Le mythique Gaydar…

2 mars 2011 à 22:48 | Publié dans Arc en ciel, Z'inclassables | 12 commentaires
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Au départ, j’étais simplement partie pour mettre une définition dans mon dictionnaire de blog, puis je me suis laissée prendre par la pensée et me voilà en train de faire un article sur le sujet…
Gaydar
Définition
C’est un mot-valise composé à partir de « gay » et de « radar ».
gay + radar = gaydar
Il s’agit de la capacité qu’auraient les homos de repérer les autres homos. Ca marcherait au masculin comme au féminin.
Comment ça marche?
GraAÂAande question…
Capacité naturelle, instinct, sens de l’observation, pouvoir magique, capacité psionique, mutation génétique, voyance, …?

Certains scientiques font de la recherche sur les homos depuis les lustres, sur l’origine de l’homosexualité, le comportement des homos, des tas de couillonnades en rapport, et le gaydar a été étudié dans ce flot d’études pour la plupart aussi inutiles les unes que les autres.
Le problème de ces études est que presque aucune n’a jamais été faite dans des conditions scientifiques réelles, que les phénomènes n’aient pas été faussés par des paramètres humains oubliés, sur des échantillons significatifs de population. Plus problématique encore, leur immense majorité n’a pas été conduite dans un contexte neutre, mais parfaitement lié à des idéologies ayant un positionnement par rapport à l’homosexualité. Plutôt gênant pour l’impartialité scientifique…
Mais surtout, ça n’a jamais donné d’explications sur la nature de la chose et pourquoi certains l’ont ou pas.

Sont à oublier aussi les histoires de longueur de doigts, longueur des cils, de formes des arcades sourcilières, etc…. qui sont d’une fumisterie profonde même si ils reviennent souvent sur le tapis.

Commençons à en venir à du plus sérieux.
C’est vrai que ce qui revient le plus logiquement souvent est lié à l’observation de codes et de signes, de manière consciente ou inconsciente.
Là, c’est tout un mélange de comportements, de mots échappés, d’attitudes, de gestes, de réflexes, bref tout un ensemble de petits détails et indices qui se cumulent pour en arriver à une conclusion consciente ou non de potentialité.
Pouah! Mon gaydar à moi, il est en panne…
Bin oui, ça arrive, le problème est que le SAV n’est pas assuré. Je crois que tu t’as eu un problème avec le modèle que tu as.

Mais non, rassure toi ton cas n’est pas perdu… …si tu connais quelqu’un dont le sien fonctionne bien.
Rhaaa… On ne peut même plus plaisanter…

En soit, ce n’est pas la catastrophe, c’est même assez courant, au point que ce soit normal, comme pour à peu près tout le monde.
(Cela dit, si vous avez des doutes sur la butch secouant un truc avec un rainbow flag en pleine LGP, là, il est urgent de consulter…)

En fait, c’est plutôt ceux qui ont des gaydars qui fonctionnent au top qui sont plus rares.

Tout le monde n’est pas équipé d’un modèle très sensible, sans compter qu’il faut savoir l’utiliser, le configurer, le paramétrer, en avoir une certaine pratique et tout dépend de la release…
Même avec tout ça, il y a des bugs…
Les indices…
Inutile de s’attarder sur les stéréotypes, tout le monde les connait, et deux toutes façons, ils ne correspondent qu’à ceux qui sont pleinement assumés et ont intégré personnellement des éléments du milieu. On passe…

Ce qui est plus intéressant concerne celleux qui ont une faible visibilité passive, parce qu’après tout, on représente quand même la plupart et c’est celleux pour qui le gaydar a son utilité.
Il y a quand même un foule de petits indices involontaires qui peuvent être repérés ou indicateurs, sans être suffisants pour autant.

