultures. Etrangement, on y retrouve aussi cette prétention universelle décrite dans l’article, et la tolérance des autres approches religieuses y est toute aussi nulle, comme le montre l’incident que j’ai rapporté dans « Quand les cruchopaïennes insultent les déesses et les païennes… », en voulant rendre leur tambouille universelle en incorporant toutes les cultures, elles en sont arrivé à devenir méprisantes pour chacune. La supercherie suprémaciste divine n’est donc pas une exclusivité masculine.

De la volonté divine

Il y a une énorme différence entre chercher les auspices pour une loi et s’arroger le droit d’émettre une loi sous prétexte de volonté divine.

D’abord, comme déjà écrit, les auspices ne sont valables que pour les temps qui suivent, la situation peut changer et si des auspices étaient fait sur une proposition divergente, mais plus adaptée, ils pourraient être positifs à ce changement. De même, des auspices sont interprétés et peuvent être sujets à mauvaise interprétation.

Pour reprendre l’illustration du devin Calchas que j’avais déjà abordé sur mon article sur Artémis, sa compréhension de base est juste, mais la compréhension de la réelle volonté divine est fausse.
En gros, pour ce qui ne connaissent pas ce passage de l’Iliade, la flotte grecque est bloquée par des tempêtes et ne peut appareiller pour aller guerroyer contre Troie. Le devin Calchas détermine qu’Artémis est à l’origine de ces tempêtes, car le roi Agamemnon l’a offensée en prétendant être meilleur chasseur qu’elle. Pour libérer la flotte grecque, il doit lui offrir en sacrifice sa fille Iphigénie. Après bien des magouilles pour faire venir Iphigénie à l’autel de sacrifice, au moment de la sacrifier, Artémis intervient pour la sauver et l’emmène dans un de ses temples où elle sera prêtresse.
Artémis voulait qu’Agamemnon lui sacrifie bien sa fille effectivement, pas comme victime sanglante, mais comme un don expiatoire. Iphigénie y gagne même dans l’affaire. Calchas (qui aura d’autres mauvaises interprétations) a comprit certains aspects de la volonté d’Artémis, mais pas la réelle nature de celle-ci, ni le but profond.

Si même avec la considération du cadre oraculaire, il y a des incertitudes sur la volonté divine, qu’est ce que c’est quand on ne prend pas en compte ce paramètre…

Mais revenons un peu sur la définition de savoir ce qu’est un dieu… Globalement, on retrouve globale qu’il s’agit d’une entité supérieure aux humains. Alors comment un humain pourrait il comprendre ce que pourrait être la volonté d’un dieu? Il est déjà difficile de se comprendre entre humain, mais comment comprendre avec certitude la volonté d’un être qui nous est différent, qui plus est supérieur?

De même, si on regarde les siècles d’évolution de l’Humanité, comment peut on croire qu’un être supérieur puisse ne pas vouloir changer dans sa volonté pour que celle-ci prenne de nouvelles direction vers de nouvelles évolutions. Accepter une telle chose reviendrait à dire que l’Humanité a des siècles, voire des millénaires d’avance sur dieu!!! C’est dément.
Là encore, les religions souples, s’adaptant dans leur compréhension du Divin sont moins sujettes à une telle absurdité, leurs adeptes s’adaptent et s’actualisent en permanence, ils ne sont pas bloqués par des lois divines, leurs lois sociales étant humaines.

Il y a même des moment où la supercherie devient ridicule.
L’illustration flagrante est quand on regarde sur les loi concernant les codes vestimentaires féminins, il n’y a pas 36 solutions, il y a juste une alternative obligatoire:

  • Soit on a un dieu suffisamment futile pour s’intéresser de près à la mode vestimentaire féminine
  • Soit il y a une usurpation de la volonté divine avec dessein d’émetteurs humains de ces lois

D’après vous quelle proposition est la plus crédible?

Au bout du compte, on peut légitimement se demander les réelles motivations à vouloir croire en ces règles.
Elles peuvent être multiples.
En voilà quelques unes: la peur superstitieuse, la volonté de garder une position avantageuse par ‘droit divin’, le manque de moyens de réflexion, l’absence d’autres références pour comparaison, le conditionnement dès le plus jeune âge à accepter leur aspect divin, la peur de perdre un certain confort intellectuel qu’elles apportent, la peur de transgresser le modèle social, la stupidité, etc…. la liste est longue…

Suprémacisme

Au bout du compte, ce n’est pas tant qu’une religion soit monothéiste ou polythéiste, d’un livre ou païenne qui compte, mais c’est la manière dont elle se place dans la société humaine.
Ces variantes peuvent effectivement prédisposer certains comportements humains vis à vis d’elles ou peuvent être des conséquences de l’exploitation que veulent en faire une minorité dominatrice.

