Quand le karma justifie les pires crimes…

24 janvier 2012 à 22:47 | Publié dans Circé | 4 commentaires
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Il n’y a pas de souffrances injustes, il n’est même pas de souffrance inutile… Ce monde serait extrêmement cruel et absurde si chaque souffrance n’était pas la conséquence d’un karma passé. Mais pour appréhender ce phénomène inéluctable, vous devez croire en la réincarnation, sinon vous ne pouvez admettre que cet enfant innocent ou cette jeune femme qui n’a jamais fait de mal à personne puissent tant souffrir. Toute action commise porte ses conséquences. Aujourd’hui et demain, dans cette vie ou dans une autre. Ce concept est valable pour un individu aussi bien que pour un groupe ou une nation.
Karma sucks !
(Le dalaï lama – Extrait d’un article du Point du 23/03/2001)
La réincarnation, ok, pourquoi pas, j’approuve même, ça se retrouve dans pas mal de religions sous diverses formes, dont la mienne.
Il y en a une autre qui lui est parfois associée (pas systématiquement), celle de « karma » qui viendrait de la vie précédente et expliquerait certains malheurs dans cette vie comme trouvant leur source dans la précédente.
Tout ça est entré dans ce que l’on entend régulièrement et auquel on ne prête plus guère attention.
Moi, il y a juste quelques trucs qui me dérangent:
  • Ca justifie tous les crimes, même les plus ignobles.
  • Ca donne la victime comme responsable de ce qu’elle a subi.
C’est ignoble!
« Il n’y a pas de souffrances injustes, il n’est même pas de souffrance inutile… Ce monde serait extrêmement cruel et absurde si chaque souffrance n’était pas la conséquence d’un karma passé. »
Parce que subir une punition pour quelque chose quand aurait fait dans une autre vie dont on n’a pas le moindre souvenir n’est absolument pas absurde…
C’est évident, un enfant se faisant violer par un pédophile, c’est normal et juste, c’est à cause de ce qu’il a fait dans sa vie antérieure…
Tous les génocides aussi, c’est normal et juste, c’est que ces peuples l’avaient bien mérité avant…
D’ailleurs, c’est bien connu, toutes les victimes de crimes contre l’Humanité l’ont bien cherché!
Mais comment se fait-il que ce ne soit pas évident pour tout le monde, les victimes en premier, que toutes ces choses sont justes et utiles?
Alors ça, c’est censé être d’une grande sagesse…
C’est génial pour quelqu’un qui est censé être un prix Nobel de la paix, il donne légitimité à tous les crimes de guerre!
J’aimerais bien le voir dire en face à un rescapé d’un camp de la mort que ce qu’il a vécu et vu là-bas était juste.
Là aussi, on me rétorque comme d’habitude « Mais ce n’est pas comme ça qu’il faut le comprendre. ».
Mais bien évidemment…
Ca m’amusera toujours de voir que ce n’est jamais comme ça qu’il faut le comprendre quand on montre la monstruosité de certains raisonnements ou de certaines théories.
Et si nous rendions au dalaï lama son raisonnement?
Si le régime lamaïste est tombé, c’est donc qu’il le méritait. Qu’a-t-il donc à se reprocher?
Si le dalaï lama a dû quitter le Tibet. Quelle chose pourrie a-t-il donc bien pu faire dans sa précédente incarnation?
Poussons encore… Si dans sa précédente incarnation le dalaï lama a fait quelque chose qui soit sanctionné par son exil et si le régime des lamas a dû chuter, c’est qu’ils doit y avoir pas mal de mauvais karma derrière tout ça. Méritent-ils ainsi d’être qualifiés d’une quelconque sagesse du fait de toutes ces fautes commises?
Doit-on écouter la « sagesse » de personnes ayant mérité le bannissement?

Toujours est-il que ce raisonnement dénie aussi toute légitimité au dalaï lama et au régime lamaïste sur le Tibet pour raison de leur fautes passées envers son peuple. Ils ne devraient donc avoir aucune raison de vouloir y revenir.
C’est bizarre qu’il ne nous ait jamais parlé de ça… Ca ne vaudrait que pour les autres?
Mon avis
Comme je marquais plus haut, cette logique inique n’est pas intrinsèque à celle de la réincarnation, il existe bien d’autres manières de l’appréhender.

L’inhumanité de cette logique de « mauvais karma » acquis dans une vie antérieure peut permettre de tout justifier qu’ils y ait ou non vie antérieure, et s’il y a quelque soit la vie passée, parce que personne ne s’en souvient.
Ca arrive quand même à la prouesse intellectuelle de placer l’auteur d’un crime comme agent de justice et la victime comme coupable.
J’avais déjà aborder le thème de la « justice immanente » par des religieux, mais là, c’est battu.
Si quelqu’un connait la réponse, avec cette logique, quelqu’un à la base d’un génocide ne se recevrait il pas en plus du « bon karma » du fait d’avoir puni un peuple pour ses actions d’une autre vie?… Au point où on en est, pourquoi pas?

J’en arrive même à me poser la question de comment on peut adhérer à une logique si inique.