Il y a bien évidemment les grands classiques:
(Je vais utiliser principalement le féminin par facilité, mais il y a de l’équivalent masculin)
  • Célibataire tardive
  • « Ma coloc »
  • L’emploi du flou pour parler du partenaire de vie:
    « mon ami(e) » en ondulant le ‘e’, « la personne avec qui je vis », etc.
    en utilisant un vocabulaire tout aussi neutre:
    « C’est quelqu’un qui… », « c’est une personne plutôt… elle… »
    histoire de poser le genre sur un vocable indéfini ou sur son genre réel.
Il y a aussi quelques éléments pratiques:
  • Femme aux ongles coupés courts sans activité officielle le justifiant.
  • Des digues dentaires dans le sac à main.
Des réflexes comportementaux inconscients:
  • Regard qui traine sur une personne de même sexe circulant sans raison logique.
  • Homme n’ayant aucun regard réflexe vers un décolleté garni ou inversement femme en ayant un
Des éléments de codes ou extrait de choses croisées dans le milieu:
  • Grosse bague au pouce
  • Coupe à la mode du moment dans le milieu (Si, si, ça se remarque les filles…)
  • La boisson en vogue (Comme le mojito avant que les hétérottes s’y mettent aussi…)
  • L’expression qui court et énerve à force dans le milieu
Sans compter les bêtises que je marquais dans un autre article, mais qui ne sont pas si absurdes en pratique…
Mon idée n’est pas de faire une liste exhaustive, mais plutôt de dire que même avec une visibilité restreinte, on porte des tas d’indices de notre orientation amoureuse/sexuelle passivement.

Mais comme déjà dit, aucun d’entre eux n’est suffisant. Il peut y avoir de multiples raisons que l’on ignore chez la personne qui ont pu motiver ce qu’on peut prendre pour un indice.
Ma petite vision personnelle de la chose.
Personnellement, je pense qu’il y a beaucoup dans la perception instinctive de ces divers petits indices et bien d’autres plus subtils aux niveau du comportement, dans les regards, les gestes, les réflexes, etc…
Inconsciemment, on doit aussi repérer des éléments qu’on n’a l’habitude que de trouver chez soi ou d’autres lgbt qu’on a l’habitude de fréquenter, mais qu’on ne rencontre pas chez des hétéros de manière normale.

Par exemple, j’ai inconsciemment l’habitude d’être regardée d’une certaine manière en fonction du sexe d’appartenance et de l’orientation sexuelle des gens, mon subconscient évaluera le regard d’une personne en fonction de son sexe sur moi et mesurera la validité de savoir s’il correspond à un regard intéressé ou indifférent. Idem en fonction de quelle est ma mise et de ce que je fais.
Je n’aurais peut-être pas la finesse d’analyse pour dire objectivement si une femme regarde les pieds et mes chaussures parce que ça éveille sa sensualité et qu’elle voudrait me faire de doux bisous aux orteils ou si simplement parce que mes chaussures lui plaisent qu’elle se demande comment ça lui iraient, mais mon inconscient peut faire ce genre de travail.

Bien évidemment, ce n’est pas fiable à 100%, ça reste des impressions, mais même si on se trompe, il y a quand même des choses qui ont amené notre inconscient à arriver à ça.

De même, des personnes ayant une compréhension plus fine de ces nuances peuvent en avoir une vision plus objective, ramenant de l’inconscient de ces détails au niveau d’indices pouvant être évalués.

Plus haut, j’évoquais en plaisantant le fait de configurer et paramétrer son gaydar en plus de l’utilisation et la pratique du modèle, ainsi que la sensibilité, on en arrive là.
La « base de données » comportementales de mon inconscient lui sert à évaluer le cas en face de moi. Si elle est peu ou mal alimentée, mon gaydar sera pourri; si elle est conséquente et correctement rempli, mon gaydar sera plus performant.

Un dernier point…
Comme les hétéros ont, d’après certaines études, des tas de signaux inconscients pour se trouver un(e) partenaire leur convenant. Le gaydar tiendrait aussi de ce phénomène pour nous. Ca donnerait donc par rapport à nous (au féminin):
  • partenaire possible si dispo…
  • malheureusement il s’intéresse à moi…
  • il ne s’intéresse pas à moi, ça tombe bien…
  • elle est perdue pour les femmes… … … … …quoi que…
Au final, comme ça taperait sur l’inconscient, un tas de choses rentreraient en ligne de compte, la confiance que l’on met dans ses intuitions ayant au passage un rôle important.

Voilà, en gros, c’est comme ça que je vois le gaydar.
Je peux complètement me tromper…

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12 commentaires »

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  1. C’est difficile à bien analyser parce que c’est quelque chose d’assez fugace. Une femme croisée dans la rue attirera inconsciement mon regard parce qu’elle a la coupe de cheveux qui m’évoquera une lesbienne par exemple. Il y a la démarche décontractée, le sac en bandoulière, ce petit quelque chose qui m’évoquea une femme de mon monde, même si celle-ci l’ignore parfois encore. L’intuition est plus fine qu’une analyse rationnelle. Rares sont les lesbiennes repérables au premier coup d’oeil.

