Dévirilisation des hommes ou nostagie patriarcale?

8 mars 2011 à 17:14 | Publié dans Arc en ciel, Penthésilée | 12 commentaires
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Référence de virilité ?
En ce moment, on se retrouve avec un petit retour des frustrés de l’émancipation des femmes, qui se plaignent que les féministes ont dévirilisé les hommes.
Waw…
Balèzes les filles…

(Existe aussi en y mettant comme responsables les lobbies gays ou les gauchistes, voire pour les tarés les plus atteints, les sionistes qui seraient derrière tous ces courants…)

Ont-ils raisons? Qu’est ce que ça impliquerait? Et une foule d’autres questions…

Mais avant, faut-il savoir de quoi on parle…
Qu’est ce que la virilité?
Voilà bien l’origine du problème: il y a trois définitions s’y attachant, à trois niveau différents:
  1. Biologique: Ensemble des caractéristiques physiques masculines, chez l’homme adulte.
  2. Sexuelle: Vigueur sexuelle et capacité de procréer masculines.
  3. Culturelle: Ensemble des vertus et valeurs morales associées au genre masculin.
Aussi, on peut regarder à quel niveau se situe la critique?
  1. Biologique: A moins que les féministes soient de démoniaques généticiennes ayant opéré des mutations sur l’ensemble de la population: rien.
  2. Sexuelle: Idem.
  3. Culturelle: Bingo! On est en plein dedans!
Hors, toute notion culturelle est relative et subjective.
Quelques uns des buts avoués du féminisme étaient/sont/resteront bien de faire changer la société, les mœurs, les affectations/déterminismes de genre, dans tout ce qui était/est/restera défavorable de manière arbitraire aux femmes.
Valeurs culturelles
J’ai déjà abordé le sujet de l’absurdités des valeurs traditionnelles, cela se confirme par l’archaïsme de celles-ci et de certaines références culturelles n’ayant plus lieu d’être.
Alors quelles sont ces valeurs viriles? Ont elles toujours une raison d’exister?

Pour les hommes:
Force, courage, agressivité, dominant, travailleur, technicité

Pour les femmes:
Douceur, tendresse, organisation domestique, maternelle, conciliation

Arrêtons vite le massacre, pas la peine de développer, ça n’est pas une révélation que nos valeurs traditionnelles sont patriarcales et que la femme a vocation d’être au service de l’homme.
Alors à la question:
Ont elles toujours une raison d’exister?
La réponse est clairement: NON.
Pourquoi?
Parce qu’elles sont issues du passé de notre civilisation, en particulier sa culture religieuse chrétienne, hors celle-ci a été dépassée, les clergés ont abusé de leur position, la contestation de celle-ci a amené d’autres courants de pensée, en particulier les Droits Humains. Hors cette logique d’attribution de valeurs à un sexe ou à l’autre est incompatible avec le fondement des Droits Humains selon lesquels les individus sont égaux indépendamment de leur sexe d’appartenance.
Le fondement même de ces valeurs est contestable et ne tire sa légitimité d’aucun raisonnement moral, uniquement de l’arbitraire.

Un réajustement culturel est donc indispensable. Ces notions de virilité et de féminité basées sur un schéma qui a vécu n’ont plus lieu d’être, elles doivent être entièrement repensées depuis zéro, en oubliant toute référence à l’ancien schéma.

Là, normalement, on va me sortir qu’il faut connaitre son passé pour construire son avenir…
Hors sujet !
Connaitre son passé, le comprendre ne doit en rien constituer un frein à l’évolution. le passéisme n’a aucun légitimité à restreindre le développement de chacun(e).

Informaticienne, je travaille avec des ordinateurs et des serveurs de générations récentes, que m’importe le fonctionnement des ordinateurs des premières générations, je me fiche de savoir comment marchait le Harvard Mark I et comment s’employaient les fiches perforées. Mon contexte de travail est maintenant avec des méthodes de travail de maintenant, avec des langages de maintenant pour faire le travail de maintenant. Internet n’existerait pas si on avait dû écouter tout au long de notre histoire les nostalgiques de l’époque où on écrivait sur des tablettes de cire ou d’argile voulant perpétuer cette pratique. Et mince, a-t-on perpétué toutes les valeurs de l’époque de Néanderthal?
Il ne s’agit pas de remettre en cause tout notre passé et notre culture, mais bien d’actualiser celle-ci et d’historiser ce qui doit l’être.
Le problème des multiples définitions
Toute civilisation évolue ce qui entraine bien évidemment des changements de mœurs et dans la culture même. Il ne devrait donc y avoir aucun soucis à ça, sauf que…
Du fait des trois sens, une confusion psychologique se crée chez certains individus et ce n’est plus trois sens, mais bien un triple sens qui est considéré, la fusion des trois notions.
Aussi, la variation de culture est vécue par ces individus comme une remise en cause biologique et sexuelle, donc comme une agression envers leur intégrité à ces niveau.