Mais, mais, mais…
J’oublie quelque chose…
En regardant du côté des crimes de haine et des oppressions, pour garder le raisonnement, ils sont eux aussi justes et utiles!
La racisme, l’oppression que subissent des femmes dans divers endroits du monde, l’homophobie, etc… tout ça devient juste et utile aussi donc, comme l’était l’esclavage en son temps.
Il y a des jours où la « sagesse » de certains me fait vomir…
Mais quand sera-t-on débarrassés de ces hordes d’imbéciles hypocrites qui sont la honte même du mot “religion” ?

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Doit-on respecter toutes les cultures et religions?

12 décembre 2011 à 22:24 | Publié dans Penthésilée | 3 commentaires
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C’est une question qui revient régulièrement dans divers débats de société.
On retrouve ça à chaque fois que deux cultures se retrouvent en désaccord de points de vue sur des sujets ou quand on trouve la liberté de conscience et de religion qui se mêlent à l’affaire. La religion en dehors du pur fait théologique, pour ce qui est des éléments moraux ou implications sur les aspects sociaux sort du spirituel pour entrer dans le cadre du culturel, du cultuel au culturel pourrait on dire.
Mais cela ne donne pas de réponse en soi, cela ne fait que redéfinir la frontière entre religion et culture dont certains parfois abusent.

La réponse est donc pour moi, clairement: NON !
Non respect des droits humains
Aucune culture ou religion n’a à se poser comme loi pseudo-divine au dessus des lois humaines, car derrière ces prétentions, il ne s’agit bien que de banales lois humaines ayant eu un motif politique à une époque (Voir ICI pour une de mes multiples dénonciations de supercherie sur le sujet).
Quel respect doit on à l’arbitraire et au dégradant?
La culture ou la religion sont elles une excuse à ceux-ci?
Réciprocité
Si au nom d’une culture ou d’une religion, je suis discriminée, infériorisée, voire même menacée pour une caractéristique que j’ai, serait-il normal que j’ai devoir de respecter cette chose qui ne me respecte pas?
Prévalence
Si je suis confrontée à une situation d’opposition et d’incompatibilité de mon système avec celui d’une personne en face, lequel prévaut?
Un temple malaisien

Votre attention s’il vous plait:
Durant leurs menstruations, les dames sont strictement non-autorisées à entrer dans le temple.
Merci.

Rien que pour ce panneau, je pourrais regretter de ne pas être en plein mes règles pour y aller. Ca pourrait même me donner envie d’attendre de les avoir pour y retourner.

Intrusivité
Tout simplement parce que certains pensent que leur culture ou leur religion les autorise à se mêler de la vie des autres sans que cela relève des droits humains ou un constat de législation locale.
Dans ce cadre, je n’ai pas à tolérer que certains se croient un devoir culturel ou sacré de se mêler d’aspects privés ou intimes de ma vie, quels qu’ils soient.
En cela, ça concerne aussi bien mon mode de vie, que mes valeurs ou ma religion.
Le prosélytisme entre dans ce cadre.
Transposition
Je critique des éléments de ma propre culture et des interprétations/mises en œuvre de préceptes de ma propre religion ainsi que la vision de certains de mes coreligionnaires passés ou présents. Pourquoi ne pourrais je pas transposer cette même logique critique ailleurs?
Injustice
A système de valeurs différents, réponses à des situations différentes, aussi, dans certains cas, je peux percevoir une réponse culturelle comme anormale, arbitraire ou injuste.
Ai je obligation de respecter ce que je considèrerais comme une injustice?
Pour les cas extrêmes: Quel est le respect dû à l’horreur?
Evolutivité
Les cultures évoluent, elles ne sont pas figées, ce qui est critiquable à une époque peut changer, disparaitre ou les problèmes s’accentuer.
Dans le cas religieux, les textes de référence ont été composés à une époque datant souvent de plusieurs siècles, rien n’aurait changé depuis leur composition? N’y aurait il pas nécessité de recompréhension sous l’angle de la modernité et des avancées?
Doit on respecter l’obscurantisme et l’arrièrisme?
Apport/correction
Si je reçois une critique ou une condamnation d’une personne sur un préjugé, une erreur ou une ignorance selon un élément légitime et non arbitraire, je peux faire évoluer dans mon système de valeurs à plus ou moins long terme selon comment l’idée chemine.
Doit on, sous excuse de religion ou culture, respecter les préjugés, erreurs et ignorances?
Remarque finale
L’ensemble des arguments ci-dessus ne sauraient en être caution ou justification pour une considération elle-même arbitraire et visant des catégories humaines aveuglément.
Le fait de dénoncer tel ou tel point d’une religion ou d’une culture ne peut ainsi être utilisé à charge contre toute personne s’en revendiquant. Ce n’est pas parce qu’on est issu d’une culture ou que l’on pratique une religion qu’on adhère à tout, on peut même dénoncer ses points sombres de l’intérieur. Il serait ainsi particulièrement injuste et inique de critiquer des personnes sur un motif auquel elles n’adhèrent pas, voire qu’elles-mêmes critiquent ou veulent faire évoluer.
De même, ce n’est absolument pas la même chose de critiquer arbitrairement une chose pour une de ses caractéristiques et de le faire sur une caractéristique arbitraire dans une chose.