    • Comme tu le dis, c’est fugace, c’est pour ça que je vois ça plutôt comme une analyse inconsciente de divers détails dans le comportement ou divers codes connus et involontairement appliqués.

      Sinon, c’est clair qu’une fem ou une lipstick sont difficilement identifiables hors contexte. Je ne comptes plus le nombre de fois où j’ai pu entendre des propos plus ou moins homophobes parce que personne autour ne soupçonnait que je puisse être une goudou…
      C’est d’ailleurs suite à un clash dû à un incident de ce genre que j’ai fait mon CO par rapport à ma promo d’école d’ingé, histoire de clarifier la situation de ne pas être dragable.

  2. Toc toc toc ?!
    Moi je suis bi et j’adore ma condition de vie, même si c’est pas tjs simple!…
    A bientôt !

  3. Bonjour,
    Mon coup de gueulle hier sur le blog « LGBT »
    Depuis un certain temps je tombe sur des articles sur les « LGBT »
    et je bloque…

    Bonjour,
    J’ ai horreur du sigle « LGBT »
    Allez hop tout le monde dans la même marmitte: Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres !!!
    – Tu es quoi toi?
    – Moi? LGBT !
    j’ai quoi en commun avec une lesbienne, un trans et un gay ?
    Une sexualité possible entre les garçons et les filles? Oui et alors?
    Je suis moi, rien d’autres. Je n’aime pas me sentir dans une case, bien au contraire. Et bien voila, c’est fait: LGBT…
    Se battre pour l’obtention de nouveaux droits et tout le travail fait autour, oui bien sur, c’est hyper important, surtout en ce moment.
    La marmitte commune « LGBT » très peu pour moi…
    Bonne journée.
    Aston Happe.

    • D’accord, je vois où tu veux en venir.

      J’avoue que moi aussi au départ j’étais comme toi.
      Le rapport lesbiennes-gays, ok, homosexuels des deux sexes, ça allait, mais je ne voyais pas ce que pouvaient être les revendications des bis, pas plus que ce que venaient faire les trans dans cette histoire.
      Tout comme toi, jeune lesbienne parfaitement cisgenre, je ne voyais pas ce que je pouvais vraiment avoir en rapport.

      Cependant, en marquant « Se battre pour l’obtention de nouveaux droits et tout le travail fait autour, oui bien sur, c’est hyper important, surtout en ce moment. », tu touches du doigt l’origine de « lgbt ».
      Au début du siècle dernier, il existait bien quelques mouvements homosexuels, mais ils n’avaient pas vraiment un aspect militant, c’était plus un petit monde replié sur lui-même. Cependant quand est arrivée la seconde vague du féminisme, tout naturellement les lesbiennes de ces mouvements s’y sont jointe, suivies/accompagnées de leur homologues masculins, se retrouvant dans la contestation patriarcal hétéronormé. Mouvements féministes et homosexuels ont donc marché de concert quelques années, cela arrivant encore ponctuellement, surtout du côté lesbien.

      Par la site, la lancée étant faite et des évènements comme les émeutes de Stonewall, le mouvement revendicatif homosexuel a réellement pris son envol indépendant, mixte ou chacun selon son sexe.
      A cette époque, bis et trans n’étaient pas forcément dans l’affaire et il existait même parfois certaines tensions L&G ne voyant pas vraiment non plus le rapport avec eux. Après quelques temps à se tourner autour, du fait du même genre de discriminations, même si les revendications propres étaient différentes, les mouvements se sont fondus pour avoir plus de poids.

      Donc s’il n’y a toujours pas vraiment de rapports entre le mode de vie d’une goudou, d’un bi et d’une trans, d’un point de vue militant, les combats sont liés par une sorte d’alliance. Cela dit, je te dirais que c’est toujours un sacré bazar lors de réunions entre assos de divers courants…

      Donc voilà, c’est donc bien un terme à envisager sous l’angle des droits et des supports militants, même si les différentes « communautés » peuvent se croiser assez souvent dans différents lieux. Pour illustrer, c’est comme ça qu’on trouve des bies et des trans MtF fréquentant les lieux girls-only alors que je ne vois pas ce que je viendrais faire dans un salon de massage gay, sauf conditions particulières.

