Libuše et Vlasta, la reine et la cheffe de guerre

10 juillet 2011 à 22:16 | Publié dans Circé, Penthésilée | 1 Commentaire
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Vlasta
Je suis tombée il y a peu sur un film “The Pagan Queen” (Non traduit en Français à ma connaissance.) sur l’histoire de Libuše, la reine légendaire qui fonda Prague.

De là, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une partie de l’histoire et de la légende de la fondation de la Bohême.

Cependant, ce film ne fit pas honneur à une autre femme de légende, une guerrière, une cheffe de guerre, mena une rébellion contre l’oppression à la tête d’une armée de femmes: Vlasta.

Même si les sources historiques, folkloriques et les chroniques divergent souvent, sans parler des fictions qui ont été greffées dessus, je m’essaie donc à en dégager une vision qui me semble cohérente.
Le seigneur Krok et ses filles
Au 8e siècle, en Bohême, le seigneur Krok, successeur du chef légendaire Čech, et sa femme Niva avaient eu trois filles:
> Kazi, herboriste et guérisseuse
> Teta, prêtresse et sorcière
> Libuše, voyante et devineresse

Quand il mourut, il désigna Libuše pour lui succéder.
Libuše et Přemysl
Le début de règne de Libuše fut propice puisse qu’en endigua la peste qui frappait la région et amena une grande prospérité.
Josef Mathauser - Kněžna Libuše věští slávu Prahy
Par ces dons de voyance, elle prophétise un endroit où construire une grande cité qui se révèle révélera être la future Prague.

Cependant, la présence de pillards se fait de plus en plus sentir. La nécessité d’une force armée se fit de plus en plus sentir. Une compagne d’enfance de Libuše, Vlasta, organisa une troupe de guerrières dont elle pris la tête.

Malgré les réussites de Vlasta, le conseil insista de plus en plus pour que Libuše prenne un mari pour régner.
La pression augmentant au fil du temps, elle céda et dit au conseil comment aller le chercher.
Il le trouvèrent en la personne d’un laboureur du village de Stadice: Přemysl.

Selon une tradition tardive, ensemble, ils eurent trois fils, Nezamysl, Radobýl et Lidomír, fondant ainsi la dynastie des Přemyslides.
La révolte de Vlasta
Il semble que Libuše soit morte assez peu de temps après son mariage (Je n’en ai pas trouvé la cause, ce qui remet en cause le fait des trois enfants.).

Přemysl continua à régner seul. Cependant, son règne semble avoir été très dur, les paysans autrefois libre se retrouvant opprimés sous son joug. De même, il établit des lois fortement défavorables aux femmes alors que la culture tchèque était précédemment équitable.

C’est ainsi que Vlasta, dont la troupe de femmes était devenue une vraie petite armée, entra en rébellion et parti s’installer à Děvín où elle établit ses quartiers et construisit une forteresse.
Vlasta
Dívčí válka, la Guerre des Filles
Mais elle ne fut pas un cas isolé. De nombreuses femmes s’en prirent à des hommes qui profitaient de ces nouvelles lois et beaucoup partaient se rallier à elle.
Selon toutes les sources, cette guerre fut longue. Certaines donne une durée de 8 ans. Il se serait plus agit de multiples escarmouches que de réelles grandes batailles.

Pour le reste, il est assez dur de trouver des sources fiables, toutes sont terriblement imprégnées d’un fort parti pris de la part de leur auteurs, même si certaines vont dans le même sens globalement. Bref, cela a suscité de très nombreux fantasmes.

Elle aurait voulu fonder un royaume fortement matriarcal. Les hommes auraient été interdit de porter des armes et de monter librement à cheval, seules les femmes pouvant exercer le métier des armes. Ils auraient été affecté aux champs et autres tâches productives au service des femmes.
On trouve aussi que des femmes venaient de loin se rallier par milliers, voire dizaines de milliers, étant prises en formation guerrière après avoir été accueillies, grossissant son armée.
Certains leur prêtent aussi de torturer systématiquement les prisonniers qu’elles faisaient avant de les exécuter ou les libérer mutilés.

Bref, il y a du tri à faire dans tout ça…
Divoká Divoká, Divoká la sauvage
Šárka, lieutenante de Vlasta, est aussi une figure de la guerre des filles.
Elle piégea une bande d’hommes armés commandé par Ctirad, un jeune noble farouche ayant provoqué de lourdes pertes, en s’attachant elle-même à un arbre et affirmant que les femmes rebelles mise, déposant un cor et une cruche d’hydromel hors de portée pourla narguer. Ctirad croit à son histoire et sa détache de l’arbre. Une fois libérée, elle verse l’hydromel aux hommes en cadeau de remerciement. Les hommes ne soupçonnent pas que Šárka avait mis un somnifère dans l’hydromel. Quand ils sont tous endormis, Šárka sonne du cor pour prévenir les rebelles de sortir de leurs cachettes et de la rejoindre dans l’abattage des hommes.
Les dernières batailles: Vyšehrad et Děvín
Tout cela se terminera par la mort de la plupart d’entre elles, massacrées par l’armée de Přemysl.