Cela fait d’ailleurs partie des diverses malhonnêtetés intellectuelles des théoriciens de la dévirilisation.
Frustrations, complexes, angoisses, manque d’assurance,…
Référence de virilité ?
Face à une contradiction entre les valeurs traditionnelles et les valeurs modernes, il y a forcément un positionnement à trouver pour chaque homme (et chaque femme, mais ce n’est pas le sujet pour le moment).

J’ai toujours trouvé étonnant ceux qui se plaignent que les femmes ne supportent plus leurs débordements et leurs action/propos déplacés.
On devrait les laisser dire, nous manquer de respect, nous insulter sans broncher… Et quoi encore?

Il fut un temps où tout cela était validé par la société et où les femmes n’avaient pas les moyens de se défendre ou étaient ostracisées si elle le faisaient, heureusement, ce temps n’est plus. Tout n’est pas gagné pour autant encore, mais pas mal de chemin a été parcouru.

Ne pouvant bénéficier de la supériorité naturelle que donnait la société aux hommes autrefois sur les femmes, il y a un conflit qui se fait entre une mentalité voulant toujours cette supériorité et la réalité dans laquelle ils se retrouvent avec une égalité de statut. Fini le temps où les femmes devaient se taire, maintenant ce sont les idées misogynes qui doivent le faire.
A force de se faire remettre à leur place (donc de « perdre ») ou de devoir retenir ces propos face aux femmes (censées être inférieures) et aux hommes égalitaristes, les frustrations se développent. Puis viennent les complexes, les angoisses et le manque d’assurance dans leur virilité quand ce n’est pas carrément un complexe de castration.
Autre phénomène s’ajoutant souvent dessus pour les célibataires, leur étant difficile de trouver une compagne acceptant d’être traitée comme inférieure, il ont du mal à entretenir une relation, ce qui enfonce psychologiquement encore un peu plus le clou en plus des frustrations sentimentales et sexuelles.

Là, on a donc une personne frustrée avec une estime de soi dégradée, des complexes, etc… Il faut donc des coupables, c’est tout trouver: celles qui sont à l’origine de ce changement de société: les féministes.

En un sens, ils ont raison, il y a dévirilisation, mais pas de tous les hommes: juste d’eux!
Pour se rassurer ils transposent au reste de la population masculine leurs frustrations, alors que les hommes à l’aise dans leur virilité/masculinité n’ont pas ce genre de soucis. Etrange non ?

Frustrés et manquant d’assurance, on les retrouve ainsi aussi sur le net, profitant de l’anonymat que celui-ci permet pour exprimer leur frustration et leur colère de leur propre état.
Les polémistes devenus théoriciens de cette dévirilisation ont juste une petite différence: ils en tirent un bénéfice financier, mais les frustrations sont les mêmes.
Présence d’homophobie?

Bien évidemment.
Comme de souvent, on trouve aussi le motif de l’homophobie pour d’homosexualité refoulée.

Par rapport à l’homosexualité masculine, les homos sont considérés comme faisant partie de cette dévirilisation. Bien évidemment, c’est à prendre dans le sens culturel, ils ne sont pas avec cet aspect de domination dans la relation amoureuse des femmes, ils adoptent même la posture dite « passive » considérée comme féminine, donc, ils ne peuvent correspondre à ce qu’est un mÂle, un vrai.
Au delà de la référence foireuse hétéronormée patriarcale et du cliché, il est amusant de constater d’un nombre important de codes gays correspondent à l’image d’Epinal de la virilité que les défenseurs contre la dévirilisation prennent pour référence. Le héros viril de cinéma, le catcheur, le mec bien monté et musclé se trouve des deux côtés… du moins dans l’imagerie, parce que c’est loin d’être le profil le plus présent d’un côté comme de l’autre…

Par rapport à l’homosexualité féminine, les lesbiennes sont considérées comme des rivales. Elles ne respectent pas le schéma qui voudrait qu’un homme dirige le couple, elles vont même jusqu’à séduire des femmes… Ce sont des insoumises qui sont pour une part dans la contestation de l’ordre patriarcal. Elles veulent rivaliser avec les hommes sur leurs terrains comme, voire plus, que les féministes.
Bref, du fait que nous soyons pour des raisons pratiques dans la transgression des affectations de genres et des motifs hétéronormés patriarcaux, qu’il n’y ait pas de place pour les hommes dans nos vies amoureuses, nous serions forcément des ennemis des hommes que nous voudrions rabaisser…
Là encore, on nage dans le cliché foireux.