Cependant, cela peut représenter un besoin pour un clergé dominant détenteur de la vérité divine absolue. On peut même en comprendre quelques rouages et certaines dominations trouvent leurs explications.

Un des premier point est de considérer que ces fameuses lois divines sont indispensables pour ce genre de clergé exclusif à divinité unique et exclusive. Pour faire un parallèle législatif, elle définissent un contexte constitutionnel pour les lois humaines. Cet ensemble constitutionnel a pour vocation de maintenir cette position dominante du clergé sur l’ensemble de la société. Le fait que les lois humaines ne puissent en sortir sous peine d’accusation d’hérésie pour ceux qui oseraient les promulguer, maintient tout le système.
On remarquera que cela est aussi imposé comme correspondant à une forme de morale/moralité afin de condamner socialement ceux qui ne les respecteraient pas. Il est immoral d’être une femme indépendante, homosexuel(le), païen, athée, d’une autre religion, insoumis au clergé, de ne pas défendre le clergé et les prophètes, etc. …
On me répondra que c’est la même chose dans d’autres sociétés, à un détail près, encore une fois, ce n’est pas sous caution divine, mais humaine. C’est une énorme différence, car cela permet une libéralisation ou une restriction selon les évolution de la civilisation, ainsi, dans nos société occidentales, les évolutions des droits des femmes, des lgbt, la liberté de conscience n’ont pas provoqué la destruction de l’Europe avec un dieu descendant de son nuage pour tous nous transformer en statues de sel.
Et tant qu’à faire, ces lois divines constitutionnelles sont même données pour être des lois naturelles (voir Argument de naturalité / contre-naturalité), histoire de ne pas être contestées. Elles sont d’ailleurs si naturelles que l’histoire nous montre que lors de la diffusion de ces religions, ces lois ont dû être imposées par la guerre, les conversions forcées et l’oppression des peuples qui ne les connaissaient pas.

Mais pour arriver à imposer ces énormités de lois divines, il faut un conditionnement.
Là encore, l’histoire le montre bien, quand il commence à y avoir une faille, comme lors de la révolution française, ce genre de systèmes craque progressivement, car l’unicité divine ne s’impose plus à l’ensemble de la société et les idées de liberté se diffusent. Des reprises en main violentes peuvent avoir lieu à ces moments, comme on peut le voir actuellement en Iran.

Alors du côté du conditionnement…

On va dire que j’y reviens toujours, mais un maillon clé se trouve dans… …les femmes !
Pour qu’un patriarcat se maintienne tranquillement, il faut que celles-ci soient soumises, mais ce n’est pas suffisant, il faut qu’elles soient non seulement actrice de cette soumission, mais facteur de transmission de celle-ci. Cela ne concerne pas uniquement du conditionnement des filles, futures femmes à être soumises, elles doivent aussi conditionner les garçons.
Dans un modèle patriarcal fort, en tant qu’animaux domestiques par définition, elles ont en charge de s’occuper des enfants. Ce sont donc les premières actrices à apporter les bases de soumission et à devoir limiter les enfants dans leurs possibilités. Sans leur participation, les codes sociaux arbitraires ne pourraient se perpétuer correctement, mais surtout la reconnaissance de l’autorité divine serait moins imprégnée.
Là, il aussi à remarquer que dans tous les systèmes patriarcaux, l’éducation des femmes est limitée et sous extrême contrôle, il ne s’agirait pas qu’elles en viennent à réfléchir et s’apercevoir de la réalité du contexte dans lequel elles sont et le contestent.
On retrouve donc les schémas ‘traditionnels’ imposés aux femmes qui en plus de devoir être pour leurs maris de bonnes esclaves épouses, doivent être de bonnes mères respectant certains critères de transmission de ces valeurs. Le vice de ces schémas allant jusqu’à la culpabilisation de l’échec et la glorification dans la réussite de l’application de ses méthodes totalitaires. Une épouse soumise et ayant bien éduqué ses enfants est respectable, alors qu’une qui tiendrait tête ou ait transmis des idées perverses serait une dépravée.