Il ressort que Přemysl ait voulu tenter de marcher sur Děvín après l’affaire Ctirad, mais rencontra de fortes résistances sur le trajet et rebroussa chemin, non sans avoir tué de nombreuses guerrières et en ayant capturé certaines. De là, Vlasta aurait voulu faire une contre-attaque contre lui à Vyšehrad.
Lors de la bataille qui eut lieu avant qu’elle arrive sur la ville, elle se serait retrouvée isolée et surpassée par le nombre, elle fut tuée. Leur meneuse morte, le reste de l’armée aurait essayé de se rabattre sur Děvín. Un certains nombre furent tuées sur le trajet, et celles qui purent arriver à la forteresse furent massacrées lors de la prise de celle-ci.
Přemysl, vainqueur, fit raser la forteresse de Děvín pour ne plus laisser de traces et de base à une nouvelle rébellion.
The Pagan Queen (2009)
Production par le réalisateur allemand Constantin Werner, il reprend l’histoire en prenant pour lui l’hypothèse d’un changement d’un matriarcat à un patriarcat. Les aspects occultes sont mis en avant aussi.
Bon, si la première heure n’est pas mal du tout, le film dérape totalement dans la seconde partie.
Vlasta devient une hystérique psychopathe misandre. 8 ans de guerres sont résumé en un truc qui tiendrait en moins d’une semaine; son point de départ en est d’ailleurs faux, Libuše est bien vivante au moment de la mort de Vlasta, le massacre de son armée n’a d’ailleurs même pas lieu… La fin est en queue de poisson.

J’ai pu lire qu’il avait reçu un très mauvais accueil en Tchéquie.

Dans l’ensemble, il n’est pas si mal, même la fin dérape, mais il n’est pas inoubliable.
Si parfois des éléments d’ambiance font penser à “Les Brumes d’Avalon”, il n’en a pas son envergure.
Diverses fioritures sont en trop, comme le côté extrême de Vlasta ou la liaison que le scénariste lui met avec Přemysl (ce qui serait censé expliquer son glissement psychologique?).
A voir, sans plus.
La Guerre des Filles
En 1981, Christiane Singer sort “La Guerre des Filles” inspiré de cette histoire.
Je ne l’ai pas lu, je le signale à titre indicatif. Si quelqu’un l’a lu, vous pouvez donner votre appréciation dans les commentaires.
Fantasmes et partialité dans les sources
Les premiers écrits concernant cette histoire datent du 12e siècle avec les écrits de Cosmas de Prague, un ecclésiastique.
Quatre siècles après, un ecclésiastique racontant une histoire se passant à l’époque païenne… Il y a déjà de quoi avoir de la déformation et une vision partiale…
Il est même amusant de savoir qu’il y a des problèmes de cohérence avec un manuscrit plus ancien, “la légende chrétienne” (Kristiánova legenda), décrivant la christianisation du pays.

Là où l’idéologie en devient risible…
Ainsi, Alois Jirásek (Staré pověsti české – Légendes de l’ancienne Bohême – 1894) conclut sa chronique sur la Dívčí válka:
“L’ordre et la justice ont été à nouveau établis, comme il y avait avant, et le prince Přemysl régna seul, sans opposition des femmes.”
Ayant raconté au début qu’il tient son pouvoir uniquement de son mariage avec Libuše qui régnait seule avant, sortant à peine d’un carnage, c’est sûr que l’ordre et la justice sont rétablis… …surtout si on considère qu’il ait été un oppresseur…
On notera au passage une certaine apologie patriarchiste…

On trouve aussi chez certains auteurs qu’il y ait eu une relation sapphique entre Libuše et Vlasta. Peut-être, mais dans les faits, rien ne l’indique dans les sources historiques.
En fait, cela doit simplement venir du fait que Vlata soit parfois appelée l’amazone de Bohême, on va dire par effet poétique. De là, il n’y avait qu’un pas à en rajouter par rapport à l’imagerie des amazones, imaginées comme tribades (Ce qui ne repose d’ailleurs sur rien d’historique, les amazones étant simplement des guerrières scythes sauromates.).
Parce que c’est connu, toutes les femmes guerrières sont tribades (tout comme sûrement tous les guerriers sont homos aussi…) et tous les généraux ont des rapports homosexuels avec leurs rois…