Dans les deux cas, c’est la contestation ou le non-respect du schéma hétéronormé patriarcal qui remonte pour dire que les homosexuels sont contributifs de la dévirilisation des hommes.
Les clichés foireux sont de sortie, ils sont même utilisés pour dire qu’il y a une volonté d’homosexualiser les hommes… Les petits frustrés de la dévirilisation ne sont même pas assez futés pour comprendre qu’il n’y a pas plus d’homos, seulement les contraintes sociétales concernant les gays sont moindre et il leur est plus facile de vivre comme ils l’entendent.

Il y a aussi le cas à part de l’homosexualité refoulée qui est assez caractéristique.
Certains ont tellement la trouille des attirances homosexuelles qu’ils ont ressenties qu’ils rejètent tout en bloc et suivent parfois des chemins étranges.
Je me souviens d’un jeune croisé sur un forum qui écrivait que les homosexuels représentaient ce qu’il ne voulait pas être. Quelqu’un d’à l’aise dans sa sexualité ne fait pas référence à ce qu’il ne voudrait pas être parce que ça ne lui est simplement pas passé par l’esprit de faire un tel rapprochement. Idem pour ceux qui ne cessent de faire référence à la sodomie, pourquoi en parler autant s’ils ne se sentent pas concernés?
On retrouve régulièrement ce déni avec un comportement faisant pratiquer les activités « viriles » comme preuve de non-homosexualité et de non-dévirilisation. C’est simplement se voiler la face…

Le rapport qu’ils font entre homosexualité et dévirilisation est quand même très significatif et instructif sur leurs frustrations.
Qui?
On trouve bien évidemment quelques polémistes, comme Alain S et Eric Z, inutile de le préciser, ils sont à jeter dans la catégorie des frustrés et complexés.
Cependant, hors des polémistes futiles, on retrouve ça aussi dans d’autres contextes, en particulier chez certains hommes vieillissants.
Est ce un hasard de trouver ça chez des hommes à la puissance sexuelle déclinante?
C’est aussi assez fou ce comme tout était mieux avant si on écoute les vieux, mais moi je constate que mon pauvre portable est largement plus puissant que les serveurs qui prenaient des bâtiments entiers…
On le trouve aussi chez certains jeunes.
Et là aussi, c’est normal. On s’aperçoit bien vite qu’il y a un manque d’assurance en eux, qui s’exprime souvent de manière violente ou des idées radicales. Le repli sur ces valeurs traditionnelles est une sorte de recherche de références, et malheureusement, ils se retrouvent face au conflit qu’elle ne sont plus actuelles, d’où frustration.
J’ai aussi découvert qu’il y avait toute une littérature d’extrême-droite sur le sujet dans différentes mouvances. Cela dit, les deux polémistes ont aussi des idées qui flirtent avec ces tendances…
Là, le rapport au racisme et à l’immigration est des plus flagrants.
Ne pas non plus oublier une grande partie qui n’est pas incompatible avec les autres: les beaufs, les tocards, les minables qui ont trouvé une excuse, des coupables à la misère de leur pauvre petite vie.
Un relent de racisme fréquent
Comme vu plus haut, il s’agit d’un phénomène culturel, par voie de conséquence localisé sur des cultures. De là, certains franchissent allègrement le pas de dire que « Le féminisme a dévirilisé l’homme occidental. » quand ce n’est carrément pas « Le féminisme a dévirilisé l’homme blanc. ».
S’en suit généralement le fait de développer que d’autres cultures n’ayant pas été touchées par ça en profiteraient.
Régulièrement, on trouve en plus l’argument que les femmes occidentales/blanches se détourneraient donc des hommes occidentaux/blancs, étant attirées par la virilité des autres…

