Renouveau païen et conservatisme des sexes

1 octobre 2011 à 00:29 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Penthésilée | 2 commentaires
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Ce n’est pas la première fois que je me fais ce genre de réflexions, mais je trouve que le milieu païen francophone reste entre très conservateur /traditionnel au niveau des affectations de genres/sexuées.

Ayant discuté déjà de ça avec un ami nordique « rénovateur », nous en sommes arrivés au même constat: le milieu païen, du fait de ses aspects de reconstruction, a parfois du mal à se poser dans une logique sociétale moderne, ne trouvant pas le juste équilibre avec des valeurs traditionnelles liées aux contextes d’origine.
Il y aurait donc un travail général de repenser les valeurs anciennes à la lumière des changements de société. Individuellement, ce travail est généralement fait vis à vis du contexte social, mais le retour sur l’approche de la voie spirituelle n’est pas toujours acquis.
Aussi, je me restreindrai dans un premier temps à la perspectives des affectations de genres et de la considération des sexes, ainsi que dans une certaine mesure vis à vis de l’homosexualité.

Il y a des cas ouvertement sexistes, mais même si l’ensemble ne correspond pas à ce profil, il y a quand même un fort conservatisme sur le sujet du masculin/féminin indéniable. J’ai même pu constater des raisonnement tournant à l’homophobie sans que personne ne se rende compte de rien, tellement les attentes d’un sexe et de l’autre sont perçues sous l’angle d’attentes bien précises.
Il s’agit souvent de choses apprises et acceptées jamais remises en cause. Il peut aussi s’agir d’un passif culturel, voire d’une remontée depuis une civilisation ancienne attachée à la voie païenne concernée. De là, selon le sujet précis et la personne, il peut y avoir un début de réflexion, ou la crainte d’une remise en cause.

Je n’y met pas dedans les initiations spécifiques masculines/féminines (comme les passages d’âges ou les initiations de transitions) qui ont un fondement biologique et psychologique en découlant du fait de leur aspect organique. Bien que la question des transsexuels et transgenres complique la chose, peu de monde en ayant une vraie compréhension. Je reconnais moi-même être dépassée, des questions restant en suspens et toutes les réponses « officielles » ne me convainquant pas intimement même si je les connais. J’occulterais donc pour le moment, n’arrivant pas à conceptualiser. Je n’ai jamais eu l’occasion non plus de discuter de sujets initiatiques avec des trans quelle que soit la tradition spirituelle/religieuse.

Je ne me prétends pas non plus moi-même totalement dépourvue d’avoir aussi certains de ces conservatismes, je dois en avoir un certain nombre qui sont même inconscients, mais je ne m’interdis pas d’y réfléchir pour essayer de déterminer si il peut y avoir une justification légitime, si cela ne s’applique qu’à certaines circonstances ou si c’est sans fondement. Le fait de suivre une voie spirituelle ancienne ne doit en aucun cas devenir motif à repousser des compréhensions modernes.

En bref, le milieu païen, est encore très marqué d’un essentialisme qui est parfois prôné en tant que valeur spirituelle.
Par quoi commencer ?
Franchement, il y en a tellement que je ne sais pas par quoi commencer et quoi développer plus avant…

Une fois le cas le plus flagrant abordé, je ne vois que la solution balancer ça sous la forme de
Quelques illustrations en vrac…
Chez les courants pseudo-païens identitaires on trouve très souvent des formes très réductrices pour les deux sexes, généralement très machistes quand même.
(Une fois de plus, je me dis qu’il faudra un de ces jours que je fasse un article pour traiter du cas des identitaires, parce que c’est vraiment un fléau, même s’ils sont minoritaires…)
Ca reste quand même très ancré dans l’approche identitaire avant de rajouter une couche d’imagerie, c’est d’ailleurs pour cela que je parle de « pseudo-païens », l’aspect spirituel n’étant que très loin derrière, et encore, il est bien souvent juste une option sans réelle conviction.
Dans le lot, on trouve aussi des adorateurs de David Lane et ses théories puantes.

