Qu’est ce que la virginité ?

28 décembre 2010 à 09:26 | Publié dans Circé, Sappho | Laisser un commentaire
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Ca a l’air tout bête, mais lors d’échanges avec des amis des deux sexes, il s’avère que la perception de la chose varie et quand on creuse un peu plus sur la définition, les nuances apparaissent, la nécessité de définir d’autres termes entrent en ligne de compte et finalement, des tas de choses deviennent relatives.
Gustav Klimt - Les Vierges
Aussi, mon but ici ne sera pas de donner une réponse définitive, mais juste démontrer la relativité de celle-ci.
A titre d’anecdote, ma grand-mère maternelle (avec laquelle l’éloignement est acté maintenant) me considère toujours vierge, du fait de ne jamais avoir eu de rapports masculins.
Le top étant le jour où elle était invitée chez nous et nous a sorti un:
Mais si vous voulez avoir des enfants, il vous faudra bien perdre vos virginités.
(C’est dur parfois de se retenir d’un fou rire…)
On en vient donc à des tas de questions:
A quoi correspond cette notion, sa définition générale?
A quoi correspond elle au féminin?
A quoi correspond elle au masculin?

On en vient donc à d’autres questions
A-t-elle une importance? Si oui, laquelle?
Cette importance est elle différente au féminin ou au masculin?

Je me suis aperçu lors d’une discussion que cela débouchait sur ces déports pour la définition:
Qu’est ce qu’un rapport sexuel?
Les préliminaires en sont-ils? Les attouchements, les rapports buccaux, etc….?

Mes réponses qui n’engagent que moi
A quoi correspond cette notion, sa définition générale?
Il s’agit simplement de l’état d’un individu n’ayant pas encore commencé sa vie sexuelle.
Elle n’a vraiment de sens qu’à partir de la puberté, avant, c’est le domaine de l’enfance et ne devrait pas être « impliqué », même si certaines choses peuvent commencer à être expliquées.

Dans les faits, celle-ci ne peut se considérer qu’avec un partenaire. Je partirai sur la notion positive que ce soit un rapport consenti, même si les conséquences du viol soient les mêmes mais avec des effets négatifs et dévastateurs.

Le plus simple est de parler des modalité de sa perte. Allez, soyons crus, ne tournons pas autour du pot…
De même, il faut considérer la chose du point de vue de la personne et non les deux partenaires. Aussi paradoxal que ça puisse sonner, je considère que lors de rapports, on puisse considérer que les deux partenaires ne se situent pas sur un même plan. J’essaierai de rester la plus généralistes, mettant sur le même plan homosexualité et hétérosexualité.

A quoi correspond elle pour vous au masculin?
A une pénétration active péniale ou passive anale.

A quoi correspond elle pour vous au féminin?
A une pénétration vaginale ou anale.

De là, j’aurais tendance à le pas y inclure les rapports buccaux (fellation, cunnilingus, anulingus). La raison en est que les principales sensations sont sur le/la partenaire et que la bouche ne dispose pas du même genre d’éléments sensitifs.
C’est pour cette même raison que j’exclurais aussi les rapports digitaux actifs ainsi que ceux avec jouets (sextoys).
C’est ainsi que je parlais de déséquilibre possible entre les partenaires, du fait de ma correspondance pour chaque sexe.

La question du rapport clitoris-pénis.
La encore, ça me parait un paradoxe, un rapport purement situé au niveau clitoridien ne me parait pas dévirginisant, même si ceux-si peuvent être parfaitement satisfaisants. Même si biologiquement, leur origine est similaire, au bout du compte, leurs fonctions sont différentes.

Complétude?
Le fait que ce rapport soit ou ne soit pas allé à son terme ne me parait pas non plus un critère significatif, l’acquisition de la sexualisation est initiée, et c’est là que je situe le palier. Idem sur l’éjaculation. Je sais bien que dans un logique masculine, l’éjaculation reste généralement un critère, mais même conséquences que précédemment, l’acquisition de la sexualisation est initiée.

Et la masturbation?
Sans partenaire, donc non, il n’y a pas eu cet échange.
Par un(e) partenaire, on revient dans la considération d’un rapport.

Relativisme
Ce que je viens d’énoncer n’est que mon avis, après, certaines personnes diront oui et d’autres non pour chaque pratique non-vaginopéniale.

Au féminin, remarque sur l’hymen
Par lui même, il n’est pas indicateur.
Celui-ci peut se déchirer pour une foule de raisons.
De même, la grande hypocrisie de certaines filles ayant des rapports anaux pour « rester vierge » est une vaste fumisterie, elle ont déjà commencé à avoir une vie sexuelle.
Inversement, je considèrerais qu’une masturbation féminine pénétrante (même avec jouet), du fait de l’absence de partenaire réel, n’est pas élément de considération de perte de virginité.

