Union civile ou mariage ?

12 février 2011 à 09:21 | Publié dans Arc en ciel, Circé, Penthésilée | 17 commentaires
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Quelle est la différence entre foutage de gueule et prise au sérieux?

Autant poser la question parce que ça en est là. Ca en devient même pathologique.
En Grande-Bretagne, ce n’est pas le mariage, mais bien une union civile apportant les mêmes droits, mais ça a au moins une excuse, ils ont été parmi les premiers à avoir ce niveau de droits.

En Espagne, ils ont le droit de se marier, mais le Parti Populaire (droite) veut revenir dessus et au moins revenir sur le mot « mariage » pour passer à une union civile.

En France, Gaylib (entité lgbt de l’UMP) a proposé pour la campagne de 2007 la création d’une union civile aux droits proches du mariage, promesse de campagne qui a visiblement été complètement oubliée par l’ex-candidat devenu président, tout comme un statut pour le parent social (1). Depuis ils ont réussi à évoluer en se disant qu’ils devenaient ridicules avec le nombre de nos voisins européens ouvrant le mariage aux couples de même sexe…

Même sur le principe d’une union civile proposant les mêmes droits que le mariage, ce n’est pas ce qui est demandé, c’est bien le mariage!

Bien évidement, je prendrais cette union si elle devenait légale, comme pour tout autre amuse-gueule, mais je ne veux m’arrêter qu’à la pièce montée!

De toutes façons, on nage en pleine hypocrisie en imposant une distinction, comme en France, légalement, le mariage est une union civile.
Pourquoi refuser l’union civile ?
La vraie question serait plutôt:
Pourquoi l’accepter ?
Parce que l’idée au bout du compte, c’est bien le mariage pour les hétéros et l’union civile pour les homos.
Comme déjà démontré, il n’y a aucune raison qui tienne la route pour refuser le mariage civil aux couples de même sexe hors intérêts personnels de politiciens.

Mais le sacrifice du peuple ou de tranches de population sur l’autel de leurs carrières individuelles est une grande habitude de nos dirigeants.
Egalité totale des droits
Non, c’est vrai, il ne s’agirait pas non plus que nous soyons égaux devant la loi non plus et que nous ayons les mêmes droits, c’est impossible en France!
Franchement, soyez sérieux, il est impensable que les citoyens puissent être égaux dans ce pays, ça se saurait!
Si notre devise nationale est Liberté Egalité Fraternité, il y a bien une raison claire à ça: Se rappeler ce à quoi nous ne devons jamais arriver.
Retour sur une objection particulière…
Mais je vais quand même revenir sur une de ces objections, celle liée à la religion, puisse qu’elle a aussi été utilisée par Gaylib et donc dans le « camp » lgbt. (Voir)

Par delà l’arrivisme des politiques soucieux de ménager leur électorat religieux, il y a un autre phénomène tout aussi politique clérical à la source.
Comme de nombreuses fois développé sur ce blog, tous les obscurantismes des institutions cléricales cachent des techniques d’emprise sur la société civile et de maintien au pourvoir.

Voyant de plus en plus d’autres pays ouvrir le mariage aux personnes de même sexe, Gaylib en est arrivé quand même à la conclusion que tout cela devenait ridicule et qu’une trop grande part d’influence est laissée au courants obscurantistes religieux au sein de leur famille politique et ils ont quand même décidé de revenir vers la revendication du mariage.

Je ferai une autre citation, de Nicolas S., le 20 décembre 2007, au Latran:
Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance.
No pasarán !
L’infériorisation de la femme, l’homophobie, le racisme, la xénophobie, l’incitation à la haine religieuse, l’incitation à la guerre de religions, cautionner l’esclavage, le déni de la liberté de conscience, l’éloge de la torture, c’est ça le bien?
Ca expliquerait en tous cas certaines choses de ce quinquennat…
Ca me rend aussi encore plus fière d’être une abomination aux yeux de dieu.

En évoquant les aspects religieux que peut prendre le mariage pour refuser aux couples de même sexe de se marier, c’est quelque chose de bien plus dangereux qui se cache: C’est la remise en cause de la liberté de conscience et de la laïcité.