Je prends le parti d’illustrer mon propos avec le morceau « Déesse Mère » (cliquer pour écouter) du groupe de RIF (Rock Identitaire Français) Fraction. Voici un extrait des paroles:

Gardienne du feu et de la tradition,
La femme d’Europe subit les pires affronts.
Certains te veulent voilée (violée!)
Certains une putain américanisée
Moi, je vois en toi ta fécondité
La promesse d’éternité.
Tu porteras nos enfants,
Les élèvera selon la loi de notre sang.
Et si demain je pars a combat,
Ce sera sans peur car tu est là.

On notera donc par delà les niaiseries pour boneheads leur perception des femmes

  • Elles doivent avant tout être des femmes au foyer.
  • Il ne leur vient même pas à l’idée que les femmes pourraient savoir ce qu’elles veulent pour elles-mêmes…
  • Ils voient les femmes comme des pondeuses qui n’attendent qu’eux et qui devront ensuite se débrouiller à élever leurs enfants pour devenir aussi débiles qu’eux.

Il y a quand même de quoi ce demander à quel combat va aller le grand couillon… Imagerie, imagerie…

Avec cette catégorie, on se retrouvé généralement dans la caricature des affectations de genres. Ca me dépassera toujours de voir que certaines filles/femmes côtoient ces courants…

Chez les druides aussi, j’ai trouvé des trucs marrants.

Il semblerait qu’il y ait certains groupes de plus en plus minoritaires, voire anecdotiques, qui refusent d’initier les femmes ou de considérer l’existence de druidesses (ou ban drui).
On trouve donc ceux qui considèrent que les femmes sont initiées naturellement par la maternité… Il y en a d’autres qui parlent qu’historiquement il n’y ait que que des « femmes consacrées » mais pas de druidesses, n’étant pas d’accord avec d’autres dans des débats qui me dépassent. D’autres encore, considèrent que les femmes ne peuvent pas être druidesse car elles ne sont pas initiatrices de vie mais réceptacle.

Cela dit, le refus d’intégrer des membres féminins reste très minoritaire. Ce que je trouve amusant, c’est le fait de chercher la réponse au fait qu’il y ait des femmes druides, quel que soit le terme, dans le passé flou d’il y a deux millénaires plutôt que dans une réflexion moderne.
Athéna est une déesse masculine.
Passons l’oxymore
Encore une belle illustration de l’enlisement dans les affectations de genre. Ce n’est pas pourtant les déesse guerrières ou armées qui manquent, Artémis, Britomartis, Enyo, Thémis, Eris, …, on a même des représentation armées d’Aphrodite. N’oublions pas les amazones, les Lacédémoniennes, Atalante l’archère, Clytemnestre et son labrys, etc…

Mais non, tout ce qui a rapport aux armes est un domaine masculin, donc Athéna est masculine… …comme les autres citées d’ailleurs…
Oui, mais les femmes grecques ne se battaient pas… Dans les faits, c’est qu’elles en étaient interdites dans la plupart des cités par la loi.

Personnellement, je trouve que ça en arrive au delà des affectations de genres, c’est carrément nier le genre originel parce que ça ne correspond pas à ce qu’on veut y affecter.
J’ai déjà évoqué le problème de celles que j’appelle (comme il n’y a pas de nom défini) les La_Déessistes et de leur vision archétypale (voir) qui mène souvent à une conception réductrice.
Je en reviendrai pas sur le fait que ce soit des incompréhensions majeures des courants « Feminine Divine » et « Wymen Spirit », combinées à divers choses prises sans cohérence.