Cependant, sur ce point de l’hymen, de nombreuses cultures le considèrent comme élément de référence. La culture occidentale n’y échappe pas, même si on commence à y comprendre que des activités courantes peuvent lui faire son affaire…
Je passerai sur cette monstruosité que sont les « certificats de virginité », il faut vraiment être névrosé(e)s pour en arriver là, cela va à l’encontre de toute dignité humaine.
Toujours sur l’hymen, en parallèle de ces certificats, il y a les reconstruction d’hymens par la chirurgie. Il est tellement important que Monsieur ait son hymen… Il vaudrait donc mieux commencer un mariage sur un mensonge et une hypocrisie, superbe valeur…

La virginité a-t-elle une importance? Si oui, laquelle?
Oui et non

Oui, dans le sens où à la sortie de l’enfance, l’être sexué doit se découvrir par rapport à sa future sexualité, apprendre à se découvrir en tant qu’être sexué ne maîtrisant pas encore cet aspect de sa personne. Cela tient aussi à la découverte de ses nouveaux désirs, à l’appréhension et assimilation de ceux-ci.
C’est donc une phase de transition en attendant d’être prêt(e) et avoir les bonnes circonstances (selon ses propres critères) pour passer à une vie sexuellement active. Aussi, « sauter le pas » ne doit pas se faire pour de mauvaises raisons.

Il est important que cette phase de « découverte » se passe pour le mieux.

Non, dans le sens sociétal, du moins, elle ne devrait pas.
Cela doit rester une chose dont l’individu est le seul maître, sans compte à rendre à quiconque dans ses choix, sans la moindre contrainte. La sexualité de chacun lui appartient, n’appartient pas à ses parents (même s’ils peuvent conseiller), ni à la société.
Certaines cultures ne pensent malheureusement pas comme ça et se montrent intrusives dans la découverte de sa sexualité par un individu. La sanction tombe, allant de l’opprobre, en passant par le mariage forcé, pour aller jusqu’à des « crimes d’honneur » (…comme s’il y avait le moindre honneur à se comporter comme un monstre inique sanguinaire…).

Cette importance est-elle différente au féminin ou au masculin?
Pour moi, non.
Pour trop de monde, malheureusement, oui.

Il est cependant désolant de constater qu’une différence de perception existe culturellement parlant pour ce qui est du cadre hors-mariage, même si cela a diminué, c’est toujours présent. C’est plus ou moins marqué selon la culture des individus, mais c’est incontestable.

Il est tout aussi navrant de constater la différence de perception au niveau des adolescents entre filles et garçons.
Il est vierge: Le pauvre…
Il n’est plus vierge: Waw! C’est un héros!
Elle est vierge: C’est une fille coincée.
Elle n’est plus vierge: Waw! C’est une salope!
Il n’est plus vierge, mais avec un garçon: C’est une fiotte! Tafiole! Tarlouze!
Elle n’est plus vierge, mais avec une fille: C’est quoi c’te gouine, ‘faut lui apprendre la vie.

Je passe volontairement les cultures les plus obscurantistes et ouvertement misogynes, je n’ai que mépris pour elles.

Qu’est ce que ça m’évoque d’autre?
Quoi? Il n’y en a pas assez?

Assez, si pourtant, une remarque par rapport à la logique de la virginité en attendant le mariage.
Outre le fait qu’un certain nombre d’entre nous seraient obligés d’attendre un changement législatif, cela est vain, voire vaniteux.

Je m’explique…
Même si cela est souvent lié à des notions religieuses, cela tient d’un désir de flatter l’ego et la vanité. De qui en fait? Des deux futurs mariés. « Je suis resté(e) pur(e) avant le mariage. » d’un côté, « Je l’ai eu(e) vierge. » de l’autre.
On tombe en plein paradoxe religieux, car la vanité est en même temps condamnée aussi par la même religion.
Si c’est purement culturel (même si l’origine est quand même religieuse), ça n’est pas mieux, ça tient de la même vanité.

C’est encore pire quand cela est annoncé ouvertement comme un objectif. L’idée véhiculée est « Je suis supérieur(e) aux autres qui n’ont pas tenu ça. », même si ce n’est pas conscient. Si en plus, c’est vanté une fois le mariage consommé, on atteint des cieux de vanité. Mais Dieu est content, surcouche sur surcouche d’ego.
Evidemment, les cas « Je n’avais pas trouvé avant. », « J’avais une trouille bleue de le faire. » et « L’autre n’osait pas avant. » ne tiennent pas de la démarche volontaire et ne sont pas concernés.