Cette complicité d’arrivismes entre des politiciens en mal de rassurer leurs électeur et des institutions religieuses en mal de récupérer une influence sociale ne peut se faire qu’aux dépens des citoyens et de leurs droits.
Conclusion transitoire
Entendu que:
  • Il faut respecter l’égalité citoyenne.
  • Le mariage est connoté avoir une origine religieuse.
  • Nous vivons dans une république laïque.
  • De très nombreux citoyens étant athées et n’ayant pas à être imposés d’une religiosité.
  • Le mariage est refusé à une partie des citoyens au profit d’autres formes d’union civiles.
On ne peut en arriver qu’à une seule conclusion:
L’institution du mariage doit être abolie dans son intégralité au profit d’unions civiles pour l’ensemble des citoyens.
Ce n’est pas une révolution d’idées, cela a déjà été proposé par de nombreuses féministes en leur temps pour d’autres raisons qui ne sont pas du domaine de cet article et que je n’aborderai donc pas cette fois.

Les cérémonies de mariages religieux étant subordonnées à l’existence préalable d’un mariage civil, celles-ci ne pourront donc plus avoir cours sans exposer les contrevenant à des poursuites.
Questions ouvertes et réflexions
Je me demande comment prendraient cette abolition tous ceux qui tiennent tant à nous refuser le mariage si celui-ci leur devenait interdit à eux aussi.
Deviendraient ils d’un seul coup partisans que les couples de même sexe puissent se marier aussi si cela conditionnait la restauration de cette institution?
Ca serait amusant de voir toute cette hypocrisie éclater au grand jour, mais surtout ça leur ferait peut-être comprendre en quoi nous prenons ça pour une offense envers nous.
Je sais très bien que cette interdiction n’arrivera pas, mais le concept est parlant.

Plus sérieusement, à maintenant un peu plus d’un an des élections présidentielles, la question des droits lgbt arrivera forcément. Les candidats devront se positionner selon ces grands axes:
  • Egalité totale des droits: mariage + parentalité
  • Egalité partielle des droits: mariage, mais pas parentalité
  • Egalité partielle hypocrite des droits: union civile + parentalité
  • Egalité anecdotique hypocrite des droits: union civile, mais pas parentalité
  • Inégalité totale des droits: ni mariage, ni union civile, ni parentalité
Personnellement, sans prendre position pour quelque parti ici, la réponse à cette question sera un indicateur de la considération du candidat vis à vis des intérêts des citoyens et de leur égalité. Idem pour les droits des femmes qui ont étés malmenés ces dernières années.
En clair, ce sera un indicateur d’arrivisme électoraliste et de réelle conscience citoyenne pour les prochains candidats.
Le bilan
Toujours aucun régime matrimonial pour les couples de même sexe, le pacs nous laissant toujours officiellement célibataires.
Promesse de campagne présidentielle non-tenue, et qu’on ne mette pas cela sur le dos de la crise, il n’y a aucun rapport.
Des paradoxes concernant des couples de même sexe multinationaux marié qui sont reconnus par le fisc qui sont reconnus comme tels.
Le cas d’un couple de lesbiennes toutes deux reconnues mères d’un enfant par la justice.
De plus en plus de pays reconnaissant le droit aux couples de même sexe de ses marier.
Les sondages montrant que les Français y sont globalement favorables.
Par deux fois, le conseil constitutionnel a dû à se prononcer sur des questions liées aux couples homosexuels et a lâchement renvoyé vers le législateur pour éviter de se mouiller.

Maintenant la situation devient insoutenable et ridicule. Sur ce sujet (comme sur quelques autres), par la faute de ses dirigeants, la France est ridicule!
Le temps n’est plus où une union civile pouvait être une avancée suffisante, il n’y a plus le moindre argument qui tienne la route pour nous refuser le mariage où nous en faire une version « spéciale homos ».

Il y a quand même une chose à mentionner:
Le législateur a créé une situation telle que pour ne pas aborder l’homoparentalité, il n’a cessé de restreindre aux couple mariés de nombreuses choses qui se sont cumulées, la PMA pour ne citer qu’elle comme elle est un élément clé. L’ouverture du mariage débloquera tout le reste en cascade.
Si on nous invente encore par la suite un principe d’union civile, ça ne sera que pour éviter ce raz de marée de droits qui nous reviendront. mais on nous a tellement pris pour des imbéciles que la lutte continuera et s’invitera dans les débats.
Si on nous fait comme au Portugal, un mariage sans parentalité reconnue, les revendications continueront et la justice se retrouvera encore avec des cas bousculant le système.

