Renouveau païen et conservatisme des sexes

1 octobre 2011 à 00:29 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Penthésilée | 2 commentaires
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Ce n’est pas la première fois que je me fais ce genre de réflexions, mais je trouve que le milieu païen francophone reste entre très conservateur /traditionnel au niveau des affectations de genres/sexuées.

Ayant discuté déjà de ça avec un ami nordique « rénovateur », nous en sommes arrivés au même constat: le milieu païen, du fait de ses aspects de reconstruction, a parfois du mal à se poser dans une logique sociétale moderne, ne trouvant pas le juste équilibre avec des valeurs traditionnelles liées aux contextes d’origine.
Il y aurait donc un travail général de repenser les valeurs anciennes à la lumière des changements de société. Individuellement, ce travail est généralement fait vis à vis du contexte social, mais le retour sur l’approche de la voie spirituelle n’est pas toujours acquis.
Aussi, je me restreindrai dans un premier temps à la perspectives des affectations de genres et de la considération des sexes, ainsi que dans une certaine mesure vis à vis de l’homosexualité.

Il y a des cas ouvertement sexistes, mais même si l’ensemble ne correspond pas à ce profil, il y a quand même un fort conservatisme sur le sujet du masculin/féminin indéniable. J’ai même pu constater des raisonnement tournant à l’homophobie sans que personne ne se rende compte de rien, tellement les attentes d’un sexe et de l’autre sont perçues sous l’angle d’attentes bien précises.
Il s’agit souvent de choses apprises et acceptées jamais remises en cause. Il peut aussi s’agir d’un passif culturel, voire d’une remontée depuis une civilisation ancienne attachée à la voie païenne concernée. De là, selon le sujet précis et la personne, il peut y avoir un début de réflexion, ou la crainte d’une remise en cause.

Je n’y met pas dedans les initiations spécifiques masculines/féminines (comme les passages d’âges ou les initiations de transitions) qui ont un fondement biologique et psychologique en découlant du fait de leur aspect organique. Bien que la question des transsexuels et transgenres complique la chose, peu de monde en ayant une vraie compréhension. Je reconnais moi-même être dépassée, des questions restant en suspens et toutes les réponses « officielles » ne me convainquant pas intimement même si je les connais. J’occulterais donc pour le moment, n’arrivant pas à conceptualiser. Je n’ai jamais eu l’occasion non plus de discuter de sujets initiatiques avec des trans quelle que soit la tradition spirituelle/religieuse.

Je ne me prétends pas non plus moi-même totalement dépourvue d’avoir aussi certains de ces conservatismes, je dois en avoir un certain nombre qui sont même inconscients, mais je ne m’interdis pas d’y réfléchir pour essayer de déterminer si il peut y avoir une justification légitime, si cela ne s’applique qu’à certaines circonstances ou si c’est sans fondement. Le fait de suivre une voie spirituelle ancienne ne doit en aucun cas devenir motif à repousser des compréhensions modernes.

En bref, le milieu païen, est encore très marqué d’un essentialisme qui est parfois prôné en tant que valeur spirituelle.
Par quoi commencer ?
Franchement, il y en a tellement que je ne sais pas par quoi commencer et quoi développer plus avant…

Une fois le cas le plus flagrant abordé, je ne vois que la solution balancer ça sous la forme de
Quelques illustrations en vrac…
Chez les courants pseudo-païens identitaires on trouve très souvent des formes très réductrices pour les deux sexes, généralement très machistes quand même.
(Une fois de plus, je me dis qu’il faudra un de ces jours que je fasse un article pour traiter du cas des identitaires, parce que c’est vraiment un fléau, même s’ils sont minoritaires…)
Ca reste quand même très ancré dans l’approche identitaire avant de rajouter une couche d’imagerie, c’est d’ailleurs pour cela que je parle de « pseudo-païens », l’aspect spirituel n’étant que très loin derrière, et encore, il est bien souvent juste une option sans réelle conviction.
Dans le lot, on trouve aussi des adorateurs de David Lane et ses théories puantes.

Je prends le parti d’illustrer mon propos avec le morceau « Déesse Mère » (cliquer pour écouter) du groupe de RIF (Rock Identitaire Français) Fraction. Voici un extrait des paroles:

Gardienne du feu et de la tradition,
La femme d’Europe subit les pires affronts.
Certains te veulent voilée (violée!)
Certains une putain américanisée
Moi, je vois en toi ta fécondité
La promesse d’éternité.
Tu porteras nos enfants,
Les élèvera selon la loi de notre sang.
Et si demain je pars a combat,
Ce sera sans peur car tu est là.

On notera donc par delà les niaiseries pour boneheads leur perception des femmes

  • Elles doivent avant tout être des femmes au foyer.
  • Il ne leur vient même pas à l’idée que les femmes pourraient savoir ce qu’elles veulent pour elles-mêmes…
  • Ils voient les femmes comme des pondeuses qui n’attendent qu’eux et qui devront ensuite se débrouiller à élever leurs enfants pour devenir aussi débiles qu’eux.