Concernant les lois établies par Vlasta, il est amusant de voir qu’elle seraient connues par des personnes extérieures, qui plus est prenant parti pour ses ennemis. Si on ajoute à ça qu’elle ont été massacrées, pas facile d’établir ce genre d’informations…
On est donc plutôt sur ce sujet d’une point de vue propagande. Idem pour sa “cruauté”, il est logique d’avoir un tableau noirci pour donner plus d’honneurs au vainqueur.
Cela dit, en considérant qu’elle était à la tête d’une armée féminine, qu’elle est en rébellion, que l’armée en face est exclusivement masculine, il serait logique stratégiquement de considérer pour des raisons de sécurité qu’un homme armé est un potentiel ennemis infiltré et qu’un homme à cheval un observateur avancé. Même si rien n’est prouvé, ça aurait une certaine cohérence, tout comme l’inverse dans l’autre camp.
Différence de considération patriarcat-matriarcat sur ce cas
Il y a quand même un truc amusant, un réflexe culturel:
Si on regarde bien, la considération des deux opposants Vlasta et Přemysl n’est pas du tout la même, alors que sur le fond… Il y a juste inversion entre les sexes de dire qui s’occupe de la guerre, qui dirige et qui assiste.
Pourtant, la perception donnée n’est pas du tout la même comme le montre la citation de Alois Jirásek plus haut.

Avec les évolution de société, Vlasta passe d’abord très négativement, surtout avec la christianisation, puis plus récemment devient une héroïne d’un point de vue féministe du fait de s’oppose au patriarcat et des loi arbitrairement oppressive pour les femmes.
Aussi, si je devais les départager, l’histoire précédente montrant qu’il y avait des dirigeants hommes, je me baserais que la culture devait être assez égalitariste jusqu’à Libuše et que le déséquilibre est arrivé avec Přemysl. De là, la réaction de Vlasta ne se fait qu’en réaction et comme marqué plus haut a une certaine cohérence stratégique.
De même à considérer qu’il y avait des lois concernant les hommes sur ses domaines, c’est qu’il devait bien y an voir. Puisse qu’elle est donnée par ses ennemis comme tuant ses prisonniers de guerre, le noircissement de sa personne devient donc à ce niveau paradoxal, sauf si ceux-ci l’ont ralliée volontairement, la préférant à Přemysl… Ce qui la positionnerait comme non une héroïne matriarcale, mais bien une protectrice du peuple tout court, comme dans sa charge initiale.
Héroïne tout court donc.
La note de fin
Je m’amuse à voir comment l’imagination de certain(e)s s’emballe sur le sujet pendant les petites recherches que j’ai fait sur le sujet.
Ce qui est le plus amusant est de voir que les gens s’attachent plus aux versions romancées ou librement interprétées plutôt que les éléments de la légende initiale.
Parce qu’encore une fois, on est au temps des ducs légendaires de Bohême…

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2 juin 1872 – Julia Ward Howe : Proclamation de la Journée des Mères

27 mai 2011 à 23:14 | Publié dans Z'inclassables | Laisser un commentaire
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Fête des mères
Colliers de pâtes, cartes et poèmes, que ne nous a-t-on pas fait faire pour nos mamans à l’école quand nous étions petit(e)s?…
Et toujours le gros bisou de remerciement venait alors que nous offrions nos œuvres à nos mamans adorées.