Mais là encore, ça serait trop simple.
L’implication de l’imprégnation de ce schéma religieux reste même dans un contexte culturel qui s’en est dégagé. Ceci peut se prendre sous une succession directe avec pression sur la réserve des filles ou en réaction avec une déstructuration inverse qui mène à ne plus se respecter soi même et ne plus se laisser son temps de découverte.
Et on arrive à un autre débat et aux conneries de certaines adolescentes actuelles confrontées et mal armées face aux restes masculins de pensée patriarcale et de supériorité masculine.
Mais c’est je le répète, un tout autre débat civilisationnel.

L’importance de la virginité liée au modèle patriarcal ?

J’ai perdu ma virginité,
mais j’ai toujours l’emballage d’origine.
Personnellement, je dirais que c’est généralement le cas.

La preuve qui semble la plus évidente est le fait que celle-ci est d’autant moins importante que la société est égalitaire entre hommes et femmes.

Notre civilisation occidentale se dépatriarcalise et effectivement, cette importance diminue, alors que nous constatons que celle-ci reste importante dans d’autres cultures encore très emprunte de patriarcat, principalement pour des raisons religieuses. Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons qui ont patriarcalisé notre civilisation en son temps.

Cependant, un autre constat doit être fait: Il s’agit de la même souche religieuse. Complétons avec encore un autre constat: d’autres société patriarcales fortes par le passé ont existé et semblaient bien moins intéressées par cet aspect.
Mais là encore, il ne s’agit pas de conclure trop vite que c’est une spécificité judéo-chrétienne, car d’autres souches possèdent cette particularité sur la virginité.
En gros, on pourrait dire qu’il y ait deux types de patriarcats sur ce sujet, un très intrusif dans la vie sexuelle et l’autre non.

Toujours en cherchant en comparant diverses civilisations patriarcales, on remarque un phénomène parallèle: la considération des femmes.
Dans ces patriarcats intrusifs, la misogynie est à outrance, les femmes sont réduites au silence et à la servitude selon les principes officiels, dans les autres, elles n’ont pas droit de décision sur les affaires publiques, cependant elles ont droit de parole et occupent des positions stratégiques au fonctionnement de la société.

Deux exemples:
Sparte: Les spartiates sont légalement interdits de commerce et de gestion, ce sont leurs épouses qui s’occupent des affaires, elles peuvent s’exprimer en conseil et tiennent tête à leurs maris.
Nordiques (viking): Les hommes règnent sur ce qui est extérieur au foyer, les femmes règnent sur ce qui est interne au foyer, elles ont droit de parole aux assemblées et droit de divorce.
Dans les deux cas, elles sont pleinement gestionnaires de leurs biens et ont délégation pour ceux de leurs maris.

En gros, ça pourrait se résumer entre patriarcat misogyne et patriarcat politique.

Le patriarcat « politique » sort donc de mon contexte.

En continuant ce le patriarcat « misogyne », on remarquera d’ailleurs une grande hypocrisie à la virginité. Même si il y a parfois considération de la virginité masculine, c’est loin d’être une règle dominante et la différence de considération de perte hors mariage est totale.
Là où il y a considération de la virginité masculine hors mariage, hors homosexualité, ça n’est pas socialement considéré comme une grande faute, alors qu’au féminin, ça en est une au contraire.
A-t-on jamais vu un crime d’honneur ou un mariage forcé pour perte de virginité masculine seule?
A-t-on jamais vu un homme se faire traiter de prostitué parce qu’il avait perdu sa virginité hors mariage?

Il est quand même à remarquer toujours dans cette logique tordue que s’il s’agit d’une ‘perte de virginité homosexuelle’, d’un seul coup, un homme s’expose à des sanctions similaires à celles d’une femme, voire pire…

Religion
J’y reviens un bref instant pour quelques remarques:
Est ce un hasard si…
– le christianisme ait fait naître Jésus d’une vierge?
– des vierges attendent les martyrs en islam?
– Mahomet a connu sexuellement Aïcha quand elle avait 9 ans et qu’elle était sa préférée car il l’a eue vierge?
– si les divers patriarches hébreux insistaient tant sur la virginité de leurs filles?

Voilà, parenthèse finie, je vous laisse conclure par vous-mêmes…
Du fait de sa considération principalement féminine, dans cette forme de patriarcat, la pression à la virginité tient du contrôle des femmes.

Allons plus loin…
Fantasme masculin
Je précise masculin, car même si on le trouve parfois dans l’autre sens, il est plus généralement rencontré dans celui-ci.
Il s’agit bien entendu d’un héritage culturel.

Il peut correspondre deux motifs:
– La course à l’hymen
– L’initiateur

Pour le premier motif, l’hymen de la vierge est considéré comme un trophée. Ca tient du tableau de chasse. L’objectif est la défloration et la personnalité/individualité de la proie est totalement ignorée. Le malsain de cette approche va même dans certains cas extrêmes au recours à la prostitution où la défloration est monnayée.