Il y a quand même de quoi ce demander à quel combat va aller le grand couillon… Imagerie, imagerie…

Avec cette catégorie, on se retrouvé généralement dans la caricature des affectations de genres. Ca me dépassera toujours de voir que certaines filles/femmes côtoient ces courants…

Chez les druides aussi, j’ai trouvé des trucs marrants.

Il semblerait qu’il y ait certains groupes de plus en plus minoritaires, voire anecdotiques, qui refusent d’initier les femmes ou de considérer l’existence de druidesses (ou ban drui).
On trouve donc ceux qui considèrent que les femmes sont initiées naturellement par la maternité… Il y en a d’autres qui parlent qu’historiquement il n’y ait que que des « femmes consacrées » mais pas de druidesses, n’étant pas d’accord avec d’autres dans des débats qui me dépassent. D’autres encore, considèrent que les femmes ne peuvent pas être druidesse car elles ne sont pas initiatrices de vie mais réceptacle.

Cela dit, le refus d’intégrer des membres féminins reste très minoritaire. Ce que je trouve amusant, c’est le fait de chercher la réponse au fait qu’il y ait des femmes druides, quel que soit le terme, dans le passé flou d’il y a deux millénaires plutôt que dans une réflexion moderne.
Athéna est une déesse masculine.
Passons l’oxymore
Encore une belle illustration de l’enlisement dans les affectations de genre. Ce n’est pas pourtant les déesse guerrières ou armées qui manquent, Artémis, Britomartis, Enyo, Thémis, Eris, …, on a même des représentation armées d’Aphrodite. N’oublions pas les amazones, les Lacédémoniennes, Atalante l’archère, Clytemnestre et son labrys, etc…

Mais non, tout ce qui a rapport aux armes est un domaine masculin, donc Athéna est masculine… …comme les autres citées d’ailleurs…
Oui, mais les femmes grecques ne se battaient pas… Dans les faits, c’est qu’elles en étaient interdites dans la plupart des cités par la loi.

Personnellement, je trouve que ça en arrive au delà des affectations de genres, c’est carrément nier le genre originel parce que ça ne correspond pas à ce qu’on veut y affecter.
J’ai déjà évoqué le problème de celles que j’appelle (comme il n’y a pas de nom défini) les La_Déessistes et de leur vision archétypale (voir) qui mène souvent à une conception réductrice.
Je en reviendrai pas sur le fait que ce soit des incompréhensions majeures des courants « Feminine Divine » et « Wymen Spirit », combinées à divers choses prises sans cohérence.

Sur un de ces fora, je sais plus si c’est avoir posté un article de presse sur un village Mosuo, sur Umoja ou un autre contexte matriarcal sur un de ces fora, mais je me souviens clairement de cette réaction:
« Etre élevée que par des femmes, quelle horreur! »
Sur le coup, j’en avais été séchée. En une simple phrase, c’était la condamnation arbitraire d’un mode de vie spécifique et de l’homoparentalité féminine, sans parler des nombreux cas qui arrivent par les aléas de la vie. Superbe d’un point de vue conscience et spiritualité au féminin!
Mais le cas que je cite au dessus n’est pas isolé.
J’ai ainsi pu lire dans des contextes wiccans ou druidiques que ma cellule familiale est une abomination car n’ayant pas d’équilibre entre les polarités masculine et féminine. C’est sympa, il y avait déjà le Lévitique 18:22, certains païens décident de s’y mettre aussi pour des raisons de « polarité ».
On en apprend de belles d’ailleurs avec cette histoire de polarités masculine et féminine…
Certains autres annoncent au contraire que les homosexuels ont ces deux polarités. J’ai eu beau vérifier sur ma compagne ou sur moi-même, non, il n’y a rien qui a poussé, je crois plutôt que les défenseurs de cette approche ont confondu homosexualité et hermaphrodisme… Bah oui, tout ça c’est un peu pareil quand même, non?
Tant qu’on y est sur la wicca, un dieu, une déesse et des tonnes d’essentialisme.
Le dieu représente le blablabla classique des affectations masculines hétéronormatives, la déesse représente le blablabla classique des affectations féminines hétéronormatives. Avec ça, on est bien partis, sachant que Gardner, le fondateur de la wicca était ouvertement homophobe… Et le « Grand Rite », si important de la conjonction homme-femme, dieu-déesse, parce que c’est bien connu, tout ce qu’il y a d’un côté n’est pas présent chez l’autre. D’ailleurs « traditionnellement » (si on peut parler ainsi vu l’âge de quelques décennies à peine de la wicca et le nombre de dérives), l’initiation ne se fait que homme>femme ou femme>homme (Comme si un homme était fichu d’expliquer à une femme ce qu’est être une femme et réciproquement…).

