Noël 1951 – Le jour où le Père Noël a fini au bûcher… …et a ressucité le lendemain !

9 décembre 2012 à 21:52 | Publié dans Circé, Z'inclassables | Un commentaire
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Père Noël
Si, si, c’est sérieux.

A l’heure où la pensée étriquée de quelques religieux veut imposer sa vision du mariage et où des polémiques apparaissent sur la présence du Père Noël dans des écoles, cette petite tranche d’histoire.

Une fois de plus:
Mais quand sera-t-on débarrassés de ces hordes d’imbéciles hypocrites qui sont la honte même du mot “religion” ?
Les faits
Le dimanche 23 décembre 1951, 15h, à Dijon, devant la cathédrale Saint-Bénigne, à l’initiative de l’évêque Guillaume Marius Sembel, un procès du Père Noël est tenu devant 250 enfants du patronage.
A l’issue du procès, accusé de « paganiser la fête de Noël », le Père Noël est condamné comme « usurpateur et hérétique ».
Il (une effigie) est ainsi été pendu aux grilles de la cathédrale, puis brûlé sur un bûcher.
Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël.

Il ne s’agissait pas d’une attraction, mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation. Que d’autres disent et écrivent ce qu’ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du Père Fouettard.

Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur.

(Extrait du communiqué distribué suite à cette action)
Le lendemain
France-Soir, alors le plus grand quotidien français, en fit sa Une, et la majorité de la presse s’empara de l’affaire.

L’affaire ayant créé une situation de malaise, la mairie dût faire un communiqué officiel, conviant les enfants à venir place de la Libération, que le Père Noël serait présent comme chaque année et qu’il serait sur le toit de l’hôtel de ville à 18h.
De ce jour est née la tradition locale que le Père Noël fasse son apparition sur le toit de la mairie de Dijon.
Claude Lévi-Strauss
Cette affaire attira l’attention de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss qui publia un article nommé « Le Père Noël supplicié » dans la revue Les Temps Modernes dans son numéro de mars 1952 (dont je me base principalement pour ce qui est de l’évènement de base).
Pitoyable et pathétique
Encore et toujours ce qui arrive quand un clergé (ou un groupe de religieux rigoristes) prend pour rival le Profane… Ca n’a rien de religieux, c’est défendre le pouvoir et l’influence que peut avoir une institution en prenant prétexte la religion.
Lévi-Strauss n’a pas osé soulever cet aspect, de même qu’il n’a pas osé non plus soulever le fait que quand un clergé (ou un groupe de religieux rigoristes) a ce genre d’attitudes, c’est qu’il considère que sa doctrine peut être en danger parce que risquant de se faire remettre en cause par un phénomène montant auquel il donne légitimité en tant que rival.
Bref, ni plus ni moins que de l’obscurantisme primaire.
Avec un peu d’avance:
Joyeux Noël à tou(te)s !
Et pour rappel, petite fierté girondine:
Le Père Noël a son secrétariat à Libourne !

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