L’histoire de ses origines en est bien plus triste, puisse qu’il s’agissait au départ de rendre hommage aux mères des soldats morts à la guerre.
Ainsi, le 2 juin 1872 à New York City, Julia Ward Howe lançait sa “Proclamation de la Journée des Mères” lors d’une célébration anti-guerre, dans la logique de ce qu’avait initié 4 ans plus tôt Ann Maria Reeves Jarvis.
Fête ou journée des mères ?
En France, on dit parfois que cette fête vient de la politique nataliste de Pétain en 1941, c’est quelque part vrai, mais pas entièrement. La “Journée des Mères” (qui existait depuis une douzaine d’années) est effectivement devenue la “Fête des Mères” dans cette optique et celle d’imposer le modèle de la femme au foyer dans une France qui était déjà traversée par les courants féministes s’y opposant.
Le nom et la reconnaissance en tant que fête sont restés malgré les évolutions de société. Cela garde parfois ce relent dans certaines bouches.
Alors mieux vaut nous rappeler ce que nous en pensions quand nous étions enfants…
Mother’s Day Proclamation
Arise, then, women of this day!
Arise all women who have hearts, whether your baptism be of water or of tears!
Say firmly:
“We will not have questions decided by irrelevant agencies. Our husbands shall not come to us reeking of carnage for caresses and applause. Our sons shall not be taken from us to unlearn all that we have been able to teach them of charity, mercy, and patience. We women of one country will be too tender to those of another country to allow our sons to be trained to injure theirs.”
From the bosom of a devastated Earth a voice goes up with our own. It says “Disarm! Disarm!” The sword of murder is not the balance of justice. Blood does not wipe out dishonor, nor violence indicate possession.
As men have forsaken the plow and the anvil at the summons of war, let women now leave all that may be left of home for a great and earnest day of counsel. Let them meet first as women, to bewail and commemorate the dead. Let them solemnly take counsel with each other as to the means whereby the great human family can live in peace, each bearing after his time the sacred impress not of Caesar, but of God.
In the name of womanhood and humanity, I earnestly ask that a general congress of women without limit of nationality be appointed and held at some place deemed most convenient and at the earliest period consistent with its objects, to promote the alliance of the different nationalities, the amicable settlement of international questions, the great and general interests of peace.
Proclamation de la journée des mères
Levons nous donc, femmes de cette journée!
Levons nous toutes, femmes qui avons du cœur, que notre baptême soit d’eau ou de larmes!
Affirmons:
“Nous ne laisserons pas les grandes questions être décidées par les organismes incompétents, nos maris ne nous viendront pas, puant les carnages, chercher des caresses et des applaudissements. Nos fils ne doivent pas nous être retirés pour désapprendre tout ce que nous avons pu leur enseigner sur la charité, la miséricorde et la patience. Nous, femmes d’un pays, seront trop tendres envers celles d’un autre pays pour autoriser que nos fils soient entrainés à blesser les leurs.” (1)
Du sein de la terre dévastée une voix monte avec les nôtres. Elle dit: “Désarmement! Désarmement!” L’épée du meurtre n’est pas la balance de la justice. Le sang n’efface pas le déshonneur, pas plus que la violence n’indique la propriété.
Comme les hommes ont souvent délaissé la charrue et l’enclume pour l’appel à la guerre, que les femmes quittent maintenant tout ce qui peut être quitté du foyer pour une grande et sérieuse journée de conseil. Qu’elles se réunissent d’abord, en tant que femmes, pour pleurer et commémorer les morts. Qu’elles tiennent conseil solennellement les unes avec les autres sur les moyens par lesquels la grande famille humaine pourrait vivre en paix, chacun portant en son temps l’empreinte sacrée, non de César, mais de Dieu.
Au nom de la féminité et de l’humanité, je demande instamment qu’un congrès général de femmes sans limite de nationalité puisse être convenu et tenu à l’endroit jugé le plus approprié et au moment tôt compatibles avec ses objets, pour promouvoir l’alliance des différentes nationalités, le règlement à l’amiable des questions internationales, l’intérêt commun supérieur de la paix.
Julia Ward Howe
Julia Ward Howe
Julia Ward Howe est née en 1819 à New York City, elle était une poétesse et militante sociale et abolitionniste. Elle st entre autres connue pour avoir composé les paroles du Battle Hymn of the Republic qui devint un chant très populaire dans l’Union au moment de la Guerre de Sécession.
A la sortie de celle-ci, elel commença à milité pour les causes pacifiste et en faveur du droit de vote des femmes. Ainsi en 1870, se proclama pour le première fois cette Mother’s Day Proclamation.
Elle continua par la suite à s’investir dans la cause des droits des femmes, éditant leWoman’s Journal de Lucy Stone et Henry Brown Blackwell, puis président l’Association of American Women, le New England Women’s Club, la Massachusetts Woman Suffrage Association, la New England Suffrage Association et la American Woman Suffrage Association.
Le 28 janvier 1908, elle devint la première femme elue à l’American Academy of Arts and Letters.


(1)
Phrase dure à traduire en français, je crois ne pas m’en être trop mal sortie, le sens est que la tendresse entre mères de deux nations différentes attachées à leur enfants ne permettra pas que les fils des unes soient entrainés à combattre ceux des autres.

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Les Monologues du Vagin

9 avril 2011 à 09:22 | Publié dans Penthésilée, Sappho, Z'inclassables | Laisser un commentaire
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Les Monologues du Vagin
Nous avons un long voyage devant nous. Et ceci est le commencement du voyage. Voici le lieu pour penser à nos vagins, pour apprendre grâce à ceux des autres femmes, pour écouter des histoires et des points de vue, pour répondre à des questions et pour nous en poser. Voici le lieu pour s’affranchir des mythes, de la honte et de la peur. Voici le lieu pour s’entrainer à dire le mot, parce que, comme chacun sait, c’est le mot qui fait avancer et c’est le mot qui rend libre. “Vagin”.
Voilà un pièce qui est devenue un des classiques du féminisme moderne.

Beaucoup de monde en a entendu parler, ils ont un grand succès, mais je m’aperçois finalement que même son titre fait peur. Il fait peur parce qu’il brise le tabou d’évoquer directement le sexe féminin, c’est d’ailleurs un point évoqué dès le début de la pièce.

La plupart aiment, d’autres détestent, mais celles qui détestent, pour ce que j’ai pu en entendre, c’est plus parce qu’elles ont été choquées du ton et du sujet, trouvant une vulgarité là où il n’y en a aucune.
L’histoire de la pièce
La pièce a été créée en 1996 par l’auteure/comédienne féministe Eve Ensler pour être jouée à Broadway.