Il y a eu diverses tentatives plus ou moins abouties ou réussies de sortir de ce carcan, heureusement.
La chienne dans le jeu de quilles
Nombre de fois où on m’a sorti un truc du style:
« Roxane, tu nous em…des avec ton féminisme, on est sur un *support* païen, ce n’est pas l’endroit. »
Ah? Les païens seraient donc « à part » de la société, ils n’évoluent pas dedans…
De même, quand on m’affecte des « propriétés » ou refuse d’autres parce que femme, ça serait normal, parce que je suis païenne… Je ne le laisserais pas passer à l’extérieur, mais dans le contexte païen, ça deviendrait « par miracle » acceptable… Pareil pour l’homophobie, d’un coup, par miracle encore, une remarque homophobe ne le serait finalement pas… Je serais d’ailleurs la méchante d’histoire du fait d’avoir relevé ça…

Beaucoup trop de monde excuse beaucoup trop de chose pour motif que cela se passe entre païens ou que des choses soient issues de « la tradition ».
Il y a un réel problème à ce niveau.
Par moments, on nage en pleine hypocrisie.

Le sexisme, l’homophobie et la transphobie sont bel et bien présent dans le paganisme, et pas uniquement chez les extrémistes et les franges politisées.
Beaucoup de monde se voile la face, ne veut pas les voir, minore, banalise ou y trouve des excuses, mais sur le fond, c’est pourtant bien présent.
Alors oui, j’em…de avec ça, je continuerai, même si cela dérange le Prosper ou l’Eglantine qui ne veulent pas en entendre parler.
J’em…derai aussi au niveau de toutes les théories débiles ou réductrices qui y circulent.
Au chapitre « théories débiles », en voici une pour laquelle j’ai eu un fou rire mémorable en la lisant la première fois:
Les cycles féminins et lunaires sont de même durée et s’influencent mutuellement.

C’est une révolution! Toutes les femmes sont avec des cycles réguliers et phasés sur ceux de la lune, mais en plus, on influence la lune! Merveilleux!
Ca doit être la lune aussi qui nous fait libérer nos ovules et qui desquame nos endomètres utérins…
Je ne dois pas être une femme donc, parce que mes cycles se décalent par rapport à la lune et il m’arrive d’en avoir des plus courts. Idem pour ma compagne…
Je ne sais pas qui a inventé cette ânerie, mais il a fait très fort. Là où ça en devient phénoménal, c’est qu’il y ait des gens pour y croire et les propager à d’autres.

Attention, je ne généralise pas à tout le monde !
Il y a même des cas qui sont en pointe comme chez les nordiques d’Europe du nord (voir) sur ces thématiques.
D’ailleurs, c’est amusant que cela vienne de pays d’Europe du nord qui sont aussi connus pour être plus avancés sur les questions d’égalité les droits des femmes et des homosexuels… Ca change aussi de nos tarés identitaires locaux, alors qu’ils sont en train de s’inventer par tous moyens du sang germanique ou nordique pour se légitimer entre eux, ceux qui ont une reconnaissance officielle dans ces pays sont sur des positions radicalement différentes. Cherchez l’erreur…

Ok, sans aller chercher si loin, en France, on a aussi du monde qui a su évoluer avec les dernières décennies. Il y en a même pas mal, il faut bien le dire.
Mais ça s’est fait « par la force » dans pas mal de cas à s’imposer face à des logiques conservatrices et essentialistes pour tout ce qui avait déjà une forme d’organisation et ça n’a pas dû être si simple.

La plupart de ceux qui arrivent au paganisme sont d’ailleurs actuellement avec une logique moderne et sont le reflet de la société actuelle, pas encore totalement égalitaristes, mais y tendant.
Le risque est que leur de leur phase d’apprentissage ou d’initiation, se produise une sorte de régression involontaire, que ce soit par volonté de se calquer sur des écrits datant quelques peu, de personnes d’une génération antérieure, voire carrément le fait d’assimiler des schémas anciens liés aux traditions de la religion sur laquelle ils se penchent. En fait, le problème du « néophyte » se situe principalement à ce niveau par le fait d’un manque de recul alors qu’il découvre.
Cohérence, pataugeage et perspectives
En cette période où l’évocation « du genre » en SVT pour les premières scientifiques (donc aux alentours de 17 ans, ayant possiblement commencé leur vie sexuelle, formés à la réflexion logique) dérange tant les conservateurs d’imprégnation catholique (que de foin pour un pauvre chapitre…), le milieu païen fait il mieux?
Quelque part, oui, puisse qu’il ne semble pas que cela fasse la moindre vague. En fait, j’ai plus l’impression que c’est une totale indifférence et ignorance du sujet. C’est carrément la perspective qui semble ignorée.
Finalement, ce n’est pas plus mal, ça évite les âneries en cascades qu’on lire et entendre sur le sujet de la part de personnes n’y ayant rien compris. Moi-même reste dubitative sur certaines de ses composantes, étant plus dans la désaffectation aux genres et sexes d’éléments indus.