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Arguments (même des plus débiles) contre l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe

6 septembre 2010 à 11:12 | Publié dans Arc en ciel, Penthésilée | 17 commentaires
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Juste histoire de les lister un peu.
Je sais que ça a déjà été fait, mais on en oublie toujours, surtout parmi les plus débiles…
Bon, là, je ne vois que pour le mariage, pas pour les enfants même si j’aborde le sujet rapidement sur un des arguments, il faudrait que je le face un jour aussi, mais je crois que le déblocage du mariage permettra par cascade de très rapides évolutions sur le terrain de l’homoparentalité.

Une autre remarque préliminaire, on parle souvent de mariage gay ou mariage homosexuel, ceci n’est en rien une réalité de revendications, juste un abus de langage, car ce qui est réellement revendiqué sur ce sujet est une égalité totale de droits pour l’accès à la même institution que les hétéros.

Alors pourquoi ne partir qu’en logique « arguments contre »?
C’est simple, la législation a été construite sur un modèle du mariage ne concernant que les couples hétéros, de là, la demande d’ouverture aux couples homos a été clairement émise et refusée. L’affaire du « mariage de Bègles », même si je pense qu’elle a été menée en dépit du bon sens, a permis de montrer que seule une logique administrative empêchait la validation de ce mariage.
La légitimité de la demande se situe au nom du principe de l’égalité citoyenne, aussi, au nom de quoi se positionne la légitimité du refus de cette ouverture?

Bon… Je vais commencer par les plus débiles, histoire de m’en débarrasser vite fait.
Le mariage est l’union entre un homme et une femme.

Allo? C’est justement tout l’enjeu du débat de voir des arguments légitimes visant à interdire une évolution de définition…
C’est comme le droit de vote, avant, c’était juste pour les homme, maintenant ça marche aussi pour les femmes. Les temps changent Allo? c’est le but du débat de voir à changer cette définition ou non…
C’est pas possible d’être aussi cruche… et après ça ose s’exprimer et considérer avoir un avis intelligent… Pfff…

C’est contre-nature.

On a dit que c’était pour les gens qui avaient une capacité de réflexion!
Dans la nature, le mariage n’existe pas, c’est une institution humaine, civile. Le code civil de la nature n’a jamais été écrit…
Il conviendrait de faire un test de QI, histoire de se marrer…
Quant à ces histoire de contre-naturalité, voir: ICI.

C’est une ouverture à d’autres choses comme la polygamie, la zoogamie ou on ne sait quoi encore…

Là, ça donne envie de proposer une loi pour un niveau de QI minimal pour le droit de vote. Mince ! Il y a un homme politique qui a déjà sorti cet argument ! Mince ! Il y a un parti qui l’a soutenu et des gens qui ont voté pour lui !
Pour la zoogamie, il faudrait qu’un animal soit en mesure de remplir et signer les papiers nécessaires, confirmer avoir compris ce à quoi ça l’engage et qu’il le fait de son plein gré, ce qui est loin d’être gagné…
Pour la polygamie, c’est un autre sujet, il y a des aspects culturels, mais d’un point de vue humain, c’est discutable sur la base qu’aucune des parties ne soit lésée, que le consentement soit totalement libre pour toutes les parties, que toutes les parties soient liées de manière égale entre elles, etc. … Dans tous les cas, c’est un tout autre débat!

Si on autorise le mariage homosexuel, il y aura plus d’homosexuels.

Bin voyons… Les neurones sont vraiment en panne… Comme si une loi pouvait changer l’orientation sexuelle des gens…
Il est clair que risque de s’en suivre le fait que de nombreuses personnes puissent assumer plus facilement leur homosexualité. Il est possible aussi que le nombre d’homos se cachant derrière une façade hétérosexuelle diminue. Mais en aucun cas, le nombre d’homos changera.
Le recul sur les pays ayant déjà ouvert le mariage aux personnes de même sexe montre d’ailleurs que cet argument est faux.
Quand bien même il serait correct, quelle importance cela pourrait-il avoir?

Il n’y a pas discrimination, parce qu’une lesbienne peut toujours se marier avec un homme et un gay avec une femme.

Aussi débile qu’il puisse être, j’ai déjà rencontré cet argument.
Il y en a qui semblent tout à fait logique dans notre société de décider de se marier avec une personne qu’on aime pas et pour laquelle on a aucune attirance…

Alors poussons un peu plus loin pour démonter en argumentant dans du plus concret…
Le préambule de la constitution de 1946, troisième point, prévoit:

La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme.

Ce préambule est tacitement reconduit sur les constitutions suivantes et est donc toujours d’actualité.
Ainsi, si un homme a le droit de se marier avec une femme, une femme doit en avoir le droit aussi, de plus, si un homme n’a pas le droit de se marier à un homme, une femme ne doit pas en avoir le droit non plus.
Constitutionnellement parlant, le mariage doit donc se définir comme indifférent au sexe de chacun des membres du couple ou ne pas exister!

Bon, là, on va passer à du un peu plus sérieux, mais le constat reste toujours le même, il n’y en a aucun qui tienne réellement la route d’un point de vue logique ou citoyen pour peu que l’on réfléchisse un peu.

