Comment séduire une lesbienne quand on est un homme… (2)

2 mai 2012 à 22:43 | Publié dans Arc en ciel, Z'inclassables | 28 commentaires
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Il ne s’agit pas là de la suite de mon article « Comment séduire une lesbienne quand on est un homme… », mais plutôt d’une réaction aux commentaires qu’on peut y lire, voire ceux que j’ai rejetés parce que trop vulgaires.
Bisexualité
En fait, c’est surtout une réaction à un étrange phénomène:
Ces messieurs ne semblent absolument pas envisager que les bisexuelles puissent exister !

« Oui… Mais j’ai connu une lesbienne, elle m’aimait… Entre nous… bla, bla, bla, bla… »
Pas une seconde il ne leur a traversé la tête d’une femme qui peut avoir une attirance amoureuse ou sexuelle parfois pour un homme, parfois pour une femme est une bisexuelle et non une lesbienne/homosexuelle!
Personnellement, je trouve ça assez phénoménal…
Il sont en train de me décrire une situation qui colle parfaitement à la définition de ce qu’est la bisexualité et là, vlan, « lesbienne ».
Il y a quand même un problème, non?

Je veux bien qu’il y ait ce fantasme pourri, mais quand même, ça n’explique pas tout à vouloir voir des lez là où il y a des bies. (Houhou… Elles existent aussi…)
Ce n’est pas mon genre de juger de l’orientation amoureuse de chacun(e), je ne considère pas qu’une soit plus honorable que l’autre, mais à un moment il y a des évidences qui devraient arriver au cerveau, non?

Bon, je veux bien que psychologiquement, on ait parfois des trucs bizarres, moi-même j’ai eu.
Je sortais avec ma première petite amie depuis quelques mois qu’aucune de nous deux ne s’envisageait « lesbienne » ou « homosexuelle ». Si on m’en avait fait la remarque, ça aurait donné un truc absurde du style:
- Roxane, tu es lesbienne?
– Non.
– Pourtant tu sors avec une fille.
– Oui et alors?
Alors que j’aurais été parfaitement sincère. (J’étais d’ailleurs morte de rire en voyant une scène similaire dans Lost and Delirious.) Aussi, je peux comprendre qu’on puisse avoir du mal à s’identifier à une nouvelle notion alors qu’on s’identifiait à une autre avant. Je reconnais même que ça peut être influencé par l’image vague que je pouvais avoir à l’époque de ce qu’est une lesbienne, n’ayant pas de références réelles. Mais dans ce cas de figure, ça reste pour soi, s’assimiler à une notion perturbante quand on ne s’y attend pas.

Mais je m’éloigne…
J’en arrive même à me poser d’autres questions par rapport à ceux qui me postent des commentaires…

Qu’ils n’aient pas réagi qu’ils avaient rencontré des bies, ok.
Qu’ils n’aient pas lu quand je reprenais ce qui avaient fait ce genre d’interventions avant, ok.
Mais quelle utilité à s’acharner à vouloir voir une lez à tout prix alors que je les ai détrompés et amenés à réfléchir?
J’en arrive à me poser la question de la raison d’un tel acharnement face à une évidence logique. Je leur arrache leur « trophée » en leur montrant que ce n’est que du vent et qu’en réalité ça n’a rien d’exceptionnel (voire qu’ils ont été des dindons), donc eux non plus? Je ne vois que ça.
Dans la vie courante
Toujours au chapitre bisexualité, on trouve des tas que raisonnements et questions étranges auxquels la simple réflexion basique donnerait la réponse évidente.
Une lesbienne peut-elle être attirée par un homme?
Une lesbienne peut-elle avoir envie de coucher avec un homme?
Là, encore, c’est d’un niveau de débilité affligeant.
En transposant avec un homme hétéro, il devient évident que dans ce cas, ce n’est plus de l’hétérosexualité, mais encore une fois de la bisexualité.
Un homme hétéro peut-il être attiré par un homme? Là, tout un chacun réagirait, pour les lesbiennes, non.

En général, quand ça m’est posé directement, c’est plutôt du style:
Mais tu ne t’es jamais sentie attirée par un homme? ou
Tu n’as jamais voulu essayer avec un homme? voire
Comment tu sais que ça ne te plairait pas avec un homme?
Outre le fait que parfois je clashe directement parce que la personne n’a pas le degré de proximité suffisant pour aborder avec moi cet aspect de ma vie intime, je retourne souvent la question à la personne, voire en l’adaptant. D’ailleurs, je ne sais pas d’où certains vont inventer que sous prétexte que je suis lesbienne, ma vie intime devrait être publique…
Toujours est-il qu’une fois la question retournée, d’un coup ça bredouille, ça sort généralement un truc plus ou moins vaseux, à moi d’orienter la suite selon les circonstances et ce que je veux comme sortie de discussion, mais jamais je ne reviens sur moi, je reste sur l’interlocuteur pour lui faire prendre conscience des choses, le casser un peu plus ou le retourner dans ses certitudes.
Quand ça vient de femmes, c’est moins marrant que quand ça vient d’un homme. Effet pervers des restes patriarcaux de notre société, cela les choque plus surtout en envisageant le côté dit « passif ».
Les réponses à ces questions et bien d’autres sont pourtant logiques et évidentes, mais non, certains ont besoin de les poser.

Ca ne vole pas plus haut que le tout aussi stupide:
C’est que tu n’as pas rencontré le bon.
Mais de quoi ils se mêlent? Si je suis heureuse avec une femme, n’est ce pas là le principal. D’abord, c’est quoi « le bon »?
D’ailleurs, je ne me prive pas non plus de retourner leur argument, disant même parfois à un homme marié que je vais téléphoner à sa femme pour lui dire que son mari est gay et qu’il n’est avec elle qu’en attendant d’avoir trouvé « le bon ».
Alors ça clashe…
Et bien, oui, ça clashe.
Parce que toutes ces âneries à force de revenir, ça énerve. De temps en temps ça prend une autre forme, mais ça énerve quand même.

« Oui, mais on pourrait discuter au moins… » Non, on ne peut pas. Parce qu’il y en a marre depuis le temps, parce qu’il y a forcément une idée inavouée derrière, parce que ce sont généralement les mêmes âneries, parce qu’on a pas à se justifier d’un non-choix, parce qu’on a pas à tolérer que l’autre nous remettre personnellement en cause sur ce non-choix, parce qu’on ne nous aborderait pas ce sujets s’il était évident pour l’interlocuteur que nos sentiments sont normaux, parce que l’interlocuteur arrive avec ses théories toutes faites dont il ne démordra pas et attendra qu’on les valide, etc., etc., etc…
Mais mince, à la fin, c’est quoi que vous n’assumez pas pour vous-mêmes ?
Avant de venir nous dire ce que nous sommes ou ce que nous devrions être, commencez par vous poser la question du vrai pourquoi vous venez vers nous avec ce genre de discours.
Vous allez vous trouver la « raison officielle », mais si vous en avez vraiment le courage, allez plus loin, vers celle qui est plus personnelle et plus profonde, celle qui ne vous plaira pas à cause de ce qu’elle vous renverra de vous-mêmes.
Le viol « correctif »
Bon, je m’éloigne encore un peu du thème central de l’article, mais comme ça a été abordé, oui, ça existe.

Comment quelqu’un de mentalement normal peut-il concevoir qu’en violant une lesbienne, celle-ci se retrouvera par miracle hétérotte?
Elle aura subi une violence sexuelle masculine et se retrouverait d’un coup attirée par les hommes… Il faut être complètement taré pour ne serait ce qu’envisager la chose.

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  1. J’avoue ne pas tout avoir lu, mais j’ai connu l’inverse un gay qui c’est mi en couple avec une hétéro… Ils ont une fille maintenant et vive très bien ensemble. Comme quoi ça peut se faire même si je le conçois il est probablement plus simple de séduire une bi qu’une pure lesbienne (qui à la limite la seconde fait plus facilement une bonne copine longue durée et sans ambiguïté, ce qui peut être reposant).

    Après biologiquement, l’attirance chimique d’une personne pour une autre est encore mal expliquée, alors…

    Quand au dénier titre : « Viol correctif » je suis partisan du parcmètre au gravier infligé au violeur (voir Bigard) comme pour tout les violeurs cela dit.

    • Pourquoi l’inverse? C’est la même chose en transposant au masculin. S’il s’est mis en couple avec une femme, c’est aussi qu’il est bi et non gay. On en revient au problème de cohérence.
      A moins bien évidemment qu’il s’agisse d’un accord entre eux pour une copa.

      • Ah non non il n’est pas bi il est bien gay et justement il avait essayé les femmes avant et s’était pas son truc il à lâché l’affaire. Il semble qu’ELLE est la seule femme pour laquelle il peut éprouver quoi que ce soit d’autre qu’une franche amitié…

        J’ai un certain nombre de couple Gay (pas de lesbiens) autour de moi et au moins un vrai bi (on va le qualifier de libéré lui) et même eux qui connaissait ce pote bien avant moi m’ont assuré qu’il était bien gay.

        Après je pense que le fait est relativement exceptionnel mais de ce point de vu je pense comme ma moitié on peux avoir une préférence sexuel mais tomber amoureux indépendamment de celle-ci : l’amour véritable étant applicable à une personne donnée.

        • « vrai bi » lol…
          Mais j’y reviendrai quand même.

          En l’occurrence, même s’il se situe au 5e échelon sur l’échelle de Kinsey, du fait d’avoir une relation active avec une personne de l’autre sexe, c’est quand même de la bisexualité.
          J’imagine l’absurde de la situation « Tiens, je te présente mon mec, mais sinon je suis lez, hein… ».
          C’est justement là où je dis qu’il y a un problème avec le déni de la bisexualité, pour diverses raisons. Je suis même persuadée que dans l’absolu, il y a bien plus de bi(e)s que d’homos, même si je ne connais pas de stats sérieuses sur le sujets.
          Il n’y a pas une vraie manière d’être bi(e). J’en ai un certain nombre dans mon entourage amical, chacun(e) vit sa bisexualité de manière différente. Certain(e)s sont plus ou moins à l’équilibre d’un point de vue attirances alors que d’autres favorisent grandement un en particulier.
          Sur le fond: gay, lez, bi(e), hétéro(tte), on s’en fiche, ça ne rend pas la personne meilleure ou pire. C’est comme les tanches qui considèrent l’étoile d’or comme une sorte de « noblesse lesbienne », je le suis, je m’en fiche, ça ne me rend pas « plus vraie » qu’une autre.
          Comme je marquais un peu plus haut, il y a toutes les raisons du déni de la bisexualité. Parmi elles se trouve le fait qu’une logique binaire homo-hétéro est plus simple, même si elle ne reflète pas la réalité. C’est comme dire que d’un côté il y a les riches, de l’autre les pauvres et rien au milieu, exit les classes moyennes.
          Mais il y a une foule d’autres raisons un peu longues à développer ici.

          • Je ne connais(sais) pas cette échelle. Cela dit indépendamment de cela je ne ni pas la bisexualité (j’aime même tendance à penser qu’on devrait naturellement l’être) d’un autre coté comme je l’évoque ailleurs dans les commentaires, ne coller qu’UNE étiquette à une personne (comme un échelon d’échelle) c’est réduire cette personne à cette étiquette, ce que je ne souhaite pas faire.

            Quand à mon pote bi, ben lui est à l’équilibre dans la pratique (pour ce que j’en sais) même si je ne sais pas si il a une préférence pour les hommes ou les femmes (et à dire vrai je m’en fou, ce que j’aime chez lui c’est les barres de rire qu’on peut avoir…)

  2. Bonjour. Merci pour vos mots découverts par hasard, justes et Drôles, souvent; implacables de logique (ingénieur, fatalement), passablement en colère, toujours et légitimement. J’aime vos vidéos « à l’envers ».
    J’ai eu le privilège de connaitre une Amitié unique, intense avec une jeune femme qui découvrait son homosexualité.
    Je n’étais pas amoureux d’elle dans le sens que je n’ai jamais éprouvé de désir physique pour elle. Par contre je ressentais pour elle une attirance affectueuse tout simplement très forte. Cette Amitié est morte car nous nous sommes perdus au paroxysme de cette affection dans un moment de sensualité qui n’avait rien à voir avec ce qui existait entre nous.
    « Court et efficace » pour témoigner de deux choses:
    Cette Amitié à été la plus belle, la plus riche Amitié que je n’ai jamais vécu.
    Confondre tendresse et désir, se perdre même un instant est une « trahison », un manque de respect de qui est l’autre, avec les conséquences violentes, très douloureuses et définitives que vous devinez.
    Comme je suis un optimiste déterminé (shooté à la naïveté, à la bienveillance et autres substances dangereuses) je n’arrive pas à croire que l’histoire s’achève ainsi. mais je suis conscient de ma responsabilité première (et non totale) dans ce moment d’égarement qui a engendré chez elle sans doute beaucoup de dégout, encore plus de colère, et chez moi une profonde tristesse absolument inconsolable.

    • Préférant ne pas tirer de conclusions hâtives définitive sur ton histoire du fait que tu laisses un flou certain sur les actes et le contexte (même si tu parles de confondre tendresse et désir, trahison, manque de respect, dégoût; ce qui m’amène à une conclusion), je n’en retiendrai que ce que tu mentionnes comme le « respect de qui est l’autre ».
      Si tu lui a amené ce que tu dis (et si ma conclusion déduite est dans l’idée générale des faits), ta « tristesse » est déplacée par rapport à son vécu et ressenti à elle…

      • les « actes » que j’évoque étaient l’embrasser et la caresser jusqu’au plaisir, puisqu’il faut être précis. Le contexte était un moment d’intense complicité, une soirée passée ensemble et qui glisse… Dans ces cas là, même si j’en suis le premier responsable, je ne m’en sens pas le seul.

        La tristesse, tout comme la colère ou le dégout ne se commandent pas. Les considérer « déplacées » est donc hors sujet. Ma tristesse n’offense absolument pas la colère le dégout ou tout autre sentiment qu’elle puisse ressentir à mon égard. Ces sentiments sont « là » c’est tout. Entre ces deux ressentis n’existe plus aujourd’hui qu’un silence assourdissant.

        Je voulais évoquer un sujet très douloureux, mais d’abord témoigner qu’il existe peut être des hommes hors des portraits que vous tracez (portraits ironiques et même drôles ou qui font froid dans le dos) Je ne crois vraiment pas être une telle exception.
        Je crois comme d’autres que l’Amour se soucie beaucoup moins des genres que nos sociétés post XIXème siècle ne s’en préoccupent. On a enfoncé des dogmes dans le crâne à des générations ignorantes. Et là pour une fois le « usual suspect » qu’est l’école n’y est pas pour grand chose… Les parents beaucoup plus.

        Bon… Dans mon cas l’histoire ne se termine pas bien. Mais comme je le disais, cette histoire est trop belle pour s’achever ainsi. La force de se pardonner et de pardonner aux autres reste une vertu sous évaluée…

        Je voulais aussi ajouter que je comprend mieux à la lecture de certains de vos posts que l’agressivité, la profonde violence même ou juste les tombereaux de questions stupides auxquelles vous êtes confrontées vous fassent serrer les poings plus souvent que vous ne le souhaiteriez. De surcroit, quand la politique prend en otages le mariage homosexuel ou l’homo-parentalité, le n’importe quoi devient cosmique…

        Bonne et belle route à vous.
        B

        • « il existe peut être des hommes hors des portraits que vous tracez (portraits ironiques et même drôles ou qui font froid dans le dos »
          Bien évidemment qu’il en existe, j’en ai même de nombreux dans mes entourages familial et amical.
          Ce que je dénonce, ce sont des idéologies, des logiques, des conceptions culturelles, des attitudes…, pas les hommes dans leur ensemble et aveuglément.



          Je vais être franche, depuis le départ, je me demande si tu n’es pas en train de m’expliquer que tu as commis une agression sexuelle sur elle.

          « qui a engendré chez elle sans doute beaucoup de dégout, encore plus de colère »
          « Confondre tendresse et désir, se perdre même un instant est une “trahison”, un manque de respect de qui est l’autre, avec les conséquences violentes, très douloureuses et définitives que vous devinez. »
          « nous sommes perdus au paroxysme de cette affection dans un moment de sensualité »
          « une soirée passée ensemble et qui glisse… »
          ainsi qu’une foule d’autres choses que suggère ton empli de demi-mots.

          A toi de confirmer ou d’infirmer, mais l’impression que ça me donne.
          Tu comprendras donc que je tique quand tu parles de « ma tristesse » et « ma responsabilité première (et non totale) ».

          • Je ne trouve pas que tu dénonces « aveuglément » quoique ce soit. Je trouve beaucoup de colère dans tes mots. te lire permet de la comprendre. je témoignais tout simplement car je me reconnaissais pas dans cette succession d’abrutis ou de dangereux porcs (viols correctifs…) que tu décrivais.

            Quand à l’histoire que j’ai laissé ici, remplace cet « empli de demi-mots » par « pudeur » et cela apaisera peut être ta suspicion.
            Sans quitter la suspicion, justement, On peut nommer de plusieurs façons ce qui se passe entre un homme et une femme qui se retrouvent dans un lit. Agression sexuelle n’est pas forcement la première qui me vient à l’esprit. C’est sans aucun doute celle qui me blesse le plus.

            Je n’ai pas agressé cette femme. Bien sur que non. Quand on prend l’initiative de d’embrasser une femme et qu’elle vous rend ce baiser, lorsqu’on lui donne du plaisir plusieurs fois, au long d’une nuit, lorsqu’on est capable d’en parler de nombreuses fois ensemble, plusieurs jours après, en reconnaissant à la fois la force de cet instant et le fait que c’était une profonde erreur, on a pas agressé sexuellement sa meilleure amie.

            On s’est perdu oui (Ca me paraissait clair comme verbe pourtant). J’ai manqué de respect à qui elle est, à cette identité sexuelle fragile qu’elle découvre Oui. Je l’ai blessé Oui. J’ai trahis une intime confiance entre nous que je croyais prête à résister à n’importe quel séisme Oui. J’assume la responsabilité première, en Français: l’initiative que J’ai pris Oui. Mais cette responsabilité n’est pas totale Non. Car ce moment a été avant tout un moment partagé librement entre deux adultes consentants. En clair, il lui suffisait de dire non.

            Mon propos n’était pas d’aller jusque là dans un témoignage devenu explication et maintenant défense contre un « possible cas d’agression sexuelle »…
            Et oui, je suis triste. profondément et inconsolable. Ce que je viens d’écrire plus haut est très douloureux. Le qualifier d’agression est une pelletée de sel sur la plaie, même si je comprends ta suspicion. La pudeur sans doute naïve de mes mots imprécis a certainement encouragé ton ressenti.

            Cela n’enlève rien à sa douleur à elle; à sa blessure. Cette pensée ne me quitte plus. Je ne crois pas qu’elle me quitte un jour. J’imagine seulement le dégout qu’elle ressent. Blesser aussi profondément ma meilleure amie est sans doute la chose la plus incohérente (infiniment conne, pour utiliser un terme plus clair peut être) que je n’ai jamais fait de toute ma vie.
            …Et à mon tour « d’être franc »: que tu « tiques » ou non sur ma tristesse n’y change pas grand chose.

          • Ok pour la précision.
            Dans ton récit originel, le fait qu’il y ait consentement volontaire de sa part était loin d’être évident…
            De là, s’il y avait consentement, que vous ayez discuté de ça, c’est ces notions de cette « trahison », ce dégoût et cette colère que je ne comprends pas…

  3. Je la comprend sans la comprendre. Pour être « franc » je pensais que tu la comprendrais mieux que moi. C’est certainement ce qui m’a fait laissé ce post en premier lieu.

    Je n’ai pas eu droit a cette explication. Sans doute parce que les mots ne suffisent pas parfois. Je dois vivre avec, ou plutôt, en l’occurrence, « sans »…

    J’imagine, seulement un dégout, a postériori, de s’être retrouvé avec un homme dans ce moment alors que l’on avance fébrilement dans la découverte de sa véritable sexualité. Tu connaitras beaucoup mieux que moi le séisme que cela peut être.

    La colère… Je l’imagine également… colère contre moi et contre elle même. Quoi d’autre que la colère et le dégout pourraient transformer une Amitié lumineuse en ce silence assourdissant? Cette question je ne la pose qu’à moi-même.
    Tu es Ingénieur également je crois. Cela ne te surprendra pas que « accepter sans comprendre » soit plutôt incompatible avec qui je suis.

    Ton blog doit recevoir toutes sortes de d’encouragements. A la lecture de tes mots, je ne pense pas que tu ais vraiment besoin d’encouragement pour continuer. Un caractère trempé dans la beauté minérale d’un des plus beau endroit du monde, ça aide. Sourire.
    Mais ce qui est inutile aujourd’hui peut le devenir demain. Tu as donc mes encouragements, sans date de péremption. Sincèrement.
    Bonne et belle route.

    • Oh que si, il y a des tas de choses que j’accepte sans les comprendre. Dans mon pragmatisme, il y a des tas de sujets pour lesquels j’accepte la conséquence sans en comprendre la cause si celle-ci n’a que peu d’importance. Après, c’est à moi de gérer le symptôme.
      Mon orientation amoureuse par exemple puisse que c’est dans le thème de l’article, mais aussi un tas d’autres choses comme pourquoi je n’aime pas la bière, pourquoi je suis gourmande comme une rate, pourquoi je me retrouve aussi souvent dans des situations aussi absurdes qu’improbables,…

      Sinon, colère probablement, mais cela n’a que peu de raisons d’être en rapport avec la découverte de sa bisexualité. Le grief a toutes les chances d’avoir une autre origine non-liée.

      • Sans vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas, je comprends son dégoût, sa tristesse etc. J’aurais réagi exactement pareil.
        Je pense qu’elle a eu l’impression (même si je suis d’accord selon ton récit que la faute est partagée) que tu t’es servi d’elle, l’impression d’avoir été trahie. Tu étais apparemment son confident, tu l’aidais à un moment de sa vie où elle était perdue, découvrant une grande partie d’elle-même qu’elle ne connaissait pas auparavant… et, juste quand elle commençait à se faire à cette idée, à l’appréhender, voilà qu’il arrive un dérapage qui la fragilise encore, à nouveau. A sa place, même si la faute était partagée, je t’en aurais voulu comme pas possible. Aussi parce que j’aurais refusé d’accepter ma part de responsabilité, j’aurais simplement voulu t’oublier et essayer de me construire dans mon coin. Il y a des choses qui sont simplement inacceptables.
        Je serais toi, je n’espérerais pas trop que la situation s’améliore. Ce genre de faute est irréparable. Je sais de quoi je parle.

        • Bonsoir Liloo et Merci. Je découvre tardivement tes mots. Je crois que tu résumes en effet assez bien ce qu’elle a du ressentir. Dur à lire pour tout te dire… Irréparable.

  4. Bonjour Penthesilée!
    J’ai lu ton article avec beaucoup d’intérêt, et je suis d’accord avec toi, il y a un vrai problème par rapport à ce refus de la bisexualité, peut-être pour se dire qu’ils ont eu le « trophée », ce qui est ridicule.

    Après une manière de lutter parmi d’autre, ça serait de parler un peu plus largement de la bisexualité, pour qu’on arrête de « catégoriser » toutes les filles qui aiment les filles comme lesbiennes, et pareil pour les hommes qui aiment les hommes, et qu’on accepte que la bisexualité existe.

    Parce que ça cause à la fois un problème aux lesbiennes (et aux gays je suppose) comme tu le montres, et aux bi-es auxquels on donne une « étiquette » qui ne correspond pas.

    Et pour ça je pense qu’il faudrait qu’on parle un peu plus des bi-es dans le milieu LGBT, parce que un truc que j’ai remarqué, c’est que les bi-es sont souvent « oubliés » (par exemple on va évoquer dans un article la lesbophobie, la gayphobie la transphobie mais pas la biphobie). Attention! Je ne dis pas que c’est le cas partout dans le milieu LGBT, il y a plein de gays et lesbiennes ouverts d’esprit, mais il y en a certains qui ont des préjugés (la bisexualité n’existe pas, les bi-es sont instables etc).

    Ca réduirait les préjugés sur les bisexuel-les, et les hommes machos qui emmerdent les lesbiennes à coup de  » j’ai connu une lesbienne qui est tombée amoureuse de moi (sous-entendu : tu me plaît bien, tu pourrais pas faire pareil?) n’aurait « plus d’excuse ».

    Je ne dis pas que c’est la seule manière de lutter contre le problème, mais ça pourrait aider, comme la lutte LGBT en général.

    Désolée pour le pavée, j’espère ne pas être hors-sujet x)

    Ps: j’en profite pour te dire que j’aime beaucoup ton blog, tu fais du bon travail!

    • Déjà: Merci à toi.

      Je ne peux que reconnaitre cette relative invisibilité des bis que tu évoques dans le milieu lgbt, j’ai même déjà participé à diverses discussion sur le sujet. En fait, il faut voir que quelle partie du milieu tu parles, le milieu militant, presse, lieu de sorties etc…, les réponses ne sont pas du tout les mêmes.
      Par exemple d’un point de vue militant pour les droits, la réponse pourrait être une autre question: « Quelles sont les revendications qui ne sont pas déjà présentes dans les revendications homos? ». pour la plupart, ce sont principalement des variations sur les maintreams, mais tu as raison d’évoquer la biphobie, parce qu’elle touche le milieu lgbt en son sein, même si je comprends certains arguments. En fait (Je parle du point de vue féminin, mais je sais que c’est aussi le cas au masculin), pour ce que j’en ai vu, le plus délicat est la peur de s’engager vis à vis d’un(e) bi(e) par peur qu’ille parte vers l’autre sexe et que la personne ne puisse pas lutter contre ça. Même si je ne l’ai jamais vécu personnellement, c’est une peur récurrente. Ce n’est pas une haine contrairement aux autres (homo/gay/lesbo/trans-phobies), mais vraiment une peur, une appréhension, voire même la peur de souffrir soi-même sentimentalement. Peut-être est-ce lié à un manque de confiance en soi à la base plutôt qu’un manque de confiance en l’autre, probablement, je ne sais pas. Sur le fond, c’est bête, parce qu’on peut toujours se faire quitter pour quelqu’un d’autre, mais là, il y a cette sorte de sentiment d’être désarmé(e) vis à vis de ça qui se rajoute.
      Ceci ne saurait être une excuse, l’expérience montre qu’il existe des tas de couples de même sexe stables sur la durée comportant une personne s’étant définie (ou se définissant encore) bisexuelle, mais je comprends ces angoisses tout comme je comprends mes amies bies qui souffrent et ragent de ces manques de confiance.
      Alors il est possible que tu aies raison, l’acceptation des uns augmentera avec l’acceptation des autres et cela ne peut se faire qu’avec une visibilité et une compréhension accrues.

      Je suppose que tu l’as déjà toi aussi entendu « Ca lui passera quand elle aura trouvé le ‘bon’. ». Je me souviens avoir été chez une amie bie et entendre la mère dire ça alors qu’elle ne se doutait pas que je suis lez. Au fond de moi, je pensais « A moins que ce soit ‘la bonne’… ».
      Aussi, je crois qu’on peut honnêtement supposer que ce déni de bisexualité est aussi un peu lié à ça, la conception le fait que la plupart des gens cherchent à monter un couple stable pour de la durée. C’est un réflexe culturel inconscient. De là, si tu restes sur cette logique, stable, exclusif, monogame, tu arrives forcément au fait qu’il s’agisse d’un couple hétéro ou homo. La forme prend donc le pas sur le fond. La plupart des gens en resteront là, n’envisageant pas qu’au sein de ce couple un de ses membres puisse potentiellement ressentir des attirances vers des individus des deux sexes.
      Les raccourcis de langage et de pensée sont parfois dangereux et toxiques du fait de fausser la réalité.

      Tout ça est lié à des incompréhensions et un héritage culturels. Il se dépasse progressivement, mais il y a encore beaucoup de travail pour débloquer toutes ces choses si ancrées.
      Personnellement, j’ai espoir et continue à agir, parce que je vois que les choses changent et espère que mes contributions participent à ce changement. Une amie de ma grand-mère est une ancienne Gouine Rouge, ayant discuté avec elle quelques fois, elle est stupéfaite des changements depuis l’époque. Des choses qui n’étaient même pas imaginables de son temps sont des évidences pour moi.
      Alors les luttes sont loin d’être finies, les risques de régressions ne sont pas à négliger, mais on sait que les choses sont possibles.

      (Tu n’as pas à t’excuser pour ton « pavé » et tu n’es pas hors sujet.)

  5. Ah oui, je n’avais pas vu l’article, mon commentaire aurait été mieux ici (comment se prendre un moment de solitude toute seule) de toutes façons, c’est globalement un récapitulatif de tes commentaires j’ai l’impression alors mes propos ne changent pas.
    Bonne nuit,
    Mathilde

  6. Bonsoir,

    Ce qui me gêne dans le fond, ce n’est pas qu’une femme, aime une autre femme, où un homme aime, un autre homme, ou simplement aimer les deux sexes.
    C’est l’étiquette que l’on donne, cette manie qu’à l’humain à mettre, dans des cases et étiqueter, comme une chose bonne ou mauvaise ou dérangeante, et éventuellement acceptable.
    J’avais une amie, notre relation était très symbiotique et amoureuse, quand nous sortions ensemble, on nous étiquetées lesbiennes, pourtant nous amour n’a jamais dépassé notre amitié.

    Dans qu’elle case allons nous mettre ce rapport amoureux ? Faut-il lui donner un sens ? Ou juste accepté que l’on peu aimer une personne de même sexe ou aimer les deux sexes, ou vivre une relation amoureuse, sans sexe.

    Vivons ce moment comme il est, acceptons le, tant que possible, dépassons nos idées préconçus avant de passer à côté de quelque chose d’unique.
    Certes, je peux concevoir qu’il n’est pas simple, d’accepté une relation de même sexe, peur de dépasser nos valeurs sexuelles imposées et soit disant amorale.
    Rien ne nous empêche de voir autrement, surtout ! Ne pas être dans un total rejet et dégouts pour certains.

    L’Amour est tellement fort, sur des formes et des émotions et concepts, qui nous dépassent complètement.
    Nous imaginons, qu’il est de tel ou de telle façon ou qui doit être ainsi etc.
    Je me répète encore, la notion d’amour ici bas est une conception plutôt pâle.

    Ravie d’avoir suivie ton lien jusqu’à ton blog Penthesileia.
    Douce nuit

    • C’est un problème compliqué que celui des « cases et étiquettes ».
      D’un côté, ça permet de mettre des mots sur un phénomène pour mieux le comprendre et l’exprimer, voire le prendre en compte, d’un autre, c’est le risque d’être dans la réduction à des archétypes pas forcément fondés et pas forcément valables pour l’individu.
      On peux même dans certains cas dire que de ne pas nommer un phénomène, ça reviendrait à le nier ou ne pas reconnaitre une identité dans un contexte où celle-ci serait significative. C’est d’ailleurs l’axe de l’article où une logique binaire hétéro/homo fait un déni de la bisexualité, sans aborder les autres conséquences.
      Bref, c’est une histoire de juste mesure dans son emploi.

      « J’avais une amie, (…) une relation amoureuse, sans sexe. »
      Quelque part, on est dans le cas de ces ambiguïtés avec votre relation.
      Derrière le mot « lesbienne », on définit en général une femme ayant le « package » attirances amoureuse-sensuelle-sexuelle féminines.
      Cela dit, comme tu parles de relation amoureuse, il s’agit bien d’une relation homosexuelle en soi, même si ce n’est pas allé plus loin que les sentiments.
      C’est d’ailleurs un truc qui perd certaines personnes, le déphasage entre la nature d’une relation et les personnes elles-mêmes. Par exemple, une relation entre deux bies sera homosexuelle, mais ça ne changera rien au fait qu’elles soient bies.
      On en revient donc au problème de la binarité homo/hétéro dans la manière de percevoir les personnes, sans parler de l’acceptation personnelle de sa réalité. Tu es donc très juste en marquant:
      « je peux concevoir qu’il n’est pas simple, d’accepté une relation de même sexe, peur de dépasser nos valeurs sexuelles imposées et soit disant amorale.
      Même sans parler de valeurs morales, il n’est pas toujours évident de « se reconnaitre » derrière une notion, l’ayant vécu adolescente, pour moi, c’est une évidence.
      Cependant dans l’autre sens, c’est aussi vrai pour ce que j’en ai vu.

      • Ça aussi ça me gonfle comme comportement. Oui on mets des noms (des étiquettes) sur tout ce qu’on croise, on ne le fait pas pour faire chier on le fait parce que si on a prit l’habitude de le faire c’est que ça à une raison.

        Exemple : J’en ai marre qu’on colle l’étiquette de « pays » à la France la France c’est aussi une « culture », un « peuple », des « revendications » qui n’ont rien à voir avec le fait d’être un pays.

        Voilà en fait on viens d’en coller 3 de plus pour dire qu’on est pas d’accord… Arrêter de penser qu’on ne colle qu’une étiquette à une situation une personne, une relation ou un objet.

        « L’étiquette » qu’on colle n’est qu’un moyen simple et efficace de trouver des relations entre les gens, les concepts, les situations… Voir ce fait comme une façon de réduire les gens à une SEULE étiquette, c’est ne pas comprendre comment cette façon de penser fonctionne… La critiquer est donc hors de propos.

        Donc oui je suis un étiqueteur, mais croire que je n’en colle qu’une seule à la fois c’est oublier de m’en coller bien d’autre (notamment celles de râleur, de casse couilles et d’internaute, pour ne citer que quelques unes que je viens de démontrer moi même…)

      • Pour te reprendre, il n’y avait aucune ambiguïté, dans notre relations, on se rendait compte que nous avions plus un rapport amoureux qu’une simple amitié, son mari de l’époque jouait aussi avec cette complicité. Seulement nous n’avions pas besoin d’explorer ce rapport amour plus en avant. Notre relation symbiotique nous suffisait.
        Ce n’est pas une obligation de caractériser une relation amoureuse ou autre, si celle-ci est reconnue par les 2 personnes concernées.

        Nommer une chose quelle, qu’elle soit ne veut pas dire la catalogué, à une expression ou ressenti réducteur.
        Nommer, exprimer permet le dialogue, l’échange.
        Je sais bien que la nature humaine a besoin de nommer, mais nous n’avons pas besoin de la caractériser, bisexuelle ou hétérosexuelle.
        La relation est …

        La nature humaine caractérise, étiquette, catalogue, par besoin d’identification et pour se rassurer.
        Elle en oublie l’essence même de la relation à cause de ses peurs et préjuges.
        La nature humaine perd plus de temps à mettre une relation dans la bonne case qu’à vivre cette même relation.

        Douce soirée Penthesileia.

        • Ce n’est pas histoire de catégoriser ou autre, mais bien une considération « de facto », parce que sur le fond, effectivement, ça ne change rien.

  7. La vie est compliquée. Bien plus pour nous les humains que pour les animaux, semble-t-il. Ayant lu avec le plus grand intérêt toute la discussion passionnante qui précède, j’en tire trois conclusions. La première est que si j’étais une femme, j’aimerais être lesbienne. La deuxière est que pour une fois, j’ai pu lire des commentaire intéressant sur Internet, écrits sans fautes d’ortographe ou de concordance des temps, et gramaticalement irréprochables, et ça réchauffe mon coeur. Alors à toutes et à tous de la sphère LGBT (Liechteinsteinische Global Bank and Trust ?) Et la troisième conclusion est que ce n’est pas demain la veille que je pourrai séduire ma chef qui est « lez » comme vous dites, et qui déteste les chatouillis de langue dans les oreillles et le léchage des pieds…

    • Pour la première, ça ne se choisit pas. Ca n’est pas non « enviable » quand on sait tout ce qu’on peut avoir à subir de la part de hordes d’imbéciles.
      Pour la troisième, l’orientation de ta cheffe n’entre pas en ligne de compte non plus. Je suis même à la base du licenciement de quelqu’un qui n’est pas allé aussi loin, mais qui a quand même eu un comportement déplacé sur mon lieu de travail.

  8. Ma copine que jai rencontrer depuis 9 mois etais lesbienne mais totalement donc oui ses possible

    • …et encore un couillon qui veut voir une lesbienne là où il y a une bisexuelle pour se faire mousser…
      Affligeant…
      Une bisexuelle sans expérience masculine reste une bisexuelle. C’est comme un hétéro, puceau, c’est quand même un hétéro.
       
      Désolée, gars, tu sors avec une bie, ce qui te renvoie à la banalité de la chose et le fait que tout soit parfaitement ordinaire.


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