Pour l’écrire, pendant deux ans plus, Eve Ensler a interviewé sur leur sexualité près de 200 femmes de multiples pays, cultures et âges, les a interrogées et laissées parler. Le résultat est cette pièce où le ton varie du léger au grave, en passant par le ridicule et toute une palette d’émotions.

Depuis, la pièce, qui a connu un énorme succès, a été traduite en une cinquantaine de langues et jouées dans plus de 130 pays.

Normalement la pièce est prévue pour être jouée par trois comédiennes de générations différentes, cependant, l’esprit de la pièce ne rend pas cela incontournable et diverses adaptations et écarts peuvent se faire sur de nombreuses petites choses, tant que ça conserve l’esprit de la pièce.
Les Monologues du Vagin
V Day
Il s’agit d’une association lancée aussi par Eve Ensler pour lutter contre les violences faites aux femmes.
Cette association aide aussi des bénévoles à monter la pièce (ou d’autres liées) afin de récolter des fonds pour des associations d’aide, généralement locales, mais rien ne vous empêche d’aider une asso internationale.
http://www.vday.org (Il y a une zone en français.)
Mon avis
J’ai adoré !

Il ne faut surtout pas partir avec une idée toute faite sur la pièce, simplement se laisser prendre par elle. Il y a toute une atmosphère qui se crée à laquelle il ne faut pas résister.

Entre lire la pièce et la voir jouer, il y a un monde. Ce n’est pas du tout la même chose entre lire et entendre les textes déclamés par des femmes, cela donne une toute autre dimension. Ce n’est plus une lecture intellectuelle, ça devient quelque chose d’exprimé et totalement humain, féminin. Rien que le fait d’entendre le mot “vagin” dans ce contexte, avec ces histoires est une composante majeure de la sensibilité et de l’ambiance.

Tant qu’à faire, allez jeter un œil par là:
http://www.infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=509
Quelques extraits histoire de voir le ton

Les Monologues Voilés
Les Monologues Voilés
Suite à avoir amené à une représentations des Monologues du Vagins un groupe de musulmanes, à l’instar de Eve Ensler, Adelheid Roosen a interviewé plus de 70 femmes issues de cultures musulmanes. Le résultat en est cette pièce de 12 monologues de femmes comme témoignages de leurs réalités.

Comme pour les Monologues du Vagin, le résultat aborde de nombreux aspects de la vie de ces femmes, parfois légèrement, parfois violemment.

Sur scène: trois comédiennes et une musicienne.


Une interview des comédiennes:
http://www.dailymotion.com/video/xcojj4_les-monologues-voiles_fun
(Faire quelques sauts parfois)
Je n’ai pas vu la pièce, mais je serais intéressée. Si quelqu’un l’a vue, ne pas hésiter à me laisser un com’ pour me dire ce que vous en avez pensé.

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Umoja, village de femmes

21 mars 2011 à 22:47 | Publié dans Penthésilée | Laisser un commentaire
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Umoja
Dans le nord du Kenya, dans le district Samburu, près du village d’Archer Post, vit une communauté de femmes où les hommes sont interdits de résider.
Le nom de ce petit village: Umoja (“Unité” en Kiswahili)
Leur histoire
Durant plus de 30 ans, de 1970 à 2003, des centaines de femmes Samburu et nomades Massaï ont été violées par des soldats britanniques stationnés dans le camp d’entrainement d’Archer Post.
Comme si cela ne suffisait pas, elles se retrouvaient battues et répudiées par leurs maris se sentant offensés, les accusant même d’apporter la honte sur leur famille. La coutume Samburu voulant que les femmes n’aient pas droit de propriété, elles se retrouvaient sans rien.

Ainsi, en 1990, un groupe d’une quinzaine d’entre elles dont leur matriarche actuelle, Rebecca Samaria Lolosoli, fondent une petite communauté du nom d’Umoja Uaso Women’s Group.
Malgré des conditions difficiles, rejetées par le voisinage, la petite communauté se développe et commence à prospérer, recueillant d’autres femmes dans leur cas, elle étaient une quarantaine et une centaine d’enfants en 2003, une cinquantaine en 2006, un peu plus d’une soixantaine en 2011.
Elles embauchent même trois hommes comme gardiens pour protéger le village la nuit et éviter les attaques. En 2005, une habitante a été tuée lors l’une d’elles.

Aujourd’hui, elles vivent du produit de la vente de collier de perles traditionnels, du site d’activités, du centre culturel et du musée qu’elles ont créés à destination des touristes. Elles ont même construit une école pour leurs enfants.
Même si Umoja n’est pas très connu au Kenya, il bénéficie de nombreux soutiens et de la présence de la réserve nationale de Samburu.

