Sappho: Fragment 58 (sur la vieillesse)

14 août 2010 à 00:03 | Publié dans Sappho | Un commentaire
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Un fragment d’une oeuvre que la poétesse a écrit dans ses vieux jours alors que le poids de l’âge commençait à peser sur elle après une vie remplie à enseigner à ses élèves au sein de son thiase des servantes des muses.

Douloureuse et magnifique

Un exhortation à la jeunesse à profiter de son âge, le moment d’entrer dans la légende…

…la dixième muse…
Traduction :
Saisissez maintenant les présents des muses ceintes de violettes, mes enfant,
Poursuivez les de vos lyres au son clair et de vos chants

Mon corps était autrefois doux au toucher, mais la vieillesse m’a rattrapée
Et mes noirs cheveux sont devenus blancs

Mon coeur est lourd, mes genoux ne me portent plus
Alors qu’autrefois ils étaient vifs à danser comme ceux d’un faon

De tout cela, je soupire et me plains, que dois je faire?
Il nous est impossible à nous mortels de ne pas vieillir.

On disait autrefois de Tithonos que l’aurore (Eôs) aux bras roses
L’avait porté par amour jusqu’aux confins du monde

Beau et jeune il était un temps, mais pourtant
La grise vieillesse l’a attrapé, bien qu’il fût l’époux d’une immortelle.
 
Poème en version originale :
ὔμμες πεδὰ Μοίσᾱν ἰ]ο̣κ[ό]λ̣πων κάλα δῶρα, παῖδες,
σπουδάσδετε καὶ τὰ]ν̣ φιλάοιδον λιγύραν χελύνναν·

ἔμοι δ’ ἄπαλον πρίν] π̣οτ’ [ἔ]ο̣ντα χρόα γῆρας ἤδη
ἐπέλλαβε, λεῦκαι δ’ ἐγ]ένοντο τρίχες ἐκ μελαίναν·

βάρυς δέ μ’ ὀ [θ]ῦμος̣ πεπόηται, γόνα δ’ [ο]ὐ φέροισι,
τὰ δή ποτα λαίψηρ’ ἔον ὄρχησθ’ ἴσα νεβρίοισι.

τὰ 〈μὲν〉 στεναχίσδω θαμέως· ἀλλὰ τί κεν ποείην;
ἀγήραον ἄνθρωπον ἔοντ’ οὐ δύνατον γένεσθαι.

καὶ γάρ π̣[ο]τ̣α̣ Τῑ́θωνον ἔφαντο βροδόπᾱχυν Αὔων
ἔρωι φ[(C)V̆(C)]α̣θ̣ε̣ισαν βάμεν’ εἰς ἔσχατα γᾶς φέροισα[ν,

ἔοντα̣ [κ]ά̣λ̣ο̣ν καὶ νέον, ἀλλ’ αὖτον ὔμως ἔμαρψε
χρόνωι π̣ό̣λ̣ι̣ο̣ν̣ γῆρας, ἔχ[ο]ν̣τ̣’ ᾱ̓θανάτᾱν ἄκοιτιν.
 
Translittération :
úmmes pedà Moísān ïokólpōn kála dôra, paîdes,
spoudásdete kaì tā̀n pʰiláoidon ligúran kʰelúnnan:

émoi d’ ápalon prín pot’ éonta kʰróa gêras ḗdē
epéllabe, leûkai d’ egénonto tríkʰes ek melaínan;

bárus dé m’ o tʰûmos pepóētai, góna d’ ou pʰéroisi,
tà dḗ pota laípsēr’ éon órkʰēstʰ’ ísa nebríoisi.

tà mèn stenakʰísdō tʰaméōs; allà tí ken poeíēn?
agḗraon ántʰrōpon éont’ ou dúnaton génestʰai.

kaì gár pota Tī́tʰōnon épʰanto brodópākʰun Aúōn
érōi pʰ…atʰeisan bámen’ eis éskʰata gâs pʰéroisan,

éonta kálon kaì néon, all’ aûton úmōs émarpse
kʰrónōi pólion gêras, ékʰont’ ātʰanátān ákoitin.
 

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  1. Eh oui, c’est une expérience que chacun peut ou pourra faire un jour.


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