Juste une remarque à la volée, il m’est souvent arrivé de constater que ceux qui sont les plus prompts à critiquer les chrétiens pour des éléments du passé, sont eux-mêmes plus ancrés dans le passés et des préceptes passéistes/conservateurs. Ca me sonne souvent comme une forme de complexes et je ne dois pas être si loin de la vérité tellement le schéma est récurrent et se confirme lors de discussions…

Le travail est entamé de repenser ces aspects, mais cela n’avance pas assez vite pour rester à jour la plupart du temps et il y a encore bien souvent des trains de retard dans la réflexion et la remise en cause des anciens schémas pour une spiritualité qui soit valable dans notre contexte moderne. Ce n’est pas le passéisme sur les sujet des sexes et des genres qui feront que l’ont puisse être pris au sérieux. On ne peut plus se permettre une logique figée dans le passé, parce que les dieux eux-mêmes n’y sont pas, où alors ce serait rendre culte à des vieilleries qui ne nous conviendraient pas, figée dans le temps passé et inutiles dans notre contemporalité.
Que les adeptes des conservatismes soient choqués, tant pis, c’est pourtant une réalité. Nos anciens ont eu des penseurs, des philosophes, des sages qui pensaient et repensaient leur temps, la spiritualité et leurs mœurs; et nous, nous ne devrions surtout pas faire la même chose? On devrait rester bloquer avec des siècles de retard sur notre entourage? Voyons soyons cohérents avec nos voies spirituelles et cessons d’idolâtrer les choses du passé qui n’ont plus le moindre fondement.
Cela ne veut pas dire faire table rase, on peut aussi arriver aux même conclusions que nos anciens, mais que ce soit sur des arguments construits modernes et pas juste parce que c’était comme ça autrefois. Il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’excès inverse à vouloir tout réinventer en dépit du bon sens, cohérence reste un maître-mot.

Je conclurai donc sur ce constat, tout le monde n’est pas prêt à faire ce travail de remise en cause: certains par confort des habitudes, certains parce que ça ne leur traverse même pas l’esprit, d’autres parce qu’ils ont besoin de ça pour conserver leur position au sein d’un groupe, ceux qui se voilent la face parce que ce serait reconnaitre ces faits, d’autres encore parce qu’il veulent véhiculer des idéologies en plus et qu’il y aurait incompatibilité, et tous ceux qui ne sont pas suffisamment assurés pour se lancer dans une telle remise en question, etc., etc., etc…
Nous, païens ne sommes pas en dehors de la société, nous ne pouvons donc pas occulter les débats et évolutions de société pour quelque prétexte fallacieux que ce soit.
Révolutionnons nos esprits.

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Article 100 – Le sens de la vie…

10 mars 2011 à 10:35 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Musique, Penthésilée, Princesse des Roses, Sappho, Z'inclassables | 2 commentaires
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Champagne !
Voilà, 100 articles!
Je ne savais pas quoi mettre pour un article 100, quel qujet aborder, et finalement, il me parait logique que l’article 100 soit un peu le bilan de tout ce que j’ai mis en vrac dans ce petit blog, gentiment commencé il y a un peu moins de deux ans, en juillet 2009.

Il s’est passé pas mal de choses dans ma vie depuis les premières lignes sans que j’en parle ou fasse mention, mais comme l’annonce le sous-titre de mon blog, il s’agit des
Humeurs de la mignonne petite gasconne au labrys…
Des trucs qui m’amusent…
Mon article le plus consulté:
Imbattable par les autres, il est fréquenté tous les jours, il joue en catégorie pro par rapport aux autres qui sont anecdotiques à côtés:
Comment séduire une lesbienne quand on est un homme…

Je veux bien que son titre soit accrocheur et que les lesbiennes soient un fantasme pourri masculin, mais je ne pensais pas que ça ferait cet effet.
Je me marre rien qu’à penser à la tête des centaines de gars qui sont tombés dessus et qui ont découvert un délire où je me paye leur poire…

Même quand je vois ce que certains ont écrit dans les commentaires je me marre!
Il y en a un qui se fait ramasser en voulant se mousser comme un héros de virilité, ce n’est pas grave, un autre se présente quand même après…
Des fois je me demande ce qu’il se passe dans la tête de certains…

Dans le même ordre d’idées, deux articles:
Quelques trucs véridiques pour confirmer si une fille est lesbienne
Dieu est une lesbienne noire.
Le premier est le résultat d’un délire avec des copines goudous et le second un coup de gueule, mais ils ont une fréquentation régulière aussi.