Leur communauté s’agrandit toujours doucement, recueillant d’autres femmes dont en particulier de jeunes femmes mariées de force ayant fuit leur mari.
Rebecca Samaria Lolosoli
Rebecca Samaria Lolosoli
Véritable meneuse charismatique de la communauté. Son profil est un peu différent de celui des autres femmes d’Umoja, ayant reçu une meilleure éducation que les autres, sans cela, rien n’aurait été possible. Bientôt la cinquantaine, issue d’une classe sociale plus favorisée, son mari étant un homme d’affaire ayant une position officielle.
Elle garde le traumatisme de son excision à l’âge de 15 ans et d’avoir été vendue en mariage trois ans plus tard pour 17 vaches.
Ayant elle-même échappé à une tentative de viol de la part de soldats britanniques, elle commença à faire parler les femmes en ayant subi pour attirer l’attention sur ce phénomène, jusqu’au jour où, son mari étant en voyage, elle fut battue par quatre hommes (samburus). Sortie de l’hôpital, devant l’indifférence de son mari qui ne la protègerait en rien, elle le quitta. Ainsi commença Umoja…

Grâce à son origine sociale, elle a eu une autre vision du monde que ces compagnes d’Umoja et a pu être force de conviction à proposer un idéal aux autres. De même, elle a pu leur transmettre les bases du commerce qui allait servir de base de leurs revenus.

C’est encore elle qui est à la base des contacts avec de nombreuses organisations gouvernementales ou fondations internationales, ce qui a permis de faire connaitre Umoja et leurs causes.
Elle est maintenant reconnue pour ses actions au Kenya et par de nombreuses organisations féminines ou humanitaires, ce qui y donne un peu plus de poids.
Village interdit aux hommes, matriarcales, solidaires, mais pas misandres
Même s’il y a une meneuse de cette communauté, le principe d’égalité règne entre ces femmes. Chacune contribue à sa manière, selon ses capacités et les problèmes sont discutés ensemble sous un vieil acacia où se tient l’assemblée. Elles élisent aux postes clés celles qui prendront les charges de confiance.
Ainsi l’affectation des 10% de leurs revenus qui sont versés au compte communautaire sont réinvestis pour le bénéfice de chacune.

Séance d’atelier au pied de l’acacia
Chacune reste cependant responsable de ses biens, chose interdite pour les femmes dans la culture samburu. Ainsi, les nouvelles arrivantes en plus d’être accueillies reçoivent un peu de bétail qu’elle doivent rembourser avec les premières bêtes nées, après, elles font ce qu’elles veulent du reste.

A cause de l’hyperpatriarcat de leur culture, elles ne peuvent se permettre d’avoir des hommes parmi elles. Face à leur réussite, certains maris essaient même de récupérer leurs femmes et par la même faire main basse sur leurs possessions. Ca n’empêche pas certaines d’avoir des relations discrètes à l’extérieur du village, de même, les jeunes femmes cherchent des maris à l’extérieur et partiront un jour. Quand une jeune femme veut se marier, les habitantes s’assurent auprès d’elle qu’elle sait où elle va et que son futur mari est un homme bien. (Ceci est une déduction de ma part, mais il doit s’agir probablement d’anciens garçons du village pour un certain nombre, ayant grandi ensemble et n’ayant pas de mépris culturel envers les femmes.)

Les garçons sont élevé d’égal à égale avec les filles, mais en arrivant à l’âge adulte, ils doivent quitter le village.
Lors de leur passage à l’âge adulte, dans un enclos spécial où les femmes ne vont pas, ils sont circoncis sans contrainte pour être reconnus comme homme à l’extérieur. Ils doivent cependant partir après.
Cependant, ayant grandi avec elles, ils sont parfois embauchés prioritairement aux autres hommes pour certains travaux.

Un autre élément est qu’Umoja possède sa propre école avec plusieurs classes tenues par une maîtresse et un maître (ancien enfant de la communauté) permanents salariés. Elles fondèrent celle-ci pour éviter que les enfants soient enlevés par leurs pères comme cela arrivait parfois quand ils allaient à l’école du village voisin. L’enseignement s’y fait pour les trois langues du pays (dont l’anglais). Cette école est ouverte à tous les enfants, elles veillent cependant à y faire régner l’égalité entre les sexes parmi les enfants.

Ainsi, on peut dire que ces femmes même si elles ont été éprouvées par la vie et s’apportent soutien mutuel, ne sont pas dans une logique de rejet total, c’est juste qu’elles se sentent plus rassurées entre elles et apprécient une vie bien meilleure et plus libre que celle qu’elles avaient connu avant. Refuser les hommes au sein de leur village est le seul moyen pour elle de garantir leur indépendance et leur mode de vie. Il ne s’agit donc en rien d’une forme de matriarcat dominateur, mais bien d’une démarche de protection face à un contexte culturel environnant.
Hostilité de leurs voisins
Leur réussite a attiré la convoitise et la jalousie. Outre le fait comme mentionné plus haut que des hommes tentent de les récupérer et s’attribuer leurs biens et argent, le succès et la prospérité de leur communauté a été mal pris par les hommes de leur culture. Ils les accusent même de trahir leur culture.