Ces arguments sont réels, mais le signe que beaucoup de gens sont simplement en train de les utiliser parce que c’est la ligne de leur mouvance et non le résultat d’une réflexion en connaissance du sujet.

Ca peut être aussi par hypocrisie comme une certaine asso LGBT associée à un parti qui était contre parce que « ce n’est pas dans la ligne du parti » et que « le grand chef est contre ».
(Personnellement, je trouve ça minable.)

Pour ceux pour qui c’est un autre problème idéologique, religieux par exemple, le réel motif de refus du mariage entre personnes de même sexe n’est que la stupide observance de préceptes arbitraires pour certains et de l’homophobie primaire pour d’autres.
Cela remettrait en cause l’ordre social.

En quoi le fait que deux personnes de même sexe remettrait il en cause l’ordre social?
Au contraire, ça serait plutôt un facteur stabilisant, le contexte légal du mariage leur permettant une meilleure sécurité dans leurs investissements dans la vie sociale et économique.
Dans le cas du décès d’un des deux membres du couples, cela peut éviter des problèmes à celui qui reste, voire aux enfants de ce fameux couple. Le mariage éviterait ou amoindrirait ainsi certaines précarisations et situations sociales délicates. Au bout du compte, l’évitement de ces problèmes serait donc un gain pour la société civile.
Le recul sur les pays ayant déjà ouvert le mariage aux personnes de même sexe montre d’ailleurs que cet argument est faux.

A ce sujet, en quoi serait il une mauvaise chose de changer l’ordre social quand celui-ci est source de discriminations? La libération de la Femme (par exemple) a changé l’ordre social, et franchement, c’est loin d’être un mal. Ca a commencé à mettre un terme à des siècles d’injustices envers la moitié de la population.
Mais autant citer une autre remise en cause majeure: l’abolition de l’esclavage.

Cela pourrait choquer des personnes pour lesquelles le mariage à une connotation religieuse.

Dans un pays laïc où l’église est séparée de l’état depuis plus d’un siècle et dans laquelle le mariage est considéré comme une institution civile depuis plus de deux siècles, l’argument de religion ne tient pas.

Il est d’ailleurs à remarquer que le mariage n’est pas une institution qui a été inventée par les religions auxquelles il est fait référence, au mieux, elles en ont hérité d’une religion antérieure, certaines n’ont d’ailleurs pas connu le mariage à leur fondation, il n’est donc pas de leur ressort de dire en quoi le mariage consiste fondamentalement.

De même, ça serait valider que sous prétexte de religion, on ait le droit de discriminer dans notre pays laïc! Inacceptable!

C’est contre le dessein de dieu pour les humains.

Voir supra.

D’ailleurs, j’attends toujours que « dieu » ose venir me le dire personnellement en face… Il sera bien reçu ce petit <-auto-censure->
On notera d’ailleurs qu’il n’est jamais intervenu personnellement pour exprimer un tel contre-dessein lors des débats préliminaires dans les pays où l’ouverture s’est faite.

Le mariage a vocation à fonder une famille et à y élever des enfants, hors les homos ne peuvent pas voir d’enfants.

Cela implique quelques remarques:

  • Etre homosexuel(le) ne rend pas stérile.
  • On devrait donc interdire aux couples stériles (pour raison d’âge ou de problème biologique) de se marier.
  • Il n’est demandé actuellement aucun certificat de fécondité pour pouvoir se marier.
  • Même si l’adoption est interdite actuellement pour les couples homos, il n’est pas dit que cette interdiction ne tombe pas.
  • Même si la gestation pour autrui (mères porteuses) est interdite actuellement pour les couples homos, il n’est pas dit que cette interdiction ne tombe pas.
  • Il faudrait proclamer un divorce d’office des couples s’étant mariés et n’ayant pas eu d’enfants pendant une période prescrite définie par la loi, s’accompagnant de pénalités financières lourdes, ainsi que de poursuites pour fraude fiscale. Mêmes sanctions pénales pour les couples divorçant sans avoir eu d’enfants.

Mais le problème ne se pose même plus en ces termes, de nombreux homos ont déjà des enfants en France. Il conviendrait de leur donner, selon cet argument, de leur ouvrir le mariage pour leur donner ce cadre pour les élever.

Et si vous vous posez la question du comment, c’est simple:

  • Une lesbienne ou une bisexuelle peut très bien se faire inséminer d’une manière quelconque pour tomber enceinte.
  • Des couples étrangers ou binationaux mariés à l’étranger peuvent avoir des enfants reconnus.
  • Des adoptions de la part d’un célibataire
  • Des reconnaissances de paternités (réelles ou fictives)
  • etc. …

Et oui… Les homos ont déjà des enfants…

Il y a beaucoup d’homos qui sont contre le mariage entre personnes de même sexe.

Il y a aussi beaucoup d’hétéros qui sont contre le mariage, aussi employer cet argument pour refuser le mariage aux homosexuels, c’est aussi demander la suppression du mariage pour les hétérosexuels.
Si toute notion de mariage est supprimée en France, alors ok, la demande des homos devient illégitime, mais là, je crois que ça va mettre un sacré bazar les premiers temps…

Cela nuirait aux enfants.