Sur un de ces fora, je sais plus si c’est avoir posté un article de presse sur un village Mosuo, sur Umoja ou un autre contexte matriarcal sur un de ces fora, mais je me souviens clairement de cette réaction:
« Etre élevée que par des femmes, quelle horreur! »
Sur le coup, j’en avais été séchée. En une simple phrase, c’était la condamnation arbitraire d’un mode de vie spécifique et de l’homoparentalité féminine, sans parler des nombreux cas qui arrivent par les aléas de la vie. Superbe d’un point de vue conscience et spiritualité au féminin!
Mais le cas que je cite au dessus n’est pas isolé.
J’ai ainsi pu lire dans des contextes wiccans ou druidiques que ma cellule familiale est une abomination car n’ayant pas d’équilibre entre les polarités masculine et féminine. C’est sympa, il y avait déjà le Lévitique 18:22, certains païens décident de s’y mettre aussi pour des raisons de « polarité ».
On en apprend de belles d’ailleurs avec cette histoire de polarités masculine et féminine…
Certains autres annoncent au contraire que les homosexuels ont ces deux polarités. J’ai eu beau vérifier sur ma compagne ou sur moi-même, non, il n’y a rien qui a poussé, je crois plutôt que les défenseurs de cette approche ont confondu homosexualité et hermaphrodisme… Bah oui, tout ça c’est un peu pareil quand même, non?
Tant qu’on y est sur la wicca, un dieu, une déesse et des tonnes d’essentialisme.
Le dieu représente le blablabla classique des affectations masculines hétéronormatives, la déesse représente le blablabla classique des affectations féminines hétéronormatives. Avec ça, on est bien partis, sachant que Gardner, le fondateur de la wicca était ouvertement homophobe… Et le « Grand Rite », si important de la conjonction homme-femme, dieu-déesse, parce que c’est bien connu, tout ce qu’il y a d’un côté n’est pas présent chez l’autre. D’ailleurs « traditionnellement » (si on peut parler ainsi vu l’âge de quelques décennies à peine de la wicca et le nombre de dérives), l’initiation ne se fait que homme>femme ou femme>homme (Comme si un homme était fichu d’expliquer à une femme ce qu’est être une femme et réciproquement…).

Il y a eu diverses tentatives plus ou moins abouties ou réussies de sortir de ce carcan, heureusement.
La chienne dans le jeu de quilles
Nombre de fois où on m’a sorti un truc du style:
« Roxane, tu nous em…des avec ton féminisme, on est sur un *support* païen, ce n’est pas l’endroit. »
Ah? Les païens seraient donc « à part » de la société, ils n’évoluent pas dedans…
De même, quand on m’affecte des « propriétés » ou refuse d’autres parce que femme, ça serait normal, parce que je suis païenne… Je ne le laisserais pas passer à l’extérieur, mais dans le contexte païen, ça deviendrait « par miracle » acceptable… Pareil pour l’homophobie, d’un coup, par miracle encore, une remarque homophobe ne le serait finalement pas… Je serais d’ailleurs la méchante d’histoire du fait d’avoir relevé ça…

Beaucoup trop de monde excuse beaucoup trop de chose pour motif que cela se passe entre païens ou que des choses soient issues de « la tradition ».
Il y a un réel problème à ce niveau.
Par moments, on nage en pleine hypocrisie.

Le sexisme, l’homophobie et la transphobie sont bel et bien présent dans le paganisme, et pas uniquement chez les extrémistes et les franges politisées.
Beaucoup de monde se voile la face, ne veut pas les voir, minore, banalise ou y trouve des excuses, mais sur le fond, c’est pourtant bien présent.
Alors oui, j’em…de avec ça, je continuerai, même si cela dérange le Prosper ou l’Eglantine qui ne veulent pas en entendre parler.
J’em…derai aussi au niveau de toutes les théories débiles ou réductrices qui y circulent.
Au chapitre « théories débiles », en voici une pour laquelle j’ai eu un fou rire mémorable en la lisant la première fois:
Les cycles féminins et lunaires sont de même durée et s’influencent mutuellement.

C’est une révolution! Toutes les femmes sont avec des cycles réguliers et phasés sur ceux de la lune, mais en plus, on influence la lune! Merveilleux!
Ca doit être la lune aussi qui nous fait libérer nos ovules et qui desquame nos endomètres utérins…
Je ne dois pas être une femme donc, parce que mes cycles se décalent par rapport à la lune et il m’arrive d’en avoir des plus courts. Idem pour ma compagne…
Je ne sais pas qui a inventé cette ânerie, mais il a fait très fort. Là où ça en devient phénoménal, c’est qu’il y ait des gens pour y croire et les propager à d’autres.