Et bien, ça tombe bien bas…

Relevons donc que:
  • La culture occidentale n’est pas la seule qui soit la cible des féministes du monde entier.
  • Ca reste dans l’androcentrisme, ne voyant que par le prisme de de cette si regrettée virilité.
  • Une vision réductrice des femmes qui seraient avides de mÂles VIRils… (Non, c’est connu, les femmes sont incapables de sentiments qui ne soient liés à autre chose que la VIRilité des mÂles…)
  • Une perception en cheptélisation des femmes qui résonne comme « Ils nous piquent NOS femmes! ».
  • Une séparation de l’Humanité entre les occidentaux/blancs d’un côté et les autres, si ce n’est pas du racisme ou de la ségrégation, c’est quoi?
Cela reste donc très lié à leur vision infériorisante des femmes et à l’idéal de soumission qu’ils y souhaiteraient.
(Malheureusement, certaines conditionnées selon ces principes réducteurs existent encore.)
On trouve aussi des argumentations natalistes. « En dévirilisant l’homme occidental/blanc, avec la contraception et l’IVG, les féministes ont fait chuter la natalité occidentale/blanche. ».
Là, ça part sur des théories d’invasion/substitution ethnique des occidentaux blancs par d’autres population, l’islamisation de l’Europe, etc… ou à celle qu’il y aurait une volonté délibérée de métissage pour nuire à l’homme blanc.
C’est l’heure du clorazépate, les gars…
Synthèse
En prenant un peu de champ, on remarque quand même des éléments récurrents.

La référence à la perte de virilité fait forcément référence au passé et l’élément récurent est celle à une société dominée par le mâle hétéro blanc (MHB).
Ce n’est donc pas un hasard que les théoriciens de cette dévirilisation ne cessent de faire référence aux femmes et aux féministes, aux homosexuels et aux populations correspondant aux ex-colonies; on pourrait même ajouter les populations juives qui par périodes ont été rabaissées. Sur chacun de ces trois axes, le MHB avait une position dominante et son autorité était validée par la société et les mœurs.
En un laps de temps très court, cette position dominante a disparu grâce à divers mouvements égalitaristes et le MHB s’est retrouvé sur un pied d’égalité officiel avec les autres catégories humaines qu’il dominait avant.
Même si l’égalité totale n’est pas encore là dans les faits et qu’il reste encore quelques droits à acquérir ou stabiliser ainsi que divers aménagements à apporter, dans l’ensemble, tout ne s’est pas trop mal passé.
Je ne redévelopperai ce que j’écrivais plus haut sur toutes les frustrations et complexes, mais le réel point de cohérence est là:
Les anciennes tranches de populations soumises sont mises à égalité.

Le statut de MHB n’est plus suffisant, la comparaison est possible et dans certains domaines, la compétition est ouverte.
Pour la plupart des hommes hétéros blancs, cette situation est normale, ayant évolué au fil des transformations de la société et ayant intégré ça, voire étant nés avec cette configuration; aussi pas de dévirilisation chez eux, juste sur les frustrés de la perte de leur ancienne supériorité naturelle.
Conclusion intermédiaire:
L’égalitarisation des droits est à l’origine de l’apparition de cette théorie de la dévirilisation dont les théoriciens le reconnaissent presque même.
Frustrés, complexés, ayant une perte d’estime de soi, au bout du compte, les défenseurs de cette théorie se retrouvent réellement dévirilisés, pas par la société et ses transformations, mais bien par eux-mêmes.
Toute comparaison, confrontation ou compétition perdue face à un ex-inférieur ne fait qu’amplifier le phénomène.
Ca peut ainsi très vite tourner au cercle vicieux de médiocrité.
Une remarque rapide…
L’anonymat du net est aussi un terrain pour ce genre de personnages qui deviennent assez facilement des trolls. Le pouvoir de nuisance de cette approche leur donne un illusion d’avoir un certain poids, une pseudo-puissance. On en trouve donc sur divers fora et dans les commentaires d’articles sur des domaines féministes ou lgbt en train de débiter des propos qu’ils n’oseraient jamais tenir face à de vrais individus (ou alors entourés de tout un groupe solide…).
Dans les faits, inconsciemment ils essaient de compenser ce faisant, mais selon les participants, ils se font encore rabaisser ou se prennent un violent retour à leur réalité une fois sortis du virtuel.
Ma conclusion
Tout ça est puant. Quelle que soit le motif d’émission de cette idée de dévirilisation, médiocrité, racisme, misogynie, homophobie, etc…., l’idéologie qui se développe derrière devient puante à terme.