En quoi?
La réalité quotidienne ne changerait en rien pour ce qui est de la vie pratique des enfants de ce couple, il y aurait juste un contexte socialement plus sûr.
Pour ce qui est des enfants extérieurs, ça ne leur concernerait absolument rien, puisse que ce n’est pas leur famille…

Ca pourrait donner le mauvais exemple aux enfants

Alors là, je ne plaisante plus parce que c’est grave.
Même si les gens qui émettent cet argument ne s’en rendent pas toujours compte sur le coup, c’est clairement un jugement de valeur sur des personnes. Un couple homosexuel qui s’aime serait donc un « mauvais exemple ». Ca s’appelle ni plus ni moins que de l’homophobie.

Ils pourraient divorcer.

Oui… Comme les couples hétéros…

Cela nuira à l’institution du mariage.

En quoi?
Ca ne changera absolument rien pour les autres couples. Il n’y aura pas de perte de droits pour les couples hétérosexuels mariés.

Ca ne s’explique pas, c’est une question de principes.

Au contraire, des principes, ça s’explique.
Là, ça sonne plus comme de la honte de la raison réelle qu’on ne veut pas exprimer.

Il y a déjà le PACS pour les homos.

Quel rapport?
D’abord, le PACS n’est pas réservé aux homos, il y a beaucoup plus d’hétéros qui en passent que d’homos, mais surtout, le PACS n’ouvre pas du tout aux mêmes droits.
Le fait que le PACS existe n’empêche pas de vouloir se marier. Nombre de PACS passés par des hétéros sont révoqués au moment où ceux-ci veulent se marier, les homos voudraient faire la même chose, pour les mêmes raisons, le PACS n’est pas suffisant.

Les homos veulent singer les hétéros en se mariant.

Si par « singer », on veut dire « avoir les mêmes droits », c’est le cas.
Si par « singer », on veut dire « ne plus être des sous-citoyens », c’est là aussi le cas.
Si par « singer », on veut dire « vouloir le mieux pour leur couple », c’est toujours le cas.
Si par « singer », on veut dire « avoir la même sécurité pour leur partenaire de vie et leurs enfants », c’est définitivement le cas.

Je sais que dans la devise de mon pays « Liberté, égalité, fraternité », ça ne concernait pas les femmes au moment où cela a été émis, mais rien que vouloir distinguer les homos et les hétéros dans les dispositions légales, c’est encore le non-respect de cette devise.

Juste pour rappel: la seule différence de fond que nous avons avec les hétéros, c’est le sexe d’appartenance de notre partenaire de vie.

Il leur faudrait quelque chose donnant lieu aux même droits mais qui ne s’appelle pas « mariage ».

Outre que ça ne respecte pas l’égalité citoyenne et continue d’entretenir des différences entre les couples homos et hétéros, cela voudrait dire que toute la législation devrait être faite en doublon.
Il est absurde de vouloir distinguer pour raison de « tradition » ce qui revient au même.
Et on va trouver quoi comme nom pour désigner nos enfants, nos foyers, nos noces, nos lits conjugaux, nos héritages, etc.?

S’ils ont décidé d’être homos, ils n’ont qu’à assumer.

D’abord, pas plus qu’on ne décide de la couleur de sa peau, on ne décide pas non plus qui on va aimer ou de son orientation amoureuse. Dirait-on « Tu as décidé d’être noir, tu n’as qu’à assumer. »?
Ce niveau de réflexion serait à mettre dans celle de plus haut, c’est débile.

Continuons… Outre le fait que ça ne soit pas choisi, ça veut dire quoi « assumer »?
Ca veut dire pour une lesbienne « accepter les viols correctifs« ?
Ca veut dire « accepter de se faire insulter sans répondre »?
Ca veut dire « accepter toutes les discriminations dont nous sommes l’objet »?
Ca veut dire « accepter toutes les violences physiques et psychologiques qu’on nous fait subir »?
Ca veut dire « accepter de se faire battre à mort »?
Ca veut dire en Iran « accepter de se faire pendre »?
Ca veut dire pour certains « accepter de se faire mettre à la rue par sa famille »?
Alors, oui, je crois qu’on assume déjà quand même pas mal…

L’homosexualité doit rester dans la sphère privée.

Pas de bol, quand ça concerne une institution civile, c’est justement un problème légal, donc public, qui est le sujet du moment.

C’est comme pour l’époque de la libération de la Femme, on peut même ressortir le vieux slogan:

« Le privé est politique. »

parce que l’organisation de la vie privée se définit dans un cadre culturel et légal, lui-même découlant de la politique.

Et si on donne le mariage aux homos, ils demanderont quoi après?

Tout simplement l’égalité totale des droits, mais on la demande déjà…
Pas de bol, c’est censé être un des principes fondateurs de notre nation.
Comme les femmes à l’époque, les homos réclament que leurs droits ne soient pas inférieurs, mais égaux, à ceux du mâle blanc hétéro dont Napoléon s’est servi comme référence pour établir son code civil.