Pour le second motif, c’est aussi cet orgueil à la virilité qui entre en jeu, mais de manière un peu différente. Il s’agit d’avoir été le premier à faire découvrir à un fille/femme le plaisir sexuel. Là aussi, ça tient du tableau de chasse. La principale différence se situe donc principalement dans la manière d’envisager la proie.
En dérivé de ce second motif, on trouve aussi un fameux fantasme sur les lesbiennes où le héros de virilité se positionnerait comme étant le premier à leur faire découvrir le vrai plaisir sexuel.

Toujours dans l’aspect dérives, on en arrive à des dérives de vente comme le montre -cette petite recherche-. Outre le fait qu’il est totalement malsain de commencer sa vie sexuelle de cette manière, disons le, en se prostituant, force est de constater qu’il y a des hommes pour y répondre.

Perception homme-femme
Toujours d’un point de vue héritage culturel, comme j’avais commencé à l’aborder plus haut avec les adolescents, les virginités masculines et féminines ne sont pas envisagées de la même manière.

Dans notre culture, les garçons seront poussés, se pousseront entre eux à la perdre le plus vite pour se faire leur expérience. On attend plus de réserve de la part des filles. Plus généralement, on attendra d’une fille qu’elle fasse attention et sera potentiellement considérée comme une salope là où un garçon n’aura pas ce genre de problèmes.
Il y a bien évidement l’aspect « risque de grossesse » généralement complètement laissé à la responsabilité des filles, mais cela n’explique pas tout. De même, on trouve le fait que pour un garçon la prise de virginité devienne objet de vantardise.

Dans ce contexte, j’aurais tendance à dire qu’un rééquilibrage des choses serait fortement souhaitable. Ce motif culturel représente une pression tant pour les filles que pour les garçons. Il serait plus sain que les garçons prennent plus de temps dans leur esprit pour acquérir leur sexualisations et que les filles n’aient plus ce jugement, bref une construction pour les deux plus sereine dans l’acquisition de leur sexualité. Evidemment, cela reste basé sur un motif hétérosexuel, mais d’une certaine manière, cela peut aussi en découler sur le motif homosexuel, si cette construction se faisait moins sur des aprioris genrés.

Affiche du film, 40ans, toujours puceau
Mais l’âge avançant, un autre phénomène est constatable.
Un garçon/homme encore vierge à un certain âge sera considéré comme « étrange », mais ce sera moins le cas pour une fille/femme.

Hors cadre socialement vulgarisés dans leur acceptation comme le cadre monastique par exemple, la virginité masculine peut devenir bien plus objet de risée que la virginité féminine qui est plus longtemps normale.
De même, cette risée masculine touchera les deux sexes, alors qu’un virginité tardive féminine sera plus objet d’incompréhension de la part d’autres femmes et sera globalement ignorée de la part des hommes.

Rien que pour le fun…
Un extrait de « Aïcha » de Yamina Benguigui avec Sofia Essaïdi.

Ma conclusion
Comme déjà évoqué, je sépare le problème en deux: l’aspect personnel et l’aspect culturel/social.

Autant je considère que sous l’aspect personnel c’est un élément sensible de la construction personnelle lié à une période de sa vie que l’autre aspect est bien plus discutable et dans tous les cas ne devrait pas être un motif de jugement de l’individu dans une optique intrusive.

Ok, une personne (homme ou femme) est vierge, elle n’a pas commencé sa vie sexuelle active et devrait en rester là pour quelqu’un d’extérieur tant qu’on n’a pas été sollicité pour des conseils ou avis.
Si une jeune fille (voire un jeune garçon) me demande mon avis ou des conseils, je lui répondrais, mais en aucun cas je n’aurai à le/la juger, c’est à elle/lui de décider seul(e) ce qu’il/elle fait et même si je considère que c’est une erreur, je peux lui dire, mais en aucun cas la condamner socialement. La période de virginité est bien souvent une période d’immaturité par rapport à un sujet inconnu et justement tout le paradoxe du cas que de prendre une décision par rapport à une chose inconnue.

Et pour finir, pourquoi ne pas terminer par une citation de Sappho:
(Bergk 109 / Lobel-Page 114 / 131D / Cox 104)

Παρθενία, παρθενία, ποῖ με λίποισ᾽ ἀποίχῃ
Οὐκέτι ἤξω πρὸς σέ, οὐκέτι ἤξω
Parthenía, parthenía, poí me lípois̱᾽ apoíchi̱
Oukéti í̱xo̱ prós sé, oukéti í̱xo̱
Virginité, virginité, où es tu allée après m’avoir quittée?
Je ne reviendrai jamais vers toi, je ne reviendrai jamais.

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