Personnellement, je mettrais ce phénomène en parallèle avec d’autres que force m’est de constater comme la décomplexion de propos de traditionalistes religieux ou celle de ceux qui voudraient pouvoir librement exprimer toutes les discriminations pour ne citer que ça. On trouve même une ‘solidarité’ de ces courants selon les circonstances.
C’est malsain.
Alors que les luttes égalitaristes et anti-discriminations continuent, leurs acquis sont remis en question et les moyens d’applications sont menacés eux aussi et pas seulement en France, jusqu’à l’ONU même.
Résistance à une évolution de mœurs très rapide à l’échelle humaine? Synchronisation de volontés politiques? Autre? Je ne sais pas, je ne fais que constater.

Mais pour en revenir au sujet de cet article, non, les hommes ne sont pas dévirilisés, ce sont juste les références sociales qui changent. Il serait stupide de définir un ensemble de mœurs comme la définition de la nature des individus alors que c’est variable selon la culture et que celle-ci évolue.
Les affectations de genres s’estompent, mais ça ne change rien aux hommes et aux femmes dans leur nature. Ces affectations ont étés questionnées et la société réalise de plus en plus leur infondé. Est il sain pour une civilisation de conserver des schémas illégitimes et périmés? Doit on pleurer sur la disparition de l’esclavage?
C’est exactement à ce niveau que ce situe le problème, l’intégration des changement dans les mentalités avec le glissement des générations.

Les hommes ne sont pas dévirilisés parce qu’on leur a culturellement supprimé des schémas illégitimes et ridicules. C’est absurde.
Par contre, il y a aussi le propos de dire qu’il y ait un manque de repères et ça, je peux mieux le concevoir.
Il y a le même genre de perte de repères chez certaines femmes, on le constate de manière flagrante chez les migrantes ou certaines femmes âgées qui se sont retrouvées avec des droits et les libertés qu’elles n’ont pas appris jeunes à gérer pour raisons culturelles. On retrouve chez elles aussi ce repli culturel sur des valeurs désuètes en décalage avec la réalité de notre société.
Un vieux slogan féministe disait: « Feminism is the radical notion that women are people. » (Le féminisme est la notion radicale que les femmes sont des personnes.). C’est là qu’on peut trouver une réponse logique et juste à cette question de repères, les hommes aussi sont des personnes.
Ainsi, c’est bien dans une éthique et un ensemble de valeurs morales qui transcendent les sexes et les genres que doivent se trouver ces repères. Il n’y a pas besoin de vouloir se poser en dominant, garant ou nuisance pour l’autre sexe pour exister. C’est tout le sens de valeurs égalitaristes, être un être humain avant tout, avant une quelconque identité sexuée. C’est même logique, comment être un homme ou une femme si on ne se réclame pas humain en premier? Je dirais même qu’il est malsain de renvoyer sur l’autre sexe des choses qui sont présente chez les deux.
En fin de compte, ça revient à supprimer la troisième définition, culturelle, celle des affectations de genres, correspondant à un modèle rendu illégitime et périmé par la réalité.

Ces repères sont là, il suffit qu’ils s’imprègnent dans les mentalités.
Reste donc aux défenseurs des théories de « dévirilisation des hommes » et autres nostalgiques du patriarcat de savoir s’ils veulent rester un bande de tocards ridicules ou s’ils préfèreraient se trouver une place légitime dans un système ayant des visées égalitaristes entre les sexes.

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12 commentaires »

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  1. Hum bon rapport à la photo je ne me souviens pas avoir regardé un match dans cette tenue avec une bière à la main… Maintenant que j’y réfléchit c’est peut être parce que je ne regarde pas de match…

    • Mais non…
      C’est des hommes!
      Comme certains parlent de ‘dévirilisation des hommes’, ils devraient ressembler à ça maintenant si on les écoute.
      Dévirilisation => Femmes

      Bon…
      Effet loupé…
      Encore une fois, je suis une incomprise…
      Snif… Snif… Snif…
      Ouiiiiiiiiin!

  2. « Régulièrement, on trouve en plus l’argument que les femmes occidentales/blanches se détourneraient donc des hommes occidentaux/blancs, étant attirées par la virilité des autres…
    Et bien, ça tombe bien bas… »

    ==> C’est pourtant une réalité observable, certaines femmes blanches (proportion impossible à définir autrement que subjectivement) restent imperméables aux discours anti-sexistes et sont attirées par des hommes machos qu’elles tiennent pour « virils ». En conséquence, elles finissent par associer mentalement la « virilité » avec les cultures non-occidentales.