C’est même dans l’article premier de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme:

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Il manque juste l’orientation amoureuse dans quelques articles…

La société n’est pas prête.

Etrangement, c’est le genre d’argument qui revient surtout dans les milieux politiques…
« La société » n’était pas prête au droit de vote des femmes, à l’IVG, à la contraception, à la fin de la peine de mort, à la fin de l’esclavage, etc. …
Aux états unis, en Afrique du Sud, « la société » n’était pas prête au vote des noirs.
Autant le dire tout de suite, cette version de « la société » n’est rien d’autre qu’un système sortant avec tout son passif.

« La société » est pourtant censée être tout à fait autre chose: l’ensemble des citoyens et résidents. Le problème est donc tout autre: trouver les solutions pour organiser au mieux l’ensemble de la population sur le territoire, et c’est pour cela que nous avons des élus censés faire ce travail.

La réelle traduction est donc:

« C’est un risque de suicide électoral ! »

parce qu’il y a pleine conscience qu’il y a une partie de l’électorat qui est homophobe et que ça ne passera pas pour eux. Aussi, cette attitude de faire passer un intérêt électoraliste avant l’intérêt citoyen (par le fait qu’il s’agisse de l’intérêt d’une partie significative des citoyens sans pénalités pour le reste), ce n’est ni plus ni moins que de la trahison envers la nation !

On ne peut pas le changer car c’est l’union d’un homme et d’une femme depuis des siècles.

Et alors?
Pendant une durée plus longue encore, la femme a été considérée comme inférieure à l’homme, et pourtant on a pu le changer.
Pendant une durée plus longue encore, on a vécu en monarchie, et pourtant on a pu le changer.
Pendant une durée plus longue encore, la navigation était à voile et à rame, et pourtant elle a pu changer.
Pendant une durée plus longue encore, la quasi-totalité de la population était rurale, et pourtant elle a pu changer.

Sur ce sujet, pas besoin de progrès techniques, pas besoin de révolution armée, pas de transformations majeures de société, c’est juste une histoire de volonté à changer les choses, cet argument est juste un argument d’hypocrisie.

Dans le mariage, il faut une altérité sexuelle.

Il faut une altérité pour se marier? Mais pourquoi se limiter à une altérité sexuelle?
Il faudrait aussi une altérité ethnique, religieuse, sociale, politique, culturelle, etc. …
Outre le fait que ceux qui parlent d' »altérité » ne soient pas vraiment pour que les autres soient en plus, pourquoi poser une principe d’altérité dans le mariage, sauf vouloir hypocritement ne pas affirmer un autre argument.

Ce n’est pas une priorité.

Ca, c’est un argument d’hypocrisie.
Il y a des tas de lois qui passent mois après mois sur des sujets encore moins prioritaires, alors que dans le cas du mariage entre personnes de même sexe, c’est un sujet qui a été d’actualité depuis avant même le PACS.
Voici donc par exemple un projet de loi plus prioritaire: 09-679, c’est une évidence que c’est une attente d’un nombre significatif de Français qui réclament ça depuis longtemps…

Il faudrait changer des éléments administratifs.

Et alors? C’est une chose régulière, ça se passe tout le temps, qu’il s’agisse de procédures, de formulations, d’imprimés, de documents officiels, etc. …

Tous les maires ne voudraient pas les célébrer.

En tant qu’officier d’état civil, les maires ne sont pas obligés de célébrer tous les mariages eux-même, ils peuvent déléguer à des agents communaux titularisés. Cependant, ils ne peuvent refuser ou retarder un mariage sans un motif légalement valide, sous peine de poursuites. Pas de bol, c’est la loi…

Bon, là, je crois que j’ai fait le tour des principaux et même plus, n’hésitez pas de m’indiquer ceux que j’aurais pu oublier…

Sinon, histoire de voir les choses autrement:
Mariage hétéro et paternité sont contre-nature ! Abolissons les !
Egalité totale des droits !
Maintenant !

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Les valeurs traditionnelles et absurdités…

2 mai 2010 à 01:57 | Publié dans Arc en ciel, Penthésilée, Z'inclassables | 3 commentaires
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Bon, on parle de quoi là?

C’est le grand truc lié à l’identité nationale, les valeurs de la république, la culture occidentale, les gaulois, la civilisation chrétienne, l’héritage de la révolution française, des foules de régionalismes, une bonne dose d’orgueil et de chauvinisme…
Bref, c’est un truc dont personne ne sait vraiment de quoi on parle…

Une chose énervante est surtout l’incohérence générale sur le sujet.

Illustration:
=> Le mariage entre personne de même sexe dérange sur le principe des valeurs traditionnelles parce que certains y voient une origine religieuse, alors qu’il s’agit d’une institution civile depuis la loi sur l’état civil du 20 septembre 1792.
=> Le droit de vote des femmes ne date que du 21 avril 1944.