Il ne se passera rien avant les prochaines présidentielles, nos politiciens collabos de l’église ne prendront pas de risque concernant leur électorat.
Cependant après…
Personnellement, je veux y croire, que tout ce débloque, mariage et parentalité/filiation. Sans jouer les voyantes, je veux y croire pour que tout soit bon en 2013, ensuite s’enchaineront les procédures pour la régularisation de notre/nos enfant(s).
Et si ça ne se fait pas, et bien la lutte continuera jusqu’à ce qu’on y arrive…
Notes sur la proposition de Gaylib
2. L’Union apporte l’égalité des droits et des devoirs à tous les couples mais ne se confond pas avec le Mariage
Avec la création d’un contrat d’union il s’agit de satisfaire les attentes légitimes de nombreux Français en assurant l’égalité des droits et des devoirs de tous les couples ayant souscrit un véritable engagement de conjugalité, tout en respectant à la fois les croyances et le modèle familial auxquels se rattache l’institution du mariage.
L’organisation juridique de l’Union promue par GayLib permet, sans remettre en cause le PACS, de satisfaire des attentes légitimes de nombreux français en assurant l’égalité des droits et des devoirs de tous les couples souhaitant souscrire un véritable engagement durable de conjugalité.
Toutefois, l’Union n’est pas le Mariage car elle a vocation, au-delà de l’égalité des droits qu’elle procure, à respecter également à la fois les croyances et pratiques religieuses et le modèle familial traditionnel auxquels se rattache l’Institution du mariage
En France, le Mariage est, juridiquement et sociologiquement caractérisé par trois éléments : le couple, le projet familial et – pour beaucoup de couples encore – le sacrement religieux qui accompagne la cérémonie civile.

3. L’Union préserve l’Institution du Mariage
Même si cela est étranger au Code civil, la dénomination « Mariage » conserve une certaine connotation religieuse dans l’esprit d’une partie de nos concitoyens. C’est en effet l’Eglise qui a réglementé pour la première fois le Mariage, au début du XIIIème siècle, bien avant que le Mariage ne devienne, en 1791, un acte civil : contrat laïc emportant nombre de droits et obligations et nécessitant une procédure relativement lourde de divorce pour sa révocation.
L’Union ne remet pas en cause cet aspect historique et religieux de l’institution du Mariage dans la mesure où son périmètre est limité à l’organisation juridique et laïque de la vie des couples.
Ainsi, le mariage perçu par certains comme un sacrement religieux doté d’une forte charge symbolique est préservé en tant que tel.
Il faudra vraiment leur expliquer qu’il y a eu une loi en 1905 et qu’une phrase comme « le sacrement religieux qui accompagne la cérémonie civile » est d’une monstrueuse stupidité.
(Juste aussi pour corriger, il est civil depuis la loi sur l’état civil du 20 septembre 1792.)
De même, les diverses références à des modèles traditionnels n’ont pas lieu de cité en France, le droit traditionnel n’y ayant pas cours… C’est juste un détail…
Historiquement parlant, le mariage existe depuis au moins l’antiquité et dans des civilisations n’ayant pas eu aucune imprégnation de l’église, aussi, dire que l’église à réglementé celui-ci tient de l’inculture crasse!

Pour un mouvement censé être rattaché à un parti politique français, ils serait bien qu’ils se penchent un minimum sur les principes de fonctionnement de la nation…

Après ils s’étonnent de passer pour des couillons parmi la plupart des lgbt… D’ailleurs, nous sommes aussi très nombreux à considérer qu’ils sont pris pour des couillons aussi par le parti auquel ils se rattachent.

Pourtant en 2004 (source), ils écrivaient quand même:
Le mariage civil est régi par les lois de la République et son accès ne doit pas être conditionné au respect de supposés religieux, quelles que soient les religions concernées.
Comment peuvent ils penser être crédibles ensuite?…
Egalité totale des droits !
Maintenant !

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17 commentaires »

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  1. Ouais alors je vais pas faire dans la démagogie mais pour moi le mariage… c’est religieux.. Et je ne suis pas croyant, je souhaiterai que le terme « d’union civile » prenne le pas sur ces notions de « mariage ».

    Point deux : pour être au mieux l’union civile devrais ce voir accompagné de droit et de devoir identique pour tous (qu’est ce que c’est que ce conflit qu’il y a toujours à une rupture), en gros on choisi pour tous mais une seule fois dans le pays : union = partage; rupture = 50/50 des biens et dettes la descendance se voix confier une pension calculé sur le cout de la vie d’un enfant/2 point. sinon ben on vis en collocation pour garder ses propres billes ou on prends un pacs pour l’hybride.