      Cela dit, je trouve que ça commence à devenir parfois un peu ridicule quand on commence à ajouter de plus en plus de lettre parce qu’il faut considérer tel ou tel courant en plus au point qu’on arrive à bien plus de six lettres parfois…

  4. Bonsoir,
    Me voila ravi, de voir que, comme moi tu trouves le sigle « LGBT » un peu fort de chocolat. Effectivement faire bloc pour de nouveau droits c’est toujours mieux; L’union fait la force…
    J’ai cherché (pour faire lire à mon copain) sur ton blog, ton post concernant ta rencontre avec ton amie, la toute premiere fois.
    Je trouve que c’est bien écrit, je voulais donc le relire aussi et je ne le trouve plus…
    Bonne soirée.
    ps: j’ ai adoré hier soir: http://www.ozap.com/actu/zapping-michel-fau-parodie-carla-bruni-sarkozy/412656

    • Je m’y suis habituée, ça n’est pas vraiment dérangeant non plus parce que dans 95% des cas il est associé au contexte militant, revendicatif ou lié à des discriminations.
      La plupart du temps quand ça n’a pas de rapports avec les revendication, pour tous les trucs courants, on parle de manière directe.

      Sinon, je n’ai pas écrit d’articles sur ma rencontre avec ma compagne ou ma première petite amie, à la rigueur, il y a celui sur nos fiançailles ou un passage sur ce qu’on ressent lors de la découverte ses attirances dans son propre sexe.
      Cela dit, j’ai effectivement écrit un texte sur le sujet il y a quelques années, mais je ne compte pas le mettre sur ce blog, je préfère en avoir une relative maîtrise. Si tu veux je peux te le faire parvenir par mail.

      Sinon, oui, Michel Fau a été excellent sur ce coup…

  5. Je suis déçu si ce post recherché n’est pas ici.
    Je débute donc mes nouvelles recherches…
    Bonne soirée.
    Aston Happe.

  6. Mon gaydar fonctionne plutot bien, je ne me suis encore jamais trompe sur une femme, par contre concernant les hommes cela m’est plus difficile.
    C’est pourquoi je pencherais sur la theorie du Gaydar comme une aide a se trouver inconsciement le/la partenaire « ideal(e) » / « compatible »
    Ce type « d’outil » fait appel a l’instinct, le tout s’est de croire que l’instinct existe et de savoir l’utiliser et je pense que de nos jours, nous laissons de cotes nos instinct car nous nous eloignons de notre part animal. Mais ca c’est un autre debat.

  7. Salut à l’auteure. Je ne sais pas si tu lis les commentaires sur de vieux articles mais je viens de découvrir par hasard ton blog, et bien que la majorité de tes avis et articles me plaisent, je n’ai pas pu m’empêcher de bloquer sur celui-ci et donc d’avoir envie de commenter.
    En tant que mec hétéro, et au vu des revendications sur d’autres questions prônant l’acceptation des différences individuelles, je ne comprends pas comment tu peux t’aventurer à parler d’une hypothétique capacité innée à détecter si une personne est homo.

    Je cite par exemple ces extraits: « Célibataire tardive, Ma coloc, Femme aux ongles coupés courts sans activité officielle le justifiant., Homme n’ayant aucun regard réflexe vers un décolleté garni ou inversement femme en ayant un, La boisson en vogue (Comme le mojito avant que les hétérottes s’y mettent aussi…) », qui, je trouve, sont des clichés gros comme des montagnes qui tendent à caser les gens dans des catégories en les jugeant par rapport à des normes sociales, càd exactement un procédé dont on essaie de se débarasser quand on veut faire accepter les différences individuelles à la société.

    En lisant cet article j’ai eu la désagréable impression de lire un magazine de la « presse sexuée » débilisant ou de retrouver des éléments de conversation hétéro macho du type « c’est un comportement/look de pédé ça! » comme on en entend si souvent. C’est le même procédé qui est utilisé parfois par des mecs hétéros pour sortir des trucs du genre « celle-là c’est une salope, ça se voit, pour ça et ça ».

    Je me doute que ce n’était pas ton intention ni ton état d’esprit, mais je pense que si le même article avait été signé par un mec hétéro il aurait causé une grosse levée de boucliers.
    Bref, je ne comprends pas comment c’est possible d’un côté d’essayer d’éduquer les incultes aux différences individuelles, tout en même temps de perpétuer un modèle de carcans (cf. les « différents types de lesbienne ») et de modèles stricts et figés.

    La liberté individuelle, c’est aussi faire accepter que chaque personne est unique dans tous ses aspects, et non qu’elle fait partie d’un groupe prédéfini d’après des critères arbitraires.