Il semblerait que quand je mets le mot « lesbienne » dans le titre d’un article, celui-ci soit voué à avoir un certain succès…
Y aurait-il un phénomène là-dessous…
La vulgarité des cathos tradis…
Ca concerne ces deux articles:
Ma petite visite de la blogosphère catholique ‘traditionaliste’…
Kissin de Lyon: Les catholiques radicaux homosexuels seront de la fête!
pour lesquels j’ai supprimé des dizaines de commentaires.
Entre les insultes d’une vulgarité de haut vol, les menaces de sévices divers quand ce n’est pas tout simplement des menaces de mort, je ne les ai pas laissées passer.
Que dire aussi du courage de ceux plus évolués que les autres qui se planquaient derrière un VPN pour m’envoyer leur insanités… (Il s’agit d’un truc pour éviter de laisser son IP en France en se cachant derrière un serveur à l’étranger)
J’ai ainsi pu voir que pour eux, le viol, les mutilations, la torture sont des bases de l’action des vrais catholiques qu’ils sont. Mais il est surtout important pour eux d’insulter, ça c’est important, ils ont même des fantasmes sur les prostituées…

Il y a aussi le cas de « jean », un troll floadeur chronique, spécialiste du copié/collé, que j’avais déjà croisé sur un blog catho tradi à l’époque où je menais ma petite enquête. Je ne sais pas combien de textes interminables et creux il peut stocker chez lui…
Les critères de recherche…
Je regarde de temps en temps les stats de consultation et je vois au passage les mots clés utilisés pour trouver mes articles.
Quelques exemples tous frais:
je l ai cru lesbienne je l ai trouvée trans
perversions sexuelles hommes hétéros se déguisent en femmes
argument pour ne pas se marier
comment comprendre si on est lesbienne
sensation psychique des lesbiennes ensemble
lesbienne en monstre
les positions pour faire l’amour en islam
     et le meilleur pour la fin:
mon sexe dans le string porté de ma tante sur dailymotion vidéos

Même le dernier, ce n’est pas une invention de ma part, il y a vraiment quelqu’un qui a cherché ça!
Je ne les note pas, mais si je le faisais, j’aurais très vite de quoi en tirer un article complètement dément. Là, ce ne sont que quelques exemples de la semaine passée, mais je me demande ce que j’ai pu loupé, il doit y en avoir des pires!
C’est vrai qu’avec mes articles féministes le mot « sexe » revient souvent, idem quand j’évoque le mariage entre personnes de même sexe, parlant de sujets lgbt les mots « hétéro », « gay » et « lesbienne » reviennent aussi assez souvent, ce qui fait que divers trucs en lien puissent revenir.
Mais je n’aurais jamais imaginé tous les trucs étranges que les gens peuvent chercher…

Il y a bien une fois où j’en ai écrit un article parce que j’avais été choquée sur le coup et avais eu une explication:
Les homosexuels ont-ils une âme ?
mais je ne crois pas qu’on puisse en trouver des explications de cet ordre pour tous ces critères de recherche…
Des trucs que j’ai découvert…
Je ne pensais pas que certaines choses intéressait tant de monde…
J’ai découvert avec
Madame ou Mademoiselle ?
que finalement, cette problématique qui pourrait être quelque chose d’anecdotique concernait pas mal de monde.
Même en étant féministe, je suis surprise de l’ampleur de la chose.

25 ans… Bientôt catherinette…
Là, pareil, sur une tradition qui se perd. Il y a même pas mal d’interrogations sur la contre-partie masculine. Comme quoi…
Sur ma manière d’écrire des articles
Ca se voit d’ailleurs bien quand on regarde les plus anciens et les plus récents. Alors que je ne savais pas trop quoi écrire au début, maintenant ça a changé et ils sont bien plus longs, je suis même obligée de passer certains points, des fois je me dis ‘Non… Tu ne peux pas écrire ça…’ quand je vois que je m’emballe un peu dans le flot d’écriture.
Même au niveau de la présentation, du moment où j’ai réalisé que je pouvais utiliser le xhtml et le css, la présentation a changé.
Au bout du compte, je me dis parfois qu’il y a de vieux articles qu’il faudrait que je réécrive et remette en forme…

C’est bizarre aussi, des fois, je pars sur un sujet, je commence mon fleuve et là, plus inspirée, je le mets de côté. Certains mourront dans mes brouillons alors que j’en terminerai d’autres pour lesquels il y a un élément qui a fait que je me remette dessus.
Des objectifs ?
Au départ, je n’en avais pas vraiment, c’est une amie qui m’a suggéré ‘un certain nombre de fois…’ de faire un blog et un jour je m’y suis mise…
Donc à la base, il n’y avait pas d’objectifs, juste que je ne voulais pas évoquer trop de choses personnelles, faire connaitre d’autres et sans trop savoir où ça allait aller.

Maintenant, on va dire que ça reste sur le principe de ce qui me passe par la tête, des truc sur lesquels je veux faire réfléchir ou informer, des coups de cœurs musicaux, des indignations, un peu tout et n’importe quoi…
Une touche de sérieux, une touche de colère, une touche de girly, ça doit faire un peu vrac, c’est inégal et sans trame, ce n’est pas pour rien ce:
…ou les humeurs de la mignonne petite gasconne au labrys…
Alors d’un certain point de vue si tels seraient des objectifs, alors, oui, on peut dire que je les atteins, même si c’est sans prétention que je fais tout ça.