On devrait donc considérer qu’il est bien moins traditionnel que les femmes votent plutôt que le mariage soit une institution civile.
Mais ce n’est pas finit, puisse qu’un argument pour proposer une « union » et non le mariage est certains voient un aspect religieux de l’affaire et ça pourrait les choquer… …sauf qu’on est dans une société laïque et où il y a séparation entre l’église et l’état depuis la loi du 9 décembre 1905

L’argument de choquer la religiosité de certains pour une institution civile depuis plus de deux siècles dans une société laïque, c’est fort…

(Et tant qu’à faire si on doit partir de plus loin, pour rester cohérents, que les défenseur de ces « valeurs traditionnelles à ne pas remettre en question » clament aussi que  l’abolition de l’esclavage est un outrage grave à leurs valeurs ancestrales!)

Mais continuons encore…

=> Le 30 ventôse an XII (21 mars 1804), Napoléon Bonaparte promulgue le « Code Napoléon », l’ancêtre de notre code civil. Celui-ci place la femme sous la tutelle financière et administrative de son mari (1).

C’est ainsi qu’apparaissent les articles:
Art. 213 – Le mari doit protection à sa femme, la femme doit obéissance à son mari.
Art. 214 – La femme est obligée d’habiter avec le mari, et de le suivre partout où il juge à propos de résider…
Art. 215 – La femme ne peut ester en jugement sans l’autorisation de son mari…
Art. 217 – La femme…ne peut donner, aliéner, hypothéquer, acquérir, à titre gratuit ou onéreux, sans le concours du mari dans l’acte, ou son consentement par écrit.
Art. 229 – Le mari pourra demander le divorce pour cause d’adultère de sa femme.
Art. 230 – La femme pourra demander le divorce pour cause d’adultère de son mari, lorsqu’il aura tenu sa concubine dans la maison commune.
Il y a quelques autres petits trucs du même acabit qui suivront…

=> Le préambule de la constitution du 27 octobre 1946, la IVe République, prévoit le principe d’égalité entre hommes et femmes (2).
=> Mais il faut attendre la loi du 11 juillet 1975 pour que ces articles changent.

=> La loi du 23 décembre 1985 se décide enfin à instaurer légalité entre le mari et la femme dans la gestion des biens du couples et des enfants mineurs.

Là, on se dit que c’est gagné, c’est juste oublier un truc…

=> La loi du 29 mars 2005 instaure l’égalité d’âge nubile (du mariage) entre hommes et femmes, à 18 ans.

Décidément, je ne dois pas avoir la même définition d’égalité

Et dire que la France ce dit être le « pays des droits de l’Homme » et qu’elle a une devise telle que:
« Liberté Egalité Fraternité »
Belle hypocrisie, ma foi !

D’ailleurs, si nous abordions ce « mythe » de ce fameux « pays des droits de l’Homme » ?

=> Le 3 novembre 1789, la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen est promulguée après avoir été proclamée le 26 août 1789.

Oups… Oups… Oups… C’est droits de l’homme et non de l’Homme. Bref, aucun rapport avec les droits humains, ça ne concerne que les hommes, les femmes sont exclues de cette déclaration. Idem pour les esclaves, puisse que l’esclavage ne sera aboli qu’en 1794 (3).

En novembre 1793, la Convention interdit les associations politiques féminines, et en 1795, les femmes sont interdites de réunions politiques et à des rassemblement de plus de cinq dans la rue. On dirait que la révolution française craignait les femmes…
Il faudra attendre la révolution de 1830 pour que reprenne réellement la lutte et que de légers progrès reviennent lentement.

Vous doutez?
La constitution du 22 août 1795 (5 fructidor an III) est pourtant très claire sur la définition du citoyen, il suffit de lire (4).
Oublié donc le terme révolutionnaire de « citoyenne » !
Si on avait demandé à une post-révolutionnaire qui s’est battue auprès des hommes:
Liberté ? Foutaise !
Egalité ? Foutaise !
Fraternité ? Foutaise !

=> 10 décembre 1948, à Paris: Déclaration universelle des droits de l’homme.

Pourquoi se gêner dans l’hypocrisie?

Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Article 2
1.
Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Je retiens aussi l’article 16:

1. A partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.
2. Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux.
3. La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’Etat.

Est ce la peine que je cite à nouveau ce qui j’ai déjà écrit sur les inégalités dans la France de 1948? Ne serait ce que dans le cadre du mariage…

Il y aurait encore à en dire… (5)

Tout aussi étrangement on notera que le Civil Rights Act, concernant des droits des noirs américains n’arrivera que 16 ans plus tard, le 2 juillet 1964. L’affaire Rosa Parks du 1er décembre 1955 n’aurait eu aucun sens si les USA avaient respecté cette fameuse DUDH à cette date…
On pourrait même dire que les émeutes de Stonewall de juin 1969 n’auraient jamais explosé non plus…
Ni même… Ni même… Ni même… jusqu’à des dates récentes.

=> 15 septembre 1995, à l’ONU, il y a la déclaration finale d’une conférence qui affirme que les droits des femmes sont partie intégrante et indivisible des droits humains (6).

Pas trop tôt…
Mais on pourrait quand même m’expliquer pourquoi l’égalité d’âge nubile ne date que de 2005 en France, soit 10 ans après cette déclaration?
On pourrait m’expliquer comment ça se fait que tant de pays membres de l’ONU ne reconnaissent toujours pas l’égalité hommes-femmes?

Mais je me suis éloignée du titre de cet article…
Quelle serait donc ma conclusion?