L’autre maillon se situe sur les grands dirigeants.
Eux aussi doivent se porter comme élément de transition entre le clergé et les profanes, servir de bras armé et garde-chiourme.
L’utilité est multiple. Machiavel y aurait vu un dégagement en cas de désapprobation par le bas. Si le peuple n’est pas content, il reprochera ça aux dirigeants pas aux religieux. C’est pour cette raison qu’il est important que le pouvoir temporel soit ‘de droit divin’ pour la caution religieuse, mais pas ‘divin’ car le clergé se le réserve et peut se désengager en cas de soucis avec un dirigeant.
Leur principal rôle est de respecter cette constitution divine dans l’établissement des lois humaines. Ceux qui ne respecteraient pas les lois temporelles en accord avec les divines se trouverait donc en position d’opposition au pouvoir temporel en même temps qu’au clergé, ce sera donc les dirigeants qui s’occuperont de remettre de l’ordre et réguler la situation, sans que le clergé n’ai à faire quoi que ce soit à part souffler à l’oreille du dirigeant.
Il n’y a qu’à voir ce qu’il s’est passé lors des guerres de religions qui ont déchiré l’Europe, mais aussi toutes les interventions cléricales lors des évolutions de société pour sortir de la constitution divine.

C’est évident, mais tout cela impose donc une structure très hiérarchisée dans les relations humaines et des relations de pouvoir dominant-dominé naturellement divine selon la hiérarchie:

  • le clergé /le pouvoir religieux
  • les dirigeants temporels
  • les hommes
  • les femmes

Toute variation est hérétique.

Dans les faits, on retrouve ça dans le judaïsme, le christianisme, l’islam et le bouddhisme.

Là, on pourrait me dire qu’on le retrouve dans d’autres contextes, mais ce n’est pas sous caution religieuse, uniquement humaine. Comme la variation ne serait pas une hérésie, celle-ci est possible et les évolutions sociétales sont possibles.

Je ne résiste pas à citer un dicton tibétain illustrant la chose pour terminer:

Si tu veux un maître, fais de ton fils un moine.
Si tu veux une servante, fais de ta fille une nonne.
Ma conclusion

Nom d’un chien, qu’est ce qu’on est mieux dans un état laïc !
Ce n’est pas encore tout à fait au point et on s’empêtre encore avec certains passifs hérités du temps où ce n’était pas le cas, mais il faut aller jusqu’au bout et ramener définitivement la religion dans la sphère privée et hors de la cité pour le bien public.

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Quand les religions s’emmêlent autour d’un mariage…

10 août 2010 à 04:11 | Publié dans Sappho, Z'inclassables | 2 commentaires
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Je lisais l’autre jour une situation un peu bizarre:
Une fille allait se marier avec son copain. La fille est une païenne wiccane et son copain tout ce qu’il y a de plus athée. Les deux ne se cachent pas de leurs opinions et options vis à vis de la religion, et pourtant leurs familles leur prennent la tête pour faire un mariage à l’église avec un prêtre catholique… Une des grand-mères de la fille devenant même très insistante au point d’en devenir franchement lourdingue.

Bref: sachant les positions de l’ECR sur l’athéisme et sur le paganisme, on leur demande de participer à une cérémonie n’ayant de sens pour aucun des deux, pour consacrer leur union devant un dieu en lequel ils ne croient pas, sachant qu’elle est dirigée par un prêtre d’une religion hostile à leurs convictions religieuses ou philosophiques…

Au delà du ridicule et de l’absurdité de la situation, cela peut poser un réel problème familial et devenir source de conflits.
Qui se marient?
Ne serait il pas tout simplement normal que seuls les mariés décident si ils veulent se marier selon une religion ou non sans que quiconque n’ait le moindre mot à dire sur leur décision de couple? Qu’est ce qu’ont besoin d’intervenir les familles pour vouloir leur imposer des volontés qui ne sont pas les leurs sur un sujet sensible et pour un tel jour pour leur couple?

Quand je me suis fiancée avec Sabine, ma compagne, je ne lui ai pas imposé cette cérémonie païenne que nous avons célébrée. C’est d’elle-même qu’elle a voulu la faire, par amour et parce qu’elle savait que ça avait un sens pour moi et que ça me ferait plaisir, sans que ce ne soit dérangeant pour elle en quoi que ce soit. Si elle n’avait pas voulu, ça n’aurait pas été grave, nous aurions fait les fiançailles quand même et je ne lui en aurait pas voulu le moins du monde de ne l’avoir pas faite, j’aurais compris.
Le jour où nous pourrons nous marier, c’est vrai que je m’attendrais à ce qu’elle accepte à nouveau, elle le fera sûrement, ayant déjà accepté pour nos fiançailles, mais là encore, je ne lui en voudrai pas si elle ne le sent pas. De toutes façons, toutes les deux nous rêvons de belles robes blanches de mariées, de jonchée pour la mairie, d’alliances, et tout et tout…
Dans notre cas, la question de l’église ne se posera pas, l’église n’acceptera toujours pas de marier des couples comme le notre et il y a peu de chances que Sabine revienne vers la religion catholique… De toutes manières, ma famille est loin de courir vers l’église à chaque occasion familiale.