Bah si quand même, je m’amuse sur certaines choses, je creuse des infos pour d’autres, ça me fait réfléchir moi-même au sujet en écrivant.
Et où ça va ?
Je n’en sais rien, on verra bien…
J’ai des tas de brouillons commencés, oubliés, enterrés, des tas de trucs que je me dis que je devrais faire mais ne trouve pas l’inspiration ou que je ne sais pas par quel bout prendre.
Bref, ça va continuer à être un peu du tout et n’importe quoi qui me passe par la tête…
Alors, même si ça ne ressemble à rien, j’espère que vous y trouvez quand même votre compte et qu’il vous est assez agréable…
(C’est n’importe quoi que je raconte là, je tape sur tout et n’importe quoi aussi…)

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Sappho: Hymne à Aphrodite

3 août 2010 à 23:43 | Publié dans Circé, Sappho | 2 commentaires
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Je suis impardonnable, comment se fait il que je ne vous ai pas encore donné le seul poème de Sappho qui nous soit arrivé intact?
Je corrige immédiatement ce manquement.
 

Comme il est impossible de reconstruire les strophes de manière traduite, je donne la traduction des strophes globales:
Sappho de Pompéi

Toi au le trône multicolore, ô immortelle Aphrodite, fille de Zeus (1), ourdisseuse de trames, je t’implore : ne laisse pas, ô souveraine, dégoûts ou chagrins affliger mon âme,

Mais viens ici, si jamais autrefois entendant de loin ma voix, tu m’as écoutée, quand, quittant la demeure dorée de ton père tu venais,

Après avoir attelé ton char, de beaux passereaux rapides t’entraînaient autour de la terre sombre, secouant leurs ailes serrées et du haut du ciel tirant droit à travers l’éther.

Vite ils étaient là. Et toi, bienheureuse, éclairant d’un sourire ton immortel visage, tu demandais, quelle était cette nouvelle souffrance, pourquoi de nouveau j’avais crié vers toi,

Quel désir ardent travaillait mon coeur insensé : « Quelle est donc celle que, de nouveau, tu supplies la Persuasive d’amener vers ton amour ? Qui, ma Sappho, t’a fait injure ?

Parle : si elle te fuit, bientôt elle courra après toi ; si elle refuse tes présents, elle t’en offrira elle même ; si elle ne t’aime pas, elle t’aimera bientôt, qu’elle le veuille ou non ».

Cette fois encore, viens à moi, délivre moi de mes âpres soucis, tout ce que désire mon âme, exauce-le, et sois toi-même mon soutien dans le combat.
 
 

(1) fille de Zeus – pai Dios – En fait « enfant de Zeus ».
Aphrodite n’est pas la fille de Zeus, mais d’Ouranos, Sappho le mentionne bien d’ailleurs dans un autre de ses poèmes. Aussi, ce ‘pai Dios’ que l’on retrouve dans d’autres poèmes et d’autres poètes pour des dieux n’ayant aucune filiation à Zeus (comme Hékaté, alors que c’est sa tante par lignage masculin…), laisse penser à une tournure poétique qu’il conviendrait mieux de traduire ‘enfant des dieux’, Zeus signifiant par lui-même ‘Dieu’. Cette tournure pourrait elle-même reposer sur une adoption par Zeus lors de sa présentation aux Olympiens comme cela est envisagé par des versions de mythes.

Poème en version originale :
Sappho par Godward
Ποικιλόθρον᾽ ὰθάνατ᾽ ᾽Αφροδιτα,
παῖ Δίοσ, δολόπλοκε, λίσσομαί σε
μή μ᾽ ἄσαισι μήτ᾽ ὀνίαισι δάμνα,
πότνια, θῦμον.

ἀλλά τυίδ᾽ ἔλθ᾽, αἴποτα κἀτέρωτα
τᾶσ ἔμασ αύδωσ αἴοισα πήλγι
ἔκλυεσ πάτροσ δὲ δόμον λίποισα
χρύσιον ἦλθεσ

ἄρμ᾽ ὐποζεύξαια, κάλοι δέ σ᾽ ἆγον
ὤκεεσ στροῦθοι περὶ γᾶσ μελαίνασ
πύκνα δινεῦντεσ πτέῤ ἀπ᾽ ὠράνω
αἴθεροσ διὰ μέσσω.

αῖψα δ᾽ ἐχίκοντο, σὺ δ᾽, ὦ μάσαιρα
μειδιάσαισ᾽ ἀθάνατῳ προσώπῳ,
ἤρἐ ὄττι δηὖτε πέπονθα κὤττι
δἦγτε κάλημι

κὤττι μοι μάλιστα θέλω γένεσθαι
μαινόλᾳ θύμῳ, τίνα δηὖτε πείθω
μαῖσ ἄγην ἐσ σὰν φιλότατα τίσ τ, ὦ
Πσάπφ᾽, ἀδίκηει;

καὶ γάρ αἰ φεύγει, ταχέωσ διώξει,
αἰ δὲ δῶρα μὴ δέκετ ἀλλά δώσει,
αἰ δὲ μὴ φίλει ταχέωσ φιλήσει,
κωὐκ ἐθέλοισα.