En fait, c’est volontaire, en faisant ma démonstration sur quelque chose que nul ne peut ignorer, car cela concerne la moitié de la population, je voulais simplement montrer que ces dites « valeurs » peuvent être fortement inégalitaires et iniques.
A première vue, en considérant tout ce que j’ai écrit au dessus, on pourrait en conclure hâtivement que les valeurs traditionnelles ne valent rien.
Mais j’insiste sur ce « hâtivement ».

Il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain, mais il est une évidence que ces « valeurs traditionnelles » sont à considérer avec une certaine prudence, certaines pouvant s’avérer nuisibles pour des tranches de populations. Quand celles-ci se révèlent être des privilèges d’une catégorie de personnes sur une autre, effectivement, elles sont à combattre et à faire tomber. Mais il y en a bien d’autres qui sont à sauvegarder car ils peuvent apporter un vrai plus culturel ou dans l’épanouissement de l’individu.

Les valeurs traditionnelles ne sont plus acceptables à partir du moment où elles deviennent une source de discriminations arbitraires envers une catégorie d’individus ou que celles-ci vont à l’encontre des Droits Humains.
Elles ne sont pas acceptables non plus quand elle nuisent à l’émancipation ou au développement de l’individu.

A vous de vous faire votre avis maintenant…

Au fait, les filles, j’oubliais, en 2010, à Paris, en France, il est toujours officiellement illégal pour une femme de porter un pantalon sans une dérogation spéciale…

Notes

(1) On l’adore, c’est un héros national! En voilà déjà un qui portait des talonnettes…
C’est quand qu’on vire son tombeau des Invalides?

(2) Allez, les frangines, c’est là où on dit: Youpi ! Génial !
Bande de naïves, vas…

(3) Pour parler encore de Napoléon, il a rétabli l’esclavage par la loi du 20 mai 1802. Il a aussi ordonné le massacre des guadeloupéens refusant de se faire soumettre. Leurs descendants se souviennent encore de ce soir du 28 Mai 1802. Charmant homme…
Gloire à Marie-Rose Toto et Solitude la Mulâtresse!

(4) TITRE II – Etat politique des citoyens

Article 8. – Tout homme né et résidant en France, qui, âgé de vingt et un ans accomplis, s’est fait inscrire sur le registre civique de son canton, qui a demeuré depuis pendant une année sur le territoire de la République, et qui paie une contribution directe, foncière ou personnelle, est citoyen français.
Article 9. – Sont citoyens, sans aucune condition de contribution, les Français qui auront fait une ou plusieurs campagnes pour l’établissement de la République.
Article 10. – L’étranger devient citoyen français, lorsque après avoir atteint l’âge de vingt et un ans accomplis, et avoir déclaré l’intention de se fixer en France, il y a résidé pendant sept années consécutives, pourvu qu’il y paie une contribution directe, et qu’en outre il y possède une propriété foncière, ou un établissement d’agriculture ou de commerce, ou qu’il y ait épousé une femme française.

(5) Où est il précisé le sexe du conjoint ou qu’il doit être de sexe différent?

(6) Là, c’est une grande découverte !
Non, parce que franchement avant, il y avait de quoi avoir des doutes que nous fassions partie de l’Humanité…
C’est que c’est loin d’être évident vous savez, il y en a qui en doutent encore.

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La solution pour l’Eglise Catholique et Romaine: les lesbiennes !!!

24 avril 2010 à 02:55 | Publié dans Arc en ciel, Penthésilée, Z'inclassables | 4 commentaires
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En fait, l’ECR a tout intérêt à favoriser à outrance le lesbianisme strict, tant parmi la population que le clergé, pour résoudre les problèmes les plus graves.

Démonstration…

Dans la population:

  • Plus d’IVG, parce que plus de grossesses non-désirées.
  • Plus de problèmes liés la contraception.
  • Plus de problèmes avec les féministes sur ces histoires avec de devoir obéir à son mari, puisse que plus de maris.

Dans le clergé:

  • Diminution de la pédophilie, les femmes étant moins portée sur le viol que les hommes d’après les statistiques.
  • Plus de viols de jeunes garçons par des membres du clergé.
  • Plus de problèmes de nonnes enceintes de prêtres.
  • La papesse incarne l’église, donc plus de problème de polarité masculin-féminin.

Le seul problème est qu’il faudra aussi trouver quelque chose par rapport aux hommes…

Je sais !

  • Abstinence complète en dehors de dons en vue d’une IAD !
  • Autre solution: ils deviennent tous gays stricts, comme ça ils pourront respecter le fait de ne plus coucher avec des femmes et être ainsi en accord avec le Lévitique.
  • Ceux qui ne pourraient tenir ni l’un, ni l’autre: eunuques! Comme ça, plus de risques de péchés du point de vue sexuel.

Mais qu’est ce que je suis géniale…
Je mériterais d’être au moins cardinale, voire papesse, tiens…
Prophétesse? Rhooo… Vous me gênez, les filles…

Au fait, c’est de l’humour, hein… Ne paniquez pas les gars…

Mais c’est toujours plus cohérent que ce qu’ils nous balancent en ce moment.

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