Ainsi, étant bien placées sur un circuit touristique, leurs aménagements touristiques ont eu du succès. Des hommes ayant répudié leurs femmes ont donc décidé de tenter la même chose à peine 500m en amont sur la route et d’y fonder un village et des aménagement touristiques aussi. La réussite ne vint pas alors que les femmes continuaient à prospérer, malgré qu’ils tentaient de dissuader les touristes d’aller à Umoja. Ils ont finalement abandonné pour redevenir un simple village d’éleveurs.
En pratique, ce qui leur a valu cet échec est aussi le résultat de leur hyperpatriarcat, car ne proposant pas autant que les femmes, n’étant pas habitués à s’investir dans des travaux d’une telle ampleur et n’ayant pas de meneur charismatique pour les pousser jusqu’au bout. Cet échec ajouta encore une touche de rancœur.
Du fait d’être une communauté prospère et les activités militantes de ses meneuses au niveau des administrations, Umoja a commencé à avoir une certaine influence dans la région. D’autres facteurs entrent en jeu comme le fait de la présence d’anciens de ses enfants, ayant reçu une éducation supérieure à la moyenne locale et le fait qu’elles soient parfois employeurs et donc source de revenus.

Un autre menace a plané sur Umoja en août 2009 en la personne de Fabiano David Lolosoli, ex-mari de Rebecca, venu avec un fusil disant vouloir la tuer. Légalement, il est toujours son mari, cette dernière ne pouvant obtenir un divorce officiel en territoire samburu au moment des faits (droit qu’elle a gagné en décembre 2010). Le chef de la police locale d’Archer Post et le chef de région de la police ont été prévenus, mais ceux-ci ont considéré ça comme un “incident domestique” ne nécessitant pas l’intervention de la police. Le tribunal de protection local émit cependant une injonction à M. Lolosoli lui interdisant de pénétrer à Umoja, même s’il n’était poursuivi pour aucun crime.
Détails intéressants: alors que l’acte de propriété du sol avait été enregistré au nom de la communauté, Fabiano Lolosoli a fait changer celui-ci au nom de Rebecca Lolosoli, probablement en vue de récupérer l’ensemble des possessions de la communauté. Rebecca rentrait juste d’une invitation par la fondation Vital Voices à Santa Fe avec une somme d’argent importante issue de la vente de l’artisanat, elle a même été battue par son propre fils qui voulait récupérer la somme.
Activités sociales et droits des femmes
Forte de leur réussite, Umoja se positionne par rapport aux droits des femmes.
  • Opposition à l’excision
  • Opposition au mariage précoce
    (Les femmes samburu sont mariées à partir de l’âge de 12 ans à des homme bien plus âgés qu’elles)
  • Violences conjugales
  • Le droit à la propriété
  • Accès à l’éducation
  • La participation politique
ainsi que d’autres sujets locaux comme l’accessibilité, l’accès à l’eau, à une éducation de qualité, la santé
L’accusation de trahir leur culture est parfaitement assumée, elles se battent pour leurs droits et ceux des femmes samburu qui n’en ont aucun selon la tradition.
Par leurs luttes, ne serait ce que pour la survie, elles sont citées en exemple par des organisations non-gouvernementales et elles servent de modèle pour d’autres communautés de femmes se constituant. Il existe actuellement des dizaines de communautés plus petites de femmes kenyanes ayant subi des parcours similaires qui viennent apprendre comment mieux s’en sortir à Umoja.

Alors oui, elles veulent changer la coutume parce que la coutume est injuste cruelle.
La petite influence qu’elles peuvent avoir, leurs filles ne pouvant accepter un sort inique ayant vu d’autres choses, leurs fils ayant appris le respect des femmes dans leur enfance, l’exemple qu’elles donnent à d’autres femmes, leurs actions, ce dont bénéficie la communauté par voie de conséquence, tout cela contribue à changer lentement les choses, avec espoir qu’un jour ce genre de village n’ait plus de raisons d’être.
2011 - New York - Women in the World summit
2011 – New York – Women in the World summit
Wajeha H. Al-Huwaider, Phellicia Dell, Rebecca Lolosoli, Hillary Rodham Clinton, Tina Brown
La portée internationale qu’a pris leur cas a aussi contribué à une reconnaissance du problème des droits des femmes au Kenya. Cela se combine avec d’autres mouvements en lutte. Ainsi, la nouvelle constitution kenyane prévoit le droit à la propriété pour tout le monde maintenant. Autre illustration du combat des Kenyanes, le 7 octobre 2010, le Kenya a ratifié le protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des femmes. Mais la lutte est encore longue pour faire appliquer ces droits. Bien d’autres avancées sont encore à faire pour rattraper le retard pris par le Kenya sur le sujet, empêtré dans les droits coutumiers et religieux.
Un autre point et non des moindres pour elles est leur coopération avec Martyn Day, un avocat londonien liés aux droits humains, face aux autorités militaires britanniques pour les viols subis par des femmes samburus et massaïs par des soldats. Elles espèrent que les investigations iront à leur terme et déboucheront sur un procès.
Un reportage français
Leur cas n’est pas passé totalement inaperçu au niveau international, elles ont reçu divers soutiens et on fait l’objet de reportages.