Une de mes meilleures amies, Aïcha, que l’on pourrait qualifier de beurette islamophobe est aussi dans une situation assez étrange:
Apostate de l’islam, rejetant vigoureusement les valeurs musulmanes, elle refuse de sortir avec quelque garçon que ce soit qui ait des origines musulmanes et refuse même d’aller au Maroc pour y voir de sa famille, de peur de s’y retrouver coincée. Son futur mari ne sera donc pas musulman, c’est sûr, alors que ça famille attend ça d’elle.

Pour elle aussi, il y aura problème, car le mari ne correspondra pas à ce qui serait attendu (même si ses positions sont connues de sa famille), la cérémonie religieuse, la mosquée, il ne faudra même pas lui en parler… Et si certains commençaient à parler de conversion de son futur mari… Ouh là… Ce pourrait devenir Rock’n’Roll

Se pose aussi le problème du cas où les deux membres du couple sont de religions différentes, vivent très bien ensemble ainsi. Là, ça peut devenir une situation de blocage, chacun voulant que dans sa religion personnelle son mariage avec son conjoint soit reconnu, alors qu’au moins un des clergés ne peut reconnaitre cette union car impliquant une personne étant d’une religion incompatible. L’hypocrisie de certains clergés, comme dans le cas de celle que j’avais citée au début peut jouer, mais pas toujours…
On fait quoi dans ce cas là?
La solution logique est de ne pas célébrer ce mariage selon les rites des religions ne permettant pas ces unions. La personne devient donc fautive selon ses critères religieux, non à cause de ses actes, mais à cause de règles dictées par le clergé… Appréciable…

Alors tout ça mit bout à bout, on a de quoi se poser de sérieuses questions sur les motivations réelles de toutes ces complications pour cause de religion autour des mariages.
Certes, partout dans le monde, mariage n’est pas synonyme d’amour comme par chez nous, aussi, cela amène à se poser des questions encore plus profondes sur les implications religieuses dans le mariage.
Et même… Le mariage n’est que le début, parce que ça va être la même affaire avec les enfants qui naîtront au sein de ses couples.

Le mariage religieux est la consécration/sacralisation officielle de l’union de deux personnes. Aussi, il est pitoyable de la part de prêtres qui sont censés remplir cette officialisation sacrée ou de croyants aveuglés par cette officialisation de déborder de leurs rôles.

Où est le Sacré, où est la religiosité dans toutes ces mesquineries? Les divinités seraient elles aussi si mesquines?

Et oui, une fois de plus, on me voit venir en dénonçant l’hypocrisie et la mesquinerie religieuse dans certains cultes. Mais ça va plus loin, il en va du respect des personnes et de leur intégrité.
Définitivement, je me demande comment un prêtre ou un croyant peut se considérer intègre en appliquant une telle fumisterie, juste pour la forme, car sur le fond il est évident que cette sacralité est totalement absente et que cela tourne clairement de l’Impiété.
Mais non, je ne vais pas aller plus sur mon couplet habituel…

Ma conclusion sera donc très simple:

Laissez donc les gens se marier comme ils l’entendent!

Nous avons la chance de vivre dans une société et un temps pour lesquels le mariage est la reconnaissance et l’officialisation, non seulement de l’union de deux personnes, mais aussi de leur amour et de leur volonté de construire une famille ensemble. Le mariage leur donne aussi un contexte pour concrétiser tout ça dans des conditions favorables de par l’institution qu’il incarne.
Aussi, s’il vous plait, respectez aussi cela, car en voulant leur imposer des choses qu’ils ne veulent pas, vous vous mêlez de choses qui ne vous regardent pas, qui ne les concernent qu’eux et vous n’avez pas à imposer quoi que ce soi dans des affaires qui relèvent de leur amour.

Je fais partie de ces personnes à qui on refuse l’accès à cette reconnaissance, cette officialisation et l’adhésion à cette institution qu’est le mariage, aussi suis je bien placée pour savoir ce que c’est que des personnes extérieures se mêlent de mes affaires matrimoniales. Ca changera j’en suis sûre un jour prochain, mais en attendant, je peux vous assurer que c’est détestable, et que ça se vit comme une injustice.

Alors s’il vous plait, ne faites pas ça des personnes que vous aimez, juste parce que la morale ou la tradition veut que les choses se fassent comme ci ou comme ça. Si vous les aimez vraiment, respectez leurs choix et leurs volontés pour ce jour qui est très important pour eux, même si vous l’avez oublié.

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