Attention, je ne généralise pas à tout le monde !
Il y a même des cas qui sont en pointe comme chez les nordiques d’Europe du nord (voir) sur ces thématiques.
D’ailleurs, c’est amusant que cela vienne de pays d’Europe du nord qui sont aussi connus pour être plus avancés sur les questions d’égalité les droits des femmes et des homosexuels… Ca change aussi de nos tarés identitaires locaux, alors qu’ils sont en train de s’inventer par tous moyens du sang germanique ou nordique pour se légitimer entre eux, ceux qui ont une reconnaissance officielle dans ces pays sont sur des positions radicalement différentes. Cherchez l’erreur…

Ok, sans aller chercher si loin, en France, on a aussi du monde qui a su évoluer avec les dernières décennies. Il y en a même pas mal, il faut bien le dire.
Mais ça s’est fait « par la force » dans pas mal de cas à s’imposer face à des logiques conservatrices et essentialistes pour tout ce qui avait déjà une forme d’organisation et ça n’a pas dû être si simple.

La plupart de ceux qui arrivent au paganisme sont d’ailleurs actuellement avec une logique moderne et sont le reflet de la société actuelle, pas encore totalement égalitaristes, mais y tendant.
Le risque est que leur de leur phase d’apprentissage ou d’initiation, se produise une sorte de régression involontaire, que ce soit par volonté de se calquer sur des écrits datant quelques peu, de personnes d’une génération antérieure, voire carrément le fait d’assimiler des schémas anciens liés aux traditions de la religion sur laquelle ils se penchent. En fait, le problème du « néophyte » se situe principalement à ce niveau par le fait d’un manque de recul alors qu’il découvre.
Cohérence, pataugeage et perspectives
En cette période où l’évocation « du genre » en SVT pour les premières scientifiques (donc aux alentours de 17 ans, ayant possiblement commencé leur vie sexuelle, formés à la réflexion logique) dérange tant les conservateurs d’imprégnation catholique (que de foin pour un pauvre chapitre…), le milieu païen fait il mieux?
Quelque part, oui, puisse qu’il ne semble pas que cela fasse la moindre vague. En fait, j’ai plus l’impression que c’est une totale indifférence et ignorance du sujet. C’est carrément la perspective qui semble ignorée.
Finalement, ce n’est pas plus mal, ça évite les âneries en cascades qu’on lire et entendre sur le sujet de la part de personnes n’y ayant rien compris. Moi-même reste dubitative sur certaines de ses composantes, étant plus dans la désaffectation aux genres et sexes d’éléments indus.

Juste une remarque à la volée, il m’est souvent arrivé de constater que ceux qui sont les plus prompts à critiquer les chrétiens pour des éléments du passé, sont eux-mêmes plus ancrés dans le passés et des préceptes passéistes/conservateurs. Ca me sonne souvent comme une forme de complexes et je ne dois pas être si loin de la vérité tellement le schéma est récurrent et se confirme lors de discussions…

Le travail est entamé de repenser ces aspects, mais cela n’avance pas assez vite pour rester à jour la plupart du temps et il y a encore bien souvent des trains de retard dans la réflexion et la remise en cause des anciens schémas pour une spiritualité qui soit valable dans notre contexte moderne. Ce n’est pas le passéisme sur les sujet des sexes et des genres qui feront que l’ont puisse être pris au sérieux. On ne peut plus se permettre une logique figée dans le passé, parce que les dieux eux-mêmes n’y sont pas, où alors ce serait rendre culte à des vieilleries qui ne nous conviendraient pas, figée dans le temps passé et inutiles dans notre contemporalité.
Que les adeptes des conservatismes soient choqués, tant pis, c’est pourtant une réalité. Nos anciens ont eu des penseurs, des philosophes, des sages qui pensaient et repensaient leur temps, la spiritualité et leurs mœurs; et nous, nous ne devrions surtout pas faire la même chose? On devrait rester bloquer avec des siècles de retard sur notre entourage? Voyons soyons cohérents avec nos voies spirituelles et cessons d’idolâtrer les choses du passé qui n’ont plus le moindre fondement.
Cela ne veut pas dire faire table rase, on peut aussi arriver aux même conclusions que nos anciens, mais que ce soit sur des arguments construits modernes et pas juste parce que c’était comme ça autrefois. Il ne s’agit pas non plus de tomber dans l’excès inverse à vouloir tout réinventer en dépit du bon sens, cohérence reste un maître-mot.