En 2008, en particulier, Jean Crousillac et Jean-Marc Sainclair firent un film sur ces femmes qui fut salué par de nombreux prix. Mais au delà de ça, il a permis de mieux faire comprendre ces femmes.

Bande annonce:
Un autre reportage
360° Géo – Arte – 2006
Complet 43:04
http://videos.arte.tv/fr/videos/360_geo-3755656.html
Un petit mot
Je sais très bien que parmi les personnes qui liront cet article, un certain nombre émettra des critiques ou des réserves sur leur manière de faire les choses, leurs intentions ou autres.
Soit. Mais ces critiques ne sont pas issues de cette culture, ne sont pas passées par ce à travers quoi elles sont passées et n’ont jamais eu une perspective d’avenir comme elles ont eu.

Des communautés comme celle d’Umoja ne devraient pas exister. Il est souhaitable qu’elles n’aient plus de raisons d’être, car ça voudrait dire que la combinaison de malheurs qui en est à l’origine n’existe plus et que les sociétés où elles évoluent sont devenues saines. En attendant, je leur souhaite la plus grande réussite, car ce qu’elles font est important.

Voilà, c’était ma manière de saluer le courage de ses femmes, qui malgré les épreuves qu’elles ont subi, ont trouvé la force de se redresser et de lutter pour une vie meilleure et une vie meilleure pour d’autres.
Quelques liens pour aller plus loin
http://www.umojawomen.org/
En anglais. Il date un peu, mais l’essentiel y est sur les tenants du village et ses implications.

Sur le reportage de Jean Crousillac et Jean-Marc Sainclair
http://www.umoja-film.com

Site de quelques organisations collaborant avec Umoja
Advocacy Project – http://www.advocacynet.org/
Madre – http://www.madre.org/
Vital Voices – http://www.vitalvoices.org/

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DjurDjura: Kahina

12 décembre 2010 à 22:34 | Publié dans Musique, Penthésilée | Laisser un commentaire
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Uni-vers-elles
Une petite découverte par hasard et petit coup de cœur.

Il s’agit donc de la chanson ‘Kahina’ du groupe Djurdjura présent sur l’album “uni-vers-elles”.
DjurDjura
DjurDjura était un groupe français musical familial kabyle, fondé par Djouhra ‘Djura’ Abouda en 1979, groupe essentiellement féminin.
Avec “uni-vers-elles” , Djura lançait sa carrière solo.
Kahina
Il s’agit d’un réel personnage historique.
Kahina, “la sorcière”, de son vrai nom Dihya, Damya (ⴷⵉⵃⵢⴰ) ou Dyhia Tadmut (la belle gazelle), elle était une reine guerrière amazighe/berbère zénète de la tribu des Djerawa des Aurès qui tint tête à l’envahisseur omeyade lors de l’expansion de l’islam (sa religion à elle est incertaine, juive, chrétienne ou animiste) au VIIe siècle. Pendant une demie-douzaine d’années elle fut à la tête de tribus unifiées pour combattre et infliger de lourdes défaites à l’ennemi.
Elle garde aujourd’hui encore une grande importance dans la culture chaouie, et dans la culture amazighe en général, comme figure de résistance et inspiratrice à la liberté.

Un article intéressant sur elle: http://tafsutn80.free.fr/kahina.html
Les paroles en Version Française
Kahina
Kahina, Kahina

Femme rebelle
Femme berbère
Femme lumière

Kahina, Kahina
Eclat de rêve pour nommer la liberté
Soleil qui brille sur la méditerranée
Mémoire fidèle nos origines sacrées
Comme le drapeau des rêves de nos idéaux
C’est à ta source qu’hier nous avons bu l’eau

Kahina, Kahina
Comme le parfum de notre histoire
Mon chant d’espoir

Kahina, Kahina
Voix qui s’élève dans le ciel
Flamme éternelle je veux chanter faire entendre à l’infini
L’amour joyeux et souffle de vie
Et voir la joie sur les visages dévoilés
Les embrasser libres des chaînes brisées

Kahina, Kahina

Femme rebelle
Femme berbère
Femme lumière

Kahina, Kahina
Eclat de rêve pour nommer la liberté
Soleil qui brille sur la méditerranée
Mémoire fidèle nos origines sacrées
Comme le drapeau des rêves de nos idéaux
C’est à ta source qu’hier nous avons bu l’eau

Kahina, Kahina
Comme le parfum de notre histoire
Mon chant d’espoir

Kahina, Kahina
Voix qui s’élève dans le ciel
Flamme éternelle
Chanson en Version Française
Chanson en Version Amazighe

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