ἔλθε μοι καὶ νῦν, χαλεπᾶν δὲ λῦσον
ἐκ μερίμναν ὄσσα δέ μοι τέλεσσαι
θῦμοσ ἰμμέρρει τέλεσον, σὐ δ᾽ αὔτα
σύμμαχοσ ἔσσο.
 
Translittération :
Poikilothron’, athanat’ Aphrodita,
pai Dios, doloploke, lissomai se,
mê m’ asaisi, mêd’ aniaisi damna,
potnia, thymon.

Aphrodite - Ok, la tenue n'est pas très authentique, mais ce n'a pas été facile de trouver quelque chose qui me plaise...

alla tyïd’ elth’, aipoka katerôta
tas emas audas aïoisa polly
eklyes, patros de domon lipoisa,
chryseon êlthes

harm’ hypozeuxasa, kaloi de t’ agon
ôkees strouthoi, peri gas melainas
pykna dinyntes pter’ ap’ ôranô
aitheros dia messô;

aips’ all’ exikonto; ty d’, ô makaira,
meidiasas’ athanatô prosôpô,
êre’ otti g’ ên to pepontha, k’ otti
dê se kalêmi.

k’ otti g’ emô malist’ ethelô genesthai
mainola thymô, tina d’ aute peithê
mais agên es san philotata; tis s’, ô
Psapph’, adikê?

kai gar ai pheugei, tacheôs diôxei;
ai de dôra mê deket’, alla dôsei;
ai de mê philei, tacheôs philasei,
Kouk etheloisan.

elth’ emoi kai nyn, chalepan de lyson
ek merimnan, hossa d’ emoi telessai
thymos imerrhei, teleson; ty d’ auta
symmachos esso.
 

Une petite vidéo où il est déclamé, j’aurais préféré par une femme pour garder la cohérence d’intonation par rapport à la poétesse, mais je n’ai pas trouvé et suis bien incapable d’avoir cette assurance linguistique…

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Nos fiançailles

26 juillet 2010 à 23:58 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Sappho, Z'inclassables | Laisser un commentaire
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Voici comment s’est déroulée la cérémonie de fiançailles il y a deux ans, comme on me l’a déjà demandé…

D’abord, il faut savoir que nos fiançailles ont été publiques avec la famille et des amis. Celles-ci ont eu lieu mi-juillet 2008, quelques jours après notre PACS.

Le lieu:

Nous avions trouvé dans un parc un kiosque bas à colonnes avec une statue d’Aphrodite, c’est là qu’a eu lieu la cérémonie. C’est un parc privé, mais mon père a réussi à avoir l’autorisation du propriétaire, mais c’est une autre histoire liée à feu mon grand-père…
On a prévu d’y faire les photos après.
Des amies sont venues fleurir un peu et quelques petits préparatifs avant notre arrivée.

Nos tenues:

Longues robes blanches, sandales à talons aiguille, couronnes de fleurs (violettes, petites fleurs blanches et roses). Coiffures et maquillages impeccables.
Nos demoiselles d’honneurs (d’une dizaine d’années, sa nièce pour moi et ma cousine pour elle) ont leurs tenues inspirées de nôtres (hauteur de talons en moins, bien sûr). Comme elles nous ressemblent beaucoup, ça fait très « mini-nous ».

Nos bagues:

Nos bagues de fiançailles étaient des créations originales, nous sommes passées par un artisan orfèvre. Un petit diamant central et cinq petits rubis montés autour sur une bague assez simple en or. Les pierres sont issues de la bague de fiançailles très abimée d’une de mes ancêtres et l’or vient de la médaille et de la chaine de baptême de Sabine.
Ca ne nous a pas beaucoup coûté, on avait un accord avec l’artisan qu’il garde les quelques pierres non utilisées pour lui.

Le avant:

Il a fait couvert et frais toute la matinée, ça fait une semaine que ça dure comme ça. Pendant que nous sommes en train de nous préparer chacune de notre côté, nous avons des craintes pour la suite en voyant qu’il est tombé quelques gouttes. Mais alors que nous partons vers l’endroit de la cérémonie après le vin d’honneur, le ciel se dégage et la température monte sensiblement. Merci Apollon.
Tout est prêt quand nous arrivons précédées des gamines qui sont parties comme des flèches vers le kiosque (elles sont excitées comme des puces depuis plus d’une semaine) et nous sommes suivies par les invités qui ne connaissent pas l’endroit. Nous nous disposons face à la statue, nos demoiselles d’honneur en léger retrait alors que tout le monde se dispose tranquillement, les plus vieux et une femme enceinte ont des chaises pliantes à disposition, mon frère sera le seul à se déplacer avec une caméra, ainsi qu’une amie qui sera l’intendante des demoiselles d’honneur.
Nous n’avons pas de texte fixe, nous avons bien préparé depuis quelques jours, mais nous comptons sur la spontanéité et l’inspiration du moment, l’amour nous portera…

Le déroulement:

J’invoque Aphrodite en lui annonçant que c’est pour ses fiançailles que sa fille l’appelle, j’invite ensuite les autres déesses et titanes en dehors d’Héra, avec une adresse en particulier pour Artémis, puis les muses avec une place d’honneur pour la dixième, les charites, les nymphes, les moires et les heures (ne me demandez pas pourquoi ça m’est venu dans cet ordre…).
Sabine enchaîne sur l’explication de notre présence ici, de notre volonté de nous fiancer par amour mutuel. Nous composons ainsi en alternance une présentation de couple et des remerciement pour notre rencontre.
Face à face, mains jointes et croisées nous échangeons des mots d’amour. Un premier baiser clôt cet échange.
Nos demoiselles d’honneur s’approchent alors avec les bagues de fiançailles.
Sabine prend la mienne et la porte au bout de mon annulaire et me fait ses voeux. C’est ensuite mon tour de prendre la sienne et de faire de même. A la fin, nous échangeons encore un baiser en finissant de passer sa bague chacune à l’autre.
Nous refaisons face à la statue, mains jointes.
Les demoiselles d’honneur reviennent avec un coupe remplie de vin rosé. Consécration. Je fais boire une gorgée à Sabine, puis elle m’en fait boire une et nous nous approchons de la statue pour en verser ensemble à ses pieds le reste du contenu. Nous rendons aux demoiselles d’honneur la coupe vide.
Nous reculons pour reprendre nos places initiales.
Elles nous reviennent avec un bouquet de violettes pour Sabine et un bouquet de roses rouges pour moi, une mèche de nos cheveux y est déjà nouée.
Je commence alors de nouveau une alternance pour demander les bons auspices d’Aphrodite sur notre couple et sa protection. Nous demandons aussi aux autres des divinités présentes de nous être propices et favorables.
Nous repartons vers la statue déposer en offrande nos bouquets.
Les demoiselles d’honneur reviennent encore pour nous apporter des flacons contenant le parfum complémentaire, à la rose pour Sabine, à la violette pour moi, que nous versons en offrande encore.
Nous remercions par avance pour toutes les bienveillances que nous allons recevoir de la part d’Aphrodite et de celles qui nous seront propices.
Nous closons la cérémonie par un troisième baiser, plus profond et plus long, enlacées sous les applaudissements des présents.

Le après:

Le juste après d’abord. On se demande ce qu’il se passe en entendant des invités rire et diverses autres réactions. C’est là qu’on s’aperçoit que les demoiselles d’honneur (qui ont une dizaine d’années je rappelle) sont en train de nous imiter en se faisant aussi un baiser sur les lèvres enlacées. J’ai tout de suite pensé à une plaisanterie orchestrée par mon frère, mais il semblait sincère en niant et les petites semblaient tout aussi sincères en affirmant avoir eu l’idée toutes seules.
Après cet « incident », nous faisons les photos avec les invités près du kiosque et d’autres endroits du parc. Le soleil brille fort, il fait bon, les photo vont être belles. Mais sur le trajet du retour, le ciel se recouvre comme le matin.
En fin de journée, c’est le banquet et nous l’ouvrons sur une chorégraphie que nous avons préparée depuis quelques semaines. Mais là aussi, il se passe un truc « magique » pendant qu’on l’exécute, ce n’est facile à expliquer…

Notes diverses:

Sabine n’est absolument pas païenne, mais elle a été parfaite, sérieuse et impliquée lors de toute la cérémonie, elle savait que c’était important pour moi. Nos demoiselles d’honneur prenaient ça très au sérieux aussi, ça a finalement été contagieux à tous les présents, famille et amis.

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Séléné (et Endymion)

12 juin 2010 à 00:21 | Publié dans Circé | Laisser un commentaire
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Séléné est une titane, fille d’Hypérion et Théia. Elle est « la déesse blanche », incarnation de la plein lune. Elle a pour frère Hélios (le Soleil) et pour soeur Éos (l’Aurore).

Elle est représentée sur un char tirée par des chevaux ou des boeufs blanc, voire directement montée sur un cheval ou un boeuf blanc, rayonnnante. Elle se baigne dans l’océan avant d’entreprendre sa course dans les nuées étoilées.

Etrangement, on a peu de mythes sur elles comparativement aux autres membres de la triade lunaire (Artémis et Hécaté). Elle est principalement connue pour avoir Endymion pour amant.

Séléné tombe éperdument amoureuse d’Endymion, un splendide berger du Latmos, alors qu’il dormait au clair de lune. Elle demanda et obtint de Zeus qu’il reste dans un sommeil éternel pour préserver sa beauté. De son union désespérée avec lui naquirent cinquante filles.

Elle est aussi donnée pour voir eu d’une liaison avec Zeus de laquelle naquirent Pandia et Hersé. On y ajoute aussi parfois le lion de Némée, qui sera tué par Héraclès.

On lui prête aussi une liaison ponctuelle avec Pan qui lui aurait offert soit une peau de mouton blanc ou un attelage de boeufs blancs.

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