    « Une vision réductrice des femmes qui seraient avides de mÂles VIRils… (Non, c’est connu, les femmes sont incapables de sentiments qui ne soient liés à autre chose que la VIRilité des mÂles…) »

    ==> Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant dans cette assertion. La relation hétérosexuelle traditionnelle unit deux personnes qui s’inscrivent de manière plus ou moins caricaturale dans des fonctionnements de genre, la virilité d’un côté, la féminité de l’autre. Le respect des codes liés au genre est une condition essentielle à l’apparition du désir chez l’autre, et même au sentiment amoureux (hommes attirés par la fragilité, la douceur, et même la soumission ; femmes attirés par des types dont les caractéristiques morphologiques ou psychiques en font des « protecteurs »).

    Que ces deux observations soient reprises à leur compte par des frustrés haineux n’en diminue pourtant pas la valeur. Ou alors, êtes vous mal à l’aise à l’idée que les hommes ne sont pas les seuls à perpétuer les schémas sexistes, et que nombreuses sont les femmes qui s’en contentent très bien ?

    • C’est loin d’être nouveau…
      Je peux d’ailleurs citer Olympe de Gouges:
      « Les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles-mêmes. »

      C’est un élément important effectivement cette forme de conditionnement qui les fait abonder et perpétuer ce qui fait leur oppression (comme dans le cas extrême de l’excision par exemple) sans que cela ait la moindre légitimité.
      J’aborde d’ailleurs ce point dans un passage de cet article, vers la fin:
      Nos si humaines lois « divines »
      Donc non, pas de malaise, c’est un fait réel issu du conditionnement culturel.

      « n’en diminue pourtant pas la valeur »
      Ah? Ca a la moindre valeur ces délires?

  3. Saletés de féministes allez au diable néo-sorcières

  4. Votre article sur la beaufitude me plait et j’aimerais l’utiliser. J’espère que Soral et Zemmour le liront.

    • Pas de soucis, pioche, du moment que tu cites la source, il n’y a aucun problème.

      Mais quel rapport avec Soral et Zemmour ?…
      Je ne pensais pas du tout à eux… Pas un instant…

  5. “Régulièrement, on trouve en plus l’argument que les femmes occidentales/blanches se détourneraient donc des hommes occidentaux/blancs, étant attirées par la virilité des autres…
    Et bien, ça tombe bien bas…” et bahh sachez que les femmes nn blanches se détournent aussi vers les hommes blancs j’en connais plus d’une au grand Maghreb qui s’est marié avec un français cela ne traduit pas un manque de virilité chez les blancs ou autre cela traduit une ouverture vers l’autre comme on voit de plus en plus une noire et un blanc sortant ensemble ou inversement le racisme et le sexisme commencent à se dissiper et il y a encore des débiles complexés qui voudraient nous ramener en arrière

  6. Face au tsunami économique chinois qui participe grandement à la crise financière que nous traversons (2000 milliards de dette !), c’est pas avec des garçons en jupe qu’on va pouvoir lutter ! La virilité participe à l’esprit combatif. De plus, utiliser les homosexuels pour féminiser l’homme occidental est d’une parfaite malhonnêteté. Cela sert les intérêts de certains lobbys bien connus, personne n’est dupe !!!

    • … … … Ce qui veut dire que les femmes n’existent pas dans le monde économique, que les écossais portant le kilt sont incapables de lutter et que le port de testicules et de pantalons est un facteur économique majeur…
      Désolée de t’apprendre ça: c’est totalement débile ce que tu racontes.

      « certains lobbys bien connus »
      Ah? Lesquels?

      Cela dit, il semble que tu n’aies pas lu l’article ou que tu n’y aies absolument rien compris.
      De même, tu me sembles parfaitement correspondre au profil de tocard que j’y décris.

  7. Bien répondu! Le propos de Frank Masson est même insultant pour les centaines de millions d’asiatiques hommes qui portent des jupes: sarongs, dotis, paréos (Inde, Indonésie, Birmanie, etc…)…La virilité est en soi, ce n’est pas un vêtement, ça ne se porte pas. Les romains ont formé un vaste empire avec leur soldats en jupe, ils ont plié comme des cartables d’autres peuples dont les soldats étaient en pantalons.
    Les gens qui objectent que les hommes doivent être virils en pantalons sont des conservateurs qui ont la trouille du changement. Cette trouille les rends agressifs, d’où les propos véhéments.
    Oui au changement, oui à un vestiaire masculin avec plus de choix.
    perso je porte paréos, kilts et sarongs qui sont des jupes masculines.
    Le pantalon? ras le bol de ce carcan. On peut être viril en jupe, n’en déplaise à la France vieillotte de la manif pour tous (pour tous les conservateurs?).


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