Je conclurai donc sur ce constat, tout le monde n’est pas prêt à faire ce travail de remise en cause: certains par confort des habitudes, certains parce que ça ne leur traverse même pas l’esprit, d’autres parce qu’ils ont besoin de ça pour conserver leur position au sein d’un groupe, ceux qui se voilent la face parce que ce serait reconnaitre ces faits, d’autres encore parce qu’il veulent véhiculer des idéologies en plus et qu’il y aurait incompatibilité, et tous ceux qui ne sont pas suffisamment assurés pour se lancer dans une telle remise en question, etc., etc., etc…
Nous, païens ne sommes pas en dehors de la société, nous ne pouvons donc pas occulter les débats et évolutions de société pour quelque prétexte fallacieux que ce soit.
Révolutionnons nos esprits.

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2 commentaires »

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  1. Bonjour, je n’ai pas lu votre article jusqu’au bout,mais j’y reviendrai plus tard, parce que je le trouve intéressant.
    Une réflexion cependant m’est venue: je me demande si les plus machistes ne sont pas les femmes elles-mêmes. Il n’y a qu’à voir certaines mères d’un bébé garçon qui semblent vivre la virilité future de leur rejeton dans le petit bout de sexe qu’ils exhibent!!!et comme si ça leur apportait quelque chose. Vivre une virilité par procuration. Même chez des femmes qui se réclament féministes…
    Certaines attitudes de femmes accompagnées de  » messieurs » très macho et qui semblent gonflées de l’outrecuidance de leur compagnon! Et l’attitude d’Anne Sinclair, très bien analysée par un psy: comment elle vit sa part masculine à travers les frasques de son « homme ». Il y aurait beaucoup à piocher du côté des femmes qui semblent entretenir un certain sentiment d’infériorité.
    J ‘ai vécu, l’an dernier, quelque chose qui m’a assez écoeurée;j’étais en voiture, en côte, qui plus est; une voiture de mariage me bloquait le passage, sans aucune raison,si ce n’est son bon plaisir. Un groupe de femmes, de la noce,m’a fait signe, d’une façon péremptoire, que je n’avais d’autre solution que de reculer…Je me suis exécutée, très bien, malgré les embûches. Là-dessus, la voiture a disparu, la voie était donc libre: j’ai été applaudie par ce même groupe de femmes qui, sans doute, avait trouvé que j’avais fait ma manoeuvre  » comme un mec »!.J’ ai stoppé pour leur demander ce que voulaient dire leurs applaudissements, et leur dire qu’elles se conduisaient comme les pires des machos.J’ai remarqué que chez certaines, j’avais fait mouche.Donc, le travail me semble devoir être fait de ce côté là.Mais pas si simple…

    • Tu as tout à fait raison. Les femmes sont elles-même un facteur important. Olympe de Gouges, elle-même, écrivait: « Les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles-mêmes ».
      J’aborde aussi en partie le problème du conditionnement féminin dans un autre article, Nos si humaines ;lois ;« divines » (un peu après la moitié), si le sujet t’intéresse.
      C’est d’ailleurs une condition indispensable pour la perpétuation de ces schémas. Les nourricières se doivent de faire passer aux futures nourricières ceux-ci pour que le système perdure dans sa forme.
      C’est valable pour tout système hiérarchisant, chacun doit être incité à garder sa place et inciter sa descendance à faire de même.

      Il n’est pas simple de dépasser certains réflexes culturels, il n’est pas simple déjà de les identifier et d’en comprendre le sens.
      Je suis sûre que je dois en être bourrée aussi, je le reconnais même bien volontiers, personne ne peut y échapper. Mais essayer de comprendre le sens de certaines choses peut permettre ce dépassement, ou tout simplement accepter des schémas en conscience de manière volontaire sans contrainte. Le problème vient que ces conditions ne sont pas toujours remplies, ne serait ce que par le poids de la tradition.
      Il y aurait aussi à dire du côté du marketing et des sociétés de communication en général, mais ça demanderait un long développement, trop long pour un simple commentaire.


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