    Félicitations cependant pour le reste des idées développées sur ton site (à part les thèmes mythologiques qui ne sont pas mon truc), que je trouve authentique et agréable.

    Cordialement,

    Li.

    • Salut !

      Je crois que tu as mal compris le sens de cet article qui n’est pas de dire que tel ou tel chose est homo ou hétéro en vue d’une distinction négative. Il s’agit bien de voir quels mécanisme peuvent être à l’origine de ce phénomène de « gaydar », de proposer une explication à celui-ci.
      Un certain nombre de mes articles sont inspirés de ce que j’ai pu discuter avec des amis ou sur des fora. En l’occurrence, la notion de « gaydar » est un truc qui revient de manière récurrente à l’occasion lgbt.

      « je ne comprends pas comment tu peux t’aventurer à parler d’une hypothétique capacité innée à détecter si une personne est homo. »
      Je pense que tu as dû mal comprendre mon optique, car je le vois plus comme un réflexe « physionomiste » plus ou moins inconscient lié à l’acquis, en tant qu’expérience de fréquentation et intégration de réalités objectives.

      « Je cite par exemple ces extraits: “Célibataire tardive, Ma coloc, Femme aux ongles coupés courts sans activité officielle le justifiant., Homme n’ayant aucun regard réflexe vers un décolleté garni ou inversement femme en ayant un, La boisson en vogue (Comme le mojito avant que les hétérottes s’y mettent aussi…)”, qui, je trouve, sont des clichés gros comme des montagnes »
      Pourtant ces « clichés » correspondent à des réalités (OK, pour le mojito, c’est une touche d’humour…). Je n’ai jamais dit que chacun était suffisant, mais derrière ces phénomènes se cachent des récurrences par rapport aux homos et des choses bien pragmatiques.
      De nombreux couples homos sont célibataires parce que pas le droit de se marier. Beaucoup d’homos cachent leur partenaire sous le terme de « colloc » pour ne pas évoquer leur vie privée et leur homosexualité envers leur interlocuteur. Les ongles courts parce que c’est récurrent pour raison pratique chez les lez et que les femmes ont culturellement les ongles plus long quand elles peuvent. Etc…
      Ca te semble peut-être des clichés, mais ce sont quand même des éléments récurrents et logiques. Ce sont des constats de choses qu’on trouve dans une population, pas des éléments suffisants de preuves ou le fait de dire que tel ou tel comportement est typiquement homo.
      (Malgré tout, en dehors de lesbiennes, je reste persuadée qu’il y a peu de femmes qui ont des digues dentaires dans leur sac à main…)

      « En lisant cet article j’ai eu la désagréable impression de lire un magazine (…) ça se voit, pour ça et ça”. »
      Voir intro de cette réponse et juste au dessus.

      « je pense que si le même article avait été signé par un mec hétéro il aurait causé une grosse levée de boucliers. »
      Il n’aurait pas pu utiliser mon humour non plus…
      Cela dit, tu poses la question de savoir qui peut parler de quoi et sur quel ton.
      Je peux me permettre certaines libertés sur le ton effectivement en tant que « spécimen », mais le même article par un mec hétéro respectueux ne poserait pas de soucis. En fait tout dépend surtout de l’intention et ensuite du ton. Tu le dis d’ailleurs Je me doute que ce n’était pas ton intention ni ton état d’esprit » Hors là, en plus, tu t’es trompé par rapport au sens de mon article.
      Si l’intention allait dans le sens que tu l’as comprise, effectivement il y aurait soucis. Mais j’aurais tourné la chose totalement autrement, avec dérision.

      « Bref, je ne comprends pas comment c’est possible d’un côté d’essayer d’éduquer les incultes aux différences individuelles, tout en même temps de perpétuer un modèle de carcans (cf. les “différents types de lesbienne”) et de modèles stricts et figés. »
      Parce qu’il y a des choses qui sont aussi une réalité en interne. Par exemple, les termes de butch, lipstick, etc… sont bels et bien employés « en interne » aussi, correspondant à des styles différents. Toujours pour illustrer, si tu prends la mouvance gothique, les batcaves, les metal goths, les loligoths, les cybergoths, les romantics, les médiévaux, etc… correspondent à des styles différents, des « trips » différents. Et bien là, c’est pareil.

      Voilà, en espérant avoir dissipé un malentendu,
      Et merci beaucoup pour tes félicitations pour les autres articles,

      Biiiises…

      Roxane.


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