    Point trois dans union civile il y a union c’est à dire une notion de groupe, les polyamoureux (ou autre) qui veulent vivre sous le même toit peuvent le prendre, mais les différentes charges sont gérées par l’ensemble (on réparties toutes les charges sur l’ensemble des revenus)… Ça permet de gérer les gens qui veulent vivre avec trois (ou quatre maintenant) générations sous le même toit également… A et juste comme ça aulieu d’obliger les gens à écrire à monsieur ou madame… on peut écrié à union [mettre un nom]…

    Mais voilà ça c’est le pays des bisounours et seuelemnt un premier jet…

    • Je vais reprendre ton système de points abordés, ça évitera de se disperser, surtout moi…

      Point 1:
      1.1 (Hi, hi, hi… je divise en plus…) Ca fait quand même deux siècles qu’il est une institution civile en France… Avant la fin du 12e siècle et la main mise dessus de l’église, il n’était pas à vocation religieuse, mais bien un contrat. D’ailleurs si elle s’est imposée dans ce domaine, c’est pour avoir sa entrisme dans ces contrats. Culturellement, il n’y a que 6 siècles de vocation pseudo-religieuse (mais à vrai but politique de l’église) avant ces deux derniers où il est devenu civil.
      1.2 Donc tu serais pour la disparition totale du mariage au bénéfice d’une union pour tous un peu comme dans l’exemple que j’ai pris dans mon article?

      Point 2:
      C’est à un juge de fixer les modalité d’un divorce, pas au législateur. C’est même heureux, car cela a pour but d’essayer de traiter chaque cas au plus juste. Placer les modalités des séparations de manière standard dans de très nombreux cas mènerait à des injustices d’un point de vue social.

      Point 3:
      3.1 J’ai déjà entendu parler du phénomène des polyamoureux, je connais mal. Je reste sceptique sur le fond, mais ce n’est pas le sujet.
      Sauf cas particuliers impliquant des groupes homosexuels ou une certaine partie de bisexualité, je ne suis pas sûre qu’il y ait réellement équilibre de relations entre tous les membres d’une telle communauté. Je ne suis pas sûre non plus que la vocation de telles communautés soit la même que celle de couples s’unissant.
      De même, si forme d’union il devait y avoir pour ce genre de communautés, il est évident que s’engouffrerait dedans des structures polygames qui sont loin d’être égalitaristes. La construction d’une telle forme d’union nécessiterait donc d’énormes gardes-fou contre ce genre de choses.
      Cependant, je n’ai jamais entendu parler que quiconque ait émis la moindre demande pour établir ce genre d’union. Si quelqu’un devait un jour se faire force de proposition, il devrait aussi lui-même avancer des gardes-fou crédibles pour être pris au sérieux et non vu comme amenant une tentative de contournement de l’interdiction de la polygamie.
      3.2 Pour ce qui est de plusieurs générations vivant sous le même toit, ce n’est pas possible, simplement pour des raisons de succession. Indépendamment de l’aspect fiscal, la répartition entre les ayants-droit invalide ce genre de concept.

      Il y a cependant un point sur lequel je vais insister, c’est que les lgbt ne demandent pas quelque chose de nouveau ou de spécifique, simplement avoir accès au même mariage que les hétéros, avec même droits et devoirs. En clair, c’est la déshétéronormalisation du code de la famille d’un point de vue civil. (Voire comme dans mon cas des régularisations de filiation pour ce qui concerne les enfants)

      • Je vais faire cours, globalement je suis ok avec toi, l’essentiel c’est d’arrêter de croire que la société n’évolue pas…

        • Il n’y a pas de soucis à ce que tu fasses plus long…

          • Question de boulot en fait : je partais en réunion :p

            Oui en fait j’ai l’impression qu’on a un état de plus en plus répressif mais qui ne va pas dans le sens de sa population… Le principale point de vue ici c’est le mariage gay, mais ce n’est pas la seule boulette de notre bien aimé gouvernement (vous les voyez là mes dents?)…

            En fait la ou je voulais en venir c’est qu’on a de moins en moins de raison de dire le mariage c’est comme ca et pas autrement, alors que justement la société qui à « inventé » notre mariage actuel n’avait pas nos préoccupation d’aujourd’hui. Le mariage tel qu’il existe est vétuste, il devrait être repensé comme pas mal d’autres éléments d’ailleurs, mais il n’en reste pas moins un étendard de la vétusté de nos lois…

          • Je suis on ne peut plus d’accord avec toi!

  2. Tous ces atermoiements sur le nom ou le type de l’union prouvent bien la difficulté à accepter les couples homos comme des couples à part entière. Beaucoup voudraient encore nous voir nous terrer dans l’ombre.

    • Pardon je vais faire boulet mais pour moi le mariage à une connotation religieuse (à tord ou à raison) d’un point de vue civile pour moi ca reste une union… Mais pour tous.

      • Le PACS n’apporte pas les mêmes droits que le mariage. Selon l’état civil, on reste célibataire et c’est injuste. C’est pour ça que je ne veux pas un mariage spécifique aux homos, mais l’ouverture de l’institution existante aux homos. Nuance.
        Quant à la connotation religieuse, pourquoi pas ? L’Eglise luthérienne de Suède a par exemple accepté de bénir les unions homosexuelles. On peut être homo et croyant.

        • Comme dit un peu plus haut, pour moi Mariage ca à une connotation religieuse. Pour moi l’union civiel est le terme qui devrais s’appliqué à tous homo comme hetero du moment que l’union est … civile…

          • Ah oui, je comprends mieux ton idée. Il est vrai que la Révolution Française a essayé de remplacer les institutions religieuses par des institutions républicaines. D’où aussi le moins connu, baptême républicain.

          • Hum…
            Jusqu’au concile de trente au milieu de 16e, siècle beaucoup de mariages était « consensuels », c’est à dire sans l’intervention d’un prêtre…

            Il est vrai que ce point est souvent occulté par les opposants au mariage pour les personnes de même sexe, mais les prêtres n’ont finalement été indispensable pour reconnaitre un mariage en France que pour à peine plus de deux siècles.
            Sans compter des statuts spéciaux de la noblesse ou d’officiers militaires qui leur permettaient de procéder à des mariage.

        • « C’est pour ça que je ne veux pas un mariage spécifique aux homos, mais l’ouverture de l’institution existante aux homos. Nuance. »
          C’est effectivement un point qu’il faut encore et toujours marteler: il s’agit bien de l’accès au mariage pour les couples de même sexe et non une notion de mariage homosexuel ou mariage gay. Ces expressions sont souvent employées pour faire un raccourci, mais c’est une erreur, car cela peut laisser à penser que nous voudrions d’un mariage avec un statut spécial, nos opposants utilisent même cette confusion, allant jusqu’à parler d’un « privilège ».

  3. Ça ca ne va pas aider la communauté des lesbiennes… :
    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/03/01/allemagne-un-donneur-de-sperme-doit-il-verser-une-pension-alimentaire/

    • Là, je reconnais bien volontiers que c’est un sale coup qu’elles lui ont fait.
      C’est propre à la législation allemande d’un côté, mais cela montre bien qu’il y a besoin de clarifier et légiférer le cadre du don avec donneur connu. Il faudrait voir si ça serait pareil si le couple bénéficiaire avait été hétéro si ce cas de figure aurait été possible, dans ce cas, ça serait clairement une faille du système.
      Il est difficile de dire plus avant, mais le fait que le donneur se comporte comme “une sorte de papa auxiliaire” n’est peut-être pas non plus pour rien dans le fait qu’elles se retournent contre lui.

      Le fait que le donneur et le couple bénéficiaire se connaissent est toujours un facteur de risque, il peut aussi y avoir ingérence dans le couple de la part du donneur et ce genre de situations est possible du fait du flou légal et juridique.
      Pour le moment en France, la situation serait encore pire, le don de gamètes d’un individu à des personnes connues est interdit. Légalement, l’insémination artisanale et peut amener à des poursuites, ainsi, aucun accord même ne peut être enregistré du fait de ne pouvoir exister officiellement, enfin si, c’est possible, mais il n’a pas valeur d’acte devant un juge, seulement valeur d’intention, tout en pouvant se retourner contre les signataires.

      En l’état de la situation, sauf confiance mutuelle totale et sans réserves, il est déconseillé que les deux parties se connaissent si ce n’est pas dans un cadre de coparentalité où le père sera reconnu et même là, il faut avoir pleinement confiance.
      Le fait que ça parte d’une annonce est déjà un mauvais départ.

      • En france le premier problème à régler ‘est celui du don de sperme… Par exemple moi je ne peu pas parce que je n’ai pas d’enfant… super logique j’avoue. élever un gosse ne m’intéresse pas (ca pourrait changer mais là non) mais je ne vois pas pourquoi limiter à ce point les dons…

        Deuxième règle il faut que madame soit d’accord… En quoi un choix personnel l’implique? Quand je donne du sang ca ne l’implique pas non?

        Ah lala, la france et les lois d’autrefois… un grand sujet…

        • Je t’avouerais ne pas connaitre les raisons de ces restrictions…

          Le problème avec les lois de bioéthiques telles qu’elles sont pensées actuellement est que l’éthique n’est pas le seul angle de considération.
          Par exemple, ce point d’avoir déjà eu un enfant pourrait sauter, les femmes ayant des enfants de plus en plus tard et la limite d’âge est fixée à 36 ans, mais aussi parce qu’il y a bien moins de dons féminins que de demandes contrairement aux dons masculins… (Quand tu vois le protocole des dons d’ovocytes, ça